{"title":"Étude cadavérique du promontoire et son implication dans la promontofixation","authors":"Amine Hermi , Ahmed Saadi , Bilel Saidani , Seif Mokaddem , Syrine Azza Manoubi , Mohamed Bellali , Haroun Ayed , Mohamed Allouche , Marouene Chakroun , Mohamed Riadh Ben Slama","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101012","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101012","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectif</h3><div>Le promontoire est le siège de convergence de plusieurs éléments anatomiques, dont la lésion est source de complications peropératoires lors de la promontofixation. Le but de ce travail était d’exposer les distances séparant ces éléments anatomiques du promontoire sacré médian (PSM), et en déduire les éléments à risque de lésions.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Notre étude était réalisée par la dissection de 10 cadavres frais de sexe féminin. Les viscères intra-abdominaux étaient laissés en place et les vaisseaux étaient remplis de sang. Toutes les mesures étaient réalisées in situ.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La veine iliaque commune gauche (VICG) était le vaisseau céphalique le plus proche du PSM à 17,9<!--> <!-->mm en moyenne. La bifurcation aortique (BA) était située, en moyenne, à 44,41<!--> <!-->mm du PSM. La distance moyenne entre le bord inférieur de la VICG et la BA était de 26,97<!--> <!-->mm. L’uretère droit et le bord interne de l’artère iliaque interne siégeaient respectivement à 25,54<!--> <!-->mm et à 16,24<!--> <!-->mm du PSM. L’artère sacrale médiane (ASM) était présente dans tous les cadavres. Son calibre moyen était de 1,9<!--> <!-->mm. Elle passait dans tous les cas, en arrière de la VICG, à droite du PSM dans 40 % des cas, par la ligne sacrée médiane (LSM) dans 10 % des cas, et à gauche dans le reste des cas (50 %). La veine sacrale médiane était présente dans tous les cadavres, satellite à l’ASM. Son calibre moyen était de 2,3<!--> <!-->mm. Elle passait à gauche du PSM dans la moitié des cas, à droite dans 40 % des cas, et par la LSM dans 10 % des cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude confirme la grande variabilité anatomique qu’on pourrait rencontrer lors de la promontofixation, au niveau du PSM. Cette intervention doit être menée avec prudence, en toute sécurité, avec une bonne connaissance anatomique de la région sacrée.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101012"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600458","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
MorphologiePub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101022
Nasir Mahmood , Pauline Gravelle , Marie Tosolini , Sandrine Poglio , Martina Prochazkova-Carlotti , Anne Pham-Ledard , Camille Laurent , Marie Beylot-Barry , Jean-Philippe Merlio , Slim Karkar , Audrey Gros
{"title":"Étude moléculaire du syndrome de Sézary pour élucider l’hétérogénéité tumorale et la plasticité des cellules tumorales ESPOIR","authors":"Nasir Mahmood , Pauline Gravelle , Marie Tosolini , Sandrine Poglio , Martina Prochazkova-Carlotti , Anne Pham-Ledard , Camille Laurent , Marie Beylot-Barry , Jean-Philippe Merlio , Slim Karkar , Audrey Gros","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101022","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101022","url":null,"abstract":"<div><div>Le syndrome de Sézary (SS) est un lymphome T cutané rare et agressif, caractérisé par une atteinte cutanée et sanguine. Les patients présentent une érythrodermie, une lymphadénopathie et des cellules T CD4+ néoplasiques circulantes. Le diagnostic repose sur un nombre de cellules de Sézary<!--> <!-->><!--> <!-->1000/μl, un rapport CD4/CD8<!--> <!-->><!--> <!-->10 ou une perte d’expression de CD7/CD26. Une caractéristique clé du SS est son hétérogénéité, à la fois inter-patient et intra-tumorale. Cette diversité, observée au niveau génétique et immunophénotypique, pourrait résulter de processus tels que la plasticité cellulaire, la sélection sous-clonale ou les interactions avec le microenvironnement tumoral. Nous avons généré sept lignées cellulaires à partir de cellules de Sézary isolées du sang de trois patients (L1, L2 ; L3, L4 ; L5, L6, L7). L’analyse immunophénotypique et cytogénétique de ces lignées révèle une hétérogénéité inter-patient et intra-lignée <span><span>[1]</span></span>. Pour explorer cette hétérogénéité au niveau transcriptomique, nous avons analysé ces lignées par séquençage d’ARN à cellule unique (scRNAseq). L’analyse différentielle d’expression montre une