Lisa Brunel , Enzo Brossaud , Julien Lioret , Antoine Jaffiol , Louison Vanderghote , Laure Peter-Derex , François Ricordeau , Marine Thieux , Aurore Guyon , Patricia Franco
{"title":"NARCAPA : bénéfices d’un programme interventionnel sur l’activité physique des enfants avec narcolepsie de type 1","authors":"Lisa Brunel , Enzo Brossaud , Julien Lioret , Antoine Jaffiol , Louison Vanderghote , Laure Peter-Derex , François Ricordeau , Marine Thieux , Aurore Guyon , Patricia Franco","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.082","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.082","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La narcolepsie de type 1 (NT1) entraîne une somnolence diurne excessive (SDE), des cataplexies, une dyssomnie. L’obésité, la dépression et les troubles de l’attention en sont des comorbidités fréquentes. Les traitements médicamenteux ne sont souvent que partiellement efficaces. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’intervention d’un enseignant en AP (APA) sur les symptômes et comorbidités d’enfants NT1.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Vingt-huit patients NT1 (8–18 ans) ont été inclus, lors du projet E-HOP visant à promouvoir l’AP à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant. Les symptômes et comorbidités de la NT1 ont été évalués avant et après une intervention de l’APA pendant 4 semaines. Le niveau d’AP a été mesuré par actimétrie en continu. Le niveau initial a ensuite été comparé à des données normatives et aux recommandations de l’OMS ; les liens entre AP et données cliniques ont été étudiés avant et après l’intervention de l’APA.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Avant l’intervention, 50 % de l’échantillon avait déjà un niveau d’AP conforme aux recommandations de l’OMS et 64 % un niveau plus élevé qu’une population de référence. Le score de qualité de vie était plus élevé chez les patients ayant une AP extra-scolaire. L’intervention APA a été associée à une augmentation de l’AP chez les jeunes les moins actifs, mais n’a pas généré de changement clinique significatif.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Malgré la SDE, les jeunes patients NT1 sont globalement actifs. Les plus actifs ont une meilleure qualité de vie. L’intervention de l’APA a incité les moins actifs à faire de l’AP ; en prolongeant ce projet, nous pourrions espérer une amélioration du tableau clinique.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 32-33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986594","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Sommeil et émotions dans le TDAH de l’adulte : démêler les liens avec une approche basée sur l’actimétrie","authors":"Amélia Walter","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.020","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.020","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Le TDAH de l’adulte est couramment complété par des comorbidités psychiatriques, des symptômes de dysrégulation émotionnelle ainsi que des troubles du sommeil et du rythme circadien. Les liens entre ces symptômes sont complexes. En effet, un sommeil de mauvaise qualité peut accroître la labilité, la réactivité, et le ressenti émotionnel, tandis que la dysrégulation émotionnelle peut perturber la mise en place et le maintien du sommeil. L’objectif de cette étude est de démêler les liens entre ces symptômes.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Dans le cadre de cette étude, 48 adultes avec TDAH et 50 sujets contrôles ont participé à un bilan cognitif. Ils ont également complété des questionnaires auto-rapportés, incluant des échelles portant sur les symptômes psychiatriques et la dysrégulation émotionnelle. Un enregistrement en actimétrie à domicile de 2 semaines a été réalisé pour étudier leur rythme d’activité/repos et circadien.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Des analyses préliminaires indiquent que les adultes avec TDAH ayant un haut niveau de dysrégulation émotionnelle ont plus de plaintes d’insomnies. Des liens positifs apparaissent entre les symptômes cognitifs du TDAH, tel que l’hyperactivité, les déficits cognitifs, et la durée des réveils nocturnes. Au niveau des analyses circadiennes qui seront réalisées, nous faisons l’hypothèse d’un lien entre l’instabilité émotionnelle, circadienne et motrice.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La mise en évidence des liens entre dysrégulation émotionnelle et troubles du sommeil peut permettre l’émergence d’approches thérapeutiques ciblées à chaque symptôme du TDAH, par exemple psychoéducatives, thérapeutiques.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 10"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986629","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Bayan El Amine , Anne Briancon-Marjollet , Claire Rome , Benjamin Lemasson , Florence Fauvelle , Nora Collomb
