Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.080
Mohamed Hamadouche , Imen Djeddou
{"title":"Lien entre les troubles du sommeil, anxiodépressifs et de l’attention sélective","authors":"Mohamed Hamadouche , Imen Djeddou","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.080","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Rechercher les troubles du sommeil et anxiodépressifs et les troubles de l’attention sélective et de l’inhibition cognitive, ainsi que le lien éventuel existant entre eux.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une enquête a été menée auprès de 123 personnes se présentant au service de médecine du travail pour effectuer une visite médicale d’embauche. Ils ont répondu à deux questionnaires : l’index de sévérité de l’insomnie (ISI) et le Patient Health Questionnaire-4 (PHQ-4), puis le test de Stroop Victoria a été réalisé par une psychologue.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La population étudiée est à forte prédominance masculine (91,9 %), l’âge moyen est de 32,8<!--> <!-->±<!--> <!-->10.5 ans, un tiers des travailleurs fument et la moitié d’entre eux consomment du café régulièrement, l’IMC moyen est de 24,6<!--> <!-->±<!--> <!-->4,2<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>. Les sores moyens de l’ISI, du PHQ-4, de l’anxiété et de la dépression sont respectivement de 2,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,6, 1,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2,6, 0,76<!--> <!-->±<!--> <!-->1,5 et 1,0<!--> <!-->±<!--> <!-->1,5. Les temps moyens en secondes mis pour la lecture des planches M (mots), C (couleurs) et CM (mots en couleurs) et celui de l’IG (interférence globale) calculé, sont respectivement de 27,2<!--> <!-->±<!--> <!-->6,7, 32,3<!--> <!-->±<!--> <!-->7,8, 56,3<!--> <!-->±<!--> <!-->13,2 et 30,36<!--> <!-->±<!--> <!-->14,0. Le nombre moyen d’erreurs totales pour les planches M, C et CM est respectivement de 0,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,5, 1,3<!--> <!-->±<!--> <!-->1,3 et 3,3<!--> <!-->±<!--> <!-->2,3. Nous avons retrouvé une corrélation significative entre le score ISI d’une part et le score PHQ-4 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), le score d’anxiété (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), le score de dépression (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et le nombre d’erreurs avec la planche CM (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,047) d’autre part. Le score PHQ-4 est corrélé significativement avec le temps de la planche C (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045), les scores de l’anxiété (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et de la dépression (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), le temps de la planche C (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045) et le nombre d’erreurs avec la planche CM (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). Le score d’anxiété est corrélé de manière significative avec le score de la dépression (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), le temps des planches C (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) et CM (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,044), le nombre d’erreurs avec la planche CM (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) et l’IG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005). Enfin, une corrélation significative a été observée entre le score de dépression et le nombre d’erreurs avec la planche CM (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,039).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les troubles du sommeil sont susceptibles de favoriser l’émergence de troubles anxiodépressifs et ","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 56"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418930","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.055
Aurore Roland , Anne-Laure Schoonjans , Olivier Mairesse
