Colleen Beaumard , Vincent P. Martin , Yaru Wu , Jean-Luc Rouas , Pierre Philip
{"title":"Quel est l’impact de la somnolence sur le comportement phonologique de patients hypersomnolents ?","authors":"Colleen Beaumard , Vincent P. Martin , Yaru Wu , Jean-Luc Rouas , Pierre Philip","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.041","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.041","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Nous voulons déterminer si la somnolence interfère avec la prononciation des phonèmes en français. Pour cela, nous étudions/ə/et étendons nos résultats à deux phonèmes proches (/eu/et/œ/) et leur combinaison e.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous travaillons avec le corpus TILE, contenant les enregistrements vocaux de 132 patients effectuant un Test Itératif de Latence d’Endormissement. Ils sont enregistrés avant chaque opportunité de sieste en train de lire un texte différent à haute voix. Avant chaque lecture, les patients ont rempli une échelle de somnolence de Karolinska (KSS) mesurant leur somnolence subjective instantanée. Chaque texte a été transcrit phonétiquement grâce à un lexique contenant les prononciations standards. Le nombre attendu des phonèmes a été extrait des textes. Une estimation de leur nombre prononcé dans chaque enregistrement a été extraite avec un modèle de reconnaissance automatique de phonèmes. Nous avons enfin calculé quatre ANOVA multivariées à mesures répétées pour expliquer la différence absolue entre le nombre détecté et le nombre attendu grâce au score à la KSS et à la latence d’endormissement.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les variations inter-locuteurs des phonèmes ne sont pas expliquées par la somnolence. Les variations intra-locuteur du/eu/et de e sont significativement expliquées par les variations de la KSS (resp. <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La somnolence subjective à court-terme impacte le comportement phonologique des patients hypersomnolents. L’estimation des phonèmes pourrait permettre la détection automatique de la somnolence. Nos prochains travaux se concentreront sur la parole spontanée.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 17"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986600","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Julien Coelho , Sébastien Bailly , Sébastien Baillieul , Patricia Sagaspe , Jacques Taillard , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Marc Sapène , Renaud Tamisier , Jean-Louis Pépin , Pierre Philip
{"title":"Déterminants du risque d’accident de la route chez les patients SAOS traités par PPC : données d’une cohorte prospective multicentrique française","authors":"Julien Coelho , Sébastien Bailly , Sébastien Baillieul , Patricia Sagaspe , Jacques Taillard , Jean-Arthur Micoulaud-Franchi , Marc Sapène , Renaud Tamisier , Jean-Louis Pépin , Pierre Philip","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.053","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.053","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier les déterminants du risque d’accident de la route chez les patients atteints de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) traité par pression positive continue (PPC).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Analyse longitudinale d’une cohorte prospective nationale incluant 5308 patients atteints de SAOS traités par PPC. Les presques-accidents et accidents étaient évalués avant et sous PPC. L’incidence cumulée des presques-accidents et accidents sous PPC ont été calculées à l’aide de modèles de Cox multivariés.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La PPC réduisait le taux de presques-accidents (3,5 % sous PPC contre 9,5 % au diagnostic) et d’accidents (1,1 % contre 2,6 %). Le risque était plus faible chez les patients avec une observance<!--> <!-->><!--> <!-->6<!--> <!-->h (2,6 % de presque-accidents et 0,8 % d’accidents) par rapport aux patients avec une observance<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->h (4,9 % et 1,5 %). Après ajustement, une observance<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->h et une somnolence au volant résiduelle étaient associées à une incidence plus élevée de presques-accidents (respectivement, HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,74 [1,12–2,71] et HR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,63 [6,08–12,2]) et d’accidents (respectivement, HR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,20 [1,37–7,49] et HR<!--> <!-->=<!--> <!-->5,24 [2,81–9,78]).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La PPC rétablit l’aptitude à conduire chez un pourcentage important de patients atteints de SAOS. Il existe une relation dose–réponse entre l’observance de la PPC et l’amélioration de l’aptitude à conduire. Les professionnels de santé doivent systématiquement ré-évaluer à la fois l’observance du traitement et la somnolence au volant résiduelle de leurs patients atteints de SAOS traités par PPC afin de mieux prévenir leur risque de conduite automobile.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 22"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986667","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Amarine Chancel, Renato M. Maciel, Patrice Fort, Pierre-Hervé Luppi
