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Les intoxications au centre antipoisons belge en 2024 : chiffres et tendances 2024年比利时中毒控制中心:数据与趋势
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.007
A. Van den Broeck, J. Moens, J. Van Baelen, J. Willekens, B. Claes, P. De Cock, C. Smet
{"title":"Les intoxications au centre antipoisons belge en 2024 : chiffres et tendances","authors":"A. Van den Broeck, J. Moens, J. Van Baelen, J. Willekens, B. Claes, P. De Cock, C. Smet","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.007","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.007","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le centre antipoisons belge est une organisation indépendante avec le statut de fondation royale d’utilité publique. L’équipe de la permanence, composée de médecins et pharmaciens, répond aux appels téléphoniques 24/7 pour la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg (GDL). D’autres activités sont : la délivrance rapide des antidotes, la gestion de la documentation scientifique, la pharmaco-toxicovigilance. En plus, le Centre est désigné par l’ECHA pour les notifications de produits dangereux en Belgique et au GDL. L’objectif de cette présentation est de décrire l’activité du Centre antipoisons Belge en 2024 et l’évolution depuis 2019.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Les données du centre antipoisons ont été étudiées depuis 2019.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les chiffres clefs de 2024 montrent un total de 63 925 appels dont 6531 appels non classiques (demandes d’information) dont 400 courriels, et 57 394 appels classiques (exposition) représentant 58 856 victimes (7836 animaux [6283 chiens, 1302 chats]). Parmi les 51 020 exposés humains, 20 503 étaient des enfants de moins de 14 ans et 28 687 des adultes de plus de 14 ans. Les agents en cause pour ces patients humains étaient des médicaments et autres dispositifs médicaux pour 23 410, des produits chimiques pour 10 977, des produits cosmétiques, denrées alimentaires, tabac et autres produits à usage courant pour 9044, des organismes vivants pour 3296 et des biocides et phytosanitaires pour 2750. Les faits marquants en 2024 étaient les suivants : les expositions réelles ont atteint un record, tandis que les demandes d’information ont diminué. Les appels pour animaux ont progressé (+8,8 % vs 2023, +82,5 % vs 2019). Les médicaments restent la première cause d’appels (+3,7 % vs 2023, +9 % vs 2019), avec le paracétamol en tête (2602 appels – 2609 victimes, +13,9 % vs 2023, +29,7 % vs 2019). Particulièrement préoccupant est que la moitié des victimes de surdosage en paracétamol sont des enfants de <<!--> <!-->15 ans. Aussi les antidépresseurs sont en forte progression (2046 appels – 2061 victimes, +3,3 % vs 2023, +17,9 % vs 2019). Les produits chimiques occupent la deuxième place, bien que leur nombre ait légèrement diminué (−0,5 % vs 2023, +3,9 % vs 2019). Les produits de nettoyage et d’entretien sont les plus souvent impliqués (4330 appels). L’eau de Javel est le produit le plus signalé (1032 appels). La catégorie de l’alimentation a également connu une hausse notable (4990 appels – 5245 victimes, +2,8 % vs 2023, +37,5 % vs 2019). Particulièrement, les compléments alimentaires ont retenu l’attention, (1284 appels – 1339 victimes, +14,4 % vs 2023, +49,9 % vs 2019). Cette tendance s’explique en partie par la croissance du marché des compléments alimentaires depuis la crise sanitaire de 2020, une perception erronée de leur innocuité et les emballages et formes attractives aux enfants. Une autre tendance inquiétante est l’augmentation des appels liés à des tent","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S84-S85"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366154","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Sols pollués : quelle articulation entre l’urgentiste et le centre antipoison ? 被污染的土壤:急救人员和中毒控制中心之间的联系是什么?
