Elodie Grégoire, Marie-Cécile De Cian, Aitana Perea-Gomez, Isabelle Gillot
{"title":"L’origine de l’ovaire n’est plus une énigme","authors":"Elodie Grégoire, Marie-Cécile De Cian, Aitana Perea-Gomez, Isabelle Gillot","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Communication par MC Chaboissier</h3><div>Le sexe de l’embryon est décidé au moment de la fécondation par la transmission paternelle du chromosome sexuel X ou Y et la transmission d’un chromosome X par la mère. C’est le processus de détermination du sexe qui initie la différenciation sexuelle de l’embryon, en favorisant le développement de l’ébauche gonadique en testicule chez l’embryon XY et en ovaire chez l’embryon XX. Le déterminant testiculaire a été découvert au début des années 1990. Il s’agit du gène <em>SRY</em>, situé sur le chromosome Y, nécessaire et suffisant pour induire le programme de développement mâle. Il a fallu plus de 30<!--> <!-->ans pour identifier le facteur initiant la différenciation ovarienne, un variant résultant d’épissage alternatif du suppresseur de la tumeur de Wilms, WT1. Cette isoforme est appelée -KTS par opposition à l’isoforme +KTS, qui contient les trois acides aminés supplémentaires Lysine, Thréonine et Sérine. L’isoforme -KTS est nécessaire pour induire le développement de l’ovaire chez les souris XX et peut empêcher le développement mâle lorsqu’elle est activée prématurément chez les embryons XY. Chez l’homme, la dérégulation de -KTS est responsable du syndrome de Frasier chez des patients de caryotype 46,XY atteints de néphropathie glomérulaire et de dysgénésie gonadique. Étant donné que -KTS agit très tôt au cours du développement, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de recherche sur le développement ovarien et permettra de mieux comprendre les réseaux de gènes impliqués dans de nombreux cas de troubles idiopathiques du développement du sexe.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 345"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142358728","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Un rôle de protéine porteuse pour les auto-anticorps dirigés contre les hormones peptidiques","authors":"Serguei O. Fetissov","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.014","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.014","url":null,"abstract":"<div><div>L’Homme présente naturellement des immunoglobulines (Ig) G circulantes réactives aux hormones peptidiques, telles que la corticotropine, l’ocytocine, la melanotropine, la ghréline, etc. Ces hormones étant des molécules endogènes, les IgG sont parfois appelées des auto-anticorps, ce qui implique une réaction auto-immune contre des auto-antigènes. Néanmoins, la présence constitutive de ces IgG chez l’homme en bonne santé suggère qu’elles exercent un rôle physiologique. En effet, plusieurs études récentes ont clarifié le rôle des IgG liant les hormones peptidiques en tant que molécules porteuses fonctionnelles de ces hormones. De telles IgG protègent les hormones de la dégradation dans le plasma et modulent leurs effets lorsqu’elles se lient à leurs récepteurs. De plus, la nature variable de la molécule d’IgG est à l’origine de différence de l’affinité de liaison des IgG vis-à-vis des hormones peptidiques, ce qui peut, par voie de conséquence, entraîner une augmentation ou une diminution de la signalisation peptidergique. Ce rôle modulateur des IgG semble être impliqué dans la régulation de nombreuses fonctions physiologiques et pourrait être pertinent dans certaines pathologies, telles que l’obésité, les troubles du comportement alimentaire et les troubles liés au stress. Par conséquent, les IgG portant les hormones peptidiques pourraient représenter une nouvelle cible thérapeutique d’intérêt.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Pages 347-348"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359212","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr F. Chasseloup , Dr L. Syx , Dr K. Ancelin , Dr N. Ladurelle , Dr L. Amazit , Dr F. Fiore , Dr B. Lambert , Dr S. Viengchareun , Dr L. Cloix , Dr M.L. Nunes , Mme A. Galioot , Dr M. Barbot , Dr D. Regazzo , Pr C. Scaroni , Pr F. Pattou , Pr D. Maiter , Pr S. Tsagarakis , Pr R. Desailloud , Dr P. Emy , Pr I. Bourdeau , Pr P. Kamenicky