{"title":"Cartographie des populations neuronales actives pendant l’éveil et le sommeil paradoxal (REM) dans l’hypothalamus chez la souris transgénique TRAP2","authors":"Amarine Chancel, Renato M. Maciel, Patrice Fort, Pierre-Hervé Luppi","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.044","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.044","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Il existe chez les rongeurs, de nombreuses cellules immunopositives à cFos dans l’hypothalamus (hyp) et la zona incerta après un rebond homéostatique de sommeil paradoxal (PSR). Certains expriment aussi MCH, Lhx6 ou Orexine. Nous voulons déterminer le pourcentage de neurones activés pendant l’éveil (W) et le sommeil paradoxal (PS) qui expriment ces marqueurs afin de déterminer la proportion de neurones qui ne sont pas chémogénétiquement identifiés.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Grâce à la souris TRAP2-red, nous pouvons cartographier chez le même animal les neurones activés lors du W et ceux lors du PSR. Les souris ont été soumises à un protocole de privation de PS afin d’effectuer un PSR, avant de les sacrifier. Les coupes ont subi une immunofluorescence de cFos, Orex, Lhx6 et MCH et ont été scannées.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les neurones MCH sont activés seulement pendant le PSR alors que les neurones Orex sont activés pendant le W et le PSR. Dans le LH caudal, on distingue deux sous-populations de MCH, l’une ventrale/médiane et l’autre dorsale. Nos résultats indiquent que dans l’hyp, de nombreux neurones activés lors du W et du PSR n’expriment pas Orex, Lhx6 et MCH, ce qui indique que la plupart de ces neurones activés lors du PS et W, n’ont pas encore été étudiés. De plus, certaines structures sont spécifiquement impliquées dans le W ou le PS alors que d’autres semblent jouer un rôle dans les deux états.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nos résultats indiquent que l’hyp contient d’autres populations inconnues de neurones actifs pendant le W et le PS. Notre objectif est d’identifier des marqueurs spécifiques pour ces neurones afin d’étudier leur fonction.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986668","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Variations circadiennes des propriétés morphologiques et fonctionnelles des astrocytes du noyau préoptique ventrolatéral (VLPO)","authors":"Félix Bellier","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.043","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.043","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Il apparaît aujourd’hui que les astrocytes peuvent jouer un rôle central dans la régulation des cycles veille-sommeil. Cependant, les astrocytes du noyau préoptique ventrolatéral (VLPO), un centre clé de la régulation du sommeil, n’ont été que très peu étudié. Aussi, nous nous intéressons aux variations circadiennes de la morphologie et des propriétés fonctionnelles des astrocytes du VLPO.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous utilisons une lignée de souris GFAP-GFP et combinons des techniques de reconstitution 3D des astrocytes du VLPO (via le logiciel Imaris) et des analyses de la proximité des prolongements astrocytaires aux synapses au microscope STED. Nous mesurons également la signalisation calcique des astrocytes du VLPO par imagerie calcique biphotonique sur tranches aiguës de cerveaux de souris GFAP-CreERT2 : GcaMP6f.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>On observe une plasticité morphologique circadienne des astrocytes du VLPO caractérisée par une augmentation du volume et de la ramification de ces cellules en fin de période de repos des souris. Cela s’accompagne d’une diminution de la distance entre les prolongements astrocytaires et les synapses GABAergiques (on observe l’inverse avec les synapses Glutamatergiques) et d’une augmentation de l’amplitude des signaux calciques dans les prolongements astrocytaires.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Les astrocytes du VLPO ont des propriétés morphologiques et fonctionnelles faisant de ces cellules des candidats idéals pour impacter la neurotransmission au niveau des neurones promoteurs du VLPO et ainsi contribuer à la régulation du sommeil lent.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986695","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Laurène Leclair-Visonneau , Stuart Mccarter , John Feemster , Paul Timm , Naima Covassin , Elizabeth Coon , Bradley Boeve , Michael Silber , Virend Somers , Erik St Louis
