G. Chupp , D. Bernstein , L. Jacques , C.Q. Zhu , A. Vichiendilokkul , P. Howarth , J. Kwiatek , M.E. Wechsler , I.D. Pavord , L. Seyer
{"title":"Dépémokimab administré deux fois par an réduit le besoin d’utilisation d’un corticostéroïde oral en cure courte chez les patients atteints d’asthme : analyse post hoc des études de phase III SWIFT 1 & 2","authors":"G. Chupp , D. Bernstein , L. Jacques , C.Q. Zhu , A. Vichiendilokkul , P. Howarth , J. Kwiatek , M.E. Wechsler , I.D. Pavord , L. Seyer","doi":"10.1016/j.reval.2026.104752","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104752","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Dépémokimab, première biothérapie d’ultra-longue durée d’action avec une affinité améliorée pour l’IL-5, une puissance élevée et une demi-vie prolongée, permettant une administration semestrielle chez les patients asthmatiques de type 2. Dans les études de phase III SWIFT-1/2, dépémokimab a significativement réduit les exacerbations avec une suppression durable de l’inflammation. Les biothérapies actuellement approuvées ont démontré une réduction du recours aux OCS, dont l’utilisation répétée est associée à divers enjeux de tolérance.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Tous les médicaments de fond, y compris les OCS d’entretien, sont restés stables tout au long de l’étude conformément au protocole ; ainsi, cette analyse des données combinée des études SWIFT-1/2 a exploré l’impact du dépémokimab sur l’utilisation des OCS.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Des analyses post hoc de l’utilisation des OCS ont été réalisées dans la population combinée des études SWIFT. Le rapport du nombre moyen ajusté de jours sous OCS en cure courte entre les deux groupes de traitement a été calculé à l’aide d’un modèle linéaire général et de données transformées logarithmiquement.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Peu de patients recevaient des OCS d’entretien au départ dans les études SWIFT ; 4 % dans le groupe dépémokimab et 7 % dans le groupe placebo. La proportion de patients présentant une exacerbation nécessitant un traitement par OCS en cure courte était plus faible pour dépémokimab vs placebo, 31 % contre 46 %. Dépémokimab était associé à un nombre de jours sous OCS en cure courte par patient 29 % plus faible vs placebo.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le traitement par dépémokimab a été associé à un nombre réduit de patients présentant des exacerbations traitées par des OCS en cure courte par rapport au placebo et à un nombre de jours sous OCS en cure courte par patient réduit vs placebo. Cette analyse soutient l’initiation précoce de biothérapies telles que le dépémokimab chez les patients asthmatiques afin de réduire les exacerbations et limiter le recours répété aux OCS.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104752"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612233","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
M. Cornet , A. Bourdin , N. Bird , D. Edwards , N. Karkoszka , R. Follows , D. Muccino , A. Vichiendilokkul , L. Walrave , P. Howarth , D.J. Jackson , F. Rolland
{"title":"L’administration semestrielle de dépémokimab est bien tolérée dans les études randomisées, en double aveugle, contrôlées par placebo de phase III SWIFT et ANCHOR","authors":"M. Cornet , A. Bourdin , N. Bird , D. Edwards , N. Karkoszka , R. Follows , D. Muccino , A. Vichiendilokkul , L. Walrave , P. Howarth , D.J. Jackson , F. Rolland","doi":"10.1016/j.reval.2026.104748","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104748","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le dépémokimab est la première biothérapie d’ultra-longue durée d’action présentant une affinité améliorée pour l’IL-5, une puissance élevée et une demi-vie prolongée, permettant une administration semestrielle. Les études SWIFT-1/2 et ANCHOR-1/2 ont démontré l’efficacité du dépémokimab chez les patients atteints d’asthme de type 2 caractérisé par des éosinophiles sanguins et chez les patients atteints de rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (CRSwNP) insuffisamment contrôlée, respectivement. Dans chaque étude, la proportion de patients ayant présenté un événement indésirable (EI) était comparable entre les groupes de traitement.