{"title":"Conséquence de la perte fonctionnelle de la lysine déméthylase KDM1A sur la méthylation des histones, la conformation chromatinienne et expression génique dans l’hyperplasie macronodulaire bilatérale des surrénales GIP-dépendante","authors":"Dr F. Chasseloup , Dr L. Syx , Dr K. Ancelin , Dr N. Ladurelle , Dr L. Amazit , Dr F. Fiore , Dr B. Lambert , Dr S. Viengchareun , Dr L. Cloix , Dr M.L. Nunes , Mme A. Galioot , Dr M. Barbot , Dr D. Regazzo , Pr C. Scaroni , Pr F. Pattou , Pr D. Maiter , Pr S. Tsagarakis , Pr R. Desailloud , Dr P. Emy , Pr I. Bourdeau , Pr P. Kamenicky","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.084","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.084","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’hyperplasie macronodulaire bilatérale des surrénales GIP-dépendante (GIP-HBMS) est liée à l’inactivation génétique de l’histone déméthylase <em>KDM1A</em> et touche majoritairement les femmes (sex-ratio 12:1). Les conséquences de la perte fonctionnelle de KDM1A sur la méthylation des histones, le remodelage chromatinien et l’expression génique, et son possible rôle dans l’inactivation du chromosome X ne sont pas bien connues.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons analysés les échantillons GIP-HBMS et les échantillons d’HBMS indépendante du GIP (contrôles) par RNA-seq, ATAC-seq et ChIP-seq (H3K4me2 et H4K9me2).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons observé 993 gènes surexprimés et 399 gènes sousexprimés (p<sub>adj</sub> <!--><<!--> <!-->0,05 et |logFC|<!--> <!-->><!--> <!-->1), et 4244 régions chromatiniennes différemment ouvertes et 3141 régions différemment fermées (p<sub>adj</sub> <!--><<!--> <!-->0,05 et |logFC|<!--> <!-->><!--> <!-->1) dans GIP-HBMS par rapport aux contrôles. Il existe une corrélation linéaire entre l’ouverture de la chromatine et le profil transcriptomique (r<!--> <!-->=<!--> <!-->0,58 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->2,2e-16). La région promotrice de GIPR figurait parmi les régions chromatiniennes les plus ouvertes ayant pour conséquences sa surexpression majeure dans GIP-HBMS. Nous avons identifié 45 gènes liés à l’X surexprimés et 8 sous-exprimés (p<sub>adj</sub> <!--><<!--> <!-->0,05 et |logFC|<!--> <!-->><!--> <!-->1) dans GIP-HBMS, sans déséquilibre global du dosage des transcrits liés à l’X chez les femmes.</div></div><div><h3>Conclusion/perspectives</h3><div>La perte fonctionnelle de KDM1A entraine un remodelage majeur de la chromatine, ayant pour conséquence une dérégulation globale de l’expression génique. La surexpression des gènes liés à l’X suggère un défaut d’inactivation du chromosome X. Les analyses par FlashSeq-scRNAseq, et par ChIP-seq sont en cours.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Pages 375-376"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359219","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Implication de l’histone déméthylase KDM1A dans la spermatogenèse","authors":"Dr M. Ghouali, Dr S. Trabado, Pr P. Kamenicky","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.099","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.099","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>KDM1A est un contrôleur de la transcription des gènes dans les spermatogonies et est essentiel pour le maintien et la différenciation des cellules souches spermatogoniales et des progéniteurs. Cependant, on ne sait pas si cette lysine déméthylase est importante pendant la méiose.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons exposé des rats adultes Wistar Han à un inhibiteur pharmacologique de KDM1A, l’ORY-1001, à une dose de 2<!--> <!