{"title":"Intérêt de la variabilité de la fréquence cardiaque pour prédire la phénoconversion dans le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé","authors":"Laurène Leclair-Visonneau , Stuart Mccarter , John Feemster , Paul Timm , Naima Covassin , Elizabeth Coon , Bradley Boeve , Michael Silber , Virend Somers , Erik St Louis","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.016","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé (TCSPi) est un signe prodromal très spécifique des synucléinopathies. Le développement de biomarqueurs constitue un défi majeur pour prédire le début de la maladie ou évaluer les futures thérapies neuroprotectrices. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pertinence des altérations de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) pour prédire la phénoconversion dans le TCSPi.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Chez 30 patients avec TCSPi suivis longitudinalement (≥<!--> <!-->3 ans), nous avons analysé rétrospectivement les paramètres de la VFC de la polysomnographie diagnostique et les avons comparés entre les patients ayant converti ou non au suivi. Nous avons testé l’exactitude de seuils précédemment déterminés dans la prédiction de la phénoconversion.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La densité de puissance des très basses fréquences et l’index SD2 normalisé étaient plus bas chez les patients ayant converti, sans différence entre les sous-types cognitif et moteur. La densité de puissance totale prédisait une conversion précoce, tandis que le SD2 normalisé prédisait une conversion sur une période de 11,5 ans. Les mesures de sommeil paradoxal sans atonie et de VFC montraient une complémentarité dans la prédiction du risque de phénoconversion.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nous avons validé l’intérêt de la VFC dans la prédiction de la phénoconversion vers une synucléinopathie avérée chez des patients atteints de TCSPi, à confirmer dans une large population multicentrique. La combinaison d’une évaluation multidomaine sera cruciale pour prédire le risque de conversion et la réponse aux futurs traitements neuroprotecteurs.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 9"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986697","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Analyse automatisée des mouvements mandibulaires pour optimiser la titration de l’orthèse d’avancée mandibulaire dans le syndrome d’apnées du sommeil","authors":"Jean-Benoit Martinot , Peter Cistulli , Étienne Crespeigne , Renaud Tamisier , Sébastien Bailly , Annick Bruwier , Nhat-Nam Le Dong , Gilles Lavigne , Atul Malhotra , Jean-Louis Pépin","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.049","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’étude vise à vérifier la validité de l’analyse automatisée des mouvements mandibulaires (MM) en comparaison à la polysomnographie (PSG)/polygraphie pour évaluer l’effet du traitement par orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) et l’efficacité de l’analyse des MM pour la titration à domicile de l’OAM chez les patients souffrant du syndrome d’apnées du sommeil (SAS).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Étude prospective sur 135 sujets atteints de SAS traités par OAM. La titration est réalisée au domicile par analyse des MM (Sunrise, Namur, Belgique). La concordance entre la PSG/polygraphie et l’analyse des MM sur la mesure de l’indice d’apnées-hypopnées (IAH) est appréciée par le graphe de Bland-Altman. Le changement d’IAH lors de la titration à domicile est estimé par une analyse de régression.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’analyse de Bland-Altman indique une forte concordance entre la polygraphie et l’analyse des MM sur la mesure de l’IAH en fin de titration, avec une différence médiane de 0,2 e/h (IC 95 % : –1,4 ; 2,1) et des limites d’agrément entre –11,2 et 12,8 e/h. L’analyse des MM au domicile en fin de titration montre une réduction significative de l’IAH tout à fait similaire à celle mesurée au laboratoire du sommeil (59,7 % versus 55,6 %). La titration au domicile avec l’analyse des MM montre également une diminution croissante et significative de l’IAH : 47,7 %, 58,6 % et 59,7 % respectivement aux degrés de protrusion initial, intermédiaire et final.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’analyse automatisée des MM offre un outil robuste et efficace, permettant d’optimiser la titration au domicile de l’OAM, facilitant ainsi la mise en œuvre de ce traitement.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986700","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Emmanuel D’Incau , Radhia Benbelaïd , Florence Chemla , Virginie Chuy , Nicolas Fougeront , Bernard Fleiter