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.019
M. Labadie, C. Bragança, C. Paradis
{"title":"Sols pollués : quelle articulation entre l’urgentiste et le centre antipoison ?","authors":"M. Labadie, C. Bragança, C. Paradis","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.019","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.019","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>En France, l’exposition chronique d’une population à une pollution environnementale telle que des sols pollués est une occurrence qui est fréquente <span><span>[1]</span></span>. Il existe de nombreux exemples dans la presse, et de nombreux dossiers de patients dans les différents services de santé qui s’occupent de cette problématique, notamment l’Agence régionale de santé (ARS), le centre de consultation de pathologie professionnelle et environnementale (CPPE) et les centres antipoison (CAP). Ces expositions concernent le plus souvent une population de plusieurs centaines de personnes, voire plusieurs milliers. Lorsque ces personnes apprennent leur exposition à un sol pollué, elles ressentent un stress très important, parfois pourvoyeur de symptômes et s’interrogent sur les risques pour leur santé, déjà pris et à venir si l’exposition est maintenue. Elles s’interrogent aussi sur l’imputabilité des maladies dont elles sont atteintes avec l’exposition dont elles ont eu connaissance. De plus, lorsqu’il survient des symptômes nouveaux, ou des maladies nouvelles, les personnes exposées ont recours au système de soin pour une prise en charge, parfois même en urgence, parce que les symptômes sont importants et/ou graves, ou parce qu’elles ont l’impression que personne ne prend en compte leur situation, et elles font le lien, à tort ou à raison, avec leur exposition à ce sol pollué. Dans ces cas où il existe une urgence ressentie ou réelle, les patients ont souvent recours aux services d’urgence que sont les centres 15, les services d’urgence, et les CAP. L’objectif de cette présentation est de montrer la nécessaire collaboration entre le centre antipoison et les services d’urgences ou de régulation lorsqu’un patient sollicite l’un deux pour une exposition chronique à un sol pollué.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une revue de la littérature dans les moteurs de recherche PubMed et Google Scholar avec les mots clefs « Pollued soils/contaminated soils » et « Human effects et/ou Emergency » et/ou « Emergency treatment » a été effectuée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La revue de la littérature ne retrouve aucun article qui traite spécifiquement de la prise en charge globale des patients au moment de la révélation des faits, et des actions à mettre en œuvre lorsque ces patients consultent dans les services d’urgence et/ou font appel au 15 (en dehors des accidents aigus bien-sûr). Un seul article, ancien, traite de la réponse des institutions françaises mais seuls sont cités les centres antipoison, les centres 15 et les services d’urgence ne sont pas mentionnés <span><span>[2]</span></span>. Généralement, les centres antipoison sont informés par leur ARS, Santé publique France (SpF) et/ou par les communes concernées qui sont demandeuses d’explications, et/ou par les patients qui appellent spontanément et peuvent obtenir le détail de la nature de la pollution, les résultats des différents prélèvements environnementaux ","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S92"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366158","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Évolution des intoxications aiguës par sachets de nicotine en France : données des centres antipoison entre 2023 et 2024 法国烟袋急性中毒的演变:2023年至2024年中毒中心的数据
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.061
J. Langrand , W. Caré , E. Puskarczyk
{"title":"Évolution des intoxications aiguës par sachets de nicotine en France : données des centres antipoison entre 2023 et 2024","authors":"J. Langrand , W. Caré , E. Puskarczyk","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.061","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.061","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les sachets de nicotine (<em>nicotine pouches</em>) contiennent des fibres de polymères imprégnées de nicotine. Sur le marché européen depuis 2018 et sans réglementation dédiée, le nombre d’unités vendues ne cesse d’augmenter. Cette présence s’est traduite par une augmentation du nombre de cas d’expositions rapportés en France aux centres antipoison (CAP) entre 2017 et 2022, en particulier chez les adolescents ayant présenté parfois un syndrome nicotinique sévère <span><span>[1]</span></span>. L’objectif était de décrire l’évolution de ces occurrences entre 2023 et 2024.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Étude rétrospective des cas rapportés aux CAP entre le 1<sup>er</sup> janvier 2023 et le 31 décembre 2024, de toute personne ayant consommé volontairement ou accidentellement un sachet de nicotine ou du <em>snus</em> (sachet contenant du tabac broyé, consommé de la même manière qu’un sachet de nicotine avec lequel il peut être confondu).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les CAP ont reçu 90 appels en lien avec la consommation de sachets de nicotine et deux appels pour une consommation de <em>snus</em> : 29 cas en 2023 et 63 cas en 2024. Plus d’une personne sur deux était âgée de 12 à 17 ans (53,9 %, médiane 16 ans), avec une consommation majoritairement en milieu scolaire (64,6 %). Le sex-ratio (H/F) était de 3,4. Des signes cliniques étaient rapportés dans 70,7 % des cas. En se focalisant sur les mineurs, cette proportion passait à 86,2 %. Douze cas étaient de gravité moyenne (PSS2), concernaient des personnes âgées de moins de 20 ans, avec un syndrome nicotinique sévère nécessitant une prise en charge hospitalière. Pour huit d’entre eux, la consommation avait eu lieu dans un établissement scolaire. La méconnaissance du produit consommé était parfois rapportée : incitation par l’entourage amical ou par les réseaux sociaux dans le but de maintenir l’éveil ou d’améliorer les performances sportives.