{"title":"Apnée du sommeil post-AVC : effet de l’hypoxie intermittente sur la récupération cérébrovasculaire","authors":"Bayan El Amine , Anne Briancon-Marjollet , Claire Rome , Benjamin Lemasson , Florence Fauvelle , Nora Collomb","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.002","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier l’effet de l’HI sur la récupération vasculaire cérébrale post-AVC.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Des rats soumis à un modèle expérimental d’AVC par injection de malonate ont été exposés pendant 14, 28 ou 56<!--> <!-->jours à l’HI (MH) ou à la normoxie (MN). Du PBS a été injecté dans les groupes Sham exposés à l’IH ou à la normoxie (SH et SN). Nous avons caractérisé la taille des lésions cérébrales et la plasticité microvasculaire par IRM. Le plasma a été prélevé J-3 avant l’injection, puis à J04, J14, J28 et J56 post-AVC. Les métabolites ont été analysés par spectroscopie RMN non ciblée.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La taille des lésions ne diffère pas entre MH et MN. L’indice de taille des vaisseaux était significativement plus élevé pour les MH/aux SH à J14 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) et significativement plus élevé pour les MH/aux MN et SH (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) à J28. La fraction du volume sanguin était significativement plus élevée chez les MH/aux MN (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05) à J28. L’ADC et la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique étaient significativement plus élevées pour les rats malonate/aux Sham à J14, J28 et J56, sans impact de l’HI. En métabolomique, l’alanine était significativement plus faible chez les MH/aux MN à J14 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02). Le lactate était plus élevé (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) à J28 chez les MN/aux SN.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’exposition à l’HI affecte peu la vascularisation cérébrale et les profils métaboliques, entre J14 et J28 post-AVC. Des études en cours examinent l’inflammation et le stress oxydatif dans le cerveau.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 4"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986632","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Lina Jeantin, Ana Gales, Smaranda Leu, Jérémy Proust, Isabelle Arnulf
{"title":"Hypersomnie centrale associée aux encéphalites à anticorps anti-GAD65","authors":"Lina Jeantin, Ana Gales, Smaranda Leu, Jérémy Proust, Isabelle Arnulf","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.081","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.081","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les troubles du sommeil n’ont jamais été étudiés dans les encéphalites à anticorps <em>antiglutamic acid decarboxylase</em> 65 (GAD65).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Six patients adultes atteints d’encéphalite à anti-GAD65 (quatre avec une encéphalite limbique, deux avec un syndrome de la personne raide) et 12 témoins sains ont été recrutés. Les participants ont bénéficié d’interrogatoires du sommeil, puis d’un bilan de sommeil de 48<!--> <!-->heures comprenant une vidéo-polysomnographie nocturne, suivie de cinq tests itératifs de latence d’endormissement (TILE) et d’une polysomnographie en journée continue de 18<!--> <!-->heures.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les patients ont indiqué avoir besoin de siestes quotidiennes, avec un impact cognitif et sur la qualité de vie liée à de la somnolence, mais avaient des scores normaux à l’échelle d’Epworth. Les six patients présentaient des latences<!--> <!-->≤<!--> <!-->8<!--> <!-->minutes aux TILE, suggérant une somnolence sévère. Par rapport aux témoins, leurs latences de sommeil aux TILE étaient plus courtes (médiane [intervalle interquartile] 5,8 [4,5, 6,0] vs 17,7 [16,3, 19,7] min, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), et leur index de micro-éveil était plus bas (2,5 [2,3, 3,0]/h vs 22,3 [13,8, 30,0]/h, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), bien que la durée totale du sommeil était similaire entre les groupes (621 [464,651] minutes vs 542,5 [499,582] minutes, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,51). Aucune parasomnie (ou trouble respiratoire du sommeil) n’a été détectée.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’hypersomnie centrale apparaît comme une caractéristique du sommeil dans les encéphalites à anticorps anti-GAD65.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 32"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986644","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Julien Coelho , Annabelle Labonne , Isabelle Poirot , Alexandre Dakar , Didier Cugy , Marie-Françoise Vecchierini , Lina Ying , Claude Gronfier , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Marc Rey
