{"title":"Intérêt des prothèses totales de genou personnalisées","authors":"Arnaud Clavé , Guillaume Dardenne","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.015","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.015","url":null,"abstract":"<div><div>Les principes de base les plus importants de la conception des prothèses totales de genou (PTG) actuelles proviennent d’une époque où deux approches distinctes ont émergé et étaient utilisées : l’approche fonctionnelle et l’approche anatomique. Bien que le taux de survie des PTG atteigne 95 % à 20 ans, 8 à 27 % des patients signalent des douleurs résiduelles, souvent inexpliquées. Introduites en 2011, les PTG personnalisées visent à résoudre ces limitations grâce à l’IA et à l’impression 3D. Ce travail se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les types d’implants disponibles pour les PTG et leurs principales caractéristiques ? Les dessins actuels, tels que les implants postéro-stabilisés ou à conservation de croisé(s) tentent de reproduire la cinématique du genou natif. Cependant, aucun n’est pleinement satisfaisant en termes de biomécanique et d’adaptation à la morphologie des patients. Les implants Médial Pivot, introduits dans les années 2000, se rapprochent le plus d’une cinématique normale. Aucun type d’implant n’a réellement prouvé sa supériorité. Existe-t-il un rationnel anatomique et/ou fonctionnel aux implants personnalisés ? Les études montrent d’importantes variations anatomiques selon le sexe, l’origine ethnique et la morphologie. Les implants standard, conçus pour un morphotype moyen, ne répondent pas toujours à ces variations, augmentant les risques de conflit implant/tissus mous, de cinématique imparfaite d’anomalies biomécaniques et de douleur. Les PTG personnalisées pourraient combler ces lacunes en s’adaptant précisément à la morphologie des patients. PTG personnalisées : où en est-on ? Les études sont peu nombreuses mais les résultats cliniques sont globalement bons. Toutefois, les comparaisons avec les implants standard restent controversées. Certains travaux rapportent des préférences pour les implants personnalisés, tandis que d’autres soulignent des complications, comme plus de raideur ou des révisions plus fréquentes. Des recherches récentes montrent de meilleurs résultats grâce à l’intégration d’un concept d’alignement personnalisé. Implants personnalisés et prise en charge à grande échelle des patients : quelles sont les perspectives ? Le projet FollowKnee illustre comment l’intelligence artificielle (IA) peut démocratiser les PTG personnalisées. En utilisant des algorithmes de segmentation et des modèles statistiques, les implants sont conçus en moins de 30<!--> <!-->s, avec une grande précision. Les PTG standard ne répondent pas à la diversité anatomique des patients. Les implants personnalisés, bien que complexes, offrent une solution prometteuse. L’optimisation des concepts biomécaniques et l’intégration de technologies comme l’IA pourraient révolutionner la chirurgie prothétique, permettant une chirurgie « sur-mesure ».</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The most important foundational principles underlying the design of current total kn","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 589-599"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160307","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les transferts tendineux à la cheville et au pied (hors pied paralytique et déformation des orteils)","authors":"Marion Di Schino , Linda Ferraz , Hachem Mahjoub","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.005","url":null,"abstract":"<div><div>La connaissance des techniques de transfert tendineux et de leurs indications est indispensable pour prendre en charge et traiter les tendinopathies, ruptures tendineuses ou déformations statiques du pied et de la cheville. Le type de transfert est choisi selon la pathologie avec l’objectif de reconstruire ou suppléer le muscle déficitaire. Pour garantir la réussite de l’intervention, il est crucial que le tendon transféré soit sain et capable de reproduire la trajectoire du tendon déficient. Une évaluation clinique et paraclinique complète est fondamentale pour déterminer la faisabilité du transfert tendineux et établir une planification préopératoire tenant compte des déformations axiales et des rétractions associées. Le succès du transfert tendineux repose sur plusieurs facteurs : une technique rigoureuse, la méthode de fixation, le réglage de la tension du tendon, l’immobilisation et la rééducation. Une fixation stable est assurée par une fixation trans-osseuse avec vis d’interférence ou ténodèse. La tension du transplant est un point crucial, mais elle ne fait pas l’objet d’un consensus. La règle est de chercher une mise en tension maximale pour l’effet recherché. Une immobilisation postopératoire est généralement recommandée. Le temps d’immobilisation, variable selon les gestes associés, les indications et le type de fixation, est généralement de 4 à 6 semaines. Tous les transferts sont suivis d’une rééducation visant à reprogrammer la marche avec un nouveau schéma moteur. Il est recommandé de ne pas autoriser de travail de renforcement musculaire contre résistance avant la fin du 3<sup>e</sup> mois postopératoire. L’indication chirurgicale posée, le choix du transfert est fait au cas par cas. Une procédure chirurgicale rigoureuse, une fixation stable, une immobilisation suffisante et une rééducation adaptée sont les points clés de la prise en charge chirurgicale par transfert tendineux.