Journal of NeuroradiologyPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-24DOI: 10.1016/j.neurad.2026.101450
Mehdi El Azouzi, Kenza Bentalha, Nazik Allali, Latifa Chat, Siham El Haddad
{"title":"AGÉNÉSIE COMPLÈTE DU CORPS CALLEUX CHEZ L’ENFANT: LE SPECTRE RADIOLOGIQUE ET CLINIQUE À TRAVERS 30 CAS","authors":"Mehdi El Azouzi, Kenza Bentalha, Nazik Allali, Latifa Chat, Siham El Haddad","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101450","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101450","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’agénésie complète du corps calleux (ACC) est une malformation congénitale rare, dont l’expression clinique est variable. L’IRM constitue l’examen de référence pour son diagnostic et pour l’évaluation des anomalies cérébrales associées.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et radiologiques d’une série de 30 cas d’ACC complète diagnostiqués dans notre service, et mettre en évidence la diversité de leurs présentations.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive incluant 30 enfants au Service de Radiologie de l’Hôpital d’Enfant de Rabat. Tous ont été adressés pour un motif neurologique (retard psychomoteur, dysmorphie faciale, convulsions, difficultés scolaires) entre janvier 2022 et septembre 2025.</div><div>Les données cliniques et radiologiques ont été recueillies à partir des dossiers médicaux. Chaque enfant a bénéficié d’une neuro-imagerie (TDM et/ou IRM) confirmant une agénésie complète du corps calleux. Les paramètres analysés incluaient l’âge, le sexe, les circonstances de découverte, les antécédents personnels et familiaux, l’examen neurologique ainsi que la recherche d’autres malformations.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La série regroupait des enfants d’âges et de sexes divers, avec des circonstances de découverte hétérogènes. Les présentations cliniques étaient variées, dominées par des troubles du développement, des manifestations épileptiques, des difficultés cognitives ou des signes dysmorphiques.</div><div>L’imagerie révélait des remaniements structuraux fréquents, notamment des anomalies ventriculaires, des modifications de la substance blanche interhémisphérique et diverses malformations corticales ou médianes. Les indications d’imagerie étaient principalement motivées par des préoccupations neurologiques ou neurodéveloppementales.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’agénésie complète du corps calleux constitue une entité hétérogène, tant sur le plan clinique que radiologique. L’IRM joue un rôle essentiel dans son diagnostic et dans l’identification des anomalies associées. Cette série de 30 cas met en évidence la diversité des présentations de l’ACC et souligne l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101450"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400742","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Journal of NeuroradiologyPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-24DOI: 10.1016/j.neurad.2026.101492
Dina El Mernissi , Rahma Khabab , Kamilia Chbani , Daoud Bentaleb , Dalal Laoudiyi , Siham Salam
{"title":"SCLÉROSES-EN PLAQUES PÉDIATRIQUE : PARTICULARITÉS IRM EN DÉBUT DE MALADIE","authors":"Dina El Mernissi , Rahma Khabab , Kamilia Chbani , Daoud Bentaleb , Dalal Laoudiyi , Siham Salam","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101492","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101492","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire les caractéristiques IRM spécifiques de la sclérose en plaques (SEP) de l’enfant en phase initiale, en soulignant les éléments distinctifs par rapport à l’adulte et les diagnostics différentiels principaux (ADEM, NMOSD).</div></div><div><h3>Messages à retenir</h3><div>L’IRM est la pierre angulaire du diagnostic et du suivi précoce.</div><div>· Les lésions initiales sont plus diffuses et inflammatoires que chez l’adulte.</div><div>· La reconnaissance de ces particularités permet une prise en charge rapide et améliore le pronostic à long terme.