-->μg/kg/j pendant 10 semaines. Nous avons étudié l’impact de ce traitement sur la production des spermatozoïdes épididymaires et sur le profil hormonal stéroïdien sérique. Nous avons également investigué les propriétés sécrétoires des testicules en dosant l’hormone anti-müllérienne et l’inhibine B testiculaires et spermatiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons d’abord constaté une diminution du rapport Testostérone/Dihydrotestostérone chez les rats traités par rapport aux rats témoins. Cela suggère que le traitement avec ORY-1001 pourrait avoir un effet sur le métabolisme des hormones stéroïdes chez les rats. Ensuite, il est noté que les paramètres spermatiques n’ont pas été modifiés par le traitement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’absence de modification des paramètres spermatiques chez les rats traités illustre l’absence d’implication de KDM1A dans les divisions méiotiques de la spermatogenèse. La diminution du rapport Testostérone/Dihydrotestostérone chez les rats traités par rapport aux rats témoins malgré une expression normale de la 17β-Hydroxystéroïde déhydrogenase suggère une activité altérée de 17β-Hydroxystéroïde dehydrogenase et/ou une augmentation de l’expression périphérique ou de l’activité de la 5 alpha-réductase sous l’effet de l’ORY-1001.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 383"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359179","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Nouveaux traitements de l’hypertriglycéridémie","authors":"Pr René Valero","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.016","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.016","url":null,"abstract":"<div><div>L’hypertriglycéridémie s’associe à un risque de pancréatite aiguë notamment si elle est sévère (><!--> <!-->5<!--> <!-->g/L) ou extrême (><!--> <!-->10<!--> <!-->g/L) et un risque de maladies cardiovasculaires athéromateuses. Au-delà de l’élévation du taux de LDL-cholestérol, de nombreuses données épidémiologiques, génétiques et biologiques, montrent que l’élévation des lipoprotéines riches en triglycérides (LRT) reflétée par le dosage sanguin des triglycérides représente un facteur causal d’athérosclérose. Les essais cliniques des traitements historiques de l’hypertriglycéridémie : les fibrates et les acides gras oméga-3 sont peu convaincants sur la réduction du risque cardiovasculaire, en dehors d’analyses post-hoc et de l’étude REDUCE-IT qui a montré une réduction majeure des événements cardiovasculaires, même si cet effet bénéfique n’est pas dû qu’à la baisse des triglycérides. De nouveaux traitements sont disponibles ou en développement. Ces traitements agissent principalement en favorisant le catabolisme des LRT par blocage de 2 inhibiteurs de la lipoprotéine lipase (LPL) et/ou en favorisant le captage hépatique des particules résiduelles des LRT. Le 1<sup>er</sup> inhibiteur de la LPL est l’apoprotéine C-III qui peut être inhibée par 2 oligonucléotides anti-sens : le volanesorsen ou l’olezarsen ou par un siRNA : le plozasiran. Le 2<sup>e</sup> inhibiteur est l’angiopoietin-like 3 (ANGPTL3) qui peut être inhibée par un anticorps monoclonal : evinacumab ou un siRNA : zodasiran. D’autre part, des agonistes du <em>fibroblast growth factor 21</em> (FGF21) sont en cours de développement. L’ensemble de ces nouveaux traitements a montré une excellente efficacité concernant la baisse du taux de triglycérides mais des essais cliniques de suivi des événements cardiovasculaires sont nécessaires.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 348"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142358723","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr A. Carretti , Dr G. Kielwasser , Dr M. Peiffert , Dr K. Thia Soui Tchong , Dr T. Bogaciu , Pr E. Jouanneau , Dr H. Lasolle , Dr S. Castellnou , Dr R. Manet , Dr J. Abeillon
{"title":"Efficacité du teprotumumab en autorisation temporaire d’utilisation sur la neuropathie optique dysthyroïdienne résistante aux traitements médical et chirurgical conventionnels","authors":"Dr A. Carretti , Dr G. Kielwasser , Dr M. Peiffert , Dr K. Thia Soui Tchong , Dr T. Bogaciu , Pr E. Jouanneau , Dr H. Lasolle , Dr S. Castellnou , Dr R. Manet , Dr J. Abeillon","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.045","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.045","url":null,"abstract":"<div><div>La neuropathie optique dysthyroïdienne (NOD) est une complication rare, mais sévère de l’orbitopathie basedowienne (OB). Notre groupe avait déjà montré que seulement 70 % des patients traités pour NOD selon les recommandations EUGOGO ont une réponse significative. Le teprotumumab est un inhibiteur de l’IGF-1R qui améliore significativement l’inflammation et l’exophtalmie, mais son action sur la NOD est peu connue.