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><div>Tendon transfers are indicated for the treatment of a large number of deformities (cavus foot, flat foot, etc.) and tendon pathologies (Achilles, fibular, etc.) in the foot and ankle. The aim of tendon transfer is to compensate for the inadequacy of a muscle or muscle group, or to supplement a pathological muscle by means of transfer. This procedure is part of a global approach to pathology, in which tendon transfer is a key element in the therapeutic chain. During the same procedure, it will be necessary to discuss the correction of bony axes and deformities on a case-by-case basis, and to manage associated retractions. The success of the tendon transfer depends on the reducibility of the underlying deformities. Fixation of a tendon transfer can be achieved either by transosseous fixation using an interference screw or by tenodesis. As a rule, the transfer should be fixed with maximum tension. The duration of immobilisation and the principles of rehabilitation depend on the ass","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 674-684"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160397","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Clémence Pfirrmann , Pierre Journeau , Franck Chotel , Roland Chapurlat
{"title":"Dysplasie fibreuse chez l’enfant","authors":"Clémence Pfirrmann , Pierre Journeau , Franck Chotel , Roland Chapurlat","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.008","url":null,"abstract":"<div><div>La dysplasie fibreuse (DF) est une pathologie osseuse rare, non maligne, dont le diagnostic peut être aisé (formes polyostotiques) ou plus difficile (formes monostotiques). Les examens complémentaires radiologiques (radiographie standard, tomodensitométrie, scintigraphie) permettent de préciser la ou les localisations de l’atteinte osseuse et sont indispensables au diagnostic. En cas de doute diagnostique, une biopsie osseuse avec recherche de la mutation du gène <em>GNAS</em> est réalisée. La DF peut être isolée ou constituer l’un des éléments du syndrome de McCune-Albright (SMA). En cas d’atteinte extra-osseuse, l’exploration de la physiologie des différents tissus atteints est essentielle (recherche de diabète phosphoré). Des recommandations internationales ont été édictées en 2019, tant pour le diagnostic de la DF/SMA que pour la prise en charge des patients. Il n’existe pas de traitement médical spécifique de la lésion de DF, mais l’utilisation d’antalgiques adaptés et de bisphosphonates permet d’améliorer la qualité de vie des patients. Les lésions osseuses de DF peuvent présenter un caractère fragilisant (en particulier en cas de localisation au col fémoral), et être à l’origine d’une boiterie, de déformations osseuses ou de fractures pathologiques. La prise en charge orthopédique va de la simple surveillance (pour les lésions monostotiques de petite taille en zone non portante) à une prise en charge chirurgicale invasive (correction d’axe, ostéosynthèse préventive). Chez l’enfant, les lésions de DF sont présentes histologiquement à la naissance mais apparaissent progressivement sur la radiographie jusqu’à la puberté. Les contraintes liées à la croissance du squelette de l’enfant (croissance asymétrique due aux lésions de DF, inégalité de longueur des membres inférieurs – ILMI, épiphysiodèse) rendent la prise en charge chirurgicale complexe. L’ostéosynthèse centromédullaire est la technique chirurgicale de référence.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>Fibrous dysplasia is a rare, non-malignant bone disorder in which diagnosis may be easy (polyostotic forms) or more difficult (monostotic forms). Complementary radiological examinations (standard X-ray, CT, scintigraphy) are essential to pinpoint the location or locations of bone involvement. In case of diagnostic doubt, bone biopsy screens for GNAS gene mutation. Fibrous dysplasia may be isolated or part of McCune-Albright syndrome. In case of extraosseous involvement, it is essential to investigate the physiology of the various affected tissues (e.g., for phosphate diabetes). International guidelines were issued in 2019, for diagnosis of fibrous dysplasia and McCune-Albright syndrome and for patient management. There is no specific medical treatment for fibrous dysplasia, but appropriate analgesics and biphosphonates can improve quality of life. In fibrous dysplasia, the bone may be fragile, particularly in the femoral neck, leadi","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 514-524"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160135","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Pathologies du rachis cervical dans les syndromes et dysplasies squelettiques","authors":"Raphaël Vialle","doi":"10.1016/j.rcot.2025.05.