{"title":"Le rôle de l’activité cérébrale pendant le sommeil paradoxal (SP) dans un modèle de dépression chez la souris","authors":"Justin Malcey, Blandine Duval, Renato Maciel, Amarine Chancel, Sébastien Cabrera, Patrice Fort, Pierre-Hervé Luppi","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.046","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.046","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Plusieurs études ont montré que le sommeil paradoxal (SP) joue un rôle dans le traitement des souvenirs émotionnels. Une telle régulation pourrait être perturbée chez les patients souffrant de dépression car ils présentent des quantités accrues de PS. Pour tester cette hypothèse, nous chercherons à déterminer dans un modèle murin de dépression, induit par un stress chronique, s’il existe des modifications de l’activation des structures corticales lors du SP conduisant au renforcement des souvenirs émotionnels négatifs.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous utilisons des souris TRAP2CreERT2-Red qui nous permettent de cartographier au niveau cellulaire chez le même animal l’activité neuronale du cerveau entier à deux moments successifs. Nous comparons actuellement le niveau d’activation corticale lors de l’hypersomnie de SP avant (neurones tdtomato+) et après (neurones c-Fos+) l’exposition des souris à un protocole de stress léger chronique imprévisible (UCMS) pendant 3 semaines.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Nos résultats préliminaires valident le protocole UCMS pour induire des symptômes de type dépressif, induisant notamment une augmentation des quantités de PS après seulement 5<!--> <!-->jours de stress. Nous avons observé une diminution de l’activation neuronale dans certaines zones corticales pendant le SP après 3 semaines de stress (2<sup>e</sup> condition) par rapport au contrôle (1<sup>re</sup> condition).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Des analyses du cerveau entier nous aideront à déterminer l’effet global du stress chronique sur les réseaux corticaux, y compris le réseau neuronal contrôlant l’expression du SP.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 19"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985518","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Microbiote intestinal et sommeil chez les enfants de 3,5 ans d’une cohorte de naissance française","authors":"Zeinab Houshialsadat , Cécile Zaros , Marie-José Butel , Marie-Aline Charles , Gaël Toubon , Sabine Plancoulaine","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.028","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.028","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Évaluer les associations entre composition et diversité du MI et des clusters de sommeil, incluant durées de sommeil et fréquence des difficultés d’endormissement et des réveils nocturnes, chez 597 enfants de 3,5 ans.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les clusters de sommeil ont été identifiés par Latent Class Analysis. Le séquençage de l’ADNr 16S du MI a permis l’estimation de la diversité du MI (estimateur de Chao1, indice de Shannon et composition globale) ainsi que l’identification d’entérotypes. Les associations entre les clusters de sommeil et les indicateurs du MI ont été évaluées par régressions logistiques ou analyse de variance multivariée par permutations, ajustées/pondérées sur les facteurs de confusion. Les analyses ont aussi été stratifiées par sexe.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Nous avons identifié deux clusters de sommeil ; C1 avec peu/pas de troubles (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->447 enfants, 74,9 %), et C2 avec troubles (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->150, 25,1 %) et deux entérotypes ; E1 dominé par <em>Bacteroides</em> et <em>Faecalibacterium</em> (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->488 enfants, 81,7 %) et E2 dominé par Prevotella (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->109, 18,3 %). Aucune association n’a été observée entre les indicateurs du MI et les clusters de sommeil. Cependant, par rapport aux enfants de C1, les garçons de C2 avaient une plus grande diversité ou richesse du microbiote (Chao1), OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,30, IC 95 % (0,98–1,70) que les filles, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,86 (0,59–1,23).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Cette analyse transversale n’a pas montré d’association entre la composition et la diversité du microbiote et les clusters de sommeil à 3,5 ans. Cependant, les garçons avec troubles du sommeil à 3,5 ans avaient tendance à avoir une plus grande diversité de microbiote que les filles.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985956","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Mariem Lajili , Natacha Teissier , Benjamin Dudoignon , Charlotte Benoit , Sophie Bellanger , Laureline Kahn , Thierry van den Abbeele , Christophe Delclaux , Plamen Bokov