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Étude observationnelle rétrospective monocentrique évaluant l’efficacité du teprotumumab sur la NOD résistante aux traitements conventionnels (corticoïdes forte dose et décompression chirurgicale).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Six patients (5 F et 1 H), 8 yeux au total, avec DON résistante ont reçu 4 à 8 perfusions de teprotumumab entre 07/2021 et 02/2023. Le suivi médian était de 53 semaines [36–69]. La récupération a été définie selon l’amélioration de l’acuité visuelle (BCVA) et du champ visuel (MD).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À l’inclusion la BCVA médiane était 0,41 LogMAR [0,17–0,62] et le déficit médian du champ visuel (MD) était de 3,3<!--> <!-->dB [2,8–3,9].</div><div>Au dernier suivi 7/8 (87,5 %) yeux présentaient une récupération significative, la BCVA médiane était 0,02 logMAR [0,00–0,11] avec une amélioration médiane du MD de 74 % [35–92]. Le SAC médian était passé de 4/7 [4–6,23] à 1 [0–2,25], et la protrusion de 24<!--> <!-->mm [20,7–25,5] à 20,5<!--> <!-->mm [16,5–21].</div><div>Deux patients ont interrompu le traitement après 4 et 6 perfusions en raison d’effets secondaires. Deux patients ont nécessité un traitement complémentaire pour réactivation inflammatoire sans dégradation visuelle.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>cette étude montre des résultats très prometteurs sur l’efficacité du teprotumumab dans le cadre d’une NOD résistante.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Pages 358-359"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359311","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr A. Eires , Dr L. Cattieuw , Dr P.A. Jarrot , Pr A. Varoquaux , Dr N. Sahakian , Dr G. Darrason , Dr F. Dalmas , Pr T. Cuny
{"title":"Évolution de l’aspect IRM de l’orbitopathie dysthyroïdienne chez des patients traités selon le protocole EUGOGO","authors":"Dr A. Eires , Dr L. Cattieuw , Dr P.A. Jarrot , Pr A. Varoquaux , Dr N. Sahakian , Dr G. Darrason , Dr F. Dalmas , Pr T. Cuny","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.044","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.044","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La place de l’IRM dans la stratégie de suivi de l’orbitopathie dysthyroïdienne (OD) reste mal définie, en particulier pour évaluer la réponse au protocole EUGOGO.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Analyser l’évolution de l’aspect IRM de l’OD chez des patients traités par le protocole EUGOGO, en fonction du score d’activité clinique (SAC).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Étude de cohorte rétrospective, monocentrique incluant 47 patients traités selon le protocole EUGOGO pour une OD au CHU de Marseille entre 2021 et 2023. Suivi par IRM orbitaire (séquence T2 FAT/SAT) à trois temps : avant corticothérapie (T0), après la cure 6 (T1), après la cure 12 (T2). Les patients ont été répartis en 3 sous-groupes (corticosensibilité, corticodépendance ou corticorésistance) à T2, selon l’évolution IRM (hypersignal T2) et celle du SAC. Dans ce dernier cas, une seule valeur rapportée signifiait une atteinte strictement unilatérale ou d’activité équivalente entre OG/OD.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À T0, 89 % des patients présentaient une exophtalmie bilatérale, symétrique (84 % des cas), de grade 3 (1/3 des cas), avec un SAC moyen de 3,70. Ce dernier diminuait à T1 (2,19) et T2 (1,96) (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Seize sur 27 (63 %) patients présentaient une corticosensibilité (SAC<!--> <!--><<!--> <!-->3 à T2), 5 (18,5 %) une corticodépendance (SAC amélioré entre T0/T1, dégradation/stabilité entre T1/T2) et 5 (18,5 %) une corticorésistance (absence d’amélioration, aggravation du SAC). En IRM, à T2 la corticosensibilité était de 22 %, la corticodépendance de 46,7 % et la corticorésistance de 31 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’appréciation IRM de l’OD met en évidence une proportion plus importante d’activité résiduelle comparativement au SAC et plaide pour une stratégie thérapeutique personnalisée.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 358"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359271","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr H. Dupuis, Mme L. Van Es, Pr O. Ernst, Pr P. Pigny, Pr M.C. Vantyghem