</div></div><div><h3>Résumé</h3><div>La sclérose en plaques pédiatrique est généralement définie par un début avant l’âge de 16 ans. Environ 5 % des patients présentent la maladie avant 16 ans, et moins de 1 % avant 10 ans. L’âge moyen de présentation se situe entre 12 et 13 ans. Bien que rare, cette forme se caractérise par une activité inflammatoire particulièrement intense et des particularités radiologiques distinctes.L’IRM constitue l’examen clé pour le diagnostic et le suivi. En début de maladie, les lésions sont souvent volumineuses, nombreuses, mal limitées et prédominent dans les régions péri-ventriculaires, juxta-corticales et infratentorielles. L’aspect en « doigts de Dawson » du corps calleux est évocateur. L’atteinte médullaire, fréquente mais limitée à des segments courts, aide à différencier la SEP pédiatrique des NMOSD où les lésions sont longitudinalement étendues.L’IRM initiale a également une valeur pronostique: une charge lésionnelle élevée ou la présence de lésions rehaussées au gadolinium sont associées à un risque accru de rechute. Les séquences 3D FLAIR et T2, la diffusion et les séquences post-gadolinium permettent une évaluation fine de l’activité inflammatoire et de la démyélinisation.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101492"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400832","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"IMAGERIE POST-THÉRAPEUTIQUE DES TUMEURS CÉRÉBRALES: APPORTS DES TECHNIQUES AVANCÉES","authors":"Saleck Choumad , Aicha Mohamed el hacen , Ahmed Ebbeda , Youssef Omor , Fatima zahra Laamrani , Rachida Latib , Sanae Amalik","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101473","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101473","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’imagerie joue un rôle central dans le suivi des tumeurs cérébrales après traitement. Identifier les modifications post-thérapeutiques est essentiel pour distinguer les lésions attendues des complications, tout en évitant la confusion avec une récidive tumorale. Les critères RANO, bien que non exhaustifs, offrent un cadre d’interprétation utile.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Illustrer les principaux aspects en imagerie post-chirurgicale, post-radiothérapie et post-thérapeutique ciblée/immunothérapie, et proposer des éléments pratiques permettant de différencier progression tumorale et effets secondaires.</div></div><div><h3>Contenu pédagogique</h3><div>L’IRM conventionnelle fournit une évaluation morphologique essentielle, mais ses limites justifient le recours à des techniques avancées telles que la diffusion, la perfusion (CBV, CBF), la spectroscopie et la cartographie TRAM, qui apportent des informations fonctionnelles améliorant la spécificité diagnostique. L’imagerie PET utilisant des traceurs d’acides aminés constitue également un outil précieux dans les situations d’ambiguïté. L’analyse des modifications précoces et tardives après chirurgie, radiothérapie ou traitements ciblés doit être interprétée à la lumière des critères RANO. La distinction entre récidive tumorale et effets post-thérapeutiques, notamment pseudoprogression ou radionécrose, demeure un défi majeur. Malgré leur rôle central, l’IRM conventionnelle et les critères RANO 2023 mis à jour présentent encore des limites, en particulier pour différencier les récidives tumorales des altérations induites par les traitements et pour standardiser l’emploi des biomarqueurs d’imagerie avancée. De plus, les thérapies anti-angiogéniques et l’immunothérapie peuvent modifier les schémas habituels de rehaussement, entraînant des phénomènes tels que la pseudoréponse.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’imagerie post-thérapeutique des tumeurs cérébrales nécessite une approche multimodale. La combinaison de l’IRM conventionnelle, des séquences fonctionnelles avancées et de l’imagerie métabolique améliore la précision diagnostique. Bien que les critères RANO 2023 apportent un cadre plus structuré, leurs limites actuelles soulignent la nécessité d’outils complémentaires tels que la spectroscopie, la perfusion, la cartographie TRAM et la TEP pour différencier de manière fiable la récidive des modifications liées au traitement.