Justine Frija-Masson , Jimmy Mullaert , Mathieu Grajoszex , Ruben Wanono , Hélène Benzaquen , Fedja Kerzabi , Pierre-Alexis Geoffroy , Boris Matrot , Thomas Penzel , Marie-Pia d’Ortho
{"title":"Évaluation métrologique de deux traqueurs de sommeil grand public","authors":"Justine Frija-Masson , Jimmy Mullaert , Mathieu Grajoszex , Ruben Wanono , Hélène Benzaquen , Fedja Kerzabi , Pierre-Alexis Geoffroy , Boris Matrot , Thomas Penzel , Marie-Pia d’Ortho","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.010","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.010","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluation métrologique de deux traqueurs de sommeil grand public (Withings activité/Fitbit Alta HR).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude prospective monocentrique chez des patients adultes adressés pour polysomnographie (PSG). Les bracelets ont été portés sur le poignet non dominant la nuit de la PSG. Les données brutes de la PSG ont été comparées aux données fournies par chaque traqueur : temps de sommeil total (TST), durée et latence de sommeil paradoxal (SP), durée de stades non SP N1<!--> <!-->+<!--> <!-->N2, N3, veille intra sommeil (VIS). Nous rapportons les erreurs absolues et relatives et pour chaque traqueur une table de contigence du temps passé dans chaque stade en comparaison à la PSG.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>65 patients ont été inclus (effectif final : 58 pour Withings et 52 pour Fitbit). L’erreur absolue pour l’heure d’endormissement était −2,0 (−12,5 ; 4,2) minutes pour Withings et 5 (−43 ; 27) minutes pour Fitbit, mais les deux surestimaient le TST. Withings surestimait la VIS (erreur absolue 16 [−12 ; 32] minutes), Fitbit la sous-estimait (−25,0 [−61,5 ; −8,5] minutes). Withings sous-estimait le sommeil non SP, et Fitbit surestimait le SP (erreur absolue 12 [−12 ; 26] minutes) et le non-SP. Les coefficients de kappas de concordance pour chaque époque entre la PSG et le traqueur étaient bas : 0,12 (IC 95 % 0,117–0,121) pour Withings et 0,07 (IC 95 % 0,067–0,071) pour Fitbit.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>les traqueurs grand public ne peuvent être recommandés chez les patients ayant une plainte de sommeil pour étudier l’architecture du sommeil, et ne devraient pas remplacer l’actigraphie et/ou la PSG.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 7"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986631","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Synthèse de symposium sur l’insomnie comportementale du jeune enfant 2019","authors":"Florian Lecuelle , Marie-Paule Gustin , Patricia Franco , Benjamin Putois","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.080","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’objectif de cette recherche était d’évaluer tous les traitements de l’insomnie comportementale du jeune enfant ayant été démontrés empiriquement efficaces.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Suite au consensus sur l’insomnie de l’enfant réalisé par la SFRMS, et conformément aux directives PRISMA, trois bases de données électroniques ont été consultées, PubMed, PsychINFO et Cochrane. Les articles sélectionnés devaient être des études contrôlées randomisées étudiant un traitement ou une thérapie centré sur l’insomnie comportementale du jeune enfant neurotypique de 0 à 6 ans. Aucune exclusion due au type de traitement.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Au total, 908 articles répondaient aux critères de sélections. Suite à une analyse des articles d’abord via l’<em>abstract</em> puis suite à une lecture plus approfondie, 21 articles ont inclus dans cette étude pour un total de 2363 enfants âgés de 2 mois à 6 ans. Sur la base de ces études, le traitement de l’insomnie comportementale du jeune enfant de moins de 6 ans repose principalement sur les thérapies comportementales. Aucun traitement pharmacologique n’a montré d’efficacité à moyen ou long terme. Cependant, toutes les études réalisées montrent des faiblesses méthodologiques avec le plus souvent des effectifs faibles.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’efficacité des thérapies comportementales a été empiriquement démontrée dans plusieurs études contrairement au traitement pharmacologique. Il conviendrait de réaliser des études contrôlées randomisées en Europe avec des effectifs importants pour appuyer l’efficacité des thérapies comportementales.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 32"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986642","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Dégradation du cycle veille-sommeil, atrophie hippocampique et mémoire chez la personne âgée : une étude longitudinale","authors":"Aurore Jouvencel , Bixente Dilharreguy , Marion Baillet , Hélène Amieva , Karine Pérès , Jean-François Dartigues , Willy Mayo , Gwenaëlle Catheline","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.045","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.045","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’objectif de cette étude longitudinale est d’évaluer le potentiel lien entre la dégradation du cycle veille-sommeil, l’atrophie hippocampique et la mémoire dans le vieillissement.