variabilité importante des marqueurs du SS entre et au sein des lignées. L’enrichissement fonctionnel révèle une sous-expression des gènes liés aux voies TCR, suggérant une altération fonctionnelle ou une exhaustion des cellules de Sézary. La projection UMAP des données scRNAseq révèle une absence de superposition entre lignées de patients distincts, soulignant une hétérogénéité inter-patient marquée. Une proportion de cellules HSC-like a également été identifiée, nécessitant une caractérisation approfondie. Enfin, pour reconstruire l’évolution clonale des cellules de Sézary, nous complèterons ces analyses par des données de séquençage complet du génome (WGS) et appliquerons des algorithmes de déconvolution. La phylogénie obtenue sera ensuite comparée à celle dérivée des variations du nombre de copies (CNV) inférées à partir des données de scRNAseq. En conclusion, l’étude de l’hétérogénéité transcriptionnelle et la modélisation clonale des cellules de Sézary permettront une meilleure compréhension des mécanismes de la lymphomagenèse.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101022"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600476","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Système veineux cérébro-spinal : description morpho-fonctionnelle du sinus pétreux inférieur","authors":"Marie Duigou , Brieg Dissaux , Julien Ognard , Romuald Seizeur","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101031","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101031","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le sinus veineux pétreux inférieur (SPI) est l’un des éléments du système veineux de la jonction craniocervicale. Il représente à lui seul les problématiques en lien avec l’étude de ce système avec notamment une variabilité interindividuelle importante <span><span>[1]</span></span>. Cependant, il est nécessaire d’en avoir une connaissance détaillée du fait de ses implications cliniques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Réalisation d’une revue de la littérature sur PUB MED via la méthode PRISMA (1968–2025) via les mots clefs suivants : « inferior petrosal sinus », « anatomy ». Dix-huit articles ont été retenus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le SPI est classiquement décrit comme une structure paire, parcourant la surface intra crânienne de la fissure pétro clivale. Il réalise une connexion entre la partie postéro-inférieure du sinus caverneux homolatéral et la veine jugulaire interne (VJI). Il présente de nombreuses variations, notamment concernant ses modalités de drainage et c’est pourquoi on lui associe plusieurs classifications (Shiu et al., Miller et al., Mitsuhashi et al., Tanoue et al., Zhang et al. <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>). L’étude du SPI est d’une importance capitale du fait de ses applications cliniques : cathétérisme sélectif (maladie de Cushing), traitement des fistules durales artérioveineuses caverneuses en neuroradiologie interventionnelle.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Certaines configurations anatomiques restent difficilement caractérisables en raison des limites de résolution spatiale malgré les progrès en imagerie. Les études disponibles présentent deux limitations majeures : elles portent soit sur des effectifs restreints soit sur des populations pathologiques, ne permettant pas une description optimale du SPI.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Une connaissance détaillée des variations anatomiques du SPI s’avère essentielle du fait de ses applications cliniques. Une large série d’études par résonance magnétique T1 GADO TFE <span><span>[5]</span></span> chez sujets indemnes de pathologie veineuse pourrait apporter davantage de précision sur les variabilités inter individuelles du SPI.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101031"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600550","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"« La rampe lésion » un impératif aujourd’hui lors de la réparation du ligament croisé antérieur","authors":"Fatima Zohra Touia , Manel Boumezregue , Lara Djemili , Meriem Lamisse Hadidi","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101042","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101042","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>Les lésions de la rampe méniscale sont fréquemment associées à une rupture du ligament croisé antérieur (LCA) ainsi que les LCA déficients <span><span>[1]</span></span> et sont retrouvées dans 9 à 24 %. Les lésions de la rampe méniscale sont difficiles à diagnostiquer en imagerie ou en peropératoire d’où l’intérêt de revenir sur les bases anatomiques pour mieux cerner cette entité radio-anatomique et chirurgicale. Ces lésions sont sources de douleurs persistantes après reconstruction du LCA <span><span>[2]</span></span>.