Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102633
Dr P. Rannaud-Bartaire
{"title":"Mesures de santé environnementales – les perturbateurs endocriniens dans ma maison","authors":"Dr P. Rannaud-Bartaire","doi":"10.1016/j.ando.2026.102633","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102633","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Présenter une approche innovante de soins, les mesures de santé environnementales (MSE), qui intègrent les connaissances scientifiques sur les perturbateurs endocriniens (PE) et visent à réduire activement l’exposition environnementale chez les patients atteints de pathologies endocriniennes. Illustrer cette approche en endocrinologie pédiatrique et présenter un outil pédagogique dédié.</div></div><div>Présenter une approche innovante de soins, les mesures de santé environnementales (MSE), qui intègrent les connaissances scientifiques sur les perturbateurs endocriniens (PE) et visent à réduire activement l’exposition environnementale chez les patients atteints de pathologies endocriniennes. Illustrer cette approche en endocrinologie pédiatrique et présenter un outil pédagogique dédié.</div><div><h3>Matériel/patients et méthodes</h3><div>Les MSE reposent sur l’identification des principales sources d’exposition aux PE (alimentation, emballages, cosmétiques, environnement intérieur) et sur un accompagnement personnalisé des familles. Elles s’appuient sur des outils pédagogiques structurés, notamment le site <span><span>https://lesperturbateursendocriniens-mamaison.com/</span><svg><path></path></svg></span>, associés à un suivi régulier favorisant l’adhésion. Cette démarche est illustrée par une application en pratique clinique pédiatrique, notamment à travers une étude prospective interventionnelle qui évalue différents paramètres (cliniques, IRM, paramètres hormonaux, métaboliques, toxicologiques et épigénétiques) avant et après l’intervention par MSE (étude clinique PENELOPE).</div></div><div>Les MSE reposent sur l’identification des principales sources d’exposition aux PE (alimentation, emballages, cosmétiques, environnement intérieur) et sur un accompagnement personnalisé des familles. Elles s’appuient sur des outils pédagogiques structurés, notamment le site <span><span>https://lesperturbateursendocriniens-mamaison.com/</span><svg><path></path></svg></span>, associés à un suivi régulier favorisant l’adhésion. Cette démarche est illustrée par une application en pratique clinique pédiatrique, notamment à travers une étude prospective interventionnelle qui évalue différents paramètres (cliniques, IRM, paramètres hormonaux, métaboliques, toxicologiques et épigénétiques) avant et après l’intervention par MSE (étude clinique PENELOPE).</div><div><h3>Résultats</h3><div>Les critères d’évaluation incluent l’évolution clinique des signes pubertaires, ainsi que les variations des niveaux d’exposition aux PE (questionnaires et biomonitoring urinaire et capillaire), de l’adiposité, des paramètres biologiques et des profils épigénétiques. Cette approche permet une analyse intra-individuelle des modifications après intervention et constitue un modèle transposable d’intégration des MSE dans le parcours de soins.</div></div><div>Les critères d’évaluation incluent l’évolution clinique des signes pubertaires, ainsi que les variations d","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102633"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149156987","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102677
Dr C. Ghander, Dr E. Koumakis, Dr A. Attia, Dr J.P. Bertocchio, Pr C. Buffet, Pr T. Cuny