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les chiffres de 2023 et 2024 confirment les tendances précédemment observées : l’augmentation du nombre de cas rapportés (3 cas en 2020, 15 cas en 2021 et 27 cas en 2022), et le fait que les adolescents constituent la population la plus à risque d’intoxications sévères après consommation de sachets de nicotine <span><span>[2]</span></span>. Alors que l’encadrement législatif de la vente de ces produits est à l’étude, les risques d’intoxication à court terme et de dépendance à la nicotine à plus long terme chez les adolescents persistent. Une campagne d’information de type <em>« Pas touche aux pouches »</em> devrait être mise en œuvre. Par ailleurs, une attention devrait être portée à l’émergence sur le marché de sachets sans nicotine contenant des analogues nicotiniques (par exemple la 6-méthylnicotine – ou métatine), dont les données toxicologiques sont encore insuffisantes, alors que ces produits sont déjà bien implantés sur le marché européen. À titre d’exemple, la Base nation","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S118-S119"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366161","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Intoxications graves dues à des confusions alimentaires de plantes toxiques et comestibles : étude des données des centres antipoison de 2012 à 2021 有毒和食用植物食物混淆造成的严重中毒:2012 - 2021年毒物中心数据研究
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.013
N. Paret , D. Boels , N. Delcourt , M. Labadie , J. Langrand , G. Le Roux , A. Maillot , S. Michel , C. Tournoud , S. Sinno-Tellier
{"title":"Intoxications graves dues à des confusions alimentaires de plantes toxiques et comestibles : étude des données des centres antipoison de 2012 à 2021","authors":"N. Paret , D. Boels , N. Delcourt , M. Labadie , J. Langrand , G. Le Roux , A. Maillot , S. Michel , C. Tournoud , S. Sinno-Tellier","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.013","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.013","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Environ 260 cas de confusion alimentaire entre plantes comestibles et toxiques sont enregistrés par les centres antipoison (CAP) chaque année <span><span>[1]</span></span>. Les confusions les plus fréquentes ne sont pas nécessairement les plus graves (plantes à bulbe, marrons d’inde, coloquintes…) mais certaines plantes sont à risque d’effets toxiques très graves voire mortels. Un récent rapport émis par l’ANSES et les CAP <span><span>[2]</span></span> souligne à nouveau que les cas de gravité forte (PSS3 et PSS4 selon le <em>Poisoning Severity Score</em> (PSS) <span><span>[3]</span></span>), pouvant menacer le pronostic vital ou conduire au décès, sont en majorité (58 %) liés à des confusions alimentaires. Notre objectif était de décrire les confusions alimentaires entre plantes toxiques et comestibles à l’origine d’intoxications de gravité forte, dont les décès.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Les cas d’intoxication par des plantes ont été extraits du système d’information des CAP (SICAP) entre le 01/01/2012 et 31/12/2024. Après relecture des dossiers, les cas de gravité forte dont les décès, validés par un toxicologue, dus à une confusion alimentaire, ont été analysés. Un repas pouvait avoir été pris par une seule personne ou partagé par plusieurs.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Trente-et-une personnes, dont 6 sont décédées, ont présenté une intoxication de gravité forte à la suite de confusions alimentaires entre plantes toxiques et comestibles sur une période de 13 ans. Ces intoxications sont survenues au cours de 24 repas, soit 19, 4 et 1 repas impliquant respectivement 1, 2 et 4 personnes. Elles ont été identifiées régulièrement au cours de la période d’étude (9 années sur 13) et concernaient chaque année de 1 à 7 personnes au cours de 1 à 4 repas.</div><div>Le sex-ratio était de 1,4, l’âge médian de 62 ans [21–78]. Les plantes à l’origine de l’intoxication étaient le datura (8 cas), le colchique (8 cas), la digitale (6 cas), l’œnanthe safranée (3 cas), le vératre (2 cas), l’aconit (2 cas), la belladone et le laurier rose (1 cas chacun). Six patients sont décédés après consommation, d’œnanthe safranée ou de colchique pour 4 cas, et de digitale ou d’aconit pour les 2 cas restants. Les confusions ont eu lieu pour le datura avec la tétragone cornue, le raisin d’Amérique et une plante indéterminée, pour le colchique avec le poireau sauvage ou l’ail des ours, pour la digitale avec la consoude, la bardane ou la bourrache, pour l’œnanthe safranée avec des carottes sauvages ou du persil tubéreux, pour le vératre blanc avec la gentiane ou le ginseng, pour l’aconit avec le « couscouil », pour la belladone avec des raisins sauvages. Les parties consommées étaient principalement les feuilles (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->24) puis les racines/tubercules/rhizomes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), les baies une seule fois, non précisées dans 1 cas. Elles ont été ramassées dans la nature avec certitude (17 repas), pro","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S89"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145358122","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Les nouveaux produits de synthèse : pourquoi et comment doser ? 新的合成产品:为什么以及如何给药?