{"title":"Évaluation de la sclérostine dans le syndrome de lipodystrophie partielle familiale de type 2 (FPLD2), un modèle d’insulinorésistance sans obésité","authors":"Dr H. Dupuis, Mme L. Van Es, Pr O. Ernst, Pr P. Pigny, Pr M.C. Vantyghem","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.076","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.076","url":null,"abstract":"<div><div>L’impact de l’insulino-résistance sur la masse osseuse reste incertain. La sclérostine inhibe la formation osseuse ostéoblastique et s’élève avec le vieillissement, le diabète, l’obésité et l’insuffisance rénale. Le but de cette étude était de déterminer l’influence de l’insulinorésistance sur la sclérostine sanguine, dans les FPLD2, un modèle d’insulino-résistance sans surpoids.</div></div><div><h3>Patients</h3><div>Quatre groupes de femmes ont été comparés : 19 FPLD2 (variant <em>LMNA R482)</em>, 12 obèses diabétiques (OD), 15 obèses non diabétiques (OND) et 11 témoins sains minces (PHRC-2009_09/094).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les marqueurs métaboliques, phosphocalcique, la leptine, le peptide-C, la sclérostine, le pourcentage de masse grasse (%MG) et le Z-score (DEXA), la masse grasse intra-abdominale (MGIA) et totale (IRM) ont été recueillis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge ne différait pas entre les 4 groupes sauf chez les OD plus âgés que les FPLD2, sans différence entre les taux de sclérostine et créatinine. L’IMC, le %MG, la MGIA et le rapport MGIA/totale différaient entre les 4 groupes. Sclérostine, triglycérides et peptide-C étaient plus élevés chez les FPLD2 que chez les témoins, mais ne différaient pas des groupes obèses. La leptinémie était plus élevée dans les groupes obèses que FPLD2 et témoins. Dans toute la population, la sclérostine était positivement corrélée à l’âge, l’HbA1c, le Z-score, la MGIA, les triglycérides et le peptide-C.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La sclérostine était corrélée aux marqueurs biologiques d’insulino-résistance, à la graisse viscérale, mais également au Z-score. Dans les FPLD2, les valeurs élevées de sclérostine n’étaient pas associées à une ostéoporose, peut-être en raison de l’insulino-résistance qui augmente l’ostéocalcine.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 372"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359273","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr L. Thomeret , Dr F. Bonnet-Serrano , Mme N. Benanteur , Dr P. Vaduva , Dr F. Violon , Dr L. Bouys , Dr B. Ragazzon , Dr A. Berthon , Mme K. Perlemoine , Mme C. Zientek , Dr S. Nakib , Dr M. Gaillard , Dr M. Sibony , Dr C. Laguillier-Morizot , Pr M.C. Menet , Dr L. Guignat , Dr R. Libe , Pr L. Groussin , Pr J. Guibourdenche , Dr A. Jouinot , Pr J. Bertherat
{"title":"La mesure directe des concentrations de stéroïdes dans le tissu des lésions bilatérales de la corticosurrénale révèle des discordances avec les concentrations circulantes","authors":"Dr L. Thomeret , Dr F. Bonnet-Serrano , Mme N. Benanteur , Dr P. Vaduva , Dr F. Violon , Dr L. Bouys , Dr B. Ragazzon , Dr A. Berthon , Mme K. Perlemoine , Mme C. Zientek , Dr S. Nakib , Dr M. Gaillard , Dr M. Sibony , Dr C. Laguillier-Morizot , Pr M.C. Menet , Dr L. Guignat , Dr R. Libe , Pr L. Groussin , Pr J. Guibourdenche , Dr A. Jouinot , Pr J. Bertherat","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.088","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.088","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les lésions corticosurrénaliennes bilatérales primitives (hyperplasies macronodulaires (PBMAH) et dysplasies micro-nodulaires pigmentées (PPNAD)) et secondaires à une maladie de Cushing (MC) sont responsables d’une sécrétion de stéroïdes d’intensité variable, objectivée par les dosages sanguins ou urinaires. Les variants pathogènes du gène <em>ARMC5</em> identifiés dans certaines PBMAH sont associés à un phénotype clinicoradiologique plus sévère. Notre travail a pour objectif de caractériser plus finement les altérations de la stéroïdogenèse dans ces lésions par la mesure directe des stéroïdes dans le tissu corticosurrénalien.