{"title":"La polysomnographie de sieste chez les nourrissons atteints de laryngomalacie comme outil pour prédire la stratégie thérapeutique","authors":"Mariem Lajili , Natacha Teissier , Benjamin Dudoignon , Charlotte Benoit , Sophie Bellanger , Laureline Kahn , Thierry van den Abbeele , Christophe Delclaux , Plamen Bokov","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.029","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.029","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Définir la place de la polysomnographie de sieste (PSGS) dans la prise en charge des nourrissons avec une laryngomalacie modérée à sévère et évaluer l’association entre la gravité du syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS), la prise pondérale et la gravité de la laryngomalacie.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude rétrospective ayant inclus tous les nourrissons avec une laryngomalacie isolée modérée à sévère adressés entre janvier 2019 et juin 2023 pour une polysomnographie de sieste. Les variables cliniques, les paramètres de la PSGS et les décisions de traitement ont été collectés. La vitesse de prise pondérale et sa corrélation avec les indices de la PSGS ont été évalués. Des analyses ont été réalisées pour prédire la décision thérapeutique en fonction des résultats de la PSGS.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Parmi les 39 nourrissons inclus (âge médian : 3,3 mois), 77 % présentaient un SAOS, dont 69 % étaient modéré à sévère (IAH<!--> <!-->><!--> <!-->5/h). La vitesse de prise pondérale était corrélée négativement avec les indices de gravité du SAOS, notamment l’indice d’hypopnée (IH) et l’IAH. Dans une analyse de régression logistique multiple prenant en compte la gravité du SAOS (IAH), la vitesse de prise pondérale et la gravité de la laryngomalacie, seul l’IAH a prédit la décision de traitement chirurgical ou de ventilation non invasive (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,1, IC 95 [1,6 ; 2,8], <em>p</em> <!-->≤<!--> <!-->10<sup>−4</sup>). La vitesse de prise pondérale était prédite (<em>r</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,28) par l’IAH et la présence des signes de lutte.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Notre étude plaide en faveur de l’intégration de la PSGS en tant qu’outil supplémentaire pour prédire la gravité clinique et pour orienter la décision thérapeutique.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985957","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Katia Gagnon , Amandine Rey , Anne Guignard-Perret , Aurore Guyon , Eve Reynaud , Vania Herbillon , Jean Marc Lina , Patricia Franco , Stéphanie Mazza
{"title":"Transitions des stades de sommeil et consolidation mnésique dépendante du sommeil chez les enfants atteints de narcolepsie-cataplexie","authors":"Katia Gagnon , Amandine Rey , Anne Guignard-Perret , Aurore Guyon , Eve Reynaud , Vania Herbillon , Jean Marc Lina , Patricia Franco , Stéphanie Mazza","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.030","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.030","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Nous avons cherché à explorer les transitions entre stades de sommeil et leur lien avec la consolidation mnésique dépendante du sommeil chez des enfants atteints de narcolepsie-cataplexie (NC).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Vingt et un enfants avec NC et 23 témoins ont réalisé une polysomnographie et des tests de consolidation mnésique avant et après leur nuit d’enregistrement. Les taux de transitions, les fréquences de transitions relatives et les transitions spécifiques vers le sommeil paradoxal (SP) ont été analysés.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les enfants NC présentaient un taux de transition (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et une fréquence de transition relatives vers l’éveil significativement plus élevée que les témoins (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Ils présentaient un score de consolidation mnésique significativement inférieur à celui des témoins. Le score plus faible de consolidation mnésique était associé chez NC à une fréquence de transition plus élevée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,044). Pour 90,48 % des NC la première période de SP était précédée d’éveil ou de N1alors que cela n’arrivait jamais pour les témoins.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Comme chez les adultes, les enfants atteints de NC présentent un taux de transition plus élevé qui pourrait avoir un impact sur la consolidation mnésique dépendante du sommeil. L’entrée en SP depuis l’éveil ou le N1 pourrait être un biomarqueur potentiel utile au diagnostic de narcolepsie de type 1 chez les enfants.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Pages 13-14"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139985958","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Marie Pelou , Poeiti Abi-Saab , Thibaut Monseigne , Camille Jeunet , Fabien Lotte , Pierre Philip , Jacques Taillard , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi
{"title":"Réveillez vos neurones ! Impact d’un entraînement Neurofeedback par EEG sur la Capacité de Maintien d’Éveil et la Somnolence chez des sujets sains","authors":"Marie Pelou , Poeiti Abi-Saab , Thibaut Monseigne , Camille Jeunet , Fabien Lotte , Pierre Philip , Jacques Taillard , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.059","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.059","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet d’un programme neurofeedback (NF) par EEG (permettant une remédiation cognitive guidée par l’activité cérébrale du sujet) sur la capacité de maintien d’éveil chez des sujets sains, dans une condition de privation totale d’une nuit de sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Huit sujets sains ont réalisé des Test de Maintien d’Éveil (TME) et ont complété la Karolinska Sleepiness Scale (KSS), après privation totale d’une nuit de sommeil, avant et après 8 séances de NF EEG étalé sur 4 à 6 semaines. La cible EEG du NF est la combinaison d’un marqueur de pression homéostatique du sommeil (puissance dans la bande spectrale θ-α, qui augmente avec la somnolence) et d’un marqueur de vigilance (puissance dans la bande spectrale β, qui augmente avec le niveau de vigilance). Les séances de NF vise à réduire la puissance dans la bande spectrale θ-α et à l’augmenter dans la bande spectrale β.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les temps de latence moyenne d’endormissement (TLME) au TME et les scores moyens à la KSS se sont significativement améliorés après les 8 séances de NF EEG. Les TLME ont augmenté de 15,1<!--> <!-->min (V1 ; SD<!--> <!-->=<!--> <!-->6,4) à 23,8<!--> <!-->min (V2 ; SD<!--> <!-->=<!--> <!-->10,9) avec <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05. Les scores moyens à la KSS sont passés de 6,7 (V1 ; SD<!--> <!-->=<!--> <!-->1,1) à 5,5 (V2 ; SD<!--> <!-->=<!--> <!-->1,8) avec <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Les résultats suggèrent l’intérêt d’un entraînement de NF ciblant les activités EEG (β/θ-α) pour augmenter les capacités de maintien d’éveil et réduire le risque accidentel en lien avec la somnolence comportementale. Des études chez les patients avec une hypersomnolence sont nécessaires pour étudier l’effet en contexte pathologique.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986587","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Syndrome des jambes sans repos : du génotype au phénotype","authors":"Sofiène Chenini , Lucie Barateau , Lily Guiraud , Barbara Schormair , Mael-Morvan Duroyon , Isabelle Jaussent , Yves Dauvilliers","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.042","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.042","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est une pathologie neurologique fréquente avec une forte prédisposition génétique (<em>MEIS1</em> et <em>BTBD9</em>) et une expression clinique, polysomnographique et biologique hétérogène. Notre objectif est d’étudier les liens entre le génotype et le phénotype du SJSR.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Un total de 802 adultes avec un SJSR (âge moyen de 55,27<!--> <!-->±<!--> <!-->14,42 ans, dont 472 femmes) issus d’une cohorte en soins courants ont bénéficié d’une évaluation clinique standardisée et une polysomnographique (PSG), ainsi qu’un dosage de la ferritinémie. Les génotypages <em>MEIS1</em> (rs2300478) et BTBD9 (rs9357271) ont été obtenus chez 800 et 669 sujets, respectivement.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’allèle à risque MEIS1 est présent chez 416 patients (105 homozygotes [HH], 331 hétérozygotes [HT]), et associé à un âge avancé, aux mouvements périodiques des jambes (MPJ), et aux marqueurs de fragmentation du sommeil (temps total de sommeil plus court, micro-éveils, MPJ éveillant, durée du stade 1 et de la veille intra-sommeil augmentés), avec un effet dose-dépendant. L’allèle à risque BTBD9 est présent chez 652 patients (425 HH, 227 HT), et associé à un SJSR plus sévère, plus d’antécédents familiaux, une plainte de somnolence, et une ferritinémie plus basse. Le sexe, l’âge de début, la plainte d’insomnie, les comorbidités psychiatriques, cardiovasculaires et métaboliques ne sont associées à aucun allèle à risque.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’allèle à risque MEIS1 est associé aux MPJ et à une plus grande fragmentation du sommeil lors de la PSG, l’allèle à risque BTBD9 est associé à un SJSR plus sévère et une ferritinémie basse chez les patients avec SJSR.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986601","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Claudia Albero, Pierre Champetier, Rubén Rherzoga, Maximilien Chaumon, Marion Houot, Nathalie George, Isabelle Arnulf, Delphine Oudiette, Thomas Andrillon