{"title":"Sommeil, croyances, santé mentale, éco-anxiété : enquête Institut National du Sommeil et de la Vigilance/MGEN. Journée du Sommeil® 2023","authors":"Julien Coelho , Annabelle Labonne , Isabelle Poirot , Alexandre Dakar , Didier Cugy , Marie-Françoise Vecchierini , Lina Ying , Claude Gronfier , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Marc Rey","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.024","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Confronter le sommeil avec la santé mentale et l’éco-anxiété.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Enquête réalisée du 2 au 12 décembre 2022 par OpinionWay, sur 1004 personnes âgées de 18 à 65 ans représentatifs de la population française, selon la méthode des quotas (âge, sexe, CSP, région), élaborée par le CS de l’INSV, basée sur 3 types de données : les habitudes de sommeil et les croyances sur le sommeil évaluées par l’échelle SBS (Sleep Belief Scale), la santé mentale évaluée par l’échelle HAD (Hospital Anxiety Depression) ; l’éco-anxiété évaluée par l’échelle EAQ-22 qui permet de distinguer l’éco-anxiété normale et l’éco-anxiété avec composante négative.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les échelles SBS et EAQ-22 ont été validées dans leur version française. Les résultats montrent un niveau élevé d’anxiété (31 % des sujets ont un HAD-A<!--> <!-->><!--> <!-->10) et de dépression (15 % des sujets ont un HAD-D<!--> <!-->><!--> <!-->10) dans la population associé à une moins bonne qualité de sommeil (sommeil de qualité mauvaise ou moyenne pour 37 % des sujets, 52 % chez ceux avec HAD-A<!--> <!-->><!--> <!-->10, 57 % avec HAD-D<!--> <!-->><!--> <!-->10) et à des scores d’éco-anxiété plus élevés en particulier les scores d’éco-anxiété avec composante négative.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Notre enquête a permis d’évaluer l’articulation entre l’altération de la santé du sommeil et de la santé mentale avec la perception de la dégradation environnementale, mettant en relief l’importance du concept de santé globale (Global Health) qui a émergé à partir de la fin de la première décennie de notre siècle.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 11-12"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986722","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Abdelkebir Sabil , Claire Launois , Wojciech Trzepizur , François Goupil , Thierry Pigeanne , Sandrine Launois , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sébastien Bailly , Frédéric Gagnadoux
{"title":"Association entre l’arrêt de la PPC et l’incidence des événements cardiovasculaires indésirables majeurs (MACE) chez les patients souffrant de SAHOS","authors":"Abdelkebir Sabil , Claire Launois , Wojciech Trzepizur , François Goupil , Thierry Pigeanne , Sandrine Launois , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sébastien Bailly , Frédéric Gagnadoux","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.048","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Déterminer si l’arrêt du traitement du SAHOS par PPC est associé à une augmentation de MACE par rapport à la poursuite du traitement par PPC.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les données de la cohorte du sommeil des Pays de la Loire ont été couplées à la base de données nationale de l’assurance maladie pour identifier les MACE et l’adhésion aux médicaments CV (hypolipidémiants, antihypertenseurs et antiplaquettaires, bêta-bloquants) (ratio de possession de médicaments ≥80 %). L’association entre l’arrêt de la PPC et le risque de MACE a été évaluée à l’aide d’un modèle de survie de Cox avec ajustement pour les principaux facteurs de confusion.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Après un suivi médian de 8 ans, 969 des 4 188 patients inclus ont eu un MACE, 1485 ont arrêté le traitement par PPC, tandis que 2703 ont continué à utiliser le traitement (>4<!--> <!-->h/nuit). L’arrêt de la PPC était associé à une observance plus faible aux médicaments CV (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Après ajustement pour les principaux facteurs de confusion, y compris l’observance des médicaments CV, l’arrêt de la PPC était associé à un risque élevé de MACE, de mortalité toutes causes confondues et d’AVC. L’ampleur de l’association différait selon les sous-types de symptômes et augmentait avec la sévérité de l’hypoxie nocturne.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Dans une vaste cohorte multicentrique de patients traités par PPC pour un SAHOS, l’arrêt de la PPC par rapport au maintien de la PPC était associé à un risque élevé de MACE et d’AVC.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985520","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Évaluation systématique des symptômes dysexécutifs, de l’hypersomnolence et de la dysautonomie dans le syndrome de Kleine-Levin","authors":"Joseph Diab , Ophélie Thobois , Sofiène Chenini , Isabelle Jaussent , Yves Dauvilliers , Lucie Barateau","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.039","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.039","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Quantifier de façon systématique au moyen de questionnaires validés les symptômes dysexécutifs, l’hypersomnolence et la dysautonomie dans le syndrome de Kleine-Levin (SKL).