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Les concentrations intra-tissulaires de 13 stéroïdes (4 glucocorticoïdes, 2 minéralocorticoïdes, 5 androgènes, 2 précurseurs) ont été déterminées en LC-MS/MS, dans 38 échantillons issus de pièces de surrénalectomie (6 PBMAH <em>ARMC5-</em>sauvage, 7 PBMAH <em>ARMC5</em>-muté, 9 PPNAD, 7 surrénales de MC, 9 surrénales normales (SN)).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les MC présentaient des concentrations intra-tissulaires de glucocorticoïdes et d’androgènes plus élevées que les SN, concordantes avec les taux circulants. Les concentrations intra-tissulaires de stéroïdes étaient globalement plus basses dans les PBMAH <em>ARMC5</em>-muté que dans les PBMAH <em>ARMC5</em>-sauvage (cortisol : médiane [IQR]<!--> <!-->=<!--> <!-->5976 [3201–16741] vs 26971 [18069–44509] nmol/kg, <em>p</em> <em>=</em> <em>0,02</em>). La testostérone intra-tissulaire était élevée (entre 256 et 595 nmol/kg vs 40,3 [15,6–99,7] nmol/kg dans les SN) dans 4/9 PPNAD, (2F/2<!--> <!-->M).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats confortent l’hypothèse d’une stéroïdogenèse inefficace en cas d’inactivation du gène <em>ARMC5</em> dans les PBMAH. Les taux élevés de testostérone intra-tissulaire mesurés dans certaines PPNAD, non retrouvés au niveau circulant, interrogent sur la régulation de l’export des stéroïdes.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 378"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359222","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dr S. Lemaire , Dr G. Marret , Dr A. Italiano , Dr A. Jannin , Dr M. Haissaguerre , Dr A. Lugat , Dr C. Sajous , Dr S. Laboureau , Dr F. Eas , Dr H. Lasolle , Dr D. Drui , Pr A. Tabarin , Dr C. Do Cao , Dr J. Hadoux , Dr S. Moog , Dr R. Libe , Dr C. Massard , Dr E. Baudin , Dr S. Hescot
{"title":"RCP moléculaire et corticosurrénalomes : données en vie réelle du réseau ENDOCAN-COMETE","authors":"Dr S. Lemaire , Dr G. Marret , Dr A. Italiano , Dr A. Jannin , Dr M. Haissaguerre , Dr A. Lugat , Dr C. Sajous , Dr S. Laboureau , Dr F. Eas , Dr H. Lasolle , Dr D. Drui , Pr A. Tabarin , Dr C. Do Cao , Dr J. Hadoux , Dr S. Moog , Dr R. Libe , Dr C. Massard , Dr E. Baudin , Dr S. Hescot","doi":"10.1016/j.ando.2024.08.062","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2024.08.062","url":null,"abstract":"<div><div>Au stade métastatique, il est recommandé de proposer une étude moléculaire aux patients porteurs de corticosurrénalome afin d’identifier une potentielle cible thérapeutique. L’impact de la médecine de précision sur la prise en charge de ces patients n’est pas connu.</div><div>L’objectif de notre étude rétrospective multicentrique était de décrire les inclusions en RCP moléculaire des patients du réseau ENDOCAN-COMETE avec corticosurrénalomes métastatiques.</div><div>Nous avons inclus 78 patients, suivis entre 2002 et 2022 au sein du réseau ENDOCAN-COMETE pour un corticosurrénalome métastatique et ayant bénéficié d’un profil moléculaire (PM) selon les méthodes de chaque centre. Les PM, réalisés sur le primitif, une métastase ou sur biopsie liquide dans 53,9, 31,6 et 14,5 % des cas ont permis d’identifier une anomalie chez 57 patients. Les anomalies moléculaires retrouvées impliquaient majoritairement les gènes TP53 (29,5 %), RB1 (10,3 %), CTNNB1 (10,3 %) et CDKN2A (6,4 %). Douze patients ont bénéficié d’une thérapie basée sur leur analyse moléculaire dont 2 patients un traitement par immunothérapie basé sur un statut MSI. Le taux de contrôle de la maladie pour ces 12 patients était de 25 % dont 1 réponse partielle et 1 stabilité. Le rôle pronostique de ces anomalies moléculaires ainsi que le ratio de PFS des patients ayant reçu un traitement ciblé sont en cours d’étude.</div><div>Cette étude est la première à décrire les résultats de la médecine de précision dont le bénéfice est rare dans l’ensemble. La principale anomalie P53 n’est à ce jour pas ciblable mais il est pertinent de rechercher le statut MSI chez ces patients.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"85 5","pages":"Page 366"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2024-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142359182","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}