S.S. Delphine , A.B. Lisa , K. Yoko , H. Chih-Ho , H. Chih-Ho , H.P. Amy , S. Brad , R. Ana
{"title":"Patients who do not flare during maintenance treatment with dupilumab monotherapy for 1 year have lower baseline CCL17/TARC regardless of dose regimen","authors":"S.S. Delphine , A.B. Lisa , K. Yoko , H. Chih-Ho , H. Chih-Ho , H.P. Amy , S. Brad , R. Ana","doi":"10.1016/j.reval.2026.104740","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104740","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/context</h3><div>Absence of flares (worsening of disease requiring escalation of treatment) in patients with atopic dermatitis (AD) is a top priority for patients and physicians.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>Serum CCL17/TARC is a type 2 biomarker that reflects AD severity. We report the association between baseline serum CCL17 levels and subsequent flares in patients with AD treated with dupilumab monotherapy for 1 year across multiple dose regimens or those rerandomized to placebo for 9 months following 16 weeks of dupilumab every 2 weeks (q2w).</div></div><div><h3>Methods</h3><div>In this post hoc analysis, adults with moderate-to-severe AD who received dupilumab 300<!--> <!-->mg q2w in the LIBERTY AD SOLO 1/2 trials (<span><span>NCT02277743</span><svg><path></path></svg></span>/<span><span>NCT02277769</span><svg><path></path></svg></span>) and achieved an optimal response of Investigator's Global Assessment 0/1 and/or ≥<!--> <!-->75% reduction from baseline in Eczema Area and Severity Index at Week 16, without occurrence of flare (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->199/428), were rerandomized in SOLO-CONTINUE (<span><span>NCT02395133</span><svg><path></path></svg></span>) for an additional 36 weeks to dupilumab 300<!--> <!-->mg monotherapy (q2w [<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->80], every 4 weeks [q4w, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->41], every 8 weeks [q8w, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39]) or placebo (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39). This analysis reports median baseline serum CCL17 levels prior to initiating dupilumab treatment in SOLO 1/2. Data are presented as observed for patients who experienced ≥<!--> <!-->1 flare or no flares during SOLO-CONTINUE.</div></div><div><h3>Results/discussions</h3><div>Median baseline CCL17 levels were 1.5–3.6 times greater in patients who subsequently experienced ≥<!--> <!-->1 flare during the maintenance phase vs patients who experienced no flares, regardless of maintenance regimen. Median baseline CCL17 levels in patients with ≥<!--> <!-->1 flare (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->54) at q2w: 2,285, q4w: 3010, q8w: 1839, placebo: 2909<!--> <!-->pg/mL and in patients with no flare (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->145) at q2w: 1074, q4w: 834, q8w: 1237, placebo: 910<!--> <!-->pg/mL. Safety was consistent with the known dupilumab safety profile.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>In this analysis, baseline serum CCL17 level was a robust predictive biomarker of flares in patients with AD.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104740"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612518","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L. Benahmed , H. Talbi , K. Belharti , K. Imam , N. Zerrouki , N. Zizi
{"title":"Pemphigoïde gestationnelle immuno-allergique : rituximab, alternative efficace à la corticothérapie","authors":"L. Benahmed , H. Talbi , K. Belharti , K. Imam , N. Zerrouki , N. Zizi","doi":"10.1016/j.reval.2026.104744","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104744","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>La pemphigoïde gestationnelle est une dermatose bulleuse auto-immune rare, spécifique de la grossesse, pouvant s’exacerber en post-partum.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Certaines formes sévères, associées à hyperéosinophilie et IgE élevées, sont réfractaires à la corticothérapie, altèrent la qualité de vie et exposent à des complications materno-fœtales.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous rapportons le cas d’une patiente sévèrement atteinte, traitée avec succès par rituximab, illustrant l’intérêt de cette biothérapie dans les formes réfractaires.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Patiente de 22 ans, primipare, présentant une pemphigoïde gestationnelle à 35 SA, avec prurit intense et lésions bulleuses cutanées, muqueuses et phanériennes. L’histologie montrait un décollement sous-épidermique et l’immunofluorescence directe un marquage linéaire en IgG et C3 le long de la jonction dermo-épidermique. Le bilan immunologique révélait des anticorps anti-BP180 positifs (ELISA), une hyperéosinophilie majeure (10 120/mm<sup>3</sup>) et des IgE totales élevées (2 300 UI/mL).