{"title":"Fragilité osseuse sous palopegtériparatide dans l’hypoparathyroïdie : existe-t-il un risque fracturaire à l’initiation du traitement ? À propos de 2 cas","authors":"Dr C. Ghander, Dr E. Koumakis, Dr A. Attia, Dr J.P. Bertocchio, Pr C. Buffet, Pr T. Cuny","doi":"10.1016/j.ando.2026.102677","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102677","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.</div></div><div>L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.</div><div><h3>Objectif</h3><div>Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.</div></div><div>Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.</div><div><h3>Résultat</h3><div>Cas n<sup>o</sup> 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5<!--> <!-->DS à −2,5<!--> <!-->DS et au rachis de −1,6<!--> <!-->DS à −2,2<!--> <!-->DS en 6 mois. Cas n<sup>o</sup> 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4<!--> <!-->DS (L1–L4) avant traitement à −0,4<!--> <!-->DS et −0,6<!--> <!-->DS 6 mois après.</div></div><div>Cas n<sup>o</sup> 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5<!--> <!-->DS à −2,5<!--> <!-->DS et au rachis de −1,6<!--> <!-->DS à −2,2<!--> <!-->DS en 6 mois. Cas n<sup>o</sup> 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4<!--> <!-->DS (L1–L4) avant traitement à −0,4<!--> <!-->DS et −0,6<!--> <!-->DS 6 mois après.</div><div><h3>Discussion</h3><div>Il s’agit d’une première description de fracture sous PPT. Nous discuterons les hypothèses physiopathologiques et les publications concernant l’impact osseux du PPT sur un os adynamique avec fragilité osseuse non objectivée à l’ostéodensitométrie, et proposerons que, selon les situations (femme ménopausée, antécédent de fractures, activité phy","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102677"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149156992","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102685
Pr R. Coutant, Pr B.S. Miller, Pr J. Blair, Dr M. Højby, Pr J. Jan Frystyk, Pr A. Maniatis, Dr T. Leunbach, Pr J. Mori, Pr J.H. Choi, Pr V. Böttcher
{"title":"Étude REAL 4 : efficacité et sécurité du somapacitan chez les enfants présentant un GHD – résultats à 4 ans","authors":"Pr R. Coutant, Pr B.S. Miller, Pr J. Blair, Dr M. Højby, Pr J. Jan Frystyk, Pr A. Maniatis, Dr T. Leunbach, Pr J. Mori, Pr J.H. Choi, Pr V. Böttcher","doi":"10.1016/j.ando.2026.102685","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102685","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>REAL4 était un essai randomisé, international, ouvert et contrôlé par comparateur actif. Présentation des résultats à 4 ans.</div></div><div>REAL4 était un essai randomisé, international, ouvert et contrôlé par comparateur actif. Présentation des résultats à 4 ans.</div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les participants traités par somapacitan à 0,16<!--> <!-->mg/kg/semaine pendant 4 ans constituaient le groupe somapacitan-somapacitan ; ceux switché d’une GH quotidienne vers le somapacitan après 1 an constituaient le groupe switch.</div></div><div>Les participants traités par somapacitan à 0,16<!--> <!-->mg/kg/semaine pendant 4 ans constituaient le groupe somapacitan-somapacitan ; ceux switché d’une GH quotidienne vers le somapacitan après 1 an constituaient le groupe switch.</div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 4 ans, la vitesse de croissance (VC), la DS de taille, et le ratio âge osseux/âge chronologique sont restés comparables entre les groupes. La VC a atteint un pic à 1 an et est restée supérieure au niveau initial pendant les 3 années suivantes. Entre l’inclusion et l’année 4, la DS de taille moyenne a augmenté de façon continue, avec des variations de 2,2 (1,0) et 2,6 (1,2) dans les groupes somapacitan-somapacitan et switch. L’IGF-I est restée similaire et dans la plage normale dans les deux groupes après 1an. À 4 ans, les valeurs moyennes étaient de −0,3 (1,3) et −0,1 (1,5), respectivement. Le ratio moyen d’IGF-I bioactif/IGF-I total était plus faible dans le groupe somapacitan au pic (S26). La moyenne (écart-type) du BMI SDS est restée dans la plage normale jusqu’à l’année 4 dans les deux groupes (0,3 [1,0] et 0,2 [0,9] dans les groupes somapacitan-somapacitan et switch, respectivement). Aucun EI n’a conduit à l’arrêt du traitement. Les niveaux moyens d’HbA<sub>1c</sub> sont restés inférieurs à 5,5 %.