{"title":"Associations entre biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer et EEG de repos (intrusions de sommeil et activité apériodique)","authors":"Claudia Albero, Pierre Champetier, Rubén Rherzoga, Maximilien Chaumon, Marion Houot, Nathalie George, Isabelle Arnulf, Delphine Oudiette, Thomas Andrillon","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.088","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.088","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Le long du continuum de la maladie d’Alzheimer (MA), la puissance spectrale des rythmes lents en EEG au repos diminue. Des études récentes ont révélé : 1) l’intérêt d’analyser la composante apériodique d’un spectre de puissance EEG ; et 2) l’existence d’intrusions de sommeil, sous la forme d’ondes lentes localisées, identifiables sur l’EEG d’éveil de jeunes adultes. Notre objectif a été d’investiguer les liens entre les marqueurs de la MA et : 1) la composante apériodique du signal EEG ; et 2) les intrusions de sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les caractéristiques de l’activité apériodique (ordonnée à l’origine et pente) et des ondes lentes à l’éveil (densité, amplitude, pente et fréquence) ont été déterminées sur l’EEG haute densité (256 électrodes) au repos (4<!--> <!-->min) de 314 personnes âgées avec plainte mnésique [70–85 ans] issues de la cohorte INSIGHT-preAD. La charge amyloïde et l’hypométabolisme, deux marqueurs de la MA, ont été quantifiés par TEP (Florbetapir et FDG) pour chaque participant et leurs associations avec les caractéristiques de l’activité apériodique et des ondes lentes ont été testées à l’aide de régression linéaire contrôlée pour l’âge, le sexe et le niveau d’éducation, après correction FDR.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Une charge amyloïde importante est positivement associée à : 1) l’ordonnée à l’origine et la pente de l’activité apériodique ; et à 2) la densité et la fréquence des ondes lentes. Un hypométabolisme est associé à une plus faible densité d’onde lente.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’activité apériodique et les ondes lentes à l’éveil pourraient servir d’indicateurs EEG précoces de certains biomarqueurs de la MA.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986609","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Patricia Sagaspe , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Jacques Taillard , Julien Coelho , Camille Tisserand , Yves Dauvilliers , Pierre Philip
{"title":"Bordeaux Sleepiness Scale (BOSS) : une nouvelle échelle pour évaluer le risque accidentel lié à la somnolence au volant","authors":"Patricia Sagaspe , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Jacques Taillard , Julien Coelho , Camille Tisserand , Yves Dauvilliers , Pierre Philip","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.004","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La somnolence est un facteur de risque en accidentologie routière. Notre étude présente une nouvelle échelle, la Bordeaux Sleepiness Scale (BOSS), spécifiquement conçue pour évaluer le risque accidentel lié à la somnolence au volant chez les patients présentant des troubles du sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>La BOSS a été conçue à partir de données sociodémographiques, de somnolence, de conduite et d’exposition (kilométrage annuel) de 293 patients suivis pour des troubles du sommeil en service du sommeil. Cette échelle a ensuite été validée sur les données d’une cohorte numérique de 7296 conducteurs sur autoroute. Les performances de discrimination de la BOSS, de l’échelle de somnolence d’Epworth et de la fréquence d’un épisode de somnolence sévère au volant auto-rapportée par les conducteurs ont été comparées.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La sensibilité et la spécificité de la BOSS (seuil<!--> <!-->≥<!--> <!-->3/8) pour prédire le risque de presque-accidents ou d’accidents liés à la somnolence au volant sont respectivement de 82 % et 74 %, avec une aire sous la courbe ROC de 0,83. Dans les 2 cohortes, l’aire sous la courbe ROC de la BOSS est supérieure à celle de l’échelle d’Epworth (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Pour une aire sous la courbe équivalente, la spécificité de la BOSS est plus élevée que celle de la fréquence de la somnolence au volant.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’échelle BOSS fournit une évaluation simple et fiable du risque en conduite lié à la somnolence au volant. Ce court questionnaire de 4 items constitue un nouvel outil spécifique d’évaluation du risque d’accident de la route chez les patients somnolents.