{"title":"Pour quel type de thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I) avons-nous le plus de preuves d’efficacité ?","authors":"Aurore Roland , Anne-Laure Schoonjans , Olivier Mairesse","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.055","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.055","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) a démontré son efficacité dans le traitement de l’insomnie, mais le contenu de la TCC de l’insomnie (TCC-I) varie d’une étude à l’autre. Nous avons donc conduit un <em>scoping review</em> des essais randomisés contrôlés (ERC) sur la TCC-I, afin de déterminer quelles sont les formes que prend généralement la TCC-I dans les ERC.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Au total, 522 publications ont été incluses. En excluant les analyses secondaires, il restait 384 ERC uniques sur la TCC-I. Parmi ceux-ci, 183 portaient sur l’insomnie comorbide.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La majorité des ERC sur la TCC-I ont été conduit aux États-Unis (33,85 %). Les composantes les plus fréquemment rapportées étaient le contrôle du stimulus (86,20 %), la restriction du sommeil (83,85 %), la thérapie cognitive (80,99 %) et l’hygiène de sommeil (70,60 %). L’intervention est généralement délivrée en six séances (31,25 %), en présentiel (61,75 %), par un psychologue (35,16 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le type de TCC-I pour lequel nous disposons du plus de preuves consiste en six séances dont le contenu comprend la restriction du sommeil, le contrôle du stimulus, la thérapie cognitive et l’hygiène du sommeil. La psychoéducation sur le sommeil et les techniques de relaxation sont présentes dans un peu plus de la moitié des ERC. La TCC-I est le plus souvent délivrée en présentiel. Lorsqu’elle est individuelle, les séances durent généralement 60<!--> <!-->minutes. En format de groupe, elles durent habituellement 90 à 120<!--> <!-->minutes et regroupent quatre à six patients. La TCC-I est le plus souvent dispensée par un psychologue.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418947","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Détection automatique des micro-éveils : vers une évaluation fiable de la fragmentation du sommeil","authors":"Mélissa Barrau , Jade Vanbuis , Pierre Hayek , Margaux Blanchard , Frédéric Gagnadoux , Nicole Meslier","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.009","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.009","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les micro-éveils (MEV) sont des courtes interruptions du sommeil impliquées dans la fragmentation du sommeil et la qualité du repos. Leur détection manuelle est chronophage et sujette à une grande variabilité inter-experts. Cette étude vise à évaluer la performance d’un algorithme automatique de détection des MEV.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons étudié 11 polysomnographies (PSG) d’adultes du CHU d’Angers, scorées manuellement par deux experts à l’aveugle. L’algorithme automatique, basé sur du traitement du signal et ne faisant pas appel à l’intelligence artificielle, a été appliqué pour détecter les MEV. Les performances ont été évaluées par rapport à chaque lecteur individuellement ainsi qu’une référence combinée ne conservant que les MEV validés par les deux lecteurs. Les métriques incluaient la sensibilité et la valeur prédictive positive (VPP). Les lectures des deux experts ont également été comparées. La concordance inter-experts a été quantifiée en termes de sensibilité et de VPP en considérant le lecteur 1 comme référence.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’algorithme détectait 69 % des MEV identifiés par le lecteur 1 et 68 % pour le lecteur 2, avec une VPP de 63 % et 59 %, respectivement. La sensibilité atteignait 79 % et la VPP 63 %, en regard de la référence combinée. La sensibilité et la VPP entre les deux lecteurs étaient de 76 % et 73 %, respectivement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’algorithme permet une détection fiable des MEV, avec des performances se rapprochant de celles des experts. La détection automatique des MEV peut réduire la variabilité inter-experts et faciliter la pratique clinique.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418974","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.004
Julie Garrivet , Sébastien Bailly , Pierre Alexis Geoffroy , Bénédicte Gohier , Frédéric Gagnadoux , Wojciech Trzepizur
