Claire Launois , Sébastien Bailly , François Goupil , Thierry Pigeanne , Carole Herve , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sandrine Kerbrat , Wojciech Trzepizur , Frédéric Gagnadoux
{"title":"Comportements favorables à la santé, utilisation des ressources de santé et observance ultérieure de la pression positive continue nocturne","authors":"Claire Launois , Sébastien Bailly , François Goupil , Thierry Pigeanne , Carole Herve , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sandrine Kerbrat , Wojciech Trzepizur , Frédéric Gagnadoux","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.050","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.050","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier si les comportements favorables à la santé et l’utilisation des ressources de santé sont associés à l’observance ultérieure de la pression positive continue nocturne (PPC) chez les patients ayant un syndrome d’apnées obstructif du sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les données d’une cohorte multicentrique ont été couplées à celles du Système National des Données de Santé pour étudier l’observance des médicaments cardiovasculaires (CV) évaluée par le MPR (ratio dispensation/prescription), l’observance au dépistage de cancers et à la vaccination antigrippale, la consommation d’alcool et de tabac, la survenue d’accidents de la route liés à la somnolence et l’utilisation des ressources de santé, au cours des 2 années précédant l’initiation de la PPC.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>2836 patients ayant débuté la PPC entre 2012 et 2018 ont été analysés. À 2 ans, 68 % des patients étaient observant à la PPC (utilisation moyenne≥4<!--> <!-->h/j). Parmi les 1609 patients recevant au moins un médicament CV, ceux avec un MPR≥80 % étaient plus susceptibles d’être ensuite observant à la PPC (OR[IC 95 %] : 1,42[1,14 ; 1,77]). Les non-fumeurs étaient également plus susceptibles d’adhérer à la PPC (OR[IC 95 %] : 1,36[1,09 ; 1,69]). Les patients ne déclarant pas d’accident ou de presque accidents avaient moins de risque d’être désappareillés. Les observants à la PPC utilisaient moins les ressources de santé que les non-observants (consultations ambulatoires : <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007,<!--> <!-->jours d’hospitalisation : <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,038, visites aux urgences : <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’effet « <em>healthy adherer</em> » devrait être pris en compte dans les études observationnelles étudiant les associations entre observance de la PPC et morbi-mortalité.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986701","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Apnées obstructives du sommeil et adaptations cardiovasculaires autonomiques diurnes dans la trisomie 21 : une étude polysomnographique","authors":"Sandro Covain, Sébastien Baillieul, Michel Guinot, Stéphane Doutreleau, Renaud Tamisier, Jean-Louis Pépin, Véronique Bricout","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.067","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.067","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluer l’impact des apnées obstructives du sommeil (AOS) sur les adaptations autonomiques cardiovasculaires diurnes dans la trisomie 21 (T21).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude transversale de cohorte prospective. Vingt-huit adultes T21 (31,7<!--> <!-->±<!--> <!-->7,4 ans ; 68 % d’hommes) ont réalisé une polysomnographie diagnostique. Les AOS étaient définies par un index d’apnées-hypopnées<!--> <!-->≥<!--> <!-->15/h. Un test de provocation orthostatique (TPO) a été réalisé le matin, avec évaluation de la variabilité de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle (PA). Des analyses de covariances (ajustées pour l’âge, le genre, l’indice de masse corporelle et la TSH) ont été réalisées.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Sept sujets ne présentaient pas d’AOS ou des AOS de sévérité légère (AOS−, 25 %) et 21 des AOS de sévérité modérée à sévère (AOS+, 75 %). Lors du TPO, en décubitus dorsal, les AOS+ présentaient des PA systolique (PAS ; 106,7<!--> <!-->±<!--> <!-->10,9 vs 118,3<!--> <!-->±<!--> <!-->20,7<!--> <!-->mmHg) et diastolique (PAD ; 61,7<!--> <!-->±<!--> <!-->8,5 vs 69,3<!--> <!-->±<!--> <!-->11,4<!--> <!-->mmHg) inférieures aux AOS− (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Lors des 3 premières minutes d’orthostatisme, les AOS+ présentaient des variations de PAS (40,0<!--> <!-->±<!--> <!-->10,2 vs 51,7<!--> <!-->±<!--> <!-->18,7<!--> <!-->mmHg) et PAD (27,0<!--> <!-->±<!--> <!-->7,2 vs 39,9<!--> <!-->±<!--> <!-->17,4<!--> <!-->mmHg) inférieures aux AOS− (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). En orthostatisme, l’activité sympathique liée au contrôle du tonus vasculaire (LFBP) des AOS+ était inférieure aux AOS− (24,3<!--> <!-->±<!--> <!-->11,7 vs 28,6<!--> <!-->±<!--> <!-->9,8<!--> <!-->un ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) et les balances sympathovagales (LF/HF) différaient entre les groupes (AOS+<!--> <!-->=3,3<!--> <!-->±<!--> <!-->1,9 vs AOS−<!--> <!-->=<!--> <!-->3,2<!--> <!-->±<!--> <!-->2,2 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Les AOS semblent moduler les adaptations cardiovasculaires diurnes des sujets T21 adultes.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986702","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Marie Pelou , Marie Mengarduque , Diane Lampart , Léo Roy , Julien Coelho , Pierre Philip , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Léa Boileau