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Une revue de la littérature sur les bases anatomiques permet de définir le ménisque interne comme structure fibrocartilagineuse semi-lunaire Il recouvre de 51 à 74 % de la surface de contact entre fémur et tibia. Il est triangulaire à la coupe avec une base périphérique à attache capsulaire <span><span>[3]</span></span>. Décrit pour la première fois par Strobel en 1988, la rampe correspond à l’attache périphérique du bord postéro-médial de la corne postérieure du ménisque interne. Sa rupture se fait la suite à un traumatisme en valgus et rotation interne du fémur sur le tibia combiné à une charge axiale sur le genou.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’IRM est utile au diagnostic préopératoire, le signe spécifique étant un hyper signal entre le ménisque et la capsule regroupé dans une classification de 5 types, Laprade et al. En 2017 retrouvent sur une série de 301 patients ayant eu une reconstruction du LCA, 17 % de lésions de la rampe méniscale et moins de la moitié de ces lésions avaient été diagnostiquées sur l’IRM préopératoire. L’arthroscopie est considérée comme le gold standard pour le diagnostic. Cependant 40 % des lésions de la rampe peuvent être ratés sans exploration du compartiment postéro-interne <span><span>[3]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>La rampe méniscale est une entité anatomo-chirurgicale dont les lésions sont souvent non diagnostiquées expliquant des douleurs persistantes après reconstruction du LCA, l’imagerie permet aujourd’hui au coté de l’arthroscopie un gold standard en diagnostic.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101042"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600637","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
MorphologiePub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101044
Fatima Zohra Touia , Manel Boumezrag
{"title":"L’arsenal thérapeutique pour une neuropathie rare par carence en vitamine E ; à propos d’un cas","authors":"Fatima Zohra Touia , Manel Boumezrag","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101044","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101044","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>L’ataxie par carence en vitamine E affection neurologique rare affectant la marche et la coordination, se manifestant par des troubles moteurs une spasticité musculaire, une amyotrophie, des déficits proprioceptifs. Longtemps l’usage de la toxine botulique a été la seule alternative avec des résultats peut satisfaisant d’où le recours à de nouvelles techniques comme arsenal thérapeutique <span><span>[1]</span></span>.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’un patient de sexe masculin âgé de 17 ans, présentant des symptômes depuis l’âge de 12 ans, avec un retard diagnostic réaliser à l’âge de 16 ans à l’origine d’une amyotrophie et une spasticité importante des triceps suraux notamment à droite, ainsi qu’une ataxie proprioceptive. L’EMG a confirmé une atteinte périphérique et l’étude génétique a confirmé le diagnostic d’avitaminose E <span><span>[2]</span></span>. Le patient a bénéficié de trois modalités thérapeutiques succinctes à savoir un bloc nerveux du nerf tibial, suivie d’une toxine botulique et en dernier une fasciotomie. Une évaluation cinématique de la cheville a été effectuée avec le logiciel Kinovea <span><span>[3]</span></span> avant et après chaque intervention.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les résultats ont montré une amélioration plus marquée après le bloc tibial comparé à la toxine botulinique mais les deux techniques ayant un effet transitoire ont conduit à une fasciotomie du triceps sural dont les résultats fonctionnels était spectaculaire et assez permanent. Le bloc du nerf tibial s’est révélé être un outil précieux pour l’évaluation de la marche en présence de spasticité et de faiblesse musculaire amyotrophique, surpassant les résultats obtenus avec la toxine botulinique. La fasciotomie a apporté l’amélioration la plus marquée. Il est souhaitable d’utiliser le bloc tibial comme test évaluatif avant toute intervention thérapeutique <span><span>[4]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>La paralysie spastique par avitaminose E est une pathologie rare, les bloques nerveux ainsi que l’injection de toxine botulique sont des thérapeutiques a effet transitoire permettant de poser l’indication de fasciotomie comme thérapeutique définitive.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101044"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600303","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