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Au total, 43 patients SKL consécutifs (22<!--> <!-->±<!--> <!-->6 ans), diagnostiqués selon l’ICSD3 dans un Centre de référence ont rempli des questionnaires validés, avec l’aide de leur entourage. L’ISDC (Inventaire du Syndrome Dysexécutif Comportemental) évaluait le comportement pendant la plupart des poussées. La SCOPA évaluait la dysautonomie, l’IHSS les composantes de l’hypersomnolence (inertie, somnolence, allongement du temps de sommeil) en poussée vs hors poussée.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>En période symptomatique, à différents degrés de sévérité, des modifications comportementales étaient répertoriées dans tous les domaines de l’ISDC. Les altérations les plus fréquentes (>50 % des patients) concernaient : la réduction des activités, les troubles d’anticipation-organisation-initiation, le désintérêt, l’irritabilité-agressivité, les persévération-stéréotypies, les troubles des conduites sexuelles-alimentaires. Le score SCOPA était plus élevé en poussée (12,1<!--> <!-->±<!--> <!-->8,5 vs 8,5<!--> <!-->±<!--> <!-->8,2, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0001), en particulier les domaines cardiovasculaire, pupillomoteur et la thermorégulation ; de même pour le score IHSS (42,6<!--> <!-->±<!--> <!-->5,8 vs 15,6<!--> <!-->±<!--> <!-->9,8, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et tous ses sous-items.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ces résultats suggèrent la pertinence de l’ISDC pour l’évaluation standardisée et la quantification des troubles comportementaux de nature dysexécutive dans le SKL en poussée. Nous objectivons une dysautonomie dans le SKL en poussée. L’IHSS permet un phénotypage précis de l’hypersomnolence dans cette pathologie rare.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 16-17"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986598","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Persistance d’un endormissement en sommeil paradoxal nocturne dans la narcolepsie de Type 1","authors":"Claire Denis , Alexandre Derre , Sofiène Chenini , Séverine Beziat , Isabelle Jaussent , Lucie Barateau , Yves Dauvilliers","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.040","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.040","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluer la persistance d’un endormissement en sommeil paradoxal (SP) nocturne (nSOREMP) dans la narcolepsie de type 1 (NT1), rechercher ses déterminants, et étudier la distribution de la latence du SP nocturne.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Deux polysomnographies (PSG) suivies de tests itératifs de latence d’endormissement (TILE) ont été réalisées en condition non traitée chez 108 patients NT1 (53 % H). L’âge moyen à la V1 était 31,7<!--> <!-->±<!--> <!-->15,4 ans, à la V2 34,8<!--> <!-->±<!--> <!-->16,7 ans.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Trente-cinq patients ont eu deux PSG deux nuits consécutives, pour les autres le délai entre les PSG était de 42,3 mois (0,2 ; 276,2). Vingt-cinq patients (23,1 %) n’avaient de nSOREMP à aucune des PSG, 41 (38,0 %) en avaient à une seule, et 42 (38,9 %) aux deux. Un nSOREMP était associé à un âge plus jeune (39,2<!--> <!-->±<!--> <!-->17,3 vs 32,4<!--> <!-->±<!--> <!-->14,8 vs 26,6<!--> <!-->±<!--> <!-->12,9 ans dans les 3 groupes respectivement à la V1, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,008), à une latence d’endormissement plus rapide à la PSG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) et aux TILE (7,0<!--> <!-->±<!--> <!-->3,5 vs 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->4,1 vs 4,5<!--> <!-->±<!--> <!-->3,6<!--> <!-->min, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), et à plus de SOREMP aux TILE (3,2<!--> <!-->±<!--> <!-->1,4 ; 3,5<!--> <!-->±<!--> <!-->1,2 ; 4,1<!--> <!-->±<!--> <!-->1,1, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Le délai entre les PSG n’était pas associé à la persistance du nSOREMP. La distribution de la latence du SP sur les deux PSG était bimodale, avec un pic entre 0 et 10<!--> <!-->min, et un 2<sup>e</sup> pic entre 40 et 120<!--> <!-->min, et similaire quel que soit le délai entre les PSG.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Un nSOREMP dans la NT1 est retrouvé au moins une fois chez 77 % des patients quand deux PSG sont réalisées, persistant dans 39 % des cas, et associé à un âge jeune, à plus de SOREMP aux TILE, et à une latence d’endormissement plus rapide à la PSG et aux TILE, suggérant une sévérité plus importante de la maladie.