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101473"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400775","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"GLIOBLASTOME OU METASTASE ? LES CLES DU DIAGNOSTIC EN IRM.","authors":"Rayane BEKKAOUI , Nidal EL HASSANI , Hajar ZEBBAKH , Youssef OMOR , Rachida LATIB , Sanae AMALIK","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101483","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101483","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Décrire les critères d’imagerie les plus utiles pour orienter le diagnostic entre glioblastome et métastase.</div></div><div><h3>Matériel et Méthode</h3><div>Revue iconographique basée sur une sélection de cas illustratifs de glioblastomes et de métastases cérébrales, complétée par une synthèse des critères IRM décrits dans la littérature récente.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les métastases sont souvent multiples, localisées à la jonction cortico-sous-corticale, bien circonscrites et de forme arrondie. Elles présentent typiquement un rehaussement annulaire homogène avec nécrose centrale, accompagné d’un œdème vasogénique disproportionné autour de la lésion. En comparaison, le glioblastome est le plus souvent solitaire, profond (substance blanche), d’aspect irrégulier avec un rehaussement annulaire épais ou hétérogène, et peut s’étendre de façon infiltrante aux structures adjacentes (1). L’hypersignal FLAIR péritumoral du glioblastome traduit une infiltration tumorale diffuse plutôt qu’un simple œdème, pouvant prendre un aspect gyriforme cortical, tandis que l’œdème autour d’une métastase reste purement vasogénique (2). En diffusion, les valeurs d’ADC mesurées à la périphérie de la tumeur sont globalement plus élevées dans le glioblastome que dans la métastase (diffusion plus restreinte au niveau de la couronne tumorale métastatique) (3). Enfin, la spectroscopie montre dans les deux cas un métabolisme tumoral (choline élevée, NAA abaissée, ± lactates). Toutefois, la présence d’une élévation de la choline dans la zone de FLAIR non rehaussée entourant la lésion est en faveur d’un glioblastome (infiltration diffuse) plutôt que d’une métastase, qui n’induit pas de pic de choline périphérique. Tandis que les métastases présentent un pic de lipide plus marqué de les glioblastomes (4).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’IRM reste l’outil clé pour orienter le diagnostic entre glioblastome et métastase, bien que la certitude ne soit apportée que par l’histologie. Une analyse attentive des critères d’imagerie permet d’affiner l’orientation diagnostique et de guider au mieux la prise en charge thérapeutique.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101483"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147399957","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"IRM DES ANOMLAIES DE LA TIGE PITUITAIRE","authors":"ABDELKARIM AZZA , Mohamed Labied , Feryal El Oualladi , Chorouk Mountassir , Ghizlane Lembarki , Mouna Sabiri , Samira Lezar","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101479","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101479","url":null,"abstract":"<div><div>L’IRM joue un rôle central dans l’exploration des anomalies de la tige pituitaire, structure clé reliant l’hypothalamus à l’hypophyse. Elle permet une analyse précise de son signal, sa morphologie et épaisseur ainsi que sa continuité, avec appréciation de l’environnement de la selle turcique dans sa globalité.</div><div>En temps normal, la tige pituitaire est fine, allant de 2 à 4 mm d'épaisseur, avec amincissement progressif de haut en bas et un rehaussement homogène après injection d’agent de contraste.</div><div>L’injection dynamique du produit de contraste (Gadolinium) porte un intérêt majeur pour l’étude du fonctionnement de la tige pituitaire et du complexe hypothalamo-hypophysaire.</div><div>Toute anomalie intéressant ces 3 caractéristiques, doit faire évoquer 3 grands groupes étiologiques: congénitales, inflammatoires et tumorales.