MorphologiePub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100992
Alexandre Bellier , Paul Helene , Pierre-Yves Rabattu , Philippe Chaffanjon , Olivier Palombi
{"title":"Impact d’un outil d’entraînement numérique par questions à choix multiples sur la performance académique en anatomie en deuxième année de médecine","authors":"Alexandre Bellier , Paul Helene , Pierre-Yves Rabattu , Philippe Chaffanjon , Olivier Palombi","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100992","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100992","url":null,"abstract":"<div><h3>Objet</h3><div>Des bases de questions a choix multiples (QCMs) se sont développés pour répondre au besoin des étudiants pour l’autoévaluation en parallèle de l’apprentissage du cours <span><span>[1]</span></span>. Toutefois, il n’existe actuellement pas de consensus sur la stratégie optimale d’utilisation de QCMs pour réussir un examen de médecine <span><span>[2]</span></span>. Ainsi, l’objectif de cette étude était de déterminer la stratégie optimale d’utilisations de QCMs pour la réussite de l’examen d’anatomie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude observationnelle de cohorte prospective a été réalisée auprès d’étudiants en médecine de deuxième année à l’Université Grenoble-Alpes. Quatre-vingt dix-neuf QCMs de 3 niveaux de difficulté ont été élaborés par les enseignants d’anatomie puis implémentés sur UNESS sous la forme de séances de 5 questions isolées aléatoires, par niveau de difficulté. Le critère de jugement principal était la note à l’examen d’anatomie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent quatorze étudiants ont été inclus. Les étudiants ont en moyenne réalisé 180 QCMs avant l’examen, en majorité dans l’après-midi. Le délai médian de réalisation des QCMs par rapport à l’examen était de 3<!--> <!-->jours, avec 92 % des QCMs effectués dans la semaine précédant l’examen. Quatre-vingt treize pour cent des étudiants ont respecté un niveau croissant de difficulté. Après ajustement sur le sexe et la filière de provenance, nous avons montré une association statistiquement significative entre la note à l’examen final et le délai médian de réalisation des QCMs, la note obtenue à ces questions d’autoévaluation et le respect du niveau croissant de difficulté (respectivement <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,020, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012 et <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,028).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous avons ainsi mis en évidence l’efficacité de la stratégie consistant à débuter tôt la réalisation des questions d’autoévaluation, à les espacer dans le temps et à suivre un niveau de difficulté croissant. Cependant, la quantité de QCMs réalisés ne semblent pas avoir d’impact sur la note à l’examen final. Ces données de stratégies d’apprentissage devraient faire l’objet de cours de méthodologie à destination des étudiants pour augmenter leur performance.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100992"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600407","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Cartographie du système veineux craniocervical : analyse comparative des modalités d’imagerie","authors":"Marie Duigou , Brieg Dissaux , Julien Ognard , Romuald Seizeur","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101030","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101030","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le système veineux de la jonction craniocervicale (SVJCC) possède un rôle clef dans la compréhension de la régulation de la pression intracrânienne. Sa complexité rend son étude difficile. Nous nous sommes appuyés sur le modèle pathologique de la thrombose veineuse cérébrale (TVC) afin d’essayer de déterminer quelle modalité d’imagerie non invasive permettrait une cartographie optimale du SVJCC.