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.05.003","url":null,"abstract":"<div><div>Les « syndromes et dysplasies squelettiques » regroupent plus de 150 entités le plus souvent de causes génétiques. Certaines d’entre-elles entraînent des anomalies du rachis cervical, avec ou sans instabilité, déformation ou compression de la moelle épinière. Ces anomalies doivent être détectées et traitées si nécessaires car elles peuvent avoir des conséquences graves comme une tétraplégie. Jusqu’à 30 % des patients atteints de trisomie 21 sont touchés par une instabilité atloïdo-axoïdienne ou atloïdo-occipitale. La radiographie dynamique du rachis cervical en est l’outil de dépistage le plus courant. Les mucopolysaccharidoses (MPS) sont un groupe de maladies de surcharge lysosomal qui entraînent l’accumulation de glycosaminoglycanes parfois responsables d’une instabilité cranio-cervicale et d’une sténose du canal rachidien cervical. Leur surveillance nécessite la réalisation d’une IRM tous les deux ans. La neurofibromatose de type 1 ainsi que les syndromes comportant des anomalies du tissu conjonctif (syndrome de Marfan, syndrome de Loeys-Dietz, syndrome d’Ehlers-Danlos) peuvent causer des déformations sévères et instables du rachis cervical qui peuvent rester longtemps asymptomatiques. Des radiographies cervicales doivent donc être réalisées au moindre doute. Certaines chondrodysplasies rares (chondrodysplasie ponctuée, syndrome de Larsen, dysplasie métatropique) ou des anomalies de segmentation (syndrome de Klippel Feil, maladie de Sprengel) comportent des anomalies du rachis cervical qui doivent être recherchées. En cas de progression d’une déformation (habituellement en cyphose) ou d’une sténose du rachis cervical, il est important d’envisager un traitement chirurgical comportant une correction et une stabilisation. Parfois précédée d’une période de traction par halo crânien, l’instrumentation doit avoir des limites « larges » et dépasser de 2 à 3 niveaux au minimum les seules limites anatomiques de la déformation rachidienne pour éviter la survenue d’une déformation adjacente. L’utilisation de plus en plus courante des techniques de navigation chirurgicale permet de pratiquer des corrections plus importantes et des stabilisations plus performantes y compris sur des déformations sévères du rachis cervical. La vigilance et le dépistage de ces anomalies restent la clé d’un traitement précoce et préventif des complications de ces anomalies rachidiennes sur des terrains souvent difficiles.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V (avis d’expert).</div></div><div><div>Skeletal syndromes and dysplasias include more than 150 entities, most often of genetic origin. Some of them cause abnormalities in the cervical spine, with or without instability, distorsion or compression of the spinal cord. These abnormalities must be detected and treated if necessary because they can have serious consequences such as quadriplegia. Up to 30% of patients with Down syndrome are affected by occipitocervical or atlantoaxial instability. Dynamic cerv","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 498-513"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145154646","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Matthieu Lalevée , Louis Dagneaux , François Lintz , Cesar de Cesar Netto
{"title":"Les nouvelles modalités diagnostiques du pied plat","authors":"Matthieu Lalevée , Louis Dagneaux , François Lintz , Cesar de Cesar Netto","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.004","url":null,"abstract":"<div><div>Le pied plat acquis de l’adulte, récemment renommé « Progressive Collapsing Foot Deformity » (PCFD) ou « déformation du pied par effondrement progressif », est de diagnostic et traitement difficiles en raison de la nature encore mal comprise de sa pathogénie qui comporte une interaction complexe entre les tissus mous et les structures osseuses. Longtemps considéré comme lié essentiellement à la défaillance du tendon tibial postérieur, le PCFD est aujourd’hui considéré comme une déformation multifactorielle (dysplasie osseuse, malposition articulaire, déséquilibre tendino-musculaire..), dont de nombreuses facettes