{"title":"Évaluation de la qualité subjective du sommeil et de l’insomnie chronique en présence de douleur orofaciale myofasciale chronique","authors":"Emmanuel D’Incau , Radhia Benbelaïd , Florence Chemla , Virginie Chuy , Nicolas Fougeront , Bernard Fleiter","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.069","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.069","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Le lien entre la perturbation du sommeil et certaines douleurs chroniques est fréquemment décrit, notamment pour la fibromyalgie. Ce lien n’est, en revanche, que rarement évalué pour les douleurs orofaciales myofasciales chroniques (DOMC). Aussi, l’objectif principal de cette étude était d’évaluer la qualité subjective du sommeil (QSS) dans deux groupes d’individus avec ou sans DOMC. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la prévalence et la sévérité de l’insomnie chronique dans ces deux groupes.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Dans cette étude transversale, 94 individus (58 avec DOMC ; 36 contrôles) ont été inclus (hôpital Charles Foix, AP-HP, sept. 2016/17). Différents outils ont été utilisés : critères RDC/TMD pour le diagnostic des DOMC ; PSQI pour l’évaluation de la QSS ; critères ICSD-3 pour le diagnostic de l’insomnie chronique ; ISI pour l’évaluation de la sévérité de l’insomnie.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>La médiane du score PSQI était plus importante (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02) dans le groupe avec DOMC (9,5 [8,0–14,0]) que dans le groupe contrôle (5,0 [2,0–8,0]). Après ajustement (sexe et âge), la différence moyenne estimée du PSQI entre les deux groupes était de 5,26 (IC 95 % [3,44–7,09] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La prévalence de l’insomnie chronique était plus importante (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) dans le groupe avec DOMC (73,6 %) que dans le groupe contrôle (27,7 %). La médiane du score ISI était significativement plus importante (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007) dans le groupe avec DOMC (15,0 [10,2–18,0]) que dans le groupe contrôle (5,0 [2,8–8,2]).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La présence de DOMC était associée à une plus faible qualité subjective du sommeil, une insomnie chronique plus prévalente et plus sévère.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 28"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986710","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Analyse des mouvements mandibulaires pour optimiser la prise en charge ventilatoire des enfants avec un syndrome d’apnées obstructives du sommeil","authors":"Julie Cassibba , Jean Benoit Martinot , Eglantine Hullo , Guillaume Aubertin , Nicole Beydon , Audrey Dupond Athenor , Guillaume Mortamet , Jean-Louis Pépin","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.077","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Chez les enfants atteints de SAOS sévère traités par pression positive continue (PPC) ou par ventilation non invasive (VNI), l’analyse des MM pourrait représenter une alternative facile à utiliser pour contrôler l’efficacité du traitement par VNI ou PPC à domicile.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous avons mené un essai ouvert, prospectif, non randomisé, multicentrique. Nous avons inclus des enfants âgés de 5 à 18 ans présentant un SAOS sévère, traités par PPC ou VNI. Quinze enfants ont eu une PSG en laboratoire avec monitorage des MM simultané (Sunrise, Sunrise SA, Belgique) et un enregistrement à domicile avec monitorage des MM. L’index apnée hypopnée (IAH) mesuré par les MM (IAH-MJM) a été comparé à l’IAH mesuré par la PSG (IAH-PSG) en utilisant le coefficient de corrélation intraclasse et l’analyse de Bland-Altman.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Quinze enfants ont été inclus avec un âge médian de 12 ans [IQR 8–15]. Deux (17 %) enfants étaient ventilés par ventilation non invasive et 13 (83 %) par pression positive continue. En comparaison entre la PSG et la mesure des MM pour l’identification de l’IAH résiduel chez les enfants atteints de SAOS sous PPC ou VNI par rapport à la PSG, il existe une bonne concordance avec un biais moyen proche de 0. De plus, nous avons mis en évidence une réduction significative de l’IAH sous traitement, démontrée à la fois par la PSG et le monitorage des MM en laboratoire ou à domicile.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>En conclusion, l’analyse automatisée des mouvements mandibulaires est une méthode fiable pour évaluer les événements obstructifs résiduels des voies aériennes dans une population d’enfants ventilés.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 31"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986711","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Clara Bianquis , Emeline Fresnel , Emilie Cottet , Johan Dupuis , Isabelle Arnulf , Wojciech Trzepizur , Arnaud Prigent , Frédéric Gagnadoux , Maxime Patout