</div><div>Les anomalies congénitales incluent surtout le syndrome d’interruption de la tige pituitaire, caractérisé par une tige fine ou absente, une ectopie post-hypophysaire et un hypopituitarisme associé. L’IRM objective l’hypersignal T1 spontané physiologique post-hypophysaire et une tige interrompue ou anormalement fine.</div><div>Les causes inflammatoires sont représentées par l’hypophysite auto-immune, lymphocytaire ou encore granulomateuse. L’IRM montre une tige épaissie, souvent >4 mm, un rehaussement exagéré et parfois une extension au plancher du troisième ventricule.</div><div>Les étiologies tumorales incluent les germinomes, les craniopharyngiomes et les métastases. Elles se manifestent typiquement par un épaississement asymétrique, un rehaussement hétérogène ou la présence d’une masse, associée ou non à une infiltration hypothalamique.</div><div>L’analyse IRM doit toujours être corrélée au contexte clinique: troubles endocriniens, diabète insipide, puberté anormale ou signes de masse expansive. L’IRM est ainsi indispensable pour orienter le diagnostic, guider la prise en charge et surveiller l’évolution.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101479"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147399959","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Journal of NeuroradiologyPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-24DOI: 10.1016/j.neurad.2026.101499
Oumaima EL HACHMI , Sahar RAMDANI , Maryam AL YANDOUZI , Najwa ECHCHRIF KETTANI , Amina KHAMLICHI , Firdaous TOUARSA , Meriem FIKRI , Hamza RETTAL
{"title":"DE LA PEAU AU CERVEAU, LE SYNDROME METAMERIQUE CEREBROFACIAL: A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE","authors":"Oumaima EL HACHMI , Sahar RAMDANI , Maryam AL YANDOUZI , Najwa ECHCHRIF KETTANI , Amina KHAMLICHI , Firdaous TOUARSA , Meriem FIKRI , Hamza RETTAL","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101499","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101499","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les syndromes métamériques cérébrofaciaux constituent un groupe de syndromes congénitaux entraînant des malformations vasculaires réparties selon des zones anatomiques spécifiques du cerveau, du crâne et du visage, à haut ou à bas débit, suivant un métamère embryonnaire. Ces lésions peuvent avoir diverses manifestations cliniques et des implications diagnostiques et thérapeutiques importantes.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div><strong>-</strong>Décrire les syndromes métamériques et leur origine embryologique .</div><div>-Illustrer la corrélation clinico-radiologique à travers un cas et une revue de la littérature.</div></div><div><h3>Observation</h3><div>Nous rapportons le cas d’une femme de 23 ans, sans antécédents, adressée pour une lésion cutanée vasculaire palpébrale gauche apparue dans le post-partum, responsable d’une gêne esthétique. L’IRM a démontré des anomalies vasculaires orbitaires et cérébrales, confirmées et caractérisées par angiographie par soustraction numérique (ASN).</div><div>Le bilan clinico-radiologique a conclu à une CAMS type II .</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les syndromes métamériques cérébrofaciaux sont des malformations vasculaires congénitales rares, synchronisant anomalies cérébrales et faciales selon un schéma métamérique embryologique. On distingue deux principales formes ; les CAMS (cerebrofacial arteriovenous metameric syndrome) artérioveineuse à haut débit, sévères et à risque hémorragique, et les CVMS (cerebrofacial venous metameric syndrome) veineuses à bas débit aux conséquences plus esthétiques et neurologiques.</div><div>La reconnaissance du schéma métamérique est cruciale, une lésion faciale visible doit alerter sur une atteinte cérébrale potentielle. La corrélation clinico-radiologique est indispensable. L'association du couple IRM et angiographie par soustraction numérique permettent non seulement de confirmer le diagnostic, mais aussi de cartographier l'extension réelle des lésions (souvent sous-estimée cliniquement) pour adapter la stratégie thérapeutique multidisciplinaire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les syndromes métamériques constituent des entités rares mais essentielles à connaître. Leur identification repose sur la corrélation clinique et radiologique, permettant d’apprécier l’étendue réelle du métamère affecté. Ce cas illustre l’importance d’un bilan radiologique complet devant toute lésion vasculaire même bénigne en apparence.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101499"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400506","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Journal of NeuroradiologyPub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-24DOI: 10.1016/j.neurad.2026.101436