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.080
V. Dumestre-Toulet , A. Daveluy
{"title":"Les nouveaux produits de synthèse : pourquoi et comment doser ?","authors":"V. Dumestre-Toulet , A. Daveluy","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.080","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Au cours des vingt dernières années, le panorama des substances psychoactives consommées en France et en Europe s’est considérablement modifié avec l’apparition des nouveaux produits de synthèse (NPS).</div><div>Ces dernières années ont particulièrement été marquées par (i) l’apparition des cannabinoïdes de synthèse, dans différentes populations, selon différentes modalités (chimique à La Réunion ; PTC en Normandie/Grand Est ; adultération de cannabis), (ii) l’émergence de nouveaux agonistes des récepteurs opioïdes ayant entraîné des décès (Océan Indien et Occitanie), (iii) la répercussion des modifications de la législation internationale sur le marché des cathinones avec l’apparition notamment des 3-CMC et 2-MMC et (iv) la circulation des « designer benzodiazépines », situations préoccupantes qui ont donné lieu à des alertes sanitaires de la part des CEIP-addictovigilance auprès des autorités sanitaires, des professionnels de santé et des consommateurs, nécessitant une communication adaptée à chaque situation, afin d’aider à une meilleure identification des populations à risque, une adaptation des outils de réduction des risques et de prévention et une meilleure prise en charge médicale du patient <span><span>[1]</span></span>. Leur implication dans les cas de décès (enquête DRAMES) est régulièrement signalée par les toxicologues analystes (50 décès dans l’étude 2023) <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’identification des NPS dans les matrices biologiques (sang, urine) est essentielle pour documenter la consommation réelle et la responsabilité des substances dans des contextes hospitaliers et médico-judiciaires. L’analyse des cheveux apporte également des éléments sur une exposition en cas de prélèvements tardifs des fluides biologiques ou sur la consommation chronique d’un NPS. Si cette identification est le seul moyen fiable permettant d’associer un usage à une toxicité (en particulier dans le cas où la substance consommée n’a pu être récupérée pour être analysée), elle reste complexe et difficile car ne peut être effectuée que dans des laboratoires spécialisés en toxicologie disposant de techniques spécifiques (chromatographie avec détection par spectrométrie de masse en tandem et/ou haute résolution). Plusieurs problèmes majeurs se posent comme : (i) la nécessité de techniques très sensibles (quantités consommées souvent faibles en raison de la puissance des produits) ; (ii) la courte fenêtre de détection dans le sang nécessitant parfois la recherche des métabolites ; (iii) la nécessité de disposer d’étalons pour effectuer une quantification et permettre une interprétation des concentrations au regard des données de la littérature <span><span>[4]</span></span>.</div><div>Un suivi rigoureux des usages et de la législation de ces produits est donc essentiel pour informer et orienter les cliniciens dans la prise en charge de ces patients. Dans ce con","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S107-S108"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365924","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Validation externe d’un système expert en toxicologie clinique pour le diagnostic des mono-expositions 临床毒理学专家系统的外部验证,用于诊断单一暴露
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.041
H. Lerogeron , J. Schipper , L. Guegen , V. Lacotte , J. Schauben , K.A. Nguyen
{"title":"Validation externe d’un système expert en toxicologie clinique pour le diagnostic des mono-expositions","authors":"H. Lerogeron , J. Schipper , L. Guegen , V. Lacotte , J. Schauben , K.A. Nguyen","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.041","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.041","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Divers modèles d’aide à la décision sont proposés pour assister les toxicologues dans leur diagnostic de l’agent responsable de l’intoxication après exposition. Néanmoins, à notre connaissance, aucun ne profite d’une validation externe, ce qui diminue leur utilité clinique. Notre objectif est de réaliser une validation externe du modèle de diagnostic du centre antipoison de Floride <span><span>[1]</span></span> pour les mono-expositions en utilisant les données du centre antipoison de Lyon (CAP).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Sélection de cas d’intoxication classés grave <span><span>[1]</span></span> (PSS<!--> <!-->≥<!