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Dans un sous-échantillon (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->33) d’une cohorte de sujet âgés, deux évaluations du cycle veille-sommeil ont été réalisées par actimétrie à 7 ans d’écart. D’autre part, des données d’imagerie et de mémoire (test RLRI) ont été collectées aux deux suivis (S1 et S2). Le logiciel Motionware a été utilisé pour analyser le cycle veille-sommeil. Des IRM pondérées en T1 (1<!--> <!-->mm<sup>3</sup>) ont été prétraitées avec CAT12 (SPM) et la segmentation des régions d’intérêt a été réalisée avec FreeSurfer. Des modèles de régressions (co-variables : sexe, saisons) ont été réalisés pour identifier les relations entre les différents paramètres (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 et correction FDR).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Notre échantillon est constitué de sujets âgés (S1 : 75,2<!--> <!-->±<!--> <!-->2,4 ans ; S2 : 81,5<!--> <!-->±<!--> <!-->2,5 ans), cognitivement normaux aux deux suivis (MMSE moyen : 28<!--> <!-->±<!--> <!-->2) et 40 % sont des femmes. Le sommeil de nos participants n’évolue pas mais leur cycle veille-sommeil se dégrade significativement (ΔRA<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,010 ; ΔIS<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,038 ; ΔIV<!--> <!-->=<!--> <!-->+0,083). Nos données indiquent une diminution significative entre les deux temps de mesure des volumes (−3,37 %) et des performances mnésique (RLRI total : −3,2). La dégradation du cycle veille-sommeil est associée positivement à l’atrophie de l’hippocampe et négativement aux performances mnésiques.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Après 70 ans, le cycle veille-sommeil se dégrade et est associé à une atrophie des hippocampes et une dégradation de la mémoire.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 19"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986669","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Mohamed Rahmouni, Aurore Bussalb, Maxime Elbaz, Guillaume Jubien, Ulysse Gimenez
{"title":"Algorithmes de détection de micro-éveils de haute performance avec un modèle de deep learning","authors":"Mohamed Rahmouni, Aurore Bussalb, Maxime Elbaz, Guillaume Jubien, Ulysse Gimenez","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.014","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.014","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les micro-éveils sont les événements les moins bien détectés par les algorithmes de scoring automatique des PSG existants. Ils comprennent généralement un trop grand nombre de faux positifs, et sont une perte de temps pour le technicien/le médecin au lieu d’être une aide.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Préparation des données : à partir d’une base de données annotée de 160 acquisitions de PSG, une fenêtre de 120s est extraite pour chaque micro-éveil. Des techniques d’augmentation de la donnée (ajout de bruit blanc, permutations de signaux, variation de la durée pré-micro-éveil) sont appliquées pour atteindre une volumétrie de 40 000 micro-éveils. Algorithme : un modèle CRNN (Convolutional Recurrent Neural Network) est appliqué avec la bibliothèque TensorFlow. Les calculs d’entraînement sont déployés dans l’infrastructure Sagemaker (AWS), et les hyperparamètres sont optimisés avec l’entraînement d’une centaine de modèles avec la métrique de performance d’aire sous la courbe.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’algorithme obtient des performances de PPA/NPA (Positive/Negative Predictive Average) de 70 %, 96 % contre 68,82 %, 90,06 % pour l’algorithme concurrent de NoxMedical.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’algorithme développé améliore la détection de micro-éveils (meilleur PPA), mais diminue surtout le nombre de faux positifs détectés (2,5 fois moins de fausses détections).</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 8"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986694","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Sylvain Dagneaux, Sylvie Royant-Parola, Frédérique Aussert, Catherine Tobie, Pierre Escourrou, Sarah Hartley