{"title":"PPC et usage de psychotropes dans les troubles psychiatriques comorbides de SAHOS","authors":"Julie Garrivet , Sébastien Bailly , Pierre Alexis Geoffroy , Bénédicte Gohier , Frédéric Gagnadoux , Wojciech Trzepizur","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.004","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est très fréquent chez les patients présentant des troubles psychiatriques et pourrait contribuer à une utilisation accrue de psychotropes. L’impact de l’observance à la pression positive continue (PPC) sur cette consommation médicamenteuse reste incertain.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude observationnelle longitudinale à partir du Système national des données de santé (SNDS) couplé à la cohorte régionale SAHOS des Pays de la Loire. Les adultes présentant des troubles psychiatriques et une indication de traitement par PPC entre 2015 et 2021 ont été inclus. L’observance à la PPC était définie par un usage moyen ≥<!--> <!-->4<!--> <!-->heures par nuit. Le critère principal était la variation de l’utilisation des psychotropes (antipsychotiques, antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques et thymorégulateurs) avant et après l’instauration de la PPC. Des modèles de régression de Poisson à effets mixtes ont été utilisés pour estimer les taux d’incidence (Incidence Risque Ratio : IRR), ajustés sur l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, la somnolence, l’indice d’apnées-hypopnées et les données socio-professionnelles. Des termes d’interaction ont permis d’évaluer l’effet temporel de l’observance à la PPC.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1745 patients (âge moyen 56 ans ; 61,7 % d’hommes) ont été inclus, dont 881 considérés comme observants au traitement par PPC. L’utilisation globale de psychotropes diminuait après l’instauration de la PPC pour tous les patients (IRR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,86 ; IC95 % : 0,83–0,89 ; <em>p</em> : 0,001), avec une baisse observée dans toutes les classes thérapeutiques, plus marquée pour les anxiolytiques benzodiazépines (IRR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,83) et non benzodiazépines (IRR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,77). Les modèles d’interaction temps-observance montraient une diminution plus marquée chez les patients observants (IRR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,83 ; IC95 % : 0,76–0,91 ; <em>p</em> : 0,001).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le traitement par PPC était associé à une réduction significative d’environ 14 % de la consommation de psychotropes chez les patients présentant un trouble psychiatrique comorbide au SAHOS. Cet effet était davantage marqué avec le temps chez les patients observants à la PPC avec une réduction totale de 17 %. Ces résultats soutiennent la promotion du traitement par PPC comme stratégie non pharmacologique visant à réduire la charge médicamenteuse dans cette population.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418981","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.082
Héloïse Rach , Julia Maruani , Renaud Cornic , Patrice Bourgin , Marie-Pia D’Ortho , Carmen Schröder , Aline-Marie Florence , Pierre A. Geoffroy
{"title":"Cohorte SoPsy-Dépression : données préliminaires des évaluations de sommeil et psychiatriques dans l’épisode dépressif caractérisé","authors":"Héloïse Rach , Julia Maruani , Renaud Cornic , Patrice Bourgin , Marie-Pia D’Ortho , Carmen Schröder , Aline-Marie Florence , Pierre A. Geoffroy","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.082","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.082","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les troubles dépressifs touchent près de 20 % de la population générale et regroupent des entités hétérogènes. Identifier des biomarqueurs transférables en pratique clinique est aujourd’hui crucial pour améliorer leur détection et prise en charge. Les troubles du sommeil, présents chez plus de 90 % des patients avec épisode dépressif caractérisé (EDC), constituent une piste prometteuse pour identifier des sous-types homogènes de troubles dépressifs. Cette étude vise à caractériser les perturbations du sommeil et des rythmes circadiens dans les troubles dépressifs à l’aide de biomarqueurs subjectifs dérivés de questionnaires.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>La cohorte nationale SoPsy-Dépression est une étude multicentrique (41 centres), non interventionnelle, visant l’inclusion de 1000 patients avec EDC, adultes et enfants, sur 10 ans. Les données sociodémographiques, cliniques et somatiques sont recueillies à l’inclusion et lors des visites de suivi éventuelles. Les réponses à un ensemble de questionnaires (auto- et hétéro-questionnaires) validés par consensus Delphi, couvrant les dimensions psychiatriques, le sommeil et la consommation de substances, sont également collectées. Les résultats d’examens complémentaires (PSG, agenda du sommeil, TILE, dosages de mélatonine/cortisol) peuvent être intégrés lorsqu’ils sont réalisés dans le cadre du soin courant. Les caractéristiques des premiers patients inclus sont présentées ici.