Martin Ndengera , Daniele Botta , Laura Gui Levy , Robin Peretzke , Paul Constanthin , Shahan Momjian , Marc N Gallay , Vanessa Fleury , Felix Tobias Kurz , Rares Vincent Salomir
{"title":"Tractographie symbiotique QSM–DTI à 7 Tesla pour la planification des thalamotomies par ultrasons focalisés guidés par IRM","authors":"Martin Ndengera , Daniele Botta , Laura Gui Levy , Robin Peretzke , Paul Constanthin , Shahan Momjian , Marc N Gallay , Vanessa Fleury , Felix Tobias Kurz , Rares Vincent Salomir","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101436","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101436","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>En neurochirurgie fonctionnelle utilisant les ultrasons focalisés guidés par IRM (MRgFUS), le ciblage repose classiquement sur des méthodes indirectes, fondées sur des repères stéréotaxiques historiques, qui ont fait leurs preuves mais ne prennent pas en compte les variations anatomiques interindividuelles. Le noyau ventral intermédiaire (Vim), cible majeure pour le tremblement essentiel, demeure invisible sur l’IRM conventionnelle [1]. L’IRM à très haut champ (7T) apporte un gain substantiel de contraste en susceptibilité magnétique quantitative (QSM) [2] et de résolution du tenseur de diffusion (DTI) y compris la tractographie des fibres. Ces avantages devraient améliorer la planification des procédures MRgFUS.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Développer et évaluer la tractographie à 7T contrainte par les cartes QSM [3], nommée symbiotique QSM–DTI permettant la mise en évidence du « rubral wing », afin d’améliorer le ciblage du VIM et l’évaluation postopératoire des thalamotomie par MRgFUS [4].</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Des cartes QSM ont été reconstruites à partir d’acquisitions GRE multi-échos isotropiques (0.6 mm) à 7T et co-registrées avec les images T1-MPRAGE et de diffusion. Des repères anatomiques visibles sur le QSM ont été utilisées pour segmenter le noyau rouge et des régions d’intérêt thalamiques utilisées pour guider la tractographie des fibres en direction du Vim présumé. Les données pré- et post-MRgFUS ont été comparées en termes de densité de fibres.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La méthode a permis de mettre en évidence d’un faisceau de fibres correspondant au « rubral wing », présentant en préopératoire une section typique d’environ 3,5 × 5 mm, ainsi que son interruption focale en postopératoire pour les cas ayant les meilleures réponses cliniques.</div></div><div><h3>Impact clinique</h3><div>L’approche symbiotique QSM–DTI à 7 Tesla utilise le QSM pour guider la définition des régions d’intérêt permettant une tractographie reproducible des voies cerebellothalamiques. Cela ouvre l’espoir d’un ciblage direct lors de thalamotomies ainsi qu’une évaluation longitudinale après MRgFUS.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101436"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400656","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"IMAGERIE DES MALADIES DES PETITS VAISSEAUX CEREBRAUX: APPROCHE STANDARDISEE ET CAS ILLUSTRES","authors":"Salaheddine Mouadib , Zineb Gourram , Anas Orgi , Aicha Merzem , Hasna Belgadir , Omar Amriss , Nadia Moussali , Naima El Benna","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101465","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101465","url":null,"abstract":"<div><h3>OBJECTIFS</h3><div>Décrire les principales manifestations en imagerie des maladies des petits vaisseaux cérébraux en utilisant une nomenclature standardisée et reconnue.