</div></div><div>Sur 4 ans, la vitesse de croissance (VC), la DS de taille, et le ratio âge osseux/âge chronologique sont restés comparables entre les groupes. La VC a atteint un pic à 1 an et est restée supérieure au niveau initial pendant les 3 années suivantes. Entre l’inclusion et l’année 4, la DS de taille moyenne a augmenté de façon continue, avec des variations de 2,2 (1,0) et 2,6 (1,2) dans les groupes somapacitan-somapacitan et switch. L’IGF-I est restée similaire et dans la plage normale dans les deux groupes après 1an. À 4 ans, les valeurs moyennes étaient de −0,3 (1,3) et −0,1 (1,5), respectivement. Le ratio moyen d’IGF-I bioactif/IGF-I total était plus faible dans le groupe somapacitan au pic (S26). La moyenne (écart-type) du BMI SDS est restée dans la plage normale jusqu’à l’année 4 dans les deux groupes (0,3 [1,0] et 0,2 [0,9] dans les groupes somapacitan-somapacitan et switch, respectivement). Aucun EI n’a conduit à l’arrêt du traitement. Les niveaux moyens d’HbA<sub>1c</sub> sont restés inférieurs à 5,5 %.</div><div><h3>Discussion</h3><div>Le traitement par somapacitan pendant 4 ans initié d’emblée ou en ","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102685"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149143869","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.103062
S. Couturet
{"title":"Évaluation psycho-cognitive après rémission du syndrome de Cushing. Le point de vue de la neuropsychologue","authors":"S. Couturet","doi":"10.1016/j.ando.2026.103062","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.103062","url":null,"abstract":"<div><div>Les répercussions cognitives, thymiques et sur la qualité de vie sont bien décrites durant la phase active du syndrome de Cushing. Cependant, après la rémission de nombreux patients décrivent la persistance de ces troubles. Afin de caractériser ces séquelles, une évaluation neuropsychologique standardisée a été réalisée chez 67 patients en rémission chirurgicale ou présentant un syndrome de Cushing contrôlé médicalement. L’échantillon était majoritairement féminin, avec un âge moyen de 54 ans et une durée moyenne de rémission de 9 ans. L’évaluation comprenait un entretien clinique portant sur le retentissement fonctionnel, les plaintes cognitives et les modifications thymiques, des questionnaires évaluant la qualité de vie et l’humeur, ainsi qu’une batterie de tests neuropsychologiques (évaluant la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives). À l’issue de cette évaluation, 35 % des patients présentaient des symptômes anxieux et/ou dépressifs. Leur qualité de vie demeurait altérée, avec un écart de plus de 20 points par rapport à une population sans pathologie, et ils rapportaient un retentissement persistant des symptômes résiduels du syndrome de Cushing sur leur quotidien. En revanche, bien que 64 % des patients aient exprimé une plainte cognitive, leur performance moyenne aux tests neuropsychologiques était globalement dans la norme. <em>In fine</em>, malgré une rémission prolongée, les patients ayant eu un syndrome de Cushing présentent une altération persistante de la qualité de vie, une plainte cognitive fréquente et des symptômes anxieux ou dépressifs, ayant un impact significatif sur leur quotidien.</div></div><div>Les répercussions cognitives, thymiques et sur la qualité de vie sont bien décrites durant la phase active du syndrome de Cushing. Cependant, après la rémission de nombreux patients décrivent la persistance de ces troubles. Afin de caractériser ces séquelles, une évaluation neuropsychologique standardisée a été réalisée chez 67 patients en rémission chirurgicale ou présentant un syndrome de Cushing contrôlé médicalement. L’échantillon était majoritairement féminin, avec un âge moyen de 54 ans et une durée moyenne de rémission de 9 ans. L’évaluation comprenait un entretien clinique portant sur le retentissement fonctionnel, les plaintes cognitives et les modifications thymiques, des questionnaires évaluant la qualité de vie et l’humeur, ainsi qu’une batterie de tests neuropsychologiques (évaluant la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives). À l’issue de cette évaluation, 35 % des patients présentaient des symptômes anxieux et/ou dépressifs. Leur qualité de vie demeurait altérée, avec un écart de plus de 20 points par rapport à une population sans pathologie, et ils rapportaient un retentissement persistant des symptômes résiduels du syndrome de Cushing sur leur quotidien. En revanche, bien que 64 % des patients aient exprimé une plainte cognitive, leur p","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 103062"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149143866","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.103063