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au 1<sup>er</sup> juillet 2025, 132 patients avec EDC ont été inclus dans 10 centres (67 % femmes, âge moyen 38,8<!--> <!-->±<!--> <!-->14,4 ans), dont 83 % unipolaires et 17 % bipolaires. À l’inclusion, 70 % présentaient une insomnie et 23 % une hypersomnie. Les comorbidités principales étaient les troubles liés à des traumatismes (49 %) et troubles anxieux (38 %). Le taux de remplissage des questionnaires obligatoires atteignait 60 %. Les principaux questionnaires de sommeil et rythmes montraient une mauvaise qualité de sommeil (PSQI) chez 94 %, une hypersomnolence (HSI) chez 92 %, une insomnie modérée (ISI) chez 67 % et une sensibilité saisonnière (SPAQ) chez 46 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces résultats préliminaires confirment la faisabilité d’un recueil harmonisé à grande échelle et la standardisation via des questionnaires validés par consensus Delphi. Les troubles du sommeil apparaissent omniprésents dans l’EDC. L’analyse complète des 1000 patients permettra d’identifier des sous-groupes homogènes, de définir des biomarqueurs cliniques reproductibles et de poser les bases d’approches personnalisées susceptibles de transformer la prise en charge des patients présentant un EDC.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 57"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147419434","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.029
Sébastien Bailly , Abdelkebir Sabil , Margaux Blanchard , Sandrine Kerbrat , François Goupil , Audrey Thomas , Jérémie Thereaux , Basil Fuchs , Francis Couturaud , Samir Jaber , Dany Jaffuel , Wojciech Trzepizur , Frédéric Gagnadoux
{"title":"La charge hypoxique : un marqueur clé du risque de complication post-opératoire des patients ayant un SAHOS","authors":"Sébastien Bailly , Abdelkebir Sabil , Margaux Blanchard , Sandrine Kerbrat , François Goupil , Audrey Thomas , Jérémie Thereaux , Basil Fuchs , Francis Couturaud , Samir Jaber , Dany Jaffuel , Wojciech Trzepizur , Frédéric Gagnadoux","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.029","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.029","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer si la charge hypoxique spécifique à l’apnée du sommeil (SASHB) permet de prédire les complications cardiovasculaires (CV) et la mortalité postopératoires chez des patients ayant un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) subissant une chirurgie majeure non cardiothoracique.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude de cohorte multicentrique appariée à une base médico-administrative, incluant des adultes diagnostiqués avec un SAHOS entre 2007 et 2018 et opérés entre la date du diagnostic et décembre 2021. Le critère principal regroupait : accident vasculaire cérébral, fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, thrombo-embolie veineuse et mortalité toutes causes dans les 30<!--> <!-->jours postopératoires. L’association entre SASHB et ce critère a été évaluée par analyses uni- et multivariables, et comparée aux autres mesures de sévérité du SAHOS.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi 1962 patients (âge médian 58 ans [49–66] ; 64 % d’hommes) opérés en médiane 3,5 ans [1,6–5,8] après le diagnostic, 71 (3,6 %) ont présenté le critère principal dans les 30<!--> <!-->jours. Par rapport aux patients avec une SASHB <<!--> <!-->32 %min/h, ceux avec une SASHB plus élevée avaient un risque élevé (OR ajustés [IC95 %] : 3,29 [1,41–7,70] pour 32–<!--> <!--><<!--> <!-->80 %min/h ; 4,22 [1,83–9,72] pour ≥<!--> <!-->80 %min/h). Un score intégrant âge, antécédents cardiovasculaires et SASHB présentait de bonnes performances prédictives (AUC 0,72 [0,68–0,79]).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients SAHOS opérés d’une chirurgie majeure non cardiothoracique, la SASHB est un marqueur indépendant du risque de mortalité et de complications cardiovasculaires précoces. Ces résultats suggèrent que la SASHB pourrait contribuer à une meilleure stratification du risque postopératoire ; des études complémentaires doivent évaluer si son utilisation pour guider les interventions permet de réduire ce risque.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Pages 33-34"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418529","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.016
Pierre Champetier , Claudia Albero , Filipa Raposo Pereira , Ruben Herzog , Maximilien Chaumon , Marion Houot , Maxime Locatelli , Nathalie George , Marc Teichmann , Isabelle Arnulf , Delphine Oudiette , Thomas Andrillon