--> <!-->2) dans la base de données du CAP de Lyon entre 2020 et 2022. Extraction et traduction des symptômes et agents uniques pour former un dictionnaire français–anglais. Puis traduction des cas extraits et prédiction des agents d’intoxication par le code fourni par <span><span>[2]</span></span>. Évaluation par accuracy top-k.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 671 cas d’intoxication grave a été extrait. Cependant, 69 cas ont été exclus en raison de l’impossibilité de faire correspondre avec précision les symptômes ou les agents au système <span><span>[2]</span></span>. Le nombre médian de symptômes par cas était de 3 (intervalle interquartile : 2–5), et l’âge médian des cas était de 45 (IQR : 23–64). Un total de 303 cas étaient des femmes et 299 des hommes. Un total de 385 agents toxiques uniques ont été identifiés, le plus fréquent étant la vipère française (21 cas). 11 % des intoxications étaient fatales, le bromazépam apparaissant comme l’agent le plus fréquemment impliqué (3 cas). L’accuracy top 10 % globale était de 0,75. La précision la plus élevée a été obtenue dans les cas de sévérité majeure (0,87), tandis que la performance la plus faible a été observée dans les cas mortels (0,58). Les résultats de la validation externe ont été comparés à ceux de la validation interne avec des paramètres identiques. Pour les cas de sévérité mineure, la validation interne a donné une accuracy top 10 de 0,43 et top 10 % de 0,67, alors que l’approche de validation externe a obtenu respectivement 0,57 et 0,76. Dans les cas d’issue fatale, la validation interne a obtenu une accuracy top 10 de 0,45 et top 10 % de 0,69, contre 0,39 et 0,58 dans la validation externe. Une validation externe manuelle, portant sur un sous-ensemble de 186 cas, a aussi été effectuée. La précision globale du top 10 % obtenue par la validation manuelle était de 0,72.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La similarité des résultats valide notre méthodologie, ainsi que l’intérêt clinique du système d’aide à la décision proposé par l’équipe <span><span>[2]</span></span>. Cependant, l’absence de systèmes de codage internationaux communs entre les deux bases de données pour les symptômes et agents rend difficile la validation externe. Cette absence empêche la mise en correspondance automatisée et nécessite une traducti","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S104"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365849","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Intoxication par le thon en boîte : mythe ou réalité ? 罐装金枪鱼中毒:神话还是现实?
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.015
B. Mégarbane
{"title":"Intoxication par le thon en boîte : mythe ou réalité ?","authors":"B. Mégarbane","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.015","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.015","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Deux organisations non gouvernementales (ONG), Bloom et Foodwatch, ont publié fin 2024 un rapport alertant sur les dangers pour la santé de la contamination au mercure des boîtes de thon vendues en France et en Europe <span><span>[1]</span></span>. L’intégralité des 148 boîtes de thon testées a révélé la présence de mercure avec des concentrations jusqu’à parfois quatre fois supérieures aux normes européennes. La concentration la plus importante a été détectée dans une boîte de thon Petit Navire, achetée (3,9<!--> <!-->mg/kg), puis un produit Carrefour (2,5<!--> <!-->mg/kg) et un produit de la marque As do Mar (1,5<!--> <!-->mg/kg). Les 2 ONG ont donc appelé à interdire la commercialisation des produits à base de thon dépassant 0,3<!--> <!-->mg/kg de mercure et bannir le thon des crèches, hôpitaux, maternités, maisons de retraite et cantines scolaires. L’objectif de cette présentation est de discuter les limites de ce rapport et de rappeler les normes, les risques encourus et les conséquences.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Revue narrative de la littérature.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le mercure est un contaminant des poissons de source naturelle (écorce terrestre, feux de forêt et activité volcanique) et liée aux activités industrielles et agricoles humaines. Les poissons (surtout les poissons prédateurs comme le thon) sont contaminés par un processus de bioaccumulation. Le mercure qui pénètre dans les milieux aquatiques est converti en méthylmercure, forme organique, par processus microbiens naturels et s’accumule dans les réseaux trophiques aquatiques. Les seuils de risque définis par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire sont de 0,3<!--> <!