M. Schlund, A. Chassagne
{"title":"Chirurgie des séquelles faciales de l’acromégalie","authors":"M. Schlund, A. Chassagne","doi":"10.1016/j.ando.2026.103063","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.103063","url":null,"abstract":"<div><div>L’acromégalie est une pathologie endocrinienne rare, caractérisée par une hypersécrétion d’hormone de croissance (GH). La GH aura un effet sur les structures de la face : peau, squelette, denture. En effet, la plainte d’une modification de l’apparence faciale constitue un des signes les plus fréquents permettant le diagnostic de la pathologie. Certaines modifications sont réversibles lorsque la pathologie est contrôlée mais d’autres persistent et peuvent requérir un traitement chirurgical. Les patients acromégales peuvent présenter une macroglossie, une malocclusion de classe III en lien avec un prognathisme mandibulaire, un excès de largeur mandibulaire, des pertes dentaires, une parodontopathie, des diastèmes interdentaires. Paradoxalement, les patients semblent moins sujets aux dysfonctions temporomandibulaires. La correction de la dysmorphose dento-squelettique faciale de classe III repose sur l’association d’un traitement orthodontique pour repositionner la denture associé à un traitement chirurgical par ostéotomie maxillo-mandibulaire. Une glossoplastie de réduction pour diminuer le volume lingual peut être associé à cette chirurgie. L’ostéotomie maxillo-mandibulaire est réalisée sous anesthésie générale par un abord endobuccal. Elle permet de repositionner les deux arcades dentaires (maxillaire et mandibulaire) dans le même temps opératoire avec un objectif fonctionnel (mastication, occlusion) mais aussi esthétique par un rétablissement de l’équilibre facial.</div></div><div>L’acromégalie est une pathologie endocrinienne rare, caractérisée par une hypersécrétion d’hormone de croissance (GH). La GH aura un effet sur les structures de la face : peau, squelette, denture. En effet, la plainte d’une modification de l’apparence faciale constitue un des signes les plus fréquents permettant le diagnostic de la pathologie. Certaines modifications sont réversibles lorsque la pathologie est contrôlée mais d’autres persistent et peuvent requérir un traitement chirurgical. Les patients acromégales peuvent présenter une macroglossie, une malocclusion de classe III en lien avec un prognathisme mandibulaire, un excès de largeur mandibulaire, des pertes dentaires, une parodontopathie, des diastèmes interdentaires. Paradoxalement, les patients semblent moins sujets aux dysfonctions temporomandibulaires. La correction de la dysmorphose dento-squelettique faciale de classe III repose sur l’association d’un traitement orthodontique pour repositionner la denture associé à un traitement chirurgical par ostéotomie maxillo-mandibulaire. Une glossoplastie de réduction pour diminuer le volume lingual peut être associé à cette chirurgie. L’ostéotomie maxillo-mandibulaire est réalisée sous anesthésie générale par un abord endobuccal. Elle permet de repositionner les deux arcades dentaires (maxillaire et mandibulaire) dans le même temps opératoire avec un objectif fonctionnel (mastication, occlusion) mais aussi esthétique par un rétablissement de l’équilibre ","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 103063"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149143844","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102636
Dr J. Sarfati, Pr B. Feve
{"title":"Comorbidités auto-immunes en consultation EDN : du dépistage au diagnostic","authors":"Dr J. Sarfati, Pr B. Feve","doi":"10.1016/j.ando.2026.102636","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102636","url":null,"abstract":"<div><div>Les pathologies auto-immunes sont très fréquentes en consultation d’endocrinologie. Elles peuvent, d’une part, être responsables de maladies endocriniennes, mais elles peuvent également interagir avec les signes cliniques, les traitements utilisés… Sont-elles toutes à dépister ? Quels en sont les points d’appel ? Quelle surveillance doit-on assurer ? Comment les prendre en charge ? Nous allons, autour de cas cliniques, discuter de toutes ces questions et vous proposer des réponses, appuyés sur la littérature.