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer la sécurité du dépémokimab en combinant les données des études SWIFT et ANCHOR.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients âgés de ≥<!--> <!-->12 ans (SWIFT)/≥<!--> <!-->18<!--> <!-->ans (ANCHOR) ont été randomisés selon un ratio de 2:1/1:1, respectivement, pour recevoir 100<!--> <!-->mg de dépémokimab par voie sous-cutanée ou un placebo, en plus des soins standards, toutes les 26 semaines pendant 52 semaines.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Parmi les 773 patients sous dépémokimab et les 517 patients sous placebo dans la population de sécurité combinée SWIFT/ANCHOR, 713 (92 %) et 461 (89 %) ont terminé l’étude, respectivement. L’exposition moyenne était de 11,7 mois (SD 1,5) dans les deux groupes de traitement. La proportion de patients ayant présenté des EI/EIG pendant le traitement était similaire dans les deux groupes de traitement, sans EIG fatal ou lié au traitement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’administration semestrielle de dépémokimab est bien tolérée chez les patients atteints d’asthme ou de CRSwNP, soutenant la sécurité de la première biothérapie ultra-longue durée d’action dans ces populations.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104748"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612234","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
D.J. Jackson , A. Bourdin , L. Jacques , C.Q. Zhu , A. Vichiendilokkul , P. Howarth , F. Schleich , P.O. Girodet
{"title":"L’efficacité de dépémokimab administré deux fois par an est maintenue au fil des saisons chez les patients asthmatiques : analyses des études SWIFT 1 & 2 de phase 3","authors":"D.J. Jackson , A. Bourdin , L. Jacques , C.Q. Zhu , A. Vichiendilokkul , P. Howarth , F. Schleich , P.O. Girodet","doi":"10.1016/j.reval.2026.104751","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104751","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Dépémokimab est la première biothérapie d’ultra-longue durée d’action présentant une affinité accrue pour l’IL-5, une puissance élevée et une demi-vie prolongée, permettant une administration semestrielle chez les patients asthmatiques. Lors des études de phase III SWIFT-1/2, dépémokimab a significativement réduit le taux annuel d’exacerbations (TAE) avec une inhibition soutenue de l’inflammation de type 2.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Les variations saisonnières des déclencheurs courants des exacerbations de l’asthme, notamment les virus respiratoires, sont bien documentées ; ainsi, cette analyse des données des études SWIFT visait à explorer si l’efficacité du dépémokimab était maintenue tout au long des saisons.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Dans les études SWIFT, les patients asthmatiques ayant présenté ≥<!--> <!-->2 exacerbations au cours de l’année précédente ont été randomisés selon un ratio de 2:1 pour recevoir 100<!--> <!-->mg de dépémokimab ou un placebo une fois toutes les 26 semaines. Des analyses combinées des deux études SWIFT-1/2 ont été réalisées pour évaluer les TAE par saison.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Parmi les 762 patients inclus dans les études SWIFT, 260 ont reçu un placebo et 502 ont reçu du dépémokimab. Dépémokimab a été associé à une réduction des TAE vs placebo au cours des quatre saisons ; les bénéfices de réduction les plus importants ont été observés au printemps (58 %), en automne (55 %) et en hiver (56 %) et une réduction de 40 % en été. Les TAE dans le groupe depemokimab sont restés constants (printemps : 0,46 ; été : 0,47 ; automne : 0,56 ; hiver : 0,57). À l’inverse, dans le groupe placebo, les TAE étaient plus faibles en été (printemps : 1,10 ; été : 0,78 ; automne : 1,23 ; hiver : 1,30).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dépémokimab administré deux fois par an a démontré une réduction des TAE au cours des quatre saisons, indépendamment des déclencheurs supplémentaires d’exacerbations durant les mois d’automne et d’hiver.