{"title":"La santé du sommeil et l’échelle RUSATED : résultats hétérogènes dans une population ayant une plainte de sommeil","authors":"Sylvain Dagneaux, Sylvie Royant-Parola, Frédérique Aussert, Catherine Tobie, Pierre Escourrou, Sarah Hartley","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.072","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.072","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluation de la santé du sommeil multidimensionnelle chez les patients demandant une orientation pour des troubles du sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude observationnelle des données de santé du sommeil (échelle RUSATED) et éléments du questionnaire du sommeil en ligne du Réseau Morphée.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Au total, 1252 adultes ont rempli le questionnaire en ligne et la demande d’orientation. Trente-trois pour cent sont des hommes d’âge moyen de 43,5<!--> <!-->±<!--> <!-->14,5 ans. Le score moyen sur l’échelle RUSATED est 6,4<!--> <!-->±<!--> <!-->2,0 et seul 15,3 % ont une bonne santé du sommeil (RUSATED score total<!--> <!-->><!--> <!-->8). Les scores les plus bas des 6 items concernent la satisfaction (moyenne 0,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,5) et l’efficacité (moyenne 0,8<!--> <!-->±<!--> <!-->0,9) avec des scores plutôt élevés pour la temporalité (moyenne 1,6<!--> <!-->±<!--> <!-->0,7) et la régularité du sommeil (moyenne 1,7<!--> <!-->±<!--> <!-->0,6). Une analyse de latent class permet de dégager 3 sous-groupes. La classe 1 (47 %), plus jeune et plus somnolente avec une suspicion de SAS chez 24 % ; la classe 2 (37 %), plus féminine et plus insomniaque ; la classe 3 (16 %) plus âgée avec un tableau plutôt mixte et des scores d’anxiété et de dépression plus élevés. Trente-quatre pour cent des patients de la classe 1 ont une bonne santé du sommeil versus aucun des patients en classe 2 et 3.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Les patients concernés par leur sommeil ont un score de santé du sommeil sur le RUSATED globalement bas. Une analyse de latent class permet de dégager 3 groupes qui se distinguent par des éléments sociodémographiques, des potentielles pathologies du sommeil et des troubles d’humeur.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 29"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986705","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Étude des traitements de première intention dans la prise en charge des enfants avec narcolepsie NT1","authors":"Mathilde Fayard, Marine Thieux, Aurore Guyon, Patricia Franco","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.084","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.084","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Comparer l’efficacité et les effets indésirables des 2 traitements les plus utilisés en première intention, Modiodal et Pitolisant chez l’enfant NT1.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les données de 93 enfants NT1 (55 garçons) diagnostiqués de 2009 à 2022 ont été recueillies dans les dossiers médicaux du CRMR narcolepsie de l’HFME à Lyon. À chaque consultation de suivi, les patients complètent des échelles de somnolence (Epworth) et de comportement (Conners), l’efficacité et la tolérance des traitements. Le modiodal (M) et du pitolisant (P) ont été comparés chez un sous-effectif de 18 patients par groupe, appariés pour l’âge au diagnostic et l’IMC Z-score.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les enfants des 2 groupes avaient un âge médian de 12 ans, un délai diagnostic de 2 ans, 91 % cataplexie, 98 % HLA positif, 77 % ont eu une PL pour dosage d’hypocrétine confirmant le NT1. À la première consultation de suivi après mise sous traitement (1 à 5 mois), le score de somnolence d’Epworth était diminué de 6 points dans le groupe P et 3 points dans le groupe M (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,02). Le traitement n’avait pas d’impact sur le score de Conners. Les proportions de patient rapportant des effets indésirables sont semblables dans les deux groupes. Il n’y avait pas de différences pour l’évolution pondérale. En revanche, la proportion de patient arrêtant leur traitement pour manque d’efficacité est plus important dans le groupe M (88,2 %) que dans le groupe P (55,6 %) (p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,004).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Cette étude rétrospective confirme l’intérêt de l’utilisation du pitolisant en première intention dans la prise en charge des enfants NT1.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986709","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Hui Li , Sami Aboudhiaf , Sandrine Parrot , Céline Scote-Blachon , Claire Benetollo , Jian-Sheng Lin , Laurent Seugnet