</div></div><div>Les pathologies auto-immunes sont très fréquentes en consultation d’endocrinologie. Elles peuvent, d’une part, être responsables de maladies endocriniennes, mais elles peuvent également interagir avec les signes cliniques, les traitements utilisés… Sont-elles toutes à dépister ? Quels en sont les points d’appel ? Quelle surveillance doit-on assurer ? Comment les prendre en charge ? Nous allons, autour de cas cliniques, discuter de toutes ces questions et vous proposer des réponses, appuyés sur la littérature.</div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102636"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149143846","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102635
Dr M. Duhamel, Dr A. Raffo-Romero, N. Hajjaji, M. Salzet
{"title":"Tumoroïdes comme outil d’étude du rôle du microenvironnement immunitaire ou de nouveaux traitements pharmacologiques dans le cancer du sein","authors":"Dr M. Duhamel, Dr A. Raffo-Romero, N. Hajjaji, M. Salzet","doi":"10.1016/j.ando.2026.102635","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102635","url":null,"abstract":"<div><div>Breast cancer encompasses multiple molecular subtypes with distinct biological behaviors, growth dynamics, and therapeutic responses. Reproducing this heterogeneity remains a major challenge for preclinical models. Three-dimensional (3D) tumoroids derived from patient samples represent a robust approach to preserve tumor architecture, cellular diversity, and subtype-specific features. We describe key considerations for the generation and maintenance of breast cancer tumoroids, emphasizing their capacity to preserve both inter- and intra-tumoral heterogeneity. Beyond differences between molecular subtypes (luminal, HER2-positive, triple-negative), tumoroids recapitulate the coexistence of diverse cellular populations within a single tumor, leading to variable growth dynamics, structural organization, and treatment sensitivities. We highlight how experimental parameters influence not only establishment efficiency and expansion, but also the preservation or drift of this heterogeneity over time. To better recapitulate tumor biology, increasing model complexity by incorporating components of the tumor microenvironment is essential. We present optimized and standardized approaches for co-culturing tumoroids with human macrophages. Functional analyses using flow cytometry and advanced imaging demonstrate that macrophages infiltrate tumoroids and significantly influence their molecular profiles, as well as their response to chemotherapy and emerging immunotherapy strategies. Particular attention is given to common technical pitfalls, including variability in sample quality and macrophage integration efficiency, along with practical troubleshooting strategies to improve robustness and reproducibility. Overall, these approaches provide transferable strategies to develop more physiologically relevant organoid systems, improving the predictive value of preclinical models and supporting the development of personalized therapeutic approaches.</div></div><div>Breast cancer encompasses multiple molecular subtypes with distinct biological behaviors, growth dynamics, and therapeutic responses. Reproducing this heterogeneity remains a major challenge for preclinical models. Three-dimensional (3D) tumoroids derived from patient samples represent a robust approach to preserve tumor architecture, cellular diversity, and subtype-specific features. We describe key considerations for the generation and maintenance of breast cancer tumoroids, emphasizing their capacity to preserve both inter- and intra-tumoral heterogeneity. Beyond differences between molecular subtypes (luminal, HER2-positive, triple-negative), tumoroids recapitulate the coexistence of diverse cellular populations within a single tumor, leading to variable growth dynamics, structural organization, and treatment sensitivities. We highlight how experimental parameters influence not only establishment efficiency and expansion, but also the preservation or drift of this heterogeneity over time. To","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102635"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149143920","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102625