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>À partir d’une recherche sur Pubmed, réalisation d’une revue de la littérature via la méthode PRISMA entre 2001 ET 2025 via les mots clefs suivants : « diagnostic performance », « dural venous sinus thrombosis ». Treize articles ont été retenus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quatre modalités d’imagerie sont envisageables pour l’étude du SVJCC : l’écho doppler, la tomodensitométrie (TDM), l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ainsi que la phlébographie. L’écho Doppler rend difficile l’obtention de données morphométriques et ne permet qu’une étude de la veine jugulaire interne et du plexus veineux vertébral <span><span>[1]</span></span>. Parmi les imageries en coupe, l’IRM semble être la modalité non invasive la plus optimale <span><span>[2]</span></span>. Parmi les différentes séquences, la MRV est généralement considérée comme le gold standard. Cependant, plusieurs études indiquent que la séquence T1 écho de gradient (3D T1 GRE OU TFE) avec gadolinium semble être plus performante et possède l’avantage d’être relativement rapide (ajoute environ 5<!--> <!-->min d’acquisition) <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La majorité des études ont été réalisées dans un contexte pathologique. Certains articles sous-entendent une résolution spatiale insuffisante en IRM, ne permettant pas une caractérisation précise des cas les plus complexes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Du fait de son implication dans la régulation de la pression intra crânienne, il est nécessaire d’obtenir une cartographie précise du SVJCC. Pour cela de grandes séries de patients indemnes de pathologies veineuses intra cérébrales en IRM 3D T1 TFE avec gadolinium semblent pertinentes.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101030"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600596","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
MorphologiePub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101029
Leila Boukhatmi, Mohammed Assaad Alnafie, Nabila Zouaoui, Samir Moualek
{"title":"Artère phrénique inférieure naissant du tronc cœliaque, duplication bilatérale et bifurcation précoce de l’artère rénale et artère testiculaire naissant d’une artère rénale accessoire","authors":"Leila Boukhatmi, Mohammed Assaad Alnafie, Nabila Zouaoui, Samir Moualek","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101029","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101029","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>Les branches collatérales de l’aorte abdominale sont sujettes à des variations dont les artères rénales (AR) sont fréquemment concernées <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Une variante de l’AR peut s’accompagner d’une variation de l’artère testiculaire (AT) affectant son origine, trajet et nombre <span><span>[3]</span></span>. Quant à l’artère phrénique inférieure (API), elle peut prendre origine de plusieurs artères abdominales <span><span>[4]</span></span>. Ce travail illustre une association peu commune de variantes touchant l’API, l’AR et l’AT chez un même individu.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Nous avons analysé les branches collatérales de l’aorte abdominale sur 231 coupes d’angioscanner abdominopelvien avec reconstruction multiplanaire en mode d’injection maximale réalisé chez un homme de 67 ans.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>De multiples variantes ont été retrouvées : l’API droite naissait du tronc cœliaque avant sa distribution terminale. Deux AR ont été identifiés de chaque côté ; l’AR supérieure gauche se bifurquait précocement à 1,3<!--> <!-->cm de son origine et l’AR inférieure droite donnait naissance à l’AT homolatérale.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les variations de l’AR, souvent liées à une anomalie de dégénérescence du <em>rete arteriosum</em> urogénital <span><span>[1]</span></span>, incluent la duplication, la triplication et la ramification précoce <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. L’origine de l’AT est aussi variable et peut être l’aorte, l’AR ou l’artère surrénalienne moyenne <span><span>[3]</span></span>. L’identification de ces variantes est essentielle pour préparer une transplantation rénale, une pose de stent vasculaire, le traitement d’un anévrysme aortique ou une procédure de radiologie interventionnelle <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. L’API peut naître en tronc commun avec son homologue controlatéral ou seule de l’aorte, tronc cœliaque, l’artère hépatique commune, l’artère gastrique gauche ou l’AR <span><span>[4]</span></span>. Les praticiens doivent donc prendre en considération ce genre de variations notamment dans la prise en charge du carcinome hépatocellulaire nourri d’une branche de cette artère <span><span>[5]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les branches collatérales de l’aorte abdominales sont impliquées dans plusieurs applications chirurgicales. Une collaboration chirurgien-anatomiste pour identifier leurs variations en préopératoire est essentielle.