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 5"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986634","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Troubles respiratoires du sommeil et stimulation du nerf vague (SNV) dans l’épilepsie pharmacorésistante : étude rétrospective en polysomnographie","authors":"Jacques-François Massa , Nada El Youssef , Romain Carron , Pauline Garcia , Mélanie-Lou Persia , Agnès Trebuchon , Fabrice Bartolomei , Angela Marchi , Isabelle Lambert","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.066","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.066","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier le lien entre les paramètres de SNV et la survenue de syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) chez des patients suivis pour épilepsie pharmacorésistante.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Cohorte rétrospective monocentrique de 31 polysomnographies réalisées entre mars 2018 et juillet 2023. Nous avons comparé des caractéristiques démographiques (âge, IMC, nombre d’antiépileptiques) et polysomnographiques (IAH, index de mouvements périodiques, index de micro-éveils totaux et respiratoires) en fonction de l’intensité de stimulation (inférieure ou supérieure à 1,5<!--> <!-->mA), du cycle de stimulation (rapide si<!--> <!--><<!--> <!-->108<!--> <!-->s, lent<!--> <!-->><!--> <!-->108<!--> <!-->s de phase OFF) et du stade du SAHOS (absence, léger, modéré et sévère).</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’IAH est significativement plus élevé (19,2 [12,5 ; 28,0] versus 4,00 [3,60 ; 8,00] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01, Mann-Whitney) chez les patients avec une stimulation supérieure à 1,5<!--> <!-->mA ainsi que chez les patients avec une stimulation à cycle rapide versus cycle lent (21,6 [12,2 ; 28,8] versus 4,90 [3,40 ; 12,2] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001, Mann-Whitney). On retrouve une corrélation positive entre la charge de stimulation (intensité<!--> <!-->×<!--> <!-->durée de Pulse) et l’IAH de 0,481 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,011). L’IMC n’explique pas ces différences (pas de différence significative).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Notre cohorte, la plus importante rapportée en population adulte, est la première à démontrer une association entre la rapidité du cycle de stimulation et la sévérité du SAHOS et confirme l’association entre intensité de la VNS et sévérité du SAHOS.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986640","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Julien Coelho, Florian Pecune, Emmanuel D’Incau, Patricia Sagaspe, Etienne De Sevin, Yannick Levavasseur, Colleen Beaumard, Anne Veignant, Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, Pierre Philip
{"title":"Interactions réciproques entre comportements et santé du sommeil et santé mentale : une analyse d’équation structurelle dans une cohorte numérique","authors":"Julien Coelho, Florian Pecune, Emmanuel D’Incau, Patricia Sagaspe, Etienne De Sevin, Yannick Levavasseur, Colleen Beaumard, Anne Veignant, Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, Pierre Philip","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.074","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.074","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier les interactions réciproques entre comportements (durée, temporalité, régularité) et santé du sommeil (insomnie et somnolence) et santé mentale (anxiété et dépression).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Cohorte numérique de 3000 participants invités à remplir de façon hebdomadaire sur 17<!--> <!-->jours des autoquestionnaires sur leur santé du sommeil (Epworth et ISI), leur santé mentale (PHQ-9 et PHQ-2) ainsi que des agendas du sommeil qui permettaient de calculer leurs comportements de sommeil (durée, médiane, et index de régularité). L’analyse des interactions utilisait un modèle d’équation structurelle longitudinal.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La moyenne d’âge des participants était de 51 ans (68 % de femmes). La durée de sommeil moyenne était de 7<!--> <!-->h<!--> <!-->24, la médiane de sommeil était 3:30 du matin, l’index de régularité était à 84/100. Parmi eux, 57 % rapportaient une insomnie (ISI<!--> <!-->≥<!--> <!-->15), 41 % une somnolence (ESS<!--> <!-->≥<!--> <!-->11), 19 % une anxiété (PHQ-2<!--> <!-->≥<!--> <!-->3) et 18 % une dépression (PHQ-9<!--> <!-->≥<!--> <!-->15). Les comportements de sommeil étaient associés à la santé du sommeil et la santé mentale en transversale. Le modèle d’équation structurelle longitudinal montrait des associations bidirectionnelles entre comportements et santé du sommeil et santé mentale.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La mise en évidence de ces interactions réciproques confirme l’importance de l’évaluation et de la prise en charge conjointe des comportements et de la santé du sommeil et de la santé mentale dans les interventions numériques visant à les modifier. De nouvelles études interventionnelles sont attendues pour confirmer ces résultats en population générale mais également dans des sous-groupes d’individus à risque.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 30"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986707","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}