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 17"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986599","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"VGLUT3 comme marqueur de vulnérabilité au stress et maladies psychiatriques associées","authors":"Marine Pujol , Véronique Fabre , Stéphanie Daumas","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.089","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.089","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La susceptibilité au stress est caractérisée par une variabilité interindividuelle qui s’explique par des polymorphismes génétiques. La neurotransmission glutamatergique, permise par les transporteurs vésiculaires du glutamate (VGLUT1-3), est impliquée dans les troubles de l’humeur. Chez l’humain, le variant p.T8I de VGLUT3 est impliqué dans l’addiction. Pour approfondir le rôle de ce variant, nous avons généré une lignée de souris exprimant ce variant (souris VGLUT3T8I/T8I). L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de l’allèle p.T8I dans la vulnérabilité au stress chez la souris.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les souris mutantes et témoins mâles et femelles sont soumises à un stress chronique de défaite sociale (CSDS). Le comportement social et de type anxiodépressif des souris est évalué pour identifier les souris susceptibles et résilientes au stress. Des enregistrements polygraphiques du sommeil sont effectués avant, pendant et après le CSDS. Afin d’approfondir les mécanismes impliqués, des enregistrements de photométrie à fibre avec senseur dopaminergiques sont effectués durant le stress.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les souris mâles mutantes sont plus susceptibles au stress : elles évitent les interactions sociales après ce stress et présentent des comportements de type anxieux. Contrairement aux mâles, le comportement des femelles en réponse au stress n’est pas influencé par la mutation. Les données montrent également un effet éveillant du stress qui se fait au détriment du sommeil lent, indépendamment de la mutation et du sexe.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nos résultats suggèrent que le variant p.T8I est un facteur de vulnérabilité au stress.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986603","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Impact des altérations métaboliques et de l’hyperactivité sympathique induites par l’HI sur la progression de la cardiopathie ischémique","authors":"Emma Billoir , Camille Lyko , Guillaume Vial , Maximin Detrait , Stéphanie Paradis , Bilgehan Ozcan , Sophie Bouyon , Jean-Louis Pepin , Elise Belaidi , Claire Arnaud","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.003","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Nous faisons l’hypothèse que l’hyperactivité sympathique et les altérations métaboliques induites par l’HI favorisent la désensibilisation des voies adrénergiques et insuliniques cardiaques via l’activation des kinases des récepteurs couplés aux protéines G (GRK2) et participent à l’aggravation de la cardiopathie ischémique.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Des souris C57Bl/6J sont soumises à un infarctus du myocarde (IM) par ligature permanente de l’artère coronaire gauche et sont ensuite exposées à l’HI (21 à 5 % de FiO<sub>2</sub>, cycle de 60<!--> <!-->s, 8<!--> <!-->h/j) ou à la condition normoxie (6 semaines). Après deux semaines d’exposition, les souris sont traitées par un inhibiteur de GRK2, la Paroxétine (5<!--> <!-->mg/kg/j) ou 25 % DMSO (pompes Alzet®). Un suivi longitudinal métabolique (test de résistance à l’insuline) et cardiaque (analyse spectrale de la variabilité de la fréquence cardiaque et échocardiographie) est réalisé. Le jour du prélèvement, la glycémie à jeun et l’insulinémie (ELISA) sont mesurées. Les animaux sont injectés avec 0,5<!--> <!-->U/kg d’insuline ou 0,9 % NaCl et la voie de signalisation insulinique est étudiée par Western Blot. La fibrose interstitielle cardiaque et l’hypertrophie sont évaluées par RT-qPCR et histologie (coloration au rouge Sirius et au WGA, respectivement).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’HI induit une hyperactivité sympathique chez les souris IM, démontrée par une augmentation de la composante basse fréquence (LF). L’inhibition de GRK2 par la Paroxétine abolit l’hyperactivité sympathique dans la condition IM<!--> <!-->+<!--> <!-->HI et maintient l’expression ARNm des récepteurs adrénergiques β1 et β2. Comparé à la condition normoxique, l’HI induit une résistance à l’insuline systémique et une altération de la signalisation insulinique dans le foie et le muscle, qui sont prévenus par la Paroxétine. Enfin, l’HI aggrave la fibrose interstitielle cardiaque et la dysfonction contractile chez les souris IM, entraînant une diminution significative de la fraction d’éjection, prévenue par la Paroxétine. L’effet de la Paroxétine sur l’hypertrophie des cardiomyocytes est en cours d’analyse.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ces résultats montrent que l’HI induit une hyperactivité sympathique, une résistance à l’insuline systémique et une altération de la signalisation insulinique, qui pourraient contribuer à l’aggravation de la cardiopathie ischémique via l’activation de la GRK2.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 4-5"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986633","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}