{"title":"Efficacité de la TCC de l’insomnie sur les cognitions dysfonctionnelles, sur les plaintes et sur la santé du sommeil","authors":"Marie Pelou , Marie Mengarduque , Diane Lampart , Léo Roy , Julien Coelho , Pierre Philip , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Léa Boileau","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.071","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.071","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d’un programme habituel de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en groupe à l’hôpital sur la sévérité des plaintes d’insomnie, sur les cognitions dysfonctionnelles et sur la santé du sommeil chez des patients souffrant d’insomnie chronique modérée à sévère.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->24, 50,3<!--> <!-->±<!--> <!-->14,2 ans, 69,6 % de femmes) ont complété l’index de sévérité de l’insomnie (ISI), le RégUlarité-Satisfaction-Attention-Temps-Efficacité-Durée (RUSATED) et la version courte de l’échelle des croyances et attitudes dysfonctionnelles a propos du sommeil (CAS-16) avant et à la fin de la prise en charge par TCC en groupe de 5 sur 4 séances.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La sévérité de l’insomnie, évaluée par l’ISI, la santé du sommeil, évaluée par le RUSATED, et les cognitions dysfonctionnelles, évaluées par la CAS-16, se sont significativement améliorées (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Le score total moyen est passé de 19,8 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->2,5) à 14,3 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->4,0) avec <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour l’ISI, de 5,2 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->1,9) à 7,5 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->2,3) avec <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01 pour la RUSATED et de 87,3 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->27,8) à 54,7 (SD<!--> <!-->=<!--> <!-->41,5) avec <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01 pour la CAS-16.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La TCC en groupe est efficace sur la sévérité des plaintes d’insomnie. Pour la première fois, nous montrons également un impact positif sur la santé du sommeil. L’amélioration des cognitions dysfonctionnelles avec la TCC de groupe souligne l’importance de leur évaluation et prise en charge. Des recherches sur l’impact de la TCC et des cognitions dysfonctionnelles de l’insomnie sur la santé du sommeil sont à développer.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 29"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986704","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Association entre le SAHOS et la toux chronique : résultat d’une large étude prospective","authors":"Wojciech Trzepizur , Laurent Guilleminault , Jérémie Riou , Sandrine Pontier , Kamila Sedkaoui , Frédéric Gangadoux","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.008","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’étiologie de la toux chronique (TC) est difficile à établir en raison du grand nombre de causes potentielles. Une association entre le syndrome d’apnée hypopnées obstructive du sommeil (SAHOS) et la toux chronique a été décrite dans des études de faible effectif. L’objectif de cette étude était d’analyser l’association entre la toux chronique et le SAOS dans une large cohorte de patients.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Des patients ayant un enregistrement nocturne pour suspicion clinique de SAHOS ont été recrutés prospectivement dans deux hôpitaux français. Les données concernant les caractéristiques cliniques et les paramètres de l’enregistrement nocturne ont été recueillies. La toux chronique a été définie comme une toux durant au moins 8 semaines. Un score de propension a été utilisé pour réduire le biais dû aux variables confondantes (sexe, âge, IMC, présence de reflux gastro-œsophagien, d’asthme et de rhinosinusite).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Parmi les 822 patients inclus dans l’étude, 13,4 % présentaient une TC. Aucune différence n’a été identifiée entre les patients tousseurs chroniques et ceux ne toussant pas en termes de valeurs d’IAH et de catégories de sévérité du SAHOS (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,62). Après application du score de propension, aucune association entre la TC et le SAOS sévère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,84) n’a été retrouvée.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nous n’avons pas trouvé d’association entre la toux chronique et le SAHOS dans une large cohorte de patients explorés pour une suspicion de SAHOS.