-->mg/kg pour tous les poissons à l’exception du thon et les autres prédateurs (requin, espadon, brochet, marlin, esturgeon ; 1<!--> <!-->mg/kg). Cette différence de normes entre poissons aurait été justifiée par des nécessités commerciales, alors que la toxicité est similaire. La dose hebdomadaire tolérable (pouvant être consommée pendant toute une vie sans risque d’effet nocif sur la santé) est de 1,3<!--> <!-->μg/kg/semaine. Ainsi, une personne de 60<!--> <!-->kg peut absorber 78<!--> <!-->μg de méthylmercure par semaine sans risque. La toxicité est neurologique (troubles du comportement, paresthésies, ataxie cérébelleuse, dysarthrie, mouvements cholériformes et athétosiques, cécité, audition, coma) et la contamination in utero des enfants est la plus préoccupante (microcéphalie, retard mental, cécité, strabisme, difformité des membres, syndrome cérébelleux). Deux épisodes historiques ont montré la dangerosité de l’intoxication collective au mercure dans la Baie de Minamata au Japon en 1957 et en Irak en 1971. Néanmoins, la teneur en mercure semble globalement avoir peu évolué depuis le XIX<sup>e</sup> siècle. Les Français consomment 900<!--> <!-->g de thon en conserve par an contre plus de 4<!--> <!-->kg de saumon. Pour la population européenne, la co","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S90-S91"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365852","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Congrès STC Bordeaux 2025. Mots de bienvenue 波尔多STC大会2025。欢迎致辞
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-16 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.075
{"title":"Congrès STC Bordeaux 2025. Mots de bienvenue","authors":"","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.075","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.075","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S73-S74"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366038","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Toxicovigilance : apport de la collaboration avec l’Anses 毒物警戒:与Anses合作的贡献
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.027
J. Bloch , C. Solal , C. Greillet , J. Hamon , S. Sinno-Tellier , M. Labadie
{"title":"Toxicovigilance : apport de la collaboration avec l’Anses","authors":"J. Bloch , C. Solal , C. Greillet , J. Hamon , S. Sinno-Tellier , M. Labadie","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.027","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est en charge de la toxicovigilance, de la nutrivigilance, de la pharmacovigilance vétérinaire, de la phytopharmacovigilance et depuis 2024, de la cosmétovigilance et de la tatouvigilance à la place de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.</div><div>En pratique, il s’agit de détecter les effets indésirables liés à l’utilisation des produits ou agents ciblés par la vigilance.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Les centres antipoison, de par les données enregistrées en réponse téléphonique à l’urgence, enregistrent des données qui peuvent alimenter toutes ces vigilances, notamment sur le volet exposition aiguë. L’Anses et les centres antipoison ont mis en place des requêtes automatiques hebdomadaires prospectives dans le système d’information des centres antipoison (SICAP) pour que les données puissent être prises en compte par la nutrivigilance, la pharmacovigilance vétérinaire et la phytopharmacovigilance notamment. Les données de toxicovigilance sont aussi étudiées de manière rétrospective dans des groupes de travail pilotés par l’Anses, pour répondre à des questions venant le plus souvent des toxicologues et de l’Anses, parfois du ministère de la santé ou celui l’agriculture et de la sécurité alimentaire.</div><div>Un autre type d’interaction entre les centres antipoison et l’Anses est l’alerte en temps réel. Un toxicologue constate un événement qui à lui seul lui paraît suffisant à déclencher des investigations, voire des mesures. Il peut d’agir d’une intoxication particulièrement grave, inhabituelle ou à un agent posant problème. Une exposition peut être suffisante à déclencher l’alerte, voire même la seule présence d’un produit dans un rayon de magasin ou sur un marché ; en effet, mieux vaut prévenir que guérir et ne pas attendre qu’il y ait des intoxications pour faire retirer un produit dangereux. Dans ces situations, le toxicologue qui a constaté les faits envoie un mail à la boîte [email protected] et l’Anses se charge de la suite : transmission aux autorités compétentes, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour les produits hors aliments, Direction de l’alimentation générale (DGAl) pour les aliments et compléments alimentaires, Direction générale de la protection des risques pour les produits