{"title":"Intrusions de sommeil lors d’EEG de repos, statut amyloïde et neurodégénérescence chez des adultes âgés présentant une plainte mnésique","authors":"Pierre Champetier , Claudia Albero , Filipa Raposo Pereira , Ruben Herzog , Maximilien Chaumon , Marion Houot , Maxime Locatelli , Nathalie George , Marc Teichmann , Isabelle Arnulf , Delphine Oudiette , Thomas Andrillon","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.016","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les ondes lentes (OL) du sommeil jouent un rôle clé dans la clairance des déchets cérébraux, influençant l’accumulation des lésions associées à la maladie d’Alzheimer (MA). De petites OL ont récemment été observées sur l’EEG d’éveil chez des rongeurs ou des jeunes adultes, et sont interprétées comme des intrusions locales de sommeil. Leur occurrence augmente lors de la privation de sommeil et prédit des erreurs comportementales. Cette étude visait à comparer les caractéristiques des OL d’éveil en fonction du statut amyloïde (A−/A+) et neurodégénératif (N−/N+) actuel, ainsi que des transitions vers A+ ou N+ dans les prochaines années.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons inclus 314 personnes âgées avec plaintes mnésiques issues de la cohorte INSIGHT-preAD (70–85 ans). Le statut amyloïde (A) et neurodégénératif (N) a été évalué à l’inclusion et deux ans plus tard par TEP au Florbetapir et au 18F-FDG. Les caractéristiques des OL (densité et amplitude dans les bandes de fréquence delta et thêta) ont été extraites à partir de 2<!--> <!-->minutes d’EEG de repos haute densité (256 électrodes). Des ANOVA ont été utilisé sur chaque électrode EEG pour comparer les OL selon le statut A/N et les transitions vers A+ ou N+. Les analyses ont été ajustées pour l’âge, le sexe et le niveau d’éducation, avec correction des comparaisons multiples par permutations basées sur des clusters.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Par rapport aux participants A−N−, les groupes A+N−, A–N+ et A+N+ présentaient une densité d’OL delta plus faible (<span><span>Fig. 1</span></span>). Les individus A+N+ montraient également une amplitude des OL plus élevée dans les bandes delta et thêta. Les participants ayant évolué de A− vers A+ (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16) présentaient une amplitude d’OL significativement plus élevée (delta et thêta) que ceux restés A− et ceux déjà A+. Les participants passant de N- à N+ (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->33) présentaient une densité d’OL delta plus faible que ceux restés N−.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les caractéristiques des OL du sommeil local pourraient constituer des biomarqueurs EEG précoces de la déposition amyloïde et de la neurodégénérescence dans la MA. Facilement mesurables lors d’un court EEG de repos, elles pourraient permettre d’identifier les individus à risque dès les stades précliniques, avant tout déclin cognitif.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418531","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.077
Lenda Ben Hmida , Mohamed Slim Majoul , Meriam Messelmani , Chiraz Aichaouia , Zied Moatemri , Jamel Zaouali
{"title":"Retentissement du travail de nuit sur la qualité de vie au travail du personnel soignant : étude transversale","authors":"Lenda Ben Hmida , Mohamed Slim Majoul , Meriam Messelmani , Chiraz Aichaouia , Zied Moatemri , Jamel Zaouali","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.077","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Déterminer le retentissement du travail de nuit sur la qualité de vie professionnelle du personnel soignant hospitalier.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude transversale descriptive a été menée en juillet et août 2025, incluant le personnel paramédical consentant ayant un horaire de travail fixe depuis au moins 6 mois d’affilé, non incluant ceux ayant des troubles du sommeil ou psychiatriques préexistants. La qualité de vie au travail a été mesurée par le questionnaire « Work-Related Quality of Life Scale-2 » (WRQoL-2) avec ses 6 domaines. Deux groupes étaient définis : 49 travailleurs de nuit (GN) et 57 de jour (GJ). Le score global du WRQoL-2 a été catégorisé, en très bonne qualité de vie au travail (≥ 4,0), modérée à bonne (3,0–3,9), faible à modérée (2,0–2,9) et très faible (< 2,0).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’étude a inclus 106 soignants paramédicaux, parmi lesquels 90 infirmiers. Les scores globaux du WRQoL-2 étaient significativement plus faibles dans GN (3,21<!