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104751"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612507","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Quel impact de l’alimentation précoce sur le risque d’asthme ultérieur chez l’enfant ?","authors":"A. Dehimi , M. Belghazi , A. Mahnane , B. Bioud","doi":"10.1016/j.reval.2026.104727","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104727","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les données actuelles sur l’alimentation et l’asthme restent contrastées : si certaines méta-analyses récentes suggèrent un effet protecteur des fruits, légumes et du régime méditerranéen, d’autres études n’ont pas réussi à établir de lien solide, notamment concernant le rôle des antioxydants et des habitudes alimentaires globales dans le développement de l’asthme et des maladies allergiques.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Étudier l’association entre les habitudes alimentaires au cours des premières années de vie et le risque de survenue de l’asthme à l’adolescence.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude cas-témoins incluant 113 adolescents âgés de 13 à 14 ans présentant un asthme actuel et 180 témoins. Les habitudes alimentaires durant les premières années de vie ont été évaluées à l’aide d’un fréquentiel alimentaire, d’un score de régime méditerranéen et d’un index antioxydant alimentaire.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Aucun effet protecteur du régime méditerranéen, défini par une consommation fréquente de fruits, de légumes et de poissons associée à une consommation faible à modérée de viande, n’a été mis en évidence sur la prévalence de l’asthme. De même, la consommation d’aliments riches en antioxydants (fruits et légumes) n’était pas associée à une diminution du risque d’asthme, contrairement aux résultats rapportés par González Barcala et al. En revanche, une consommation fréquente de fast-food (≥<!--> <!-->3 fois par semaine) au jeune âge était significativement associée à un risque accru d’asthme à l’adolescence (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,59), en accord avec les données de la littérature.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude ne met pas en évidence d’association entre l’adhésion précoce au régime méditerranéen et le risque ultérieur d’asthme. En revanche, une consommation fréquente de fast-food au début de la vie pourrait augmenter le risque d’asthme à l’adolescence.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104727"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612594","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L. Benahmed , N. Heddar , O. Hormi , N. Zerrouki , N. Zizi
{"title":"Eczéma herpéticum sévère du nourrisson avec atteinte neuro-oculaire : urgence diagnostique et thérapeutique","authors":"L. Benahmed , N. Heddar , O. Hormi , N. Zerrouki , N. Zizi","doi":"10.1016/j.reval.2026.104719","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104719","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le syndrome de Kaposi-Juliusberg, ou eczéma herpéticum, est une surinfection herpétique aiguë sur dermatite atopique (DA). Rare mais potentiellement grave, il constitue une urgence dermatologique pouvant engager le pronostic vital, en particulier chez le nourrisson.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Rapporter un cas de syndrome de Kaposi-Juliusberg sur DA du nourrisson, compliqué d’une atteinte neuro-oculaire, et souligner l’importance d’un diagnostic et d’un traitement antiviraux précoces afin de prévenir les complications graves.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude descriptive d’un enfant hospitalisé initialement en réanimation pédiatrique, puis transféré dans notre service. Données cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques analysées pour décrire l’évolution et le traitement.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Il s’agit d’une fillette de 6 mois, suivie pour DA depuis la naissance et traitée par émollients, admise pour une éruption aiguë de vésicules en bouquet rapidement étendues au visage, croûteuses et douloureuses, dans un contexte fébrile avec altération de l’état général. L’évolution a montré une extension rapide des lésions, irritabilité importante et signes neurologiques. L’examen ophtalmologique évoquait une kératite herpétique. Le diagnostic de syndrome de Kaposi-Juliusberg a été confirmé par les examens, motivant une hospitalisation en réanimation de 10<!--> <!