Pr C. Andoniadou
{"title":"Endocrine stem cells in health and pathology","authors":"Pr C. Andoniadou","doi":"10.1016/j.ando.2026.102625","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102625","url":null,"abstract":"<div><div>The pituitary and adrenal glands are central to our ability to grow, reproduce, and respond to stress. Their activity depends on remarkable adaptability, yet the mechanisms that allow these organs to adjust hormone production across life remain poorly understood. Traditionally, stem cells in these glands were viewed as a backup reserve. Our research from the pituitary gland reveals a different story: stem cells act as active organisers, sending signals that stimulate growth, guide cell maturation, and even fine-tune hormone secretion. This principle is extended to the adrenal medulla, where we identify a population of postnatal stem cells with similar properties. Emerging findings indicate that dysregulated stem cell activity contribute to tumour pathogenesis. This talk will explore a new framework for endocrine plasticity, with implications for regenerative therapies and endocrine cancer.</div><div>Cynthia Andoniadou is Professor of Stem Cell Biology at the William Harvey Research Institute, Queen Mary University of London. Her research focuses on endocrine stem cells, their roles in development, homeostasis, regeneration and disease. Her work combines molecular genetics, multi-omic approaches and in vivo disease modelling to investigate stem cell function in the hypothalamic-pituitary-adrenal axis.</div></div><div>The pituitary and adrenal glands are central to our ability to grow, reproduce, and respond to stress. Their activity depends on remarkable adaptability, yet the mechanisms that allow these organs to adjust hormone production across life remain poorly understood. Traditionally, stem cells in these glands were viewed as a backup reserve. Our research from the pituitary gland reveals a different story: stem cells act as active organisers, sending signals that stimulate growth, guide cell maturation, and even fine-tune hormone secretion. This principle is extended to the adrenal medulla, where we identify a population of postnatal stem cells with similar properties. Emerging findings indicate that dysregulated stem cell activity contribute to tumour pathogenesis. This talk will explore a new framework for endocrine plasticity, with implications for regenerative therapies and endocrine cancer.</div><div>Cynthia Andoniadou is Professor of Stem Cell Biology at the William Harvey Research Institute, Queen Mary University of London. Her research focuses on endocrine stem cells, their roles in development, homeostasis, regeneration and disease. Her work combines molecular genetics, multi-omic approaches and in vivo disease modelling to investigate stem cell function in the hypothalamic-pituitary-adrenal axis.</div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102625"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149144171","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102607
M.C. Zennaro
{"title":"Diagnostic de l’hyperaldostéronisme primaire","authors":"M.C. Zennaro","doi":"10.1016/j.ando.2026.102607","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102607","url":null,"abstract":"<div><div>L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé en cas d’adénome surrénalien. Le traitement médical privilégie les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, notamment la spironolactone. Une surveillance de la rénine et un ajustement du traitement sont recommandés si l’hypertension persiste. Dans l’ensemble, ces procédures devraient permettre d’augmenter l’identification des cas d’HAP et d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de réduire les événements cardiovasculaires indésirables associés par la mise en place d’un traitement spécifique.</div></div><div>L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé e","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102607"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149144172","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Annales d'endocrinologiePub Date : 2026-09-01Epub Date: 2026-09-30DOI: 10.1016/j.ando.2026.102657