--> <!-->±<!--> <!-->0,82) comparé à GJ (3,5<!--> <!-->±<!--> <!-->0,57 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,029). Cette diminution concernait l’ensemble des 6 domaines du questionnaire, la satisfaction au travail (3,37<!--> <!-->±<!--> <!-->0,88 GN vs 3,74<!--> <!-->±<!--> <!-->0,6 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,013), le contrôle sur le travail (3,17<!--> <!-->±<!--> <!-->0,89 GN vs 3,46<!--> <!-->±<!--> <!-->0,71 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,062), le bien-être général (3,27<!--> <!-->±<!--> <!-->0,84 GN vs 3,58<!--> <!-->±<!--> <!-->0,61 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032), l’équilibre travail-vie personnelle (3,27<!--> <!-->±<!--> <!-->0,78 GN vs 3,48<!--> <!-->±<!--> <!-->0,67 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,13), le stress au travail (2,95<!--> <!-->±<!--> <!-->0,76 GN vs 3,19<!--> <!-->±<!--> <!-->0,59 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,09), et les conditions de travail (3,16<!--> <!-->±<!--> <!-->0,89 GN vs 3,51<!--> <!-->±<!--> <!-->0,68 GJ ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,028).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le travail de nuit est associé à une dégradation significative de la qualité de vie au travail. La mise en place de stratégies organisationnelles ciblant l’hygiène du sommeil pourrait améliorer le bien-être du personnel soignant.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Page 55"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418933","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Médecine du SommeilPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-03-05DOI: 10.1016/j.msom.2025.12.003
Mathilde Chouvaeff, Alice Descamps, Sophie Bagur, Léo Macé, Karim Benchenane, Thierry Gallopin
{"title":"Rôle des afférences corticales au noyau préoptique ventrolatéral (VLPO) dans les modifications du sommeil induites par un stress","authors":"Mathilde Chouvaeff, Alice Descamps, Sophie Bagur, Léo Macé, Karim Benchenane, Thierry Gallopin","doi":"10.1016/j.msom.2025.12.003","DOIUrl":"10.1016/j.msom.2025.12.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les structures cérébrales orchestrant les cycles quotidiens d’éveil, de sommeil paradoxal (REM) et de sommeil lent (NREM) ont été identifiées avec une précision remarquable. Cependant, les mécanismes par lesquels les centres du sommeil s’adaptent de manière dynamique aux défis environnementaux demeurent mal connus. Ici, nous proposons que le cortex préfrontal (PFC), un centre clé de la régulation du stress, pourrait moduler l’architecture du sommeil par des projections directes vers le noyau préoptique ventrolatéral (VLPO), un centre majeur de la régulation du sommeil. Afin de répondre à cette question, nous avons caractérisé l’architecture fine du sommeil chez la souris grâce à des enregistrements électrophysiologiques intra-cérébraux multi-sites associés à des manipulations bidirectionnelles (activation et inhibition) de la voie PFC-VLPO.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous montrons qu’un stress de défaite sociale (SDS) induit un raccourcissement des épisodes de REM qui persiste pendant la phase lumineuse malgré un retour à la normale des proportions globales de NREM, de REM et d’éveil (<span><span>Fig. 1</span></span>). Ce changement, marqué par une augmentation des épisodes courts de REM et une réduction des épisodes longs, rappelle la fragmentation des épisodes de REM souvent décrite dans les conditions liées au stress. L’inhibition chimiogénétique des projections PFC-VLPO n’a aucun effet dans les conditions de base, mais prévient le raccourcissement des épisodes de REM induit par le SDS. Il est intéressant de noter que l’activation optogénétique de cette voie suffit à raccourcir les épisodes de REM, malgré l’absence de stress, et favorise des transitions rapides vers le NREM. Enfin, grâce à l’optogénétique ex vivo, nous démontrons que l’activation des terminaisons du PFC induit des courants monosynaptiques dans les neurones favorisant le NREM.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Par conséquent, la voie PFC-VLPO assure une régulation descendante spécifiquement recrutée sous stress pour raccourcir les épisodes de REM et augmenter les transitions vers le NREM tout en préservant la durée totale du NREM.</div></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"23 1","pages":"Pages 20-21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147418984","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}