restent à explorer. Cette étude se propose de faire le point sur cette pathologie en répondant aux 5 questions suivantes : (1) Le pied plat est-il réellement un problème fonctionnel ? Un pied plat constitutionnel stable est généralement asymptomatique. En revanche, un pied plat ou non plat en cours d’affaissement, caractérisé par un effondrement progressif des arches (PCFD), est douloureux. (2) Quel rôle jouent les parties molles dans sa pathogénèse ? Le rôle central attribué au tendon tibial postérieur et à sa rupture, supposée déclencher une cascade chronologique de déformations, est désormais remis en question. (3) Comment classifier un pied plat ? La classification <em>Progressive Collapsing Foot Deformity</em> (PCFD) distingue cinq types de déformations : le valgus de l’arrière-pied, l’abduction du médio-pied, le varus de l’avant-pied, la subluxation péri-talienne, et le valgus tibio-talien. Ces déformations peuvent survenir de manière isolée ou combinée, sans ordre chronologique préétabli, et chacune peut être souple ou rigide. (4) Quelle est la contribution de l’imagerie moderne ? Les outils comme le Cône Beam CT en charge permettent d’identifier précocement les subluxations et conflits articulaires, clarifiant la distinction entre un pied plat stable et un PCFD, tout en révélant les déformations complexes non détectées par des méthodes conventionnelles. (5) Quelles sont les réflexions actuelles et les perspectives ? Les recherches visent à différencier les pieds plats constitutionnels stables des PCFD, pour mieux identifier les facteurs de risque d’évolution symptomatique. L’imagerie dynamique, telle que la fluoroscopie biplane, offre une analyse précise et en temps réel des mouvements osseux, tandis que les simulations numériques, intégrant à la fois les parties molles et les structures osseuses, contribuent à une compréhension approfondie de l’apparition et de la progression des déformations.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><div>Adult acquired flatfoot, recently renamed Progressive Collapsing Foot Deformity (PCFD), is challenging to diagnose and treat due to the still poorly understood nature of its pathogenesis, which involves a complex interaction between soft tissues and bony structures. Long regarded as primarily linked to posterior tibial tendon dysfunction, PCFD is now considered","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 708-719"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145154644","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Guillaume Villatte , Maxime Antoni , Mathieu Girard , Pierre-Sylvain Marcheix
{"title":"Fractures de la scapula articulaires et extra-articulaires","authors":"Guillaume Villatte , Maxime Antoni , Mathieu Girard , Pierre-Sylvain Marcheix","doi":"10.1016/j.rcot.2025.05.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.05.005","url":null,"abstract":"<div><div>Les fracture de la scapula sont des entités variées mais rares pour lesquelles les études scientifiques sont aujourd’hui de faible niveau de preuve. Le nombre d’indications chirurgicales semblent par ailleurs de plus en plus important mais le traitement orthopédique avec rééducation précoce reste la référence dans la majorité des cas, avec de bons résultats. La chirurgie est indiquée selon la demande fonctionnelle du patient sur certains critères anatomiques évalués sur l’imagerie scanographique : un angle gléno-polaire<!--> <!--><<!--> <!-->20°, un déplacement dans le plan frontal (médialisation)<!--> <!-->><!--> <!-->10<!--> <!-->mm et une angulation sagittale<!--> <!-->><!--> <!-->40° pour les fractures du col et corps de la scapula ; un déplacement articulaire<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->mm, une atteinte de plus de 30 % de la surface articulaire, une subluxation persistante pour les fractures de la glène. Ces chirurgies donnent de bons résultats fonctionnels mais restent techniquement difficiles et avec des taux de complications élevés. Les fractures de l’acromion et en particulier celles concernant la fracture de contrainte sur arthroplastie totale inversée sont de traitement difficile avec des séquelles à type de douleurs et de pseudarthroses fréquentes. Le traitement conservateur n’est recommandé qu’en cas de fracture latérale et non déplacée (Levy 1). En cas de fracture plus médiale, l’ostéosynthèse par une ou 2 plaques doit être envisagée. La révision prothétique est indiquée dans moins de 10 % des cas pour des raisons d’instabilité ou de descellements glénoïdiens. En cas de syndrome fracturaire omo-costo-claviculaire, le complexe supérieur suspenseur de l’épaule doit être analysé à la fois sur le plan osseux (col de la scapula, clavicule et ligamentaire acromio-claviculaire et coraco-claviculaire). L’importance du déplacement de la fracture du col dictera la prise en charge chirurgicale, soit par fixation de la clavicule seule (le plus fréquemment), soit par double fixation claviculaire et scapulaire.