-->jours. Un traitement par aciclovir IV, associé à antibiothérapie et soins locaux et oculaires, a permis une amélioration progressive avec stabilisation neurologique. Ce cas illustre la gravité de l’eczéma herpéticum chez le nourrisson atopique. La DA constitue un facteur favorisant majeur en raison de l’altération de la barrière cutanée et de la dysrégulation immunitaire, facilitant la diffusion du HSV. Le diagnostic doit être évoqué devant toute éruption vésiculo-croûteuse aiguë, fébrile et douloureuse, surtout chez le nourrisson atopique. L’instauration précoce d’un traitement antiviral reste déterminante pour limiter les complications systémiques, notamment neurologiques et oculaires.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’eczéma herpéticum est une urgence thérapeutique ; son diagnostic précoce et un traitement antiviral rapide sont essentiels pour prévenir les complications graves chez le nourrisson atopique.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104719"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612090","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
M.L. Blanchet, W. Gaspard, P. Bousiquier, M. Phelippeau
{"title":"Mangue, défense d’en manger","authors":"M.L. Blanchet, W. Gaspard, P. Bousiquier, M. Phelippeau","doi":"10.1016/j.reval.2026.104685","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104685","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>L’allergie à la mangue est rare mais en augmentation: il s’agirait du fruit tropical le plus consommé après la banane.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Les mécanismes de réactivité croisée deviennent essentiels à comprendre, notamment dans les syndromes d’allergie pollen-aliment.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous rapportons le cas d’un patient militaire de 21 ans, en mission en Afrique, ayant présenté 40<!--> <!-->minutes après la consommation d’une mangue et de deux petites bananes (à distance de toute autre ingestion), un érythème diffus, une urticaire du tronc et angiœdème du visage, associé à une gêne respiratoire avec sibilants, une obstruction nasale et rhinorrhée. Seule la forte chaleur ambiante était identifiée comme co-facteur. Les symptômes ont disparu en 4<!--> <!-->heures, après la prise de 3 comprimés d’anti-histaminiques. Aucune tryptase per-critique n’a pu être prélevée sur place. Il consommait habituellement banane (reconsommée par la suite) et mangue ainsi que les autres fruits exotiques et apiacées. Il présentait par ailleurs une rhinite allergique symptomatique documentée à l’ambroisie et l’armoisie.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Le bilan retrouvait: IgE ambroisie 14,40 kU/L (nAmb a 1 8,69 kU/L), armoise commune 5,70 kU/L (nArt v 1 7,12 kU/L; nArt v 3 <0,10 kU/L), IgE banane 0,30 kU/L et mangue: 0,25 kU/L. Pas de sensibilisation aux protéines du latex, hormis profiline (rHev b 8 2,22 kU/L). L’ensemble du tableau a permis de poser le diagnostic d’anaphylaxie de grade II à la mangue, révélant, comme le plus fréquemment retrouvé dans la littérature, un syndrome armoise-apiacées-mangue, via la défensine Artv1. Les défensines sont retrouvées dans les aéro-allergènes, notamment ceux de la famille des astéracées, en particulier l’armoise (Artv1), mais également comme allergènes alimentaires: dans le céleri (Apig7). D’autres allergènes de la mangue ont été décrits, notamment une protéine PR10 like (Man i1), une profiline (Man i3), une chitinase de classe 1 (expliquant des réactions croisées avec le latex).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce cas illustre l’implication des défensines dans le syndrome armoise-apiacés-mangue. Cette réaction croisée a pu être expliquée grâce aux progrès de l’allergologie moléculaire et des recombinants.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104685"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612160","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
F. Tétart , M. Hide , P. Staubach , A. Khemis , V. Jain , W. Huiping , S. Gogate , M. El-Djouher , S. Haemmerle , C.E. Ortmann , N. Chapman-Rothe , M. Lebwohl
