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Révisions pour débord et surdimensionnement prothétique 修复过度和假牙过大
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-03-16 DOI: 10.1016/j.rcot.2025.12.003
Axel Schmidt, Michel Bonnin
{"title":"Révisions pour débord et surdimensionnement prothétique","authors":"Axel Schmidt, Michel Bonnin","doi":"10.1016/j.rcot.2025.12.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.12.003","url":null,"abstract":"<div><div>L’article traite des reprises aseptiques de prothèse totale du genou (PTG) motivées par un surdimensionnement ou un débord prothétique, deux causes fréquentes de douleurs persistantes après arthroplastie du genou. Le surdimensionnement est identifié dans 66 à 76 % des cas douloureux et peut provoquer un conflit avec les tissus mous péri-articulaires ou une tension excessive de la capsule du genou, entraînant douleur, raideur et mauvais résultat fonctionnel. Au niveau fémoral, un implant trop volumineux peut générer des conflits latéraux (fascia lata, LCL, rétinaculum latéral, poplité), médiaux (LCM), antérieurs (augmentation des pressions patellaires) ou postérieurs (augmentation de l’offset postérieur, flessum). Au tibia, les débords peuvent impliquer le LCM, le ligament patellaire, les tendons ischiojambiers ou le poplité, avec des douleurs souvent localisées. Le diagnostic repose sur un bilan radiologique complet permettant d’objectiver les débords et de suspecter un surdimensionnement, complété par une imagerie en coupe (scanner ou SPECT-CT) pour une analyse millimétrique tridimensionnelle. L’article insiste sur la distinction entre volume prothétique et volume osseux retiré, certains conflits étant liés à la géométrie du polyéthylène plutôt qu’à un réel débord osseux. La décision de reprise se fonde sur : la présence de douleurs cliniquement cohérentes avec un débord identifié ; l’impotence fonctionnelle associée ; la corrélation radio-clinique ; l’exclusion d’autres causes (infection, descellement, malposition, laxité). Une infiltration ciblée peut aider au diagnostic en cas de doute. Le traitement peut être conservateur (ténotomies sous arthroscopie ou ciel ouvert) chez des patients à faible demande, mais la référence reste le changement prothétique, unipolaire ou bipolaire. La reprise impose une analyse préopératoire précise, la connaissance des implants en place, l’anticipation des tailles (souvent plus petites), et l’utilisation éventuelle de quilles, cônes ou offsets pour compenser les pertes osseuses et assurer un ancrage fiable. En conclusion, la révision pour surdimensionnement nécessite une approche rigoureuse, une compréhension fine des conflits tridimensionnels et une planification minutieuse afin de restaurer au mieux la biomécanique du genou.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>This article discusses aseptic revision of total knee arthroplasty (TKA) performed for oversizing or prosthetic overhang, two well-recognized causes of persistent postoperative knee pain. Prosthetic oversizing has been identified in 66–76% of painful TKAs and can induce soft-tissue impingement or excessive capsular tension, leading to pain, stiffness, and poor functional outcomes. At the femoral level, an oversized component may create lateral impingement (fascia lata, LCL, lateral retinaculum, popliteus tendon), medial conflict with the MCL, anterior pain due to increased patellofemoral pressur","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 89-96"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720370","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Place de l’arthroscopie dans la reprise de PTG (hors infection) 关节镜检查在PTG复苏中的作用(不包括感染)
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-04-09 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.03.003
Clément Favroul , David Dejour , Guillaume Demey