{"title":"Importantes variations dans la consommation électrique des pressions positives continues (PPC)","authors":"Clara Bianquis , Emeline Fresnel , Emilie Cottet , Johan Dupuis , Isabelle Arnulf , Wojciech Trzepizur , Arnaud Prigent , Frédéric Gagnadoux , Maxime Patout","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.091","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.091","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La PPC est le traitement le plus usité du syndrome d’apnée du sommeil. La consommation électrique des différentes PPC disponibles n’est pas connue malgré son impact économique et écologique. Notre objectif était de comparer la consommation électrique de 6 dispositifs de PPC et d’évaluer l’impact de l’ajout d’un système d’humidification (SH).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Chaque PPC était évaluée sur banc d’essai à des pressions allant de 4 à 20<!--> <!-->cmH2O, sans et avec SH. Les données de 51 317 patients traités par un prestataire de santé ont permis d’estimer les conséquences sur la consommation électrique annuelle de la généralisation de la PPC la moins énergivore.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Comparativement à la PPC la moins énergivore, la consommation électrique variait de +6 à +40 % selon le modèle de PPC (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La consommation électrique augmentait linéairement avec le niveau de pression. L’ajout d’un SH augmentait la consommation électrique de chaque PPC, avec une moyenne de +345 % et des variations de +250 % à +395 % (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) selon le modèle. La consommation électrique annuelle moyenne de la cohorte (observance de 6,35<!--> <!-->heures et pression de 10<!--> <!-->cmH2O en moyennes) était de 957 578<!--> <!-->kWh/an. Si l’ensemble de la cohorte venait à utiliser la PPC la moins énergivore, la réduction de consommation électrique serait de 24 %.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Le choix de la PPC, ses réglages et l’ajout d’un SH ont un impact majeur sur la consommation électrique, donc sur le coût assumé par les patients et in fine sur leur empreinte carbone liée à la consommation électrique.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 36"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986713","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Lorraine Poncet , Mélèa Said , Karen Milcent , Marie-Noëlle Dufourg , Marie-Aline Charles , Jonathan Bernard , Sabine Plancoulaine
{"title":"Relations longitudinales croisées entre temps d’écran et durée de sommeil chez les enfants entre 2 et 5,5 ans","authors":"Lorraine Poncet , Mélèa Said , Karen Milcent , Marie-Noëlle Dufourg , Marie-Aline Charles , Jonathan Bernard , Sabine Plancoulaine","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.025","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.msom.2023.12.025","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Étudier les relations longitudinales croisées entre temps d’écran et durée de sommeil entre 2 et 5,5 ans.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Nous avons inclus les enfants dont les temps d’écran et de sommeil à 2, 3,5 ou 5,5 ans étaient renseignés. Les analyses ont été réalisées avec des modèles de panel à effets différés croisés avec intercept aléatoire permettant une estimation spécifique des effets longitudinaux intra-individuels. Elles ont été effectuées sur l’échantillon d’ensemble puis par sexe, avec ajustement sur les facteurs de confusion et imputation des données manquantes.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’échantillon était composé de 13 822 enfants (51,0 % garçons). Le temps d’écran était en moyenne de 0h50, 1h11 et 1h26 à 2, 3,5, 5,5 ans ; la durée moyenne de sommeil nocturne était de 11h01, 10h48 et 10h49 aux mêmes âges. La durée de sommeil à 3,5 ans prédisait une moindre durée d’écran à 5,5 ans (bêta [IC 95 %]<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,13 [−0,18 ; −0,08] soit 15<!--> <!-->min d’écran en moins/heure de sommeil/jour) et le temps d’écran à 3,5 ans prédisait une moindre durée de sommeil à 5,5 ans (bêta<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,04 [−0,06 ; −0,02] soit environ 5<!--> <!-->min de sommeil en moins/heure d’écran/jour). Aucune relation n’a été observée entre 2 et 3,5 ans. L’analyse stratifiée montre des effets légèrement plus importants chez les garçons que chez les filles.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Cette analyse longitudinale montre un effet prédicteur intra-individuel plus important de la durée de sommeil sur le temps d’écran entre 3,5 et 5,5 ans qu’inversement, en particulier pour les garçons.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 12"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139986723","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}