</div><div>Savoir conduire un diagnostic différentiel entre les différentes étiologies illustrés par une revue iconographique issue du service de radiologie de l’hôpital 20 Août et de la littérature.</div></div><div><h3>MESSAGE À RETENIR</h3><div>IRM: pilier central dans la démarche diagnostique (séquences clés ->T2, FLAIR et les séquences de susceptibilité magnétique SWI/T2*).</div><div>Nécessité d’une détection précoce et précise de ces pathologies, pour anticiper les complications neurologiques à long terme et améliorer le pronostic fonctionnel.</div></div><div><h3>RÉSUMÉ</h3><div>Les maladies des petits vaisseaux cérébraux (MPVC) regroupent un ensemble d’atteintes microvasculaires affectant les artérioles, capillaires et veinules de petit calibre (< 0,5 mm), intraparenchymateuses ou leptomeningées, non visibles individuellement en imagerie conventionnelle. Pour le radiologue, le diagnostic repose sur la reconnaissance de marqueurs indirects reflétant les séquelles de ces atteintes microvasculaires, selon une nomenclature aujourd’hui standardisée par le groupe STRIVE (Standards for Reporting Vascular Changes on Neuroimaging).</div><div>Les MPVC se répartissent selon deux grands territoires: les petits vaisseaux profonds, tels que les artères lenticulostriées, qui irriguent les noyaux gris centraux et la capsule interne, et les vaisseaux superficiels, issus des artères moyennes, perforant le cortex et la substance blanche sous-corticale. Les zones frontières périventriculaires constituent des régions de vulnérabilité privilégiées, souvent le siège des séquelles ischémiques ou hémorragiques liées à ces atteintes.</div><div>Les principaux marqueurs radiologiques comprennent: l’infarctus sous-cortical récent de petite taille, les lacunes d’origine vasculaire présumée, les hyperintensités de la substance blanche, les espaces périvasculaires, les microhémorragies cérébrales, l’hémorragie intracérébrale spontanée, la sidérose corticale superficielle et l’atrophie cérébrale.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101465"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400693","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"AU COEUR DU SINUS CAVERNEUX: COMPRENDRE, EXPLORER ET DIAGNOSTIQUER","authors":"Zineb Gourram , Salaheddine Mouadib , Anas Orgi , Aicha Merzem , Hasna Belgadir , Omar Amriss , Nadia Moussali , Naima El Benna","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101457","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101457","url":null,"abstract":"<div><h3>OBJECTIFS</h3><div>Revoir l'anatomie des sinus caverneux et différencier les variations normales des atteintes pathologiques.</div><div>Présenter les protocoles d'imagerie optimaux.</div><div>Illustrer les principales pathologies du sinus caverneux à travers une iconographie riche numéro du service de Radiologie 20 août de Casablanca.</div></div><div><h3>MESSAGE À RETENIR</h3><div><strong>Protocole précis</strong> – Bon <em>timing</em> d'injection (60s) au scanner et séquences précises en IRM.</div><div><strong>Contours et calibre</strong> – Recherchez activement la perte de concavité latérale et l'élargissement du sinus caverneux.</div><div><strong>Corrélation clinique</strong> – Interpréter les images à la lumière du contexte clinique et biologique.</div></div><div><h3>RÉSUMÉ</h3><div>Le sinus caverneux, structure anatomiquement complexe, contient un réseau riche d'artères, de veines et de nerfs crâniens. Sa complexité en fait une zone clé, vulnérable, siège d'atteintes vasculaires, tumorales et inflammatoires.</div><div>L'imagerie est déterminante: Scanner oriente, l'IRM reste la référence. Le signe d'alarme morphologique est l'augmentation de calibre avec perte de la concavité latérale.</div><div>La thrombose est l'entité vasculaire majeure: sinus élargi avec défauts de remplissage et bords convexes, associés à des signes orbitaires (dilatation de la veine ophtalmique supérieure, infiltration graisseuse). Il faut toujours vérifier le nerf optique (restriction de diffusion par ischémie ou traction) et rechercher une source infectieuse adjacente.