</div></div><div><div>Scapular fracture is varied but rare, and studies have only low levels of evidence. Surgical indications are increasingly numerous, but non-operative treatment with early rehabilitation is the gold-standard in the majority of cases, showing good results. Surgery is indicated according to the patient's functional demand, on certain anatomic criteria evaluated on CT: glenopolar angle<!--> <!--><<!--> <!-->20̊,<!--> <!-->><!--> <!-->10 mm frontal displacement (medialization) and sagittal angulation > 40̊ for fractures of the scapular neck and body, and<!--> <!-->><!--> <!-->4 mm joint displacement, involvement of more than 30% of the joint surface and persistent subluxation for glenoid fractures. Surgery provides good functional results but is technically difficult, with high rates of complications. Acromion fracture, and particularly stress fracture following reverse total arthropl","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 638-650"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160400","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Prise en charge des fractures de l’avant-bras de l’enfant en 2025","authors":"Céline Klein","doi":"10.1016/j.rcot.2025.04.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.04.007","url":null,"abstract":"<div><div>Dans sa pratique quotidienne, le chirurgien orthopédiste est fréquemment confronté à la prise en charge des fractures des 2 os de l’avant-bras. L’objectif de cette mise au point est de répondre à plusieurs questions : (1) L’épidémiologie et les mécanismes traumatiques des fractures diaphysaires de l’avant-bras se sont-ils modifiés au cours des deux dernières décennies ? (2) Quels sont les déplacements acceptables et à quel âge ? (3) Fracture diaphysaire des 2 os de l’avant-bras, y a-t-il réellement débat sur le traitement ? (4) Quels autres types de fractures peuvent exister à l'avant-bras chez l'enfant ? (5) Quelles stratégies thérapeutiques proposer en cas de complications et séquelles d’une fracture des deux os de l’avant-bras ? Comment les limiter ?</div><div>Les fractures de l’avant-bras ont une incidence croissante au cours des 2 dernières décennies. Le trampoline est extrêmement pourvoyeur de ces lésions. Le déplacement est considéré comme acceptable lorsque le remodelage est suffisant pour permettre la restauration du cadre anatomique et fonctionnel de l’avant-bras, raison pour laquelle le traitement orthopédique pourra être proposé jusque 10 ans pour un déplacement sagittal inférieur à 15° et frontal à 10° et une translation inférieure à 50 %. Le traitement chirurgical de choix est l’enclouage centromédullaire élastique stable et pourra être discuté chez l’enfant en âge scolaire. Le syndrome des loges est rare mais non exceptionnel lors de fractures des 2 os de l’avant-bras chez l’enfant et notamment en cas d’écrasement, choc direct ou nombreuses manœuvres de réduction. Afin de prévenir le risque de déplacement secondaire ou re-fracture, l’immobilisation pourra être longue pouvant aller jusque 3 mois et l’ablation du matériel ne sera proposée qu’à reperméabilisation complète du canal médullaire. Les fractures de l’avant-bras de l’enfant sont des fractures de très bon pronostic.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V: avis d’expert.</div></div><div><div>Orthopedic surgeons frequently have to deal with diaphyseal fractures of the two forearm bones. The present update aims to answer four questions: 1) Have the epidemiology and trauma mechanisms of forearm fractures changed over the last two decades? 2) What displacements are acceptable, at what age? 3) Is there any real debate about treatment for diaphyseal fracture of the two forearm bones? 4) What other types of forearm fracture are found in children? (5) What therapeutic strategies should be proposed in the event of complications and sequelae of fracture of the two forearm bones? And how can rates be limited?</div><div>Fractures of the forearm have increased in incidence over the last 2 decades. Trampolines are greatly implicated. Displacement is acceptable when remodeling is sufficient to restore the anatomical and functional framework of the forearm; non-operative treatment may therefore be proposed up to the age of 10 for <15 sagittal displacement and <1 front","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 537-545"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160132","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Antoine Piercecchi , Ahmed Mabrouk , Shintaro Onishi , Christophe Jacquet , Etienne Cavaignac , Daphne Guenoun , Matthieu Ollivier