{"title":"Place de l’arthroscopie dans la reprise de PTG (hors infection)","authors":"Clément Favroul , David Dejour , Guillaume Demey","doi":"10.1016/j.rcot.2026.03.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.03.003","url":null,"abstract":"<div><div>L’augmentation du nombre de prothèses totales de genou (PTG) s’accompagne d’une hausse des complications et de douleurs postopératoires inexpliquées chez certains patients. L’arthroscopie occupe une place croissante dans leur prise en charge, à la fois diagnostique et thérapeutique, en dehors des causes infectieuses. Technique mini-invasive, elle offre une récupération plus rapide, une morbidité réduite et un faible taux de complications (<<!--> <!-->2 %) lorsqu’elle est réalisée par un chirurgien expérimenté. Plusieurs complications après PTG peuvent être traitées efficacement par arthroscopie. Le <em>clunk syndrome</em>, fréquent avec les implants postéro-stabilisés, est lié à un nodule fibreux supra-patellaire responsable d’un ressaut douloureux à l’extension. Sa résection arthroscopique donne d’excellents résultats avec peu de récidives. Les proliférations synoviales peuvent provoquer des hémarthroses récidivantes ; l’arthroscopie permet leur diagnostic et leur résection. Le conflit avec le tendon poplité, rare mais douloureux, peut être soulagé par une libération ou ténotomie arthroscopique. L’ablation de corps étrangers intra-articulaires (ciment, fragments osseux ou polyéthylène) permet de supprimer les symptômes mécaniques et de protéger les implants. Enfin, l’arthrofibrose, cause fréquente de raideur après PTG, peut être traitée efficacement par arthrolyse arthroscopique, surtout lorsqu’elle est réalisée précocement (avant 6<!--> <!-->mois). La technique chirurgicale repose sur une arthrolyse méthodique des adhérences, réalisée avec précaution afin d’éviter toute dégradation des composants prothétiques, et doit être suivie d’une rééducation intensive. Les complications de l’arthroscopie sur PTG restent rares mais possibles, notamment infectieuses ou mécaniques, justifiant une expertise spécifique. En conclusion, l’arthroscopie est une option sûre et efficace pour traiter certaines complications de PTG, avec des taux de succès allant de 55 à 90 %, et doit faire partie intégrante de l’arsenal thérapeutique du chirurgien.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The increasing number of total knee arthroplasties (TKA) is associated with a rising incidence of complications and unexplained postoperative pain in some patients. Arthroscopy has an expanding role in their management, both for diagnosis and treatment, excluding infectious causes. As a minimally invasive technique, it allows faster recovery, reduced morbidity, and a low complication rate (<2%) when performed by an experienced surgeon. Several complications following TKA can be effectively treated arthroscopically. Clunk syndrome, commonly associated with posterior-stabilized implants, is caused by a suprapatellar fibrous nodule responsible for a painful catching sensation during knee extension. Arthroscopic resection provides excellent outcomes with a low recurrence rate. Synovial proliferations may lead to recurrent hema","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 97-104"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720371","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Arthrodèses et amputation transfémorale 关节疾病和股外截肢
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-04-08 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.03.002
Teddy Trouillez , Sophie Putman , Julien Dartus , Henri Migaud , Gilles Pasquier
{"title":"Arthrodèses et amputation transfémorale","authors":"Teddy Trouillez ,&nbsp;Sophie Putman ,&nbsp;Julien Dartus ,&nbsp;Henri Migaud ,&nbsp;Gilles Pasquier","doi":"10.1016/j.rcot.2026.03.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.03.002","url":null,"abstract":"<div><div>Dans certains cas de reprise de prothèse totale de genou, une infection récidivante mal contrôlée, une rupture non réparable de l’appareil extenseur, des pertes de substance osseuse majeures, des lésions cutanées associées à une vascularisation locale insuffisante, une chirurgie itérative restant en échec, les seules interventions qui vont devenir logiques seront la réalisation d’une arthrodèse ou d’une amputation. Dans les 2 cas, l’arthrodèse ou l’amputation trans fémorale auront un impact fonctionnel, esthétique, et psychologique qui seront majeurs et définitif pour le patient. Leur indication doit être faite en équipe si possible multidisciplinaire et requiert une information du patient jusqu’à son acceptation. La cause principale qui oblige à porter cette indication est l’infection périprothétique. L’arthrodèse se fait par différentes techniques possibles de stabilisation : cela peut être intra médullaire par clou ou « prothèse-arthrodèse », ou une ostéosynthèse par plaque ou fixateur externe. L’amputation trans fémorale sacrifie le genou, sa réalisation doit permettre un appareillage. L’arthrodèse et l’ATF ont un retentissement majeur pour le patient. Peu d’études ont analysé la supériorité d’une technique sur l’autre, aussi bien pour le taux de guérison de l’infection que pour les résultats fonctionnels chez ces patients en échec de traitement d’une PTG infectée.