{"title":"Remibrutinib demonstrates sustained control of angioedema in patients with chronic spontaneous urticaria: 52-week treatment results from the phase 3 REMIX studies","authors":"F. Tétart , M. Hide , P. Staubach , A. Khemis , V. Jain , W. Huiping , S. Gogate , M. El-Djouher , S. Haemmerle , C.E. Ortmann , N. Chapman-Rothe , M. Lebwohl","doi":"10.1016/j.reval.2026.104743","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104743","url":null,"abstract":"<div><h3>Prerequisite/context</h3><div>Remibrutinib, a highly selective, oral Bruton's tyrosine kinase inhibitor, showed a favourable safety profile and sustained efficacy in patients with chronic spontaneous urticaria (CSU) in REMIX-1/-2 phase 3 studies.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>We report weekly Angioedema Activity Score (AAS7) response data from pooled REMIX-1/-2 studies.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>REMIX-1/-2 are identical, double-blind, placebo-controlled phase 3 studies of remibrutinib in patients with CSU remaining symptomatic despite treatment with second-generation H1-antihistamines. Patients were randomised 2:1 to add-on oral remibrutinib 25<!--> <!-->mg bid or placebo for 24 weeks, followed by open-label remibrutinib 25<!--> <!-->mg bid for 28 weeks for all patients. All received background second-generation H1-AH medication. This analysis evaluated AAS7 response in patients with AAS7 score ><!--> <!-->0 at baseline (BL).</div></div><div><h3>Results/discussions</h3><div>At BL, 374/606 patients in the remibrutinib arm and 169/306 in placebo arm reported angioedema, with mean BL AAS7 of 43.3 and 39.1, respectively. Among these patients, a higher proportion in the remibrutinib arm achieved AAS7<!--> <!-->=<!--> <!-->0 (no angioedema) response vs placebo as early as week 1 (38.9% vs 20.2%). After transitioning placebo patients to remibrutinib at week 24, the proportion of patients with AAS7<!--> <!-->=<!--> <!-->0 increased as early as week 25, and the effect was sustained up to week 52, with 82.4% achieving AAS7<!--> <!-->=<!--> <!-->0 in both remibrutinib arm and placebo-remibrutinib transitioned patients. Mean change from BL (CFB) AAS7 also improved more with remibrutinib vs placebo at all time points up to week 24; at week 24, mean CFB in AAS7 was −36.4 for remibrutinib vs −24.2 for placebo; at week 52, mean CFB was −34.9 for remibrutinib and −32.5 for placebo-remibrutinib transitioned patients. Remibrutinib also showed greater reduction in weekly UAS7 vs placebo, as early as week 1 (−13.1 vs −3.4), and was sustained up to week 52 (−24.3 for remibrutinib and −24.4 in placebo-remibrutinib transitioned patients).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>In patients with angioedema at BL, remibrutinib showed fast improvements in angioedema activity, achieving higher AAS7<!--> <!-->=<!--> <!-->0 response rates vs placebo as early as week 1, with effects sustained up to week 52 in 82% of patients.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104743"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612515","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
G. Lezmi , A. Gherasim , M. Hosotte , I. Ziane , A. Asche , R. Montagne
{"title":"Essai YOBI (YOung patients and BIrch allergy) : méthodologie et caractéristique des patients, enfants et adolescents traités par immunothérapie sublinguale liquide (ITSL liq.) au bouleau","authors":"G. Lezmi , A. Gherasim , M. Hosotte , I. Ziane , A. Asche , R. Montagne","doi":"10.1016/j.reval.2026.104733","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104733","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le pollen de bouleau, à potentiel allergisant élevé, est l’allergène le plus répandu en Europe et une cause majeure de rhinite et d’asthme allergique. YOBI est un essai de phase IIIb contrôlé, randomisé (2:1), multicentrique, en double aveugle, mené chez les patients âgés de 5–17 ans atteints de rhinoconjonctivite allergique (RCA) induite par le bouleau.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif est de démontrer l’efficacité clinique et la sécurité d’une l’ITSL bouleau 300 IR chez les enfants et adolescents atteints de RCA modérée à sévère due au bouleau avec ou sans asthme associé.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients ont été traité avec une dose d’entretien quotidienne de 300IR par l’ITSL bouleau sur 2 saisons polliniques consécutives(pré- et co-saisonnier). Le critère principal est d’évaluer le score total combiné TCS0-38 à la 2<sup>e</sup> année d’ITSL. Les critères secondaires incluent le score combiné symptômes-médicaments(CSMS), les scores de RCA des symptômes(DSS), médicaments(DMS) et scores de RQLQ et PRQLQ. Des évaluations ont été réalisées, incluant la spirométrie, les tests cutanés, le suivi de l’asthme(GINA), du syndrome d’allergie orale(SAO) et la collecte d’échantillons sériques.