{"title":"Survie et résultats des injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes et de la kinésithérapie structurée pour les déchirures dégénératives du ménisque médial","authors":"Antoine Piercecchi , Ahmed Mabrouk , Shintaro Onishi , Christophe Jacquet , Etienne Cavaignac , Daphne Guenoun , Matthieu Ollivier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.05.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.05.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Les déchirures dégénératives du ménisque médial sont une pathologie courante dans la population générale. Des essais randomisés récents ont démontré la non-supériorité de la méniscectomie partielle arthroscopique par rapport au traitement conservateur. Cependant, il existe peu d’informations concernant les résultats des traitements conservateurs combinés.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Nous avons émis l’hypothèse que les injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes combinées à une rééducation structurée, dans le cas d’une déchirure dégénérative du ménisque médial, permettraient d’obtenir un taux élevé de survie sans intervention chirurgicale et sans deuxième injection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective a été menée sur 671 patients présentant des déchirures dégénératives symptomatiques du ménisque médial et ayant reçu une injection combinée de corticostéroïdes intra- et périméniscaux associée à une kinésithérapie structurée. Une injection guidée par échographie d’hexacétonide de triamcinolone 20<!--> <!-->mg/mL comprenant 1,5<!--> <!-->mL intra-méniscal, 1,5<!--> <!-->mL dans le mur méniscal et 2<!--> <!-->mL dans l’espace péri-méniscal a été réalisée. La survie sans intervention chirurgicale et la survie sans deuxième injection ont été analysées. Les scores Western Ontario et Macmaster University (WOMAC), les scores d’activité de Tegner, la satisfaction du patient, le statut de retour au travail et le temps moyen de retour au travail ont été enregistrés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 481 patients répondant aux critères d’inclusion ont été inclus. L’âge moyen était de 51,1<!--> <!-->±<!--> <!-->7,9 ans. Cinq ans après l’intervention, la survie sans chirurgie et sans seconde injection du genou ipsilatéral était respectivement de 83 % et 52 %. Une analyse multivariée ajustant la survie sur les facteurs de risque paramétriques a identifié que seul l’épanchement avant l’injection de stéroïdes était un facteur de risque indépendant d’échec du traitement. Après un suivi moyen de 4<!--> <!-->±<!--> <!-->2 ans, les scores WOMAC se sont améliorés de 5,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,9 pour la douleur, de 2<!--> <!-->±<!--> <!-->2 pour la raideur, de 7,3<!--> <!-->±<!--> <!-->7,4 pour la fonction et de 12,4<!--> <!-->±<!--> <!-->12,7 pour les scores globaux. En plus des améliorations significatives des scores d’activité de Tegner (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). L’épanchement du genou et l’arthrose avancée (Kellgren-Lawrence<!--> <!-->><!--> <!-->III) étaient significativement associés à de moins bons résultats ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,003 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0004, respectivement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’association d’injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes et d’une kinésithérapie structurée pour les déchirures dégénératives du ménisque médian permet d’obtenir un taux élevé de survie sans chirurgie","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 398-407"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878310","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Rémy Coulomb , David Rakotondralay , Pascal Kouyoumdjian , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)
{"title":"Moyens de prévention des raideurs après prothèse totale de genou","authors":"Rémy Coulomb , David Rakotondralay , Pascal Kouyoumdjian , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)","doi":"10.1016/j.rcot.2025.03.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.03.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La raideur postopératoire après une prothèse totale de genou (PTG) est une complication fréquente et reste une source majeure d’insatisfaction.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette revue systématique examine les moyens de prévention de cette raideur après PTG, se concentrant sur la gestion de l’inflammation, le contrôle de la douleur et la rééducation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les anti-inflammatoires, l’aspirine, et les protocoles de réhabilitation améliorée (RAAC) ont prouvé leur efficacité. L’introduction de la rééducation assistée par réalité virtuelle et l’utilisation de dispositifs connectés montrent un potentiel prometteur pour optimiser la récupération fonctionnelle, réduire les coûts de santé et amélioré ainsi le suivi postopératoire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Postoperative stiffness following total knee arthroplasty (TKA) is a common complication and remains a major source of patient dissatisfaction.