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101029"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600593","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Variations anatomiques du drainage veineux de la glande surrénale droite","authors":"Ahmed Saaadi , Amine Hermi , Seif Mokaddem , Bilel Saidani , Syrine Azza Manoubi , Haroun Ayed , Mohamed Allouche , Marouene Chakroun , Mohamed Riadh Ben Slama","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101041","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101041","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>Le contrôle de la veine surrénalienne est le temps clé au cours de la chirurgie surrénalienne. La veine surrénalienne peut présenter une multitude de variations anatomiques. Notre objectif était d’étudier l’anatomie de la veine surrénalienne droite (VSD) et ses variations anatomiques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude anatomique basée sur la dissection de 40 cadavres frais. Nous avons étudié le drainage de la veine surrénale principale (VSP), son niveau de terminaison, ainsi que sa longueur et sa largeur. Toutes les mesures étaient réalisées in situ. Les méthodes d’injection et de corrosion n’étaient pas utilisées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La VSD faisant 9<!--> <!-->mm [4–20] de long et 4<!--> <!-->mm [2–5] de large. Sa direction était oblique de bas en haut et de dehors en dedans dans 38 cas (95 %) et horizontale dans 2 cas (5 %). Son angle d’abouchement moyen par rapport à l’axe vertical de la veine cave inférieure (VCI) était de 40° [15°–90°]. Elle s’abouchait toujours au niveau de la VCI rétro-hépatique: au niveau de son bord latéral droit dans 18 cas (45 %), de sa face postérieure dans 21 cas (52,5 %) et de sa face antérieure par un tronc commun avec une veine hépatique droite accessoire dans 1 cas (2,5 %). Dans 26 cas (65 %), on a trouvé une veine surrénalienne centrale (VSC) unique, Dans 11 cas (27,5 %), on a trouvé une VSC avec plusieurs petites veines et dans trois cas (7,5 %), on a retrouvé deux VSC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Anatomiquement, le contrôle de la VSD est plus difficile et sa lésion est plus fréquente du fait de sa faible longueur qui rend sa dissection et sa pédiculisation difficiles. La moindre blessure de la VSD se traduit par l’équivalent d’une plaie latérale de la VCI du fait de sa petite longueur contrastant avec un calibre relativement important.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101041"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600636","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
MorphologiePub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-07-29DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101059
G. Triantafyllou , P. Papadopoulos-Manolarakis , G. Tsakotos , S. Luzzi , M. Piagkou
{"title":"A unique variant of a persistent trigeminal artery combined with an accessory anterior cerebral artery","authors":"G. Triantafyllou , P. Papadopoulos-Manolarakis , G. Tsakotos , S. Luzzi , M. Piagkou","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101059","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101059","url":null,"abstract":"<div><div>The cerebral arterial circle exhibits considerable variability with clinical relevance in radiological and neurosurgical practice. Among its rarest variants are persistent embryonic arteries, notably the persistent trigeminal artery (PTA). We present a unique case identified via magnetic resonance angiography (MRA) in a 39-year-old female, revealing a PTA giving rise to the anterior inferior cerebellar artery (AICA). An accessory anterior cerebral artery (aACA) emerged from the anterior communicating artery. The coexistence of these two rare variants forms a peculiar arterial pattern. Interestingly, the AICA origin from the PTA is a scarce variation. This case highlights the importance of detailed vascular imaging for identifying atypical configurations, which may influence surgical approaches and risk assessment in cerebrovascular procedures.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101059"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144723875","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}