{"title":"Le complexe BLOC1, associé à la schizophrénie, et la leucine favorisent l’inhibition de neurones d’horloge impliqués dans l’initiation du sommeil","authors":"Hui Li , Sami Aboudhiaf , Sandrine Parrot , Céline Scote-Blachon , Claire Benetollo , Jian-Sheng Lin , Laurent Seugnet","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.090","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.090","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La protéine pallidine est une sous-unité du complexe (BLOC1) qui régule des fonctions endosomales spécifiques et qui a été associée à la schizophrénie. Nous avons récemment découvert que l’expression du gène <em>pallidin</em> est très augmentée dans un modèle de souris somnolentes. Nous avons étudié ici le rôle potentiel de BLOC1 dans la régulation du sommeil chez le modèle drosophile.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous avons utilisé chez la drosophile une stratégie de <em>knockdown</em> conditionnel pour inhiber l’expression génique et analysé le sommeil de façon standard.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Nous montrons que l’inhibition de l’expression de pallidin et d’autres membres de BLOC1 dans la glie de surface, l’équivalent drosophile de la barrière hémato-encéphalique, réduit et retarde le sommeil nocturne d’une manière dépendante de l’horloge circadienne. En accord avec l’implication de BLOC1 dans le transport des acides aminés, la régulation à la baisse des transporteurs de type LAT1 JhI-21 et mnd, ainsi que de la signalisation TOR des acides aminés, phénocopie le <em>knockdown</em> de pallidin. En outre, l’apport de leucine dans l’alimentation normalise les phénotypes de sommeil et d’éveil liés au <em>knockdown</em> de pallidin, et nous identifions un rôle pour ce gène dans le trafic subcellulaire de JhI-21. Enfin, nos données indiquent que pallidin dans les cellules gliales de surface est nécessaire pour soutenir l’activité neuronale GABAergique.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ces données identifient une fonction de BLOC1 liant la disponibilité des acides aminés essentiels et la régulation GABAergique du sommeil et de l’éveil.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986712","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Télésuivi de la pression positive continue (PPC) et prise en charge du prestataire sur la première année de traitement","authors":"Joelle Texereau , Sébastien Bailly , Jean-Christian Borel , Abdelkebir Sabil , Jean-Louis Pépin","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.094","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.094","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>En France, 1,6 millions de patients atteints d’un syndrome d’apnées du sommeil (SAS) sont appareillés par PPC et près de 90 % sont télésuivis. L’étude IMPACT-PPC, qui porte sur le suivi de patients par différents prestataires (PSAD), a pour objectif d’analyser les données télétransmises par les PPC sur les 12 premiers mois et les actions engagées par le PSAD.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude descriptive en vie réelle sur les patients nouvellement appareillés, sur données démographiques, données quotidiennes de télé-observance et interventions du PSAD, recueillies en 2018–2019. L’observance est classée selon la moyenne sur 28<!--> <!-->jours du 1<sup>er</sup> au 12<sup>e</sup> mois : <<!--> <!-->2<!--> <!-->heures/jour (OBS<!--> <!--><<!--> <!-->2), 2–4<!--> <!-->heures/jour (OBS2-4) et ≥<!--> <!-->4<!--> <!-->heures/jour (OBS<!--> <!-->≥<!--> <!-->4).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Au total, 11 166 patients (67 % d’hommes ; 60<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans ; IMC 32<!--> <!-->±<!--> <!-->7<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>) ont été suivis 1 an. L’observance moyenne à 1 mois était de 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2,1<!--> <!-->heures/nuit (80 % des patients étaient dans la classe OBS<!--> <!-->≥<!--> <!-->4 ; 13,4 % en OBS2-4 et 6,6 % en OBS<!--> <!--><<!--> <!-->2). Le nombre d’interventions du PSAD sur la 1<sup>re</sup> année était significativement différent selon la classe d’observance à 1 mois (OBS<!--> <!-->≥<!--> <!-->4 : 5,4<!--> <!-->±<!--> <!-->3,4 interventions ; OBS2-4 : 6,5<!--> <!-->±<!--> <!-->4,0 ; OBS<!--> <!--><<!--> <!-->2 : 7,6<!--> <!-->±<!--> <!-->4,3, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), et ce, pour chaque catégorie d’intervention (appel, visite à domicile, changement de masque). L’augmentation de l’observance était significative dans les 5 premiers mois (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et cette augmentation était l’âge, le sexe et le nombre d’interventions du PSAD.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Chez des patients nouvellement appareillés, l’observance s’améliore au cours du temps. L’intensité des interventions du PSAD dépend de l’observance du patient à la PPC.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 37"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986716","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Ivan Igor Gaez , Elpidio Attoh-Mensah , Clément Nathou , Lydie Vincent , Marc Joliot , Luc Brun , Mikaël Naveau , Olivier Etard