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>This systematic review examines the preventive strategies for stiffness after TKA, focusing on inflammation management, pain control, and rehabilitation.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Anti-inflammatory agents, aspirin, and enhanced recovery after surgery (ERAS) protocols have demonstrated their effectiveness. The introduction of virtual reality-assisted rehabilitation and the use of connected medical devices show promising potential for optimizing functional recovery, reducing healthcare costs, and improving postoperative follow-up.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 408-412"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878454","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Malo Buisson , Philippe-Alexandre Faure , Barthelemy Lafon-Desmurs , Caroline Loiez , Benjamin Valentin , Henri Migaud , Eric Senneville
{"title":"Existe-t-il un risque cardiovasculaire à l’usage des fluoroquinolones pour le traitement des infections ostéoarticulaires ? Analyse d’une cohorte rétrospective de 817 patients d’un CRIOAC","authors":"Malo Buisson , Philippe-Alexandre Faure , Barthelemy Lafon-Desmurs , Caroline Loiez , Benjamin Valentin , Henri Migaud , Eric Senneville","doi":"10.1016/j.rcot.2025.04.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.04.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’infection ostéoarticulaire est une complication rare mais grave dont le traitement nécessite le plus souvent une intervention associée à une antibiothérapie prolongée et à forte dose. Les fluoroquinolones font partie des antibiotiques de référence dans le traitement de ces infections, notamment en association avec la rifampicine pour les infections à staphylocoques et en monothérapie pour les infections à bacilles Gram négatif. Cependant, de récents travaux confirmés par plusieurs méta-analyses ont mis en évidence un surrisque cardiovasculaire à type d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique survenant précocement à la suite de l’usage de fluoroquinolones conduisant à des recommandations de prudence provenant des agences de santé. Ces méta-analyses sont basées sur des séries souvent limitées avec de nombreux biais d’indication (durées de traitement variable) et à faible dose. Aussi nous avons mené une étude en « vraie vie » monocentrique, monoprescripteur d’une série continue d’infections ostéoarticulaires dont les objectifs étaient de préciser le taux d’événements cardiovasculaire (anévrysme aortique, insuffisance mitro-aortique) à 60<!--> <!-->jours, le taux de mortalité à 60<!--> <!-->jours et au dernier recul.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que malgré des traitements longs et à forte dose, il n’y avait pas de surrisque cardiovasculaire chez les patients traités pour une infection ostéoarticulaire par fluoroquinolones.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Entre 2017 et 2019, 817 patients ont été pris en charge au sein du CRIOAC Lille-Tourcoing (332 patients ont eu un traitement comprenant des fluoroquinolones). Cette étude de cohorte rétrospective évaluait à 2 mois l’apparition ou l’aggravation d’évènements cardiovasculaires (à type d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique) et le décès par un score de propension.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Après pondération par score de propension, il n’existait pas de différence significative sur le risque d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique à 60<!--> <!-->jours (odd ratio [OR] 0,921 [0,317 ; 2,673], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,879) ni sur le risque de décès à 60<!--> <!-->jours (OR 1,252 [0,502 ; 3,118] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,630). Il n’existait pas non plus de différence significative sur le risque de décès au dernier recul après score de propension pondéré (OR 1,011 [0,646 ; 1,582], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,962).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les résultats de ce travail suggèrent que l’utilisation des fluoroquinolones chez les patients traités d’une infection ostéoarticulaire n’exposent pas à une surrisque significatif d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique ou de décès à deux mois. Il nous semble raisonnable de poursuivre la prescription de fluoroquinolones dans le cadre des infections ostéoarticulaires en continuant la veille concernant ces é","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 455-465"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878152","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}