</div><div>Après échec d’une corticothérapie systémique à forte dose, plasmaphérèse, antihistaminiques et soins locaux, une rechute sévère est survenue en post-partum. Le rituximab, disponible en hospitalisation (1 g IV, jours 1 et 15), a été instauré. L’évolution a été rapide et favorable, avec régression des lésions et du prurit, normalisation de l’éosinophilie, bonne tolérance et contrôle durable à 8 mois post-partum.</div><div>La patiente présentait des marqueurs de sévérité (hyperéosinophilie, IgE élevées), soulignant la composante immuno-allergique. En cas de corticorésistance, les alternatives incluent immunoglobulines intraveineuses, plasmaphérèse et immunosuppresseurs. L’omalizumab est prometteur mais peu accessible (non pris en charge par son assurance maladie). Le rituximab, anticorps monoclonal anti-CD20, a permis un contrôle précoce et durable, confirmant son intérêt dans les formes sévères post-partum.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La pemphigoïde gestationnelle sévère IgE-dépendante corticorésistante est rare et difficile à traiter. Le rituximab constitue une alternative efficace et bien tolérée lorsque l’accès aux autres traitements est limité. Des études complémentaires sont nécessaires pour préciser sa place dans la stratégie thérapeutique.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104744"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612521","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
C. Braun, E. Antony, M.L. Simard, K. Samaan, F. Graham, F. Gingras-Lessard, R. Labrosse, L. Paradis, A. Des Roches, P. Bégin
{"title":"Salbutamol inhalé versus placebo en traitement des douleurs abdominales aiguës allergiques IgE-médiées induites par un aliment (essai INSPIRE) : essai randomisé en double aveugle","authors":"C. Braun, E. Antony, M.L. Simard, K. Samaan, F. Graham, F. Gingras-Lessard, R. Labrosse, L. Paradis, A. Des Roches, P. Bégin","doi":"10.1016/j.reval.2026.104732","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104732","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>La douleur abdominale est un symptôme fréquent de l’allergie alimentaire, pour lequel il n’existe aucun traitement spécifique dont l’efficacité a été démontrée. Le salbutamol est un bêta-2 agoniste qui pourrait avoir un effet relaxant sur le muscle lisse gastrointestinal.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’efficacité du salbutamol inhalé pour soulager les douleurs abdominales modérées à sévères IgE-médiées chez des personnes allergiques alimentaires.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, menée chez des patients âgés de 6 ans à 55 ans présentant une douleur abdominale modérée à sévère (c’est-à-dire jugée par le participant comme nécessitant un traitement antalgique) lors d’un test de provocation orale alimentaire ou de la prise d’une dose d’immunothérapie orale (ITO). Les participants ont reçu soit 800<!--> <!-->μg de salbutamol inhalé, soit un placebo, et ont auto-évalué l’intensité de leur douleur à l’aide de l’échelle NRS-11 chaque minute. Le critère principal de jugement était le délai de résolution de la douleur abdominale modérée à sévère (moment où aucun autre médicament n’était jugé nécessaire pour la douleur abdominale), évalué jusqu’à 30<!--> <!-->minutes après la randomisation. L’étude a été arrêtée prématurément pour des raisons stratégiques, en raison d’un recrutement insuffisant via la seule clinique d’allergologie, puisque seulement 24 participants avaient été randomisés en 14<!--> <!-->mois.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Le délai médian de résolution de la douleur abdominale modérée à sévère était de 6,0<!--> <!-->minutes [1,0–10,0] dans le groupe salbutamol, tandis que la médiane n’a pas été atteinte dans le groupe placebo (test du log-rank, χ<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->4,47, ddl<!--> <!-->=<!--> <!-->1, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,034). Les participants du groupe salbutamol ont également obtenu plus rapidement une résolution complète de la douleur abdominale que ceux du groupe placebo (médiane<!--> <!-->=<!--> <!-->10,0<!--> <!-->minutes [1,0–26,0] contre médiane non atteinte respectivement ; χ<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->4,88, ddl<!--> <!-->=<!--> <!-->1, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le salbutamol inhalé a montré une supériorité clinique par rapport au placebo dans le traitement de la douleur abdominale IgE-médiée, malgré l’arrêt prématuré de l’essai.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104732"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612596","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Protocole de coopération « Renouvellement du traitement de la rhino-conjonctivite allergique saisonnière pour les patients de 15 à 50 ans par l’infirmier diplômé d’État et le pharmacien d’officine dans le cadre d’une structure pluri-professionnelle »","authors":"E. Seve, C. Ligaire, F. Becam","doi":"10.1016/j.reval.2026.104737","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104737","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le traitement symptomatique des pollinoses n’est délivré que sur prescription médicale. Sans ce traitement, la qualité de vie peut être fortement impactée. Depuis le 6/03/20, il est possible de mettre en place un protocole de coopération de renouvellement du traitement de la rhino-conjonctivite allergique saisonnière par l’IDE et le pharmacien d’officine.