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>L’essai a inclus 553 patients en intention de traiter, d’un âge moyen de 10,1 ans, souffrant de RCA (score moyen 14,4), modérée à sévère, induite par le bouleau. Un total de 369 patients a reçu une ITSL et 184 un placebo. Parmi, 64 % étaient âgés de 5–11 ans et 36 % de 12–17 ans. Un total de 61,7 % était de sexe masculin. Cinq-cent-deux patients ont achevé la 2<sup>e</sup> année de l’étude et 7 ont interrompu le traitement (événement indésirable <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). 43,8 % étaient polysensibilisés. Un total de 35,1 % des participants étaient asthmatiques légers (85,6 %) ou modérés (14,4 %). Parmi les asthmatiques, 70,1 % sont liés au pollen de bouleau. Le VEMS moyen est de 97,2 %. Le SAO est présent dans 31,3 %. Les résultats sont en cours d’analyse et seront présentés prochainement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>YOBI est un essai majeur de phase III pour évaluer l’efficacité et la tolérance de l’ITSL bouleau chez les enfants atteints de RCA, avec ou sans asthme associé. Au-delà des critères principaux, l’étude explore des paramètres clés, tels que la spirométrie, le VEMS et le statut GINA, offrant une vision complète de l’impact thérapeutique.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104733"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612599","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L. Ben Afia , N. Ben Salah , M. Abu Taleb , M. Youssef , H. Bel Hadj Ali , J.E. Zili
{"title":"Dermite allergique de contact associée au port d’un masque facial orthopédique : complication rare en orthodontie pédiatrique","authors":"L. Ben Afia , N. Ben Salah , M. Abu Taleb , M. Youssef , H. Bel Hadj Ali , J.E. Zili","doi":"10.1016/j.reval.2026.104724","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2026.104724","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le masque facial est essentiel pour traiter les malocclusions de classe III, mais son contact cutané prolongé peut induire des risques dermatologiques souvent sous-diagnostiqués chez l’enfant.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Rapporter un cas rare de dermite allergique de contact (DAC) liée à un dispositif extra-oral et identifier les allergènes en cause pour optimiser la prise en charge.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un garçon de 6 ans présentait des plaques eczémateuses prurigineuses au menton et au front après trois semaines de port nocturne du masque. L’investigation a reposé sur l’examen clinique et la réalisation de patch-tests (série européenne et série spéciale batterie dentaire/caoutchouc) lus à 48<!--> <!-->h, 72<!--> <!-->h et 7<!--> <!-->jours.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Les tests épicutanés ont mis en évidence une sensibilisation aux accélérateurs de vulcanisation du caoutchouc, à savoir le mélange de thiurams (++/++/++), le mélange mercapto (++/++/++) et le mercaptobenzothiazole (++/++/++). Ces substances, identifiées dans les mousses de rembourrage du masque facial, ont induit une réaction d’hypersensibilité retardée de type IV, favorisée par l’occlusion et l’humidité. La relation temporelle entre le port du dispositif et l’apparition des lésions, en l’absence d’autre étiologie, a permis de retenir le diagnostic de dermite allergique de contact. L’arrêt du masque, associé à un traitement par dermocorticoïdes topiques et un antihistaminique non sédatif, ainsi qu’à la substitution par des matériaux hypoallergéniques (silicone ou polymères exempts de soufre), a permis une guérison complète en dix jours sans interruption du traitement orthodontique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La détection précoce des allergènes du caoutchouc et la collaboration interdisciplinaire entre dermatologues et orthodontistes sont cruciales pour garantir la sécurité cutanée et le succès thérapeutique du patient.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104724"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147612002","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}