professionnels (DGPR). Les douanes sont parfois mobilisées pour des saisies, aux aéroports par exemple. Des analyses de produits peuvent être effectuées par le service commun des laboratoires de la DGCCRF pour confirmer l’adultération d’un complément alimentaire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse des intoxications par des plantes vendues a permis de dresser la liste de celles les plus à risque et de les faire figurer dans un arrêté obligeant à ce que ce risque soit mentionné sur l’étiquette. L’étude des intoxicat","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S96"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366140","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Intoxications aiguës aux pesticides anticholinestérasiques en Tunisie : analyse épidémiologique sur cinq ans 突尼斯抗胆碱酯类杀虫剂急性中毒:五年流行病学分析
IF 1.7
Toxicologie Analytique et Clinique Pub Date : 2025-11-01 Epub Date: 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.046
M. Araoud, M. Aloui, M. Jday, M.A. Nouioui, N. Brahmi, A. Hedhili
{"title":"Intoxications aiguës aux pesticides anticholinestérasiques en Tunisie : analyse épidémiologique sur cinq ans","authors":"M. Araoud, M. Aloui, M. Jday, M.A. Nouioui, N. Brahmi, A. Hedhili","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.046","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.046","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>En Tunisie, les intoxications par pesticides anticholinestérasiques représentent un véritable problème de santé publique majeur. À l’échelle mondiale, chaque année le nombre de décès dus à l’ingestion de pesticides extrêmement toxiques dépasse 150 milles <span><span>[1]</span></span>. L’objectif de cette étude a été d’établir les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, et biologiques, des patients intoxiqués par ce type de pesticides.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective qui a concerné 109 cas d’intoxications aiguës (IA) aux pesticides anticholinestérasiques, organophosphorés (OP) et carbamates (CB), accueillis au centre d’assistance médicale urgente de Tunis, étalée sur une période de cinq ans.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La prévalence des intoxications par les anticholinestérasiques a connu une augmentation par rapport à l’ensemble des IA par les pesticides durant la période de l’étude. La population étudiée a un âge moyen de 39<!--> <!-->±<!--> <!-->20 ans, avec des extrêmes allant de 1 à 98 ans. La tranche d’âge la plus touchée est celle des adultes âgés entre 20 et 39 ans. Le sexe-ratio (H/F) est de 0,88 avec une prédominance féminine (55 %). Il est à noter qu’une relation de dépendance significative entre la circonstance d’intoxication et les troubles psychiatriques a été retrouvée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,031), avec un <em>odds ratio</em> de 1,3 (IC<sub>95 %</sub> <!-->=<!--> <!-->[1,14–1,49]). Dans la majorité des cas l’ingestion a été volontaire (62 %), due à une administration orale d’un pesticide anticholinestérasique uniquement, ou associé à un autre produit (8 %). Les OP ont été les plus incriminés dans les IA (55 %), notamment le chlorpyriphos. Cependant, le méthomyl a été parmi les molécules les plus retrouvées dans les ingestions des carbamates. Les signes cliniques les plus fréquemment observés chez les patients ont été le myosis (75 %), la bradycardie (56 %), les diarrhées (49 %), l’hypersécrétion bronchique (22 %), et les fasciculations (17 %). Parmi les patients, 15 % ont développé un syndrome encéphalique avec coma et confusion. L’hyperleucocytose (63 %), l’hyperglycémie (56 %), l’hypokaliémie (39 %), et l’hyperlactatémie (14 %) ont été parmi les anomalies biologiques les plus fréquentes. Il est à signaler que l’activité de la butyrylcholinestérase (BchE) a été significativement dépendante de la circonstance d’exposition (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027). À l’admission, l’activité moyenne de la BchE carbamylée a été de 2660<!--> <!-->UI/L, avec des extrêmes allant de 44 à 9646<!--> <!-->UI/L, et une régénération généralement en 24<!--> <!-->h. Cependant, celle phosphorylée a été de 3137<!--> <!-->UI/L [46–12 559<!--> <!-->UI/L]. L’activité moyenne de l’acétylcholinestérase (AchE) a été égale à 4<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes [0–8<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes], dans les cas d’ingestions des OP. Le traitement a consisté en un lavage gastr","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S109"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366155","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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