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In certain cases of total knee replacement revision, poorly controlled recurrent infection, irreparable rupture of the extensor mechanism, major bone loss, skin lesions associated with insufficient local vascularization, and repeated unsuccessful surgery, the only logical interventions will be arthrodesis or amputation. In both cases, arthrodesis or transfemoral amputation will have a major and permanent functional, aesthetic, and psychological impact on the patient. Their indication must be made by a multidisciplinary team, if possible, and requires that the patient be informed until they give their consent. The main cause requiring this indication is periprosthetic infection. Arthrodesis is performed using various stabilization techniques: it can be intramedullary using a nail or “prosthetic arthrodesis,” or osteosynthesis using a plate or external fixator. Transfemoral amputation sacrifices the knee, and its performance must allow for prosthetic fitting. Arthrodesis and TFA have a major impact on the patient. Few studies have analyzed the superiority of one technique over the other, both in terms of infection cure rates and functional outcomes in these patients who have failed treatment for infected TKA.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 252-259"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720355","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Quand et comment reprendre une prothèse fémoro-patellaire ? 何时以及如何恢复女性髌骨假体?
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-04-07 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.03.004
Franck Remy , Denis Huten
{"title":"Quand et comment reprendre une prothèse fémoro-patellaire ?","authors":"Franck Remy ,&nbsp;Denis Huten","doi":"10.1016/j.rcot.2026.03.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.03.004","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;div&gt;La reprise de prothèse fémoropatellaire (PFP) est secondaire à un échec fonctionnel ou mécanique. La précision des indications de PFP dans l’arthrose sur dysplasie, les progrès de la cinématique prothétique et des implants et une technique chirurgicale reproductible ont permis de conforter la place de la PFP dans le traitement chirurgical de l’arthrose femoropatellaire (AFP) et de limiter le taux de reprise (&lt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;20 % à 10 ans). Les causes d’échecs sont dès lors prioritairement représentées par l’arthrose fémorotibiale (AFT) puis les anomalies de la course patellaire et aussi le descellement. La reprise se fait le plus souvent par prothèse totale de genou (PTG) de première intention. La stratégie de reprise chirurgicale prends en compte les axes autour du genou et la stabilité ligamentaire. La technique de reprise d’une PFP par PTG prends en compte les incisions antérieures et d’éventuelles anomalies de la course patellaire. Une extraction prudente du composant trochléen le plus souvent non descellé, la conservation de la pièce patellaire en place chaque fois que possible et la correction d’éventuelles anomalies de la course patellaire sont les garants d’un bon résultat. Les principes d’un changement d’une pièce patellaire usée, inadaptée ou descellée ou du traitement d’une fracture patellaire sont les mêmes que ceux des reprises de PTG. Sauf erreur technique, les résultats d’une reprise de PFP par PTG sont satisfaisants même si les complications fémoro-patellaires sont fréquentes. Sont exclues de cet article les causes de reprise pour infection.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Niveau de preuve&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;V ; avis d’expert.