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985514","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Effets de l’exercice physique aérobie intense sur le sommeil : la température peut-elle contribuer à perturber le sommeil ?","authors":"Franck Vilcourt, Florian Chouchou","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.047","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.047","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les objectifs de cette étude pilote sont d’évaluer les effets : (1) de l’activité aérobie intense tardive et (2) de la température sur la latence d’endormissement et la durée des stades de sommeil chez des sujets sains.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Après avoir réalisé une épreuve d’effort maximale sur ergocyle, 8 sujets sains actifs ont été soumis à deux conditions randomisées équipés d’un polysomnographe ambulatoire (Resmed NoxA1) : (1) un exercice tardif (3<!--> <!-->heures avant l’heure du coucher) sur ergocycle à 65 % de la puissance maximale aérobie jusqu’à épuisement et (2) une nuit contrôle sans exercice. La température corporelle centrale, l’activité autonomique cardiaque par l’analyse de la variabilité RR et les stades de sommeil en fonction des cycles par la polysomnographie ont été étudiées.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>En condition expérimentale, on observe une augmentation de la latence N3 (+15 mins, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), une réduction de la durée N3 (−22 mins, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et une augmentation du N2 (+32 mins, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) sans modification observée de la latence de sommeil. La température est augmentée lors des stades N2 et N3 du 1<sup>er</sup> cycle (+0,30 et +0,23<!--> <!-->°C, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) associé à une diminution des intervalles RR lors du sommeil de stade N2 du 1<sup>er</sup> cycle (−84,1<!--> <!-->ms, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) en comparaison avec la nuit contrôle.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’exercice tardif induit une hyperthermie centrale pendant et après l’exercice aérobie intense chez le sujet sain, qui se prolonge pendant le sommeil, altérant la latence de sommeil lent profond et sa durée. Ces effets devraient être considérés dans les populations souffrant d’insomnie et celles vivant dans des environnements chauds.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 19"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985519","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Sylvie Royant-Parola, Sylvain Dagneaux, Frédérique Aussert, Catherine Tobie, Pierre Escourrou, Sarah Hartley
{"title":"Habitudes et pathologies du sommeil des ados. Bilan 2023 du questionnaire Morphée","authors":"Sylvie Royant-Parola, Sylvain Dagneaux, Frédérique Aussert, Catherine Tobie, Pierre Escourrou, Sarah Hartley","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.031","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.031","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluer le sommeil et ses troubles chez les adolescents répondeurs à un questionnaire en ligne.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Le questionnaire et l’algorithme ont été développés par un consensus d’experts et mis en ligne fin septembre 2022.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Au total, 2217 participants ont rempli le questionnaire entre septembre 2022 et juin 2023. 67 % sont des femmes, l’âge médian est 15 ans ; 873 sont au collège et 997 au lycée. Un mauvais sommeil touche plus les collégiens (75 % vs 60 %) alors qu’une somnolence se retrouve davantage chez les lycéens (50 % vs 37 %) : 27 % ont un ESS<!--> <!-->><!--> <!-->10 et 6,4 % un ESS<!--> <!-->><!--> <!-->15. 82 % estiment que leurs troubles affectent leur performance scolaire. Pathologies potentielles dépistées : une insomnie (50 %), un retard de phase (7 %), un syndrome d‘apnée du sommeil (1 %), un syndrome des jambes sans repos 1 %, et une narcolepsie (0,1 %). Un état anxieux (HADA<!--> <!-->><!--> <!-->11) touche 37 % au lycée et 31 % au collège et un état dépressif (HADD<!--> <!-->><!--> <!-->9) 22 % au lycée et 16 % au collège. 47 % des collégiens et 61 % des lycéens ont un jetlag social. Les écrans se trouvent souvent dans les chambres : un portable (72 % des collégiens et 84 % des lycéens) et les grands écrans (ordinateur, tablette…) 40 % des collégiens et 66 % des lycéens. 29 % utilisent les écrans le soir, dont 34 % plus de 120<!--> <!-->minutes.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Insomnie et retard de phase sont les troubles du sommeil les plus fréquents associées à une anxiété et des éléments dépressifs. Un jet-lag social est fréquent chez les lycéens. Le questionnaire permet une observation de l’évolution des comportements selon les périodes et l’environnement du jeune.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 14"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985959","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Samira Ait Abdellah , Caroline Gal , Isabelle Guinobert , Patrick Lemoine