Dr M. Fayad, Dr R. M. El Zein, Dr N. Faedda, C. Saint-Donat, R. Chamoun, P. Rezvanisanijouybari, O. Koual, Dr L. Kong, G.D. Isabelle, Dr S. Baron, Dr O. Domenig, Dr M. Poglitsch, Dr F.L. Fernandes-Rosa, Pr E. Davies, Dr S. Boulkroun, Dr M.C. Zennaro
{"title":"Une boucle de régulation aldostérone – récepteur minéralocorticoïde maintient l’homéostasie et la plasticité de la zone glomérulée","authors":"Dr M. Fayad, Dr R. M. El Zein, Dr N. Faedda, C. Saint-Donat, R. Chamoun, P. Rezvanisanijouybari, O. Koual, Dr L. Kong, G.D. Isabelle, Dr S. Baron, Dr O. Domenig, Dr M. Poglitsch, Dr F.L. Fernandes-Rosa, Pr E. Davies, Dr S. Boulkroun, Dr M.C. Zennaro","doi":"10.1016/j.ando.2026.102657","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2026.102657","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Des études pangénomiques ont identifié CASZ1, un facteur de transcription et corépresseur du récepteur des minéralocorticoïdes (MR), comme gène de susceptibilité à l’HAP régulant la biosynthèse d’aldostérone. Le MR lie l’aldostérone et est exprimé dans la zone glomérulée (ZG) et les adénomes produisant de l’aldostérone (APA). Nous avons émis l’hypothèse que l’aldostérone et le MR pourraient être impliqués dans l’homéostasie corticosurrénalienne et la physiopathologie de l’HAP.</div></div><div>Des études pangénomiques ont identifié CASZ1, un facteur de transcription et corépresseur du récepteur des minéralocorticoïdes (MR), comme gène de susceptibilité à l’HAP régulant la biosynthèse d’aldostérone. Le MR lie l’aldostérone et est exprimé dans la zone glomérulée (ZG) et les adénomes produisant de l’aldostérone (APA). Nous avons émis l’hypothèse que l’aldostérone et le MR pourraient être impliqués dans l’homéostasie corticosurrénalienne et la physiopathologie de l’HAP.</div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Un modèle murin d’inactivation spécifique de Nr3c2, codant pour le Mr, dans la zone glomérulée (ZG) a été généré (MRKOAd, Cyp11b2-Cre::Nr3c2fl/fl) et croisé avec des souris rapportrices mTmG pour suivre le lignage cellulaire. Le phénotype surrénalien a été exploré par analyses morphologiques, moléculaires et snRNA-seq en conditions basales et après régime pauvre en sel (LSD).</div></div><div>Un modèle murin d’inactivation spécifique de Nr3c2, codant pour le Mr, dans la zone glomérulée (ZG) a été généré (MRKOAd, Cyp11b2-Cre::Nr3c2fl/fl) et croisé avec des souris rapportrices mTmG pour suivre le lignage cellulaire. Le phénotype surrénalien a été exploré par analyses morphologiques, moléculaires et snRNA-seq en conditions basales et après régime pauvre en sel (LSD).</div><div><h3>Résultats</h3><div>Les souris MRKOAd présentent des phénotypes sexuellement dimorphiques : augmentation de la taille de la ZG chez les femelles, augmentation du poids corporel chez les mâles. Une diminution de l’expression de Cyp11b2 est observée dans les deux sexes, sans modification de l’aldostérone, associée à une réduction de la prolifération et une activation de la voie PKA. Sous LSD, les réponses adaptatives morphologiques, transcriptomiques et hormonales sont atténuées chez les MRKOAd. Le snRNA-seq révèle une altération de la signalisation intercellulaire médiée par l’aldostérone chez les MRKOAd, particulièrement sous LSD.</div></div><div>Les souris MRKOAd présentent des phénotypes sexuellement dimorphiques : augmentation de la taille de la ZG chez les femelles, augmentation du poids corporel chez les mâles. Une diminution de l’expression de Cyp11b2 est observée dans les deux sexes, sans modification de l’aldostérone, associée à une réduction de la prolifération et une activation de la voie PKA. Sous LSD, les réponses adaptatives morphologiques, transcriptomiques et hormonales sont atténuées chez les MRKOAd. Le snRNA-seq révèle une ","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102657"},"PeriodicalIF":3.4,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"149153492","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}