</div><div>L'anévrisme de l'ACI se voit en hyposignal T2 avec rehaussement hétérogène; le « distal dural ring » sépare l'extradural, à faible risque de rupture de l'intradural. La fistule carotido-caverneuse quant à elle associe opacification précoce, artérialisation de la veine ophtalmique supérieure et congestion. Les malformations veineuses montrent un remplissage retardé pouvant mimer méningiome ou adénome.</div><div>Côté tumoral, l'origine primitive inclut le méningiome caverneux et le schwannome. Puis viennent les tumeurs qui envahissent le sinus depuis des structures adjacentes notamment les adénomes hypophysaires, les tumeurs du rocher, du clivus ou du nasopharynx.</div><div>Les formes inflammatoires (Tolosa-Hunt, sarcoïdose, GPA, IgG4) sont non spécifiques: la corrélation clinico-biologique et le suivi évolutif sont essentiels.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101457"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400891","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"PERIOPERATIVE MANAGEMENT OF SCHEDULED INTERVENTIONAL NEURORADIOLOGY PROCEDURES: RESULTS OF A NATIONWIDE FRENCH SURVEY","authors":"Salome Djaid Guenard , Julien Burel , Clement Giraud , Geraud Forestier , François Zhu , Guillaume Bellanger , Luca Scarcia , Julien Allard , Guillaume Charbonnier , Gaultier Marnat , Valère Barrot , Thibault Agripnidis , Alexis Guédon , Romain Coudert , Aymeric Rouchaud , Jildaz Caroff , Arturo Consoli , Julien Ognard , Vincent L'Allinec , Ian Leonard-Lorant , Victor Dumas","doi":"10.1016/j.neurad.2026.101519","DOIUrl":"10.1016/j.neurad.2026.101519","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>La neuroradiologie interventionnelle (NRI) couvre un large éventail d’indications, mais la prise en charge périopératoire en soins programmés demeure peu caractérisée. Nous avons mené une enquête nationale afin de décrire les pratiques actuelles et d’examiner les différences selon le volume d’activité des centres.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Un questionnaire transversal (juin–août 2025) a été diffusé à l’ensemble des centres français accrédités en NRI. Des analyses descriptives ont été réalisées, avec une comparaison prédéfinie basée sur le volume d’embolisation d’anévrismes en 2024 (centres à haut volume ?150 vs. faible volume <150 procédures). Le critère comparatif principal était la durée d’hospitalisation (length of stay, LOS) pour les procédures programmées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 39 centres existants, 26 ont répondu (66,7 %). Seuls 5/26 (19,2 %) déclaraient disposer d’une unité d’hospitalisation dédiée à la NRI, toutes situées dans des centres à haut volume. La durée d’hospitalisation différait selon le volume d’activité, avec des séjours plus courts plus fréquemment rapportés par les centres à haut volume (24 h: 30,5 % vs. 17,6 %) et des séjours plus longs davantage observés dans les centres à faible volume (72 h: 37,8 % vs. 19,0 %; p = 0,03). Un centre rapportait la prise en charge ambulatoire du syndrome d’hypertension veineuse intracrânienne chronique (CIVHS) et un autre centre rapportait l’embolisation ambulatoire d’anévrismes non prémédiqués. La prise en charge du CIVHS apparaissait relativement homogène, alors que les parcours dédiés à l’hypotension intracrânienne étaient hétérogènes. Concernant les anomalies vasculaires, l’implication des équipes de NRI demeurait majoritairement thérapeutique, avec une participation limitée à l’imagerie diagnostique.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>La prise en charge périopératoire des actes programmés de NRI en France est hétérogène, avec des unités dédiées et des durées d’hospitalisation plus courtes concentrées dans les centres à haut volume. Ces données constituent une base essentielle pour guider le développement de parcours standardisés et les démarches d’amélioration de la qualité.</div></div>","PeriodicalId":50115,"journal":{"name":"Journal of Neuroradiology","volume":"53 2","pages":"Article 101519"},"PeriodicalIF":3.3,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147400885","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}