{"title":"Efficacité d’une association de valériane et d’eschscholtzia dans les troubles du sommeil associés à l’anxiété : étude randomisée en double insu","authors":"Samira Ait Abdellah , Caroline Gal , Isabelle Guinobert , Patrick Lemoine","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.021","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Comparer un complément alimentaire à base d’extraits d’eschscholtzia et de valériane à un placebo chez des sujets souffrant de troubles du sommeil associés à l’anxiété.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Critères d’inclusion :<!--> <!-->≥<!--> <!-->3 épisodes de troubles du sommeil par semaine depuis plus d’un mois ; sensation de fatigue générale ; troubles modérés à sévères (score Insomnia Severity Index [ISI]<!--> <!-->≥<!--> <!-->15) au cours du mois précédant l’inclusion associés à de l’anxiété (score Hamilton anxiety rating scale [HAM-A]<!--> <!-->><!--> <!-->8 et <<!--> <!-->25). Complémentation : 3 comprimés de l’association de valériane (50<!--> <!-->mg/cp) et d’eschcholtzia (120<!--> <!-->mg/cp) chaque soir pendant 28<!--> <!-->jours.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Quatre-vingt-quatre adultes ont été inclus, 38 sous association, 46 sous placebo. Après 4 semaines, une diminution significative de l’ISI a été observée avec l’association de plantes, supérieure à celle observée avec le placebo (−6,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,9 versus −3,9<!--> <!-->±<!--> <!-->4,5, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) et une diminution significative du score HAM-A en faveur de l’association (6,2<!--> <!-->±<!--> <!-->6,5 versus −3,6<!--> <!-->±<!--> <!-->5,8, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). La sévérité des troubles du sommeil a diminué et la qualité du sommeil s’est améliorée (Clinical Global Impression [CGI]-Severity et CGI Improvement). Une augmentation de la durée totale du sommeil a été rapportée avec l’association à la limite du seuil de significativité par comparaison au placebo (+16,4 versus +6,5<!--> <!-->minutes, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,067). Aucun effet de dépendance n’a été observé. Une très bonne tolérance et une observance remarquable ont été rapportées.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La complémentation de valériane et d’eschcholtzia peut contribuer à améliorer la qualité du sommeil et à diminuer l’anxiété associée aux troubles du sommeil.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 10-11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985961","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La lumière rouge influence la veille et le sommeil via la phototransduction mélanopsinergique : une étude chez la souris","authors":"Thibault Ancel , Ludivine Robin Choteau , Dominique Ciocca , Stéphane Doridot , Fanny Fuchs , Patrice Bourgin","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.058","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.058","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La lumière exerce des effets différentiels sur la veille et le sommeil en fonction de sa composition spectrale. Si les effets d’une exposition à la lumière bleue sont bien caractérisés, la lumière rouge a longtemps été considérée comme inactive et reste donc peu étudiée. Les objectifs de cette étude sont de déterminer l’influence de différentes intensités de lumière rouge sur le sommeil et d’identifier les photorécepteurs et structures cérébrales mis en jeu.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Des enregistrements en électrocorticographie ont été réalisés chez des souris exposées à un cycle ultradien 1<!--> <!-->h de lumière rouge/1<!--> <!-->h d’obscurité en alternance sur 24<!--> <!-->h. Ce protocole a été répété à 10j d’intervalle pour 3 intensités différentes (13, 40 et 120<!--> <!-->μW/cm<sup>2</sup>) et réalisé chez des modèles transgéniques (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10/groupe) présentant une invalidation des cônes (Gnat2 cpfl3), des bâtonnets (Gnat1 irdr) et chez des souris dépourvues de mélanopsine (Opn4 KO).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Une exposition à la lumière rouge induit significativement le sommeil. Cet effet apparaît durant la nuit subjective et dépend de l’intensité de lumière. Il est fortement réduit chez les Opn4 KO (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Le marquage de la protéine cFos dans les noyaux suprachiasmatiques a montré une augmentation de l’activité de cette région suite à l’exposition à la lumière rouge.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ce travail montre chez la Souris que la lumière rouge induit le sommeil via la mélanopsine et des relais cérébraux en cours d’indentification. Ces résultats novateurs et ouvrent des perspectives importantes pour améliorer notre compréhension des effets de la lumière sur la physiologie et le comportement.