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Patellofemoral prosthesis (PFP) replacement is secondary to functional or mechanical failure. The precision of TKR indications in dysplasia-related osteoarthritis, advances in prosthetic kinematics and implants, and a reproducible surgical technique have reinforced the place of TKR in the surgical treatment of patellofemoral osteoarthritis (PFOA) and limited the revision rate (&lt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;20% at 10 years). The main causes of failure are therefore femorotibial osteoarthritis (FTOA), followed by patellar tracking abnormalities and loosening. Revision is most often performed using total knee replacement (TKR) as the first-line treatment. The surgical revision strategy takes into account the axes around the knee and ligament stability. The technique for revision of a TKR with TKR takes into account previous incisions and any patellar tracking abnormalities. Careful extraction of the trochlear component, which is usually not loose, preservation of the patellar component in place whenever possible, and correction of any patellar tracking abnormalities are the keys to a good outcome. The principles for replacing a worn, unsuitable, or unsealed patellar component or treating a patellar fracture are the same as those for TKR revisions. Barring technical errors, the results of TKR revision of PFP are satisf","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 129-138"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720379","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Reprises de PTG pour allergie aux métaux 金属过敏的PTG回收
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-02-26 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.02.001
Patrice Mertl , Reema Al Shanfari
{"title":"Reprises de PTG pour allergie aux métaux","authors":"Patrice Mertl ,&nbsp;Reema Al Shanfari","doi":"10.1016/j.rcot.2026.02.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.02.001","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;div&gt;L’hypersensibilité aux métaux après prothèse totale de genou (PTG) est une entité encore controversée et probablement sous-diagnostiquée. Elle pourrait, néanmoins, expliquer certaines douleurs persistantes, des épanchements chroniques ou des échecs prothétiques en l’absence de cause mécanique ou infectieuse. Les métaux principalement en cause sont le nickel, le cobalt et le chrome. Le diagnostic reste difficile et constitue un diagnostic d’exclusion, en raison de l’absence de tests diagnostiques fiables et universellement reconnus. Les tests épicutanés, bien qu’imparfaits, sont les plus accessibles et gagnent en pertinence lorsqu’ils sont corrélés à une anamnèse allergologique précise. Les études disponibles suggèrent une fréquence plus élevée d’hypersensibilité aux métaux chez les patients porteurs de PTG descellées, sans qu’un lien de causalité formel n’ait été clairement établi. Sur le plan physiopathologique, les ions métalliques peuvent induire une activation immunitaire, notamment lymphocytaire, favorisant l’ostéolyse et potentiellement le descellement prothétique. La prise en charge repose d’abord sur l’exclusion des autres causes d’échec. Une reprise chirurgicale ne se justifie qu’en cas de descellement avéré ou de symptômes sévères, après discussion approfondie avec le patient. Le choix de l’implant est alors crucial : les implants revêtus, notamment ceux utilisant un revêtement multicouche en nitrure de zirconium, apparaissent comme une option prudente pour limiter l’exposition aux ions métalliques. L’expérience clinique rapportée chez 28 patients réopérés pour suspicion d’allergie aux métaux montre une amélioration significative des scores fonctionnels, de la mobilité et de la qualité de vie, avec un bon taux de survie prothétique à moyen terme. En conclusion, l’allergie aux métaux doit être envisagée avec prudence devant une PTG douloureuse ou descellée sans cause évidente. Une meilleure identification préopératoire des patients à risque, par un interrogatoire ciblé, pourrait conduire à proposer des implants revêtus dès la première intention. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Hypersensitivity to metals after total knee arthroplasty (TKA) remains a controversial and probably underdiagnosed condition. Nevertheless, it may explain persistent pain, chronic joint effusion, or prosthetic failure in the absence of mechanical or infectious causes. The metals most commonly involved are nickel, cobalt, and chromium. Diagnosis is difficult and remains a diagnosis of exclusion, mainly due to the lack of reliable and universally accepted diagnostic tests. Although imperfect, patch testing is the most accessible tool and becomes more relevant when correlated with a thorough allergological history. Available studies suggest a higher prevalence of metal hypersensitivity in patients with loosened TKAs, although a clear causal relationship has not yet been established. From a pathophysiological standpoint