{"title":"La somnolence augmente la connectivité cérébrale fonctionnelle observée en IRM fonctionnelle de repos","authors":"Ivan Igor Gaez , Elpidio Attoh-Mensah , Clément Nathou , Lydie Vincent , Marc Joliot , Luc Brun , Mikaël Naveau , Olivier Etard","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.034","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les modifications de la CF mesurée en IRMf et induites par le sommeil ont fait l’objet de nombreuses études montrant, notamment, qu’il existait une nette augmentation de la CF lors du stade N1. Cependant, la période d’établissement du N1 reste peu étudiée, particulièrement dans les conditions de l’IRM. Notre objectif était d’analyser l’impact de cet état de somnolence sur les données d’IRMf de repos.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Une séquence d’IRM fonctionnelle de repos a été réalisée chez 50 sujets jeunes indemnes de pathologies (IRM GE 3T SIGNA Premier, TR<!--> <!-->=<!--> <!-->1<!--> <!-->s, TE<!--> <!-->=<!--> <!-->30<!--> <!-->ms, angle de bascule<!--> <!-->=<!--> <!-->62°, 2700 volumes). La consigne était de garder les yeux ouverts sans dormir et de laisser aller son esprit sans avoir d’activité cognitive construite. L’indice PERCLOS, calculé sur la vidéo de surveillance des sujets à l’aide d’un algorithme développé dans le laboratoire, a permis de classer le niveau de somnolence des sujets (éveillé, probablement somnolent, somnolent et endormi). Une analyse temps fréquence des signaux IRMf regroupé d’abord en ROI à l’aide du template AAL puis séparé en fonction du niveau de vigilance, a ensuite été réalisée.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’amplitude des oscillations du signal IRMf dans la bande de fréquence sous-tendant la connectivité fonctionnelle augmente significativement avec l’augmentation de l’indice PERCLOS.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ces résultats sont en faveur d’une augmentation de la CF précédant l’établissement du N1 contrairement aux données de la littérature. Le niveau de somnolence doit donc être soigneusement pris en compte lors des études d’IRMf de repos.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985517","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Lina Jeantin, Dimitri Psimaras, Isabelle Arnulf, Ana Gales, Maxime Patout
{"title":"Troubles respiratoires sommeil des encéphalites auto-immunes (EAI)","authors":"Lina Jeantin, Dimitri Psimaras, Isabelle Arnulf, Ana Gales, Maxime Patout","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.064","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les EAI s’accompagnent de troubles neurologiques du sommeil. À ce jour, peu de données existent sur les troubles respiratoires du sommeil (TRS) associés aux EAI.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude monocentrique rétrospective incluant les patients avec une EAI admis pour vidéo-polysomnographie (VPSG) de juin 2019 à juillet 2023. Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) était défini par un index d’apnées hypopnées (IAH)<!--> <!-->><!--> <!-->5/h. L’hypoventilation alvéolaire (HVA) était définie selon les critères de l’<em>American Academy of Sleep Medicine</em> ou par une hypercapnie diurne nécessitant une ventilation non invasive (VNI).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Quarante-deux patients (6 anti-LGI-1, 6 anti-GAD65, 5 anti-CASPR2, 4 anti-IgLON5, 2 anti-Ma2, 2 anti-NMDA, 1 anti-SOX1, 1 anti-DR2, 15 séronégatifs) ont été inclus. Vingt-trois (54,8 %) étaient des hommes, l’âge médian était de 60 [40,69] ans, la VPSG était réalisée à 6,8 [2,5, 19,0] mois du diagnostic. Un TRS était identifié chez 29 (69 %) patients. Un SAS était identifié chez 18 (43 %) patients (anti-LGI-1 : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6, 100 %, anti-CASPR2 : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4, 80 % et EAI séronégatives : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8, 53 %) avec un IAH à 19,9 [10,95, 30,35]/h avant appareillage. Une HVA était identifiée chez 9 (21 %) patients (anti-IgLON-5 : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4, 100 %, EAI séronégatives : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5, 45,5 %). Dix-huit (43 %) patients nécessitaient un appareillage, 12 par pression positive continue et 6 par VNI. L’évolution était marquée par 3 (7 %) décès et 3 (7 %) rechutes. L’évolution vers le décès/rechute ne différait pas selon l’existence d’un TRS (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,89).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Les TRS sont fréquents dans les EAI et doivent être dépistés lors de leur prise en charge.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 26"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986591","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}