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986586","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Identification des patients à risque de SAHOS modéré/sévère lors de l’examen ORL de routine","authors":"Nicolas Lenay, Duc Trung Nguyen","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.098","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.098","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Identifier les facteurs anatomiques prédictifs de SAHOS modéré/sévère lors de l’examen ORL en consultation de routine chez les patients éveillés.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>110 patients ronfleurs ou suspects de SAHOS étaient prospectivement inclus et ont bénéficié d’un examen ORL standardisé couplé à une nasofibroscopie enregistrée et un enregistrement du sommeil. L’évaluation anatomique des voies aériennes supérieures a été réalisée de manière indépendante par deux examinateurs. L’évaluation de l’épiglotte, de la forme de l’espace rétro-pharyngé, du score de Cormack-Lehane modifié a été réalisée. Un modèle de régression logistique multivariée a été utilisé pour évaluer les facteurs prédictifs indépendants du SAHOS modéré/sévère permettant de construire un modèle de dépistage. Les seuils ont été définis en utilisant la courbe ROC.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les concordances inter-observateurs étaient excellentes. L’âge<!--> <!-->><!--> <!-->45 ans, le sexe masculin, le rétrécissement rétro-vélaire < 1<!--> <!-->cm, la présence d’une méga-épiglotte et le score de Cormack-Lehane modifié étaient significativement associés au SAHOS modéré/sévère. Les analyses multivariées retrouvaient 3 facteurs prédictifs pour le SAHOS modéré/sévère : l’âge > 45 ans (aOR<!--> <!-->=<!--> <!-->4, IC 95 % [1,44–11,12], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,008), le rétrécissement retro-vélaire < 1<!--> <!-->cm (aOR =2,8, IC 95 % [1,05–7,6], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04) et la présence d’une méga-épiglotte (aOR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,1, IC95 % [1,49–11,23], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’évaluation anatomique des voies aériennes supérieures en consultation de routine est un outil pertinent permettant aux ORL d’identifier les patients à risque de SAHOS modéré/sévère.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 38"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986606","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Une forte propension à la sieste dans l’échelle de somnolence d’EPWORTH est prédictive de l’existence du SAOS parmi les patients ayant une dyssomnie","authors":"Brice Labehaut, Benny Mwenge","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.099","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.099","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Déterminer les items cliniques spécifiques du SAOS pour les questionnaires de Epworth (ESS), index de sévérité de l’insomnie (ISI) et le questionnaire de fatigue de Pichot (FP).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Collecte rétrospective de questionnaires auprès de patients consécutifs ayant réalisés une polysomnographie pour dyssomnie. Les moyennes et écarts types ont été calculées à l’aide d’un test T pour les variables continues et Chi2 pour les discontinues. Une analyse de régression multiple a été réalisée afin de déterminer les items prédictifs de la présence d’un SAOS IAH<!--> <!-->≥<!--> <!-->15.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>109 patients (40 femmes) ont été divisés en 2 groupes. G1 <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50 (IAH) ≥<!--> <!-->15 (IAH<!--> <!-->=<!--> <!-->41,5± 21) et G2) <em>N</em> <!-->=<!--> <!-->59. (IAH) <<!--> <!-->15 (AH<!--> <!-->=<!--> <!-->5<!--> <!-->±<!--> <!-->4). Le G2 a également été comparés à un groupe de patients traités par Pression Positive Continue (PPC) appariés selon le sexe et l’IAH (G3) <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->51. Les items de ISI et FP étaient non discriminants pour G1 et G2. Dans ESS, l’Item 2 (I2) (la télévision) et l’item 5 (I5) (allongé l’après-midi pour se reposer) avaient des moyennes significativement plus élevées dans le G1 (2,2<!--> <!-->±<!--> <!-->à,8) et (2,4<!--> <!-->±<!--> <!-->0,8) comparativement au G1 (1,9<!--> <!-->±<!--> <!-->1) et (1,9<!--> <!-->±<!--> <!-->1,1) <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045 et <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,016 respectivement. La fréquence de la forte propension<sup>3</sup>à la somnolence était significativement plus élevée pour I5 dans G1 (36/59) vs 19/50 dans G2 p0,001. La diminution de I5 sous PPC était la plus significative dans G3 comparativement aux autres items. L’analyse de régression multiple a révélé que I5 était prédictif de la présence d’un IAH<!--> <!-->><!--> <!-->15 (β<!--> <!-->=<!--> <!-->0,680 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,011).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Dans l’échelle de somnolence la forte propension à la sieste est un facteur prédictif du SAS.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 38"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986607","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}