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’impact sur un territoire de la délégation du renouvellement des traitements de la rhino-conjonctivite allergique saisonnière selon le protocole de coopération.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un protocole a été rédigé au sein de la CPTS Sud 77 selon les recommandations officielles. Les médecins délégants ont signé ce protocole, ainsi que les professionnels délégués : trois pharmaciennes et une infirmière exerçant en maison de santé universitaire. Ceux-ci ont reçu une formation spécifique de la part du médecin coordinateur. Le protocole était proposé aux patients demandeurs, avec un entretien dans un espace de confidentialité. Tout évènement indésirable était notifié au déléguant et à la coordinatrice du projet. Les patients ont été inclus entre le 01/06/24 et le 31/07/25.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Quatorze patients ont pu bénéficier d’un renouvellement. Aucun patient n’a été exclus du protocole et aucun patient n’a dû revoir son médecin traitant au sujet de la prescription. Âge moyen : 35,75<!--> <!-->ans. Les prescriptions concernaient un antih1 seul (8/12), antih1 et spray nasal (2), et antih1, spray et collyre (2). Malgré une année 2025 avec une forte concentration en pollens, peu de patients ont été inclus dans le protocole. Plusieurs explications de ces freins sont possibles : la méconnaissance de la part des patients de cette possibilité, leur anticipation de la saison avec une prescription en amont, le manque de temps nécessaire au délégué, ou encore l’achat sans ordonnance des traitements dans la même pharmacie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La mise en place d’un protocole de coopération est facile et rapide, elle permet de déléguer des prescriptions simples d’un médecin vers un autre professionnel de santé. Dans le cas de notre étude sur la rhino-conjonctivite allergique saisonnière, son effet est très modeste mais encourageant.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104737"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612601","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Il peut y avoir un pépin avec les fruits à coque…et les pépins d’agrumes","authors":"I. Himeur , S. Wanin , H. Sénéchal , P. Poncet","doi":"10.1016/j.reval.2026.104689","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104689","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Jeune fille de 8 ans. Réaction anaphylactique grade 2 (Ring et Messmer) 5<!--> <!-->minutes après la prise d’un sirop contre la toux (PEDIAKID citron) contenant du citron. Urticaire, dyspnée, angiœdème et troubles digestifs. Traitement aux urgences : adrénaline intramusculaire et antihistaminiques. Évolution favorable rapidement après traitement.</div><div>Bilan per réaction : histamine : 3nmol/L ; tryptase : 8<!--> <!-->mg/L. IgE spécifique citron : 0,33.</div><div>Tests cutanés : négatifs pour jus d’agrume mais positifs pour pépins d’agrume.</div><div>Puce ALEX :</div><div>– négative pour les fruits ;</div><div>– positive pour albumines et globulines de plusieurs fruits à coque.</div><div>Toux lors de la consommation de Nutella. Les fruits à coques n’ont pas été introduits en dehors de l’arachide et de l’amande qui sont consommées sans réaction.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Recherche d’allergènes impliqués dans les réactivités croisées pépins de citron et fruits à coque.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Préparation d’extrait protéique de pépins de citron et de divers fruits à coque (noix, noisette, noix du Brésil, noix de cajou, noix de pécan et pistache) et graines (baies roses et graines de moutarde) et analyse des allergènes reconnus par western blot directs et inhibition après électrophorèse des extraits.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Par des expériences de fixation directe, on met en évidence des réactivités IgE contre différentes protéines de pépins de citron et par analogie avec les réactivités IgE observées sur les huit sources allergéniques testées :</div><div>– cinq suggèrent des réactivités croisées vis-à-vis des albumines 2S : la noisette, la noix, la noix du Brésil, la noix de pécan et les baies roses ;</div><div>– trois vis-à-vis des globulines 7S (vicilines) : la noisette, la noix de cajou et la pistache ;</div><div>– deux vis-à-vis des globulines 11S (légumines) : la noisette et la noix de cajou.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les expériences d’inhibition de la réactivité IgE sur pépins de citron confirment les fixations directes et désignent la noisette comme étant la source allergénique la plus dangereuse par réactivité croisée avec les albumines 2S et les globulines 7 et 11S.</div><div>Une réactivité vers 20<!--> <!-->kDa vis-à-vis de la noisette, la noix, la noix du Brésil et la noix de pécan n’a pas pu être identifiée mais pourrait correspondre à une oléosine.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104689"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147611980","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
M. Merveilleau , F. Hacard , V. Reynaud , L. Garnier , L. Jaulent , A. Nosbaum , M. Tauber , F. Bérard , V. Bourdenet
{"title":"Une anaphylaxie finalement pas si inexpliquée !","authors":"M. Merveilleau , F. Hacard , V. Reynaud , L. Garnier , L. Jaulent , A. Nosbaum , M. Tauber , F. Bérard , V. Bourdenet","doi":"10.1016/j.reval.2026.104691","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104691","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les anaphylaxies récidivantes sans allergène identifié constituent un défi diagnostique. Les biopuces multi-allergéniques permettent parfois d’identifier l’allergène responsable. Patiente de 22<!--> <!-->ans, atopique, adressée pour anaphylaxie de grade III apparue 2<!--> <!-->h après un repas (bœuf, burrata, pesto, aubergine, saumon, citron, parmesan, brioche, alcool): douleurs abdominales, sensation de malaise, vomissements, détresse respiratoire avec désaturation à 90% et tachycardie. Traitement par adrénaline IM. Tryptase per critique à 4,7<!--> <!-->μg/L (à H<!--> <!-->+<!--> <!-->4); basale à 3,2<!--> <!-->μg/L. Avait déjà eu des anaphylaxies moins sévères, souvent nocturnes, environ 1 fois par mois, survenant systématiquement plusieurs heures après des repas festifs. L’ensemble des aliments ont été reconsommés sans récidive.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Démarche diagnostique face à des anaphylaxies inexpliquées.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Dosage des IgE spécifiques anisakis, crevette, tropomyosine, bœuf, saumon, oméga-5-gliadine: négatifs. La Puce ALEX2® retrouve seulement une sensibilisation acariens, alternaria et chien (rCan f5), amenant à l’ajout d’IgE unitaires : rCan f1, 2, 4, et 6<!--> <!--><<!--> <!-->0,10 kU/L; rCan f5<!--> <!-->><!--> <!-->100 kU/L; IgE liquide séminal 21,5 kU/L. Après avoir été réinterrogée, la patiente rapporte des rapports sexuels non protégés avec éjaculation intravaginale les minutes précédant les réactions. Cependant, elle tolère parfois des rapports sexuels non protégés en présence de co-facteurs.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Les épisodes d’anaphylaxie récidivants observés chez cette patiente s’expliquent par une probable allergie immédiate au liquide séminal. Les tests cutanés considérés comme le <em>gold standard</em> diagnostique ont été refusés. La fréquence plurihebdomadaire des rapports pourrait contribuer au maintien d’un certain seuil de tolérance, celui-ci étant abaissé en présence de cofacteurs (alcool, effort, asthénie ou repas riches en histamine). L’usage de préservatifs lors des situations à risque avec cofacteurs a été préconisé en prévention secondaire. Port d’une trousse d’urgence avec adrénaline.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce cas illustre l’intérêt de réaliser une biopuce multi-allergénique dans l’exploration des anaphylaxies dites inexpliquées. Sa place exacte dans la stratégie diagnostique reste toutefois à préciser.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104691"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147611982","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Apport diagnostique des biopuces ISAC® et ALEX® dans l’anaphylaxie inexpliquée","authors":"S. Hays","doi":"10.1016/j.reval.2026.104687","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104687","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>L’anaphylaxie inexpliquée est définie par la survenue d’un syndrome d’anaphylaxie sans facteur déclenchant identifié.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Préciser l’apport éventuel des biopuces multiallergéniques dans la démarche diagnostique de ces situations permettrait une meilleure prise en charge des patients.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective à partir des données du laboratoire d’immunologie du CHRU de Lille (2020–2024), incluant les puces ISAC® et ALEX® réalisées dans l’indication « anaphylaxie inexpliquée ». Analyse comparative en fonction de l’identification d’allergène(s) imputable(s) grâce à la biopuce ou d’un diagnostic différentiel.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Cinquante-neuf cas d’anaphylaxie inexpliquée étaient étudiés. Dans 35 cas (59,3 %) au moins un cofacteur d’anaphylaxie était associé, principalement pic pollinique (23,7 %), effort physique (15,3 %), traitement par inhibiteur de la pompe à protons (13,6 %). Finalement, dans 11 cas (18,6 %), la biopuce a permis l’identification d’allergène(s) imputable(s). Les patients pour lesquels la puce a permis l’identification d’allergène(s) étaient plus jeunes (âge moyen : 16,1 ans vs 29,5 ans, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,06), avec atopie familiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), sensibilisation alimentaire (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), polysensibilisation respiratoire (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04) et anaphylaxie survenue avec un cofacteur effort physique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05). En l’absence d’identification d’allergène(s), un diagnostic différentiel était réalisé a posteriori dans 9 cas (15,3 %). Au total, dans 20 cas (33,9 %), il existait un apport diagnostique de la biopuce (identification d’allergène(s) probable(s) ou mise en évidence d’un autre diagnostic), plus fréquemment en cas d’effort physique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les puces multiallergéniques sont potentiellement utiles dans la démarche diagnostique des situations d’anaphylaxie inexpliquée. Néanmoins, dans un axe scientifique et médico-économique, le recours à l’utilisation de ces biopuces pourrait être limité dans cette indication prenant en compte nos résultats. Il serait utile de confronter nos résultats à d’autres centres et de valider un algorithme de prise en charge dans une étude prospective multicentrique.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104687"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147611985","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
H. Cherif, S. Daoued, S. Debiche, S. Mokaddem, F. Yangui, M.R. Charfi
{"title":"Évolution selon l’âge de l’asthme allergique, de la rhinite allergique et de la polysensibilisation chez l’enfant sur 30 ans","authors":"H. Cherif, S. Daoued, S. Debiche, S. Mokaddem, F. Yangui, M.R. Charfi","doi":"10.1016/j.reval.2026.104713","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104713","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les maladies allergiques de l’enfant ont connu une évolution importante au cours des dernières décennies, avec une augmentation rapportée de la complexité des phénotypes et de la polysensibilisation.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette étude visait à étudier l’influence de l’âge des enfants sur l’évolution des manifestations allergiques et de la polysensibilisation sur une période de 30 ans.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective de patients<!--> <!--><<!--> <!-->16 ans consultant pour manifestations allergiques (1992–2022), avec analyse stratifiée par âge (préscolaires :1–5, scolaires : 6–11, adolescents<!--> <!-->≥<!--> <!-->12 ans) comparant, sur trois décennies, la prévalence de l’asthme allergique (AA), de la rhinite allergique (RA), de la rhinoconjonctivite allergique (RCA), des manifestations allergiques multiples et de la polysensibilisation.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>La cohorte comprenait 4313 enfants (âge moyen 7,69<!--> <!-->±<!--> <!-->3,5 ans ; sexe-ratio 1,39), majoritairement d’âge scolaire (46,9 %), devant les préscolaires (34,6 %) et les adolescents (18,5 %) Chez les préscolaires et les scolaires, la prévalence de l’AA augmentait significativement sur les trois décennies (68,9 → 69,3 → 82,7 % et 54,1 → 61,9 → 67,7 %, respectivement), parallèlement à celle de l’AR (préscolaires : 65,5 → 74,7 → 79,8 % ; scolaires : 73,9 → 78,2 → 84,2 %) et de l’ARC (préscolaires : 11,4 → 18,1 → 24,8 % ; scolaires : 22,4 → 26,1 → 35,7 %), toutes significatives (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La fréquence des manifestations allergiques multiples montrait une augmentation chez les préscolaires (49,1 → 60,6 → 70,4 %) et chez les scolaires (51,9 → 59,9 → 69,1 %), associée à une hausse significative de la polysensibilisation, dont la prévalence a plus que doublé chez les préscolaires (27,0 → 54,5 → 62,0 %) et augmenté significativement chez les enfants d’âge scolaire (39,9 → 51,6 → 61,4 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Chez les adolescents, la prévalence de l’AA est restée stable (52,3 → 60,1 → 58,9 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,124). En revanche, une augmentation significative de l’RA, de l’RCA, des manifestations multiples et de la polysensibilisation a été observée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour tous), principalement entre les deux premières décennies.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les maladies allergiques augmentent chez les jeunes enfants avec stabilité de la prévalence de l’AA à l’adolescence.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104713"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612084","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Contrôle de l’asthme chez les enfants de 1 à 17 ans au cours de la pandémie COVID-19","authors":"L. Ferry","doi":"10.1016/j.reval.2026.104720","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104720","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Au début de la pandémie COVID-19, les liens entre infection à SARS-CoV-2, mesures sanitaires, et asthme ont fait l’objet d’une attention renforcée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Notre objectif principal était d’évaluer l’évolution du contrôle de l’asthme au cours de la pandémie, chez les enfants avec un suivi spécialisé et hospitalier.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude transversale, observationnelle, multicentrique, menée dans les centres hospitaliers des Hauts-de-France et Normandie, comparant deux périodes distinctes (juin 2020–août 2021 à septembre 2021–juin 2023). Des questionnaires étaient proposés aux enfants asthmatiques de 1 à 17 ans. Le critère de jugement principal était le contrôle de l’asthme évalué par le médecin selon les critères du GINA et par le patient selon le score ACT ou pACT.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Au total, 1188 enfants ont été inclus, 415 durant la 1<sup>re</sup> période, 773 durant la 2<sup>e</sup> période. Ils avaient majoritairement un asthme contrôlé : 63 % selon les critères GINA et 76 % selon l’ACT, sans différence entre les 2 périodes, hormis chez les adolescents qui avaient des scores ACT plus élevés durant la 1<sup>re</sup> période. Les patients inclus pendant la 1<sup>re</sup> période avaient eu plus de consultations non programmées (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), plus d’hospitalisations (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), et avaient un palier de traitement de fond supérieur. Notre étude a confirmé un bon respect des gestes barrières.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les restrictions sanitaires strictes mises en place en France au cours de la pandémie COVID-19 ont contribué à modifier la circulation de l’ensemble des virus respiratoires, à l’origine d’un bon contrôle de l’asthme en population pédiatrique.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104720"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612091","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
T. Rasoarahona , S. Wanin , S. Saf , M. Bourgeoin-Heck , Y. Chantran
{"title":"Données en vraie vie d’une cohorte pédiatrique monocentrique ayant bénéficié d’une induction de tolérance à la pistache ou noix de cajou","authors":"T. Rasoarahona , S. Wanin , S. Saf , M. Bourgeoin-Heck , Y. Chantran","doi":"10.1016/j.reval.2026.104706","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104706","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>L’allergie IgE-médiée à la pistache et à la noix de cajou est une allergie sévère et fréquente, avec un risque important d’anaphylaxie à seuil bas. Elle persiste fréquemment chez l’enfant et présente une co-réactivité marquée entre ces deux fruits à coque (jusqu’à 90 % rapportée dans la littérature). L’immunothérapie orale (ITO), efficace dans les allergies IgE-médiées, est recommandée par l’EAACI, mais les données françaises, en vie réelle, restent limitées.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire l’évolution clinique des enfants allergiques à la pistache et/ou à la noix de cajou traités par ITO, évaluer sa sécurité, sa faisabilité et son impact sur les marqueurs immunologiques.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective monocentrique incluant 85 enfants ayant débuté une ITO pistache ou noix de cajou entre janvier 2020 et avril 2025 qui ont atteint la dose de maintenance ou en cours de phase d’escalade. Les données cliniques, les réactions pendant l’ITO, l’objectif atteint à la phase de maintenance, la tolérance du second aliment et l’évolution des biomarqueurs (IgE, IgG4) ont été analysés.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Parmi 160 patients évalués en TPO, 85 ont été inclus (âge moyen 8,7 ans). Tous présentaient au moins une comorbidité atopique associée, et plus de la moitié (53 %) avaient eu une réaction sévère initiale. La dose médiane tolérée est passée de 12<!--> <!-->mg à 1160<!--> <!-->mg. Trente-cinq patients (41 %) ont atteint la dose de maintenance (médiane 2320<!--> <!-->mg) après un délai médian de 1,1 an. Parmi eux, 80 % ont toléré l’introduction du second aliment, et un TPO guérison a été réalisé avec succès. En phase d’escalade de dose, 30 % des patients ont présenté des réactions, majoritairement légères, mais 30 % d’anaphylaxie et 10 % ont nécessité de l’adrénaline. Aucun arrêt lié aux réactions n’a été noté. Une augmentation significative des IgG4 et une tendance à la diminution des IgE spécifiques ont été constatées.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’ITO pistache/noix de cajou apparaît efficace, réalisable et bien tolérée en pratique pédiatrique, permettant une augmentation des seuils réactogènes et une désensibilisation croisée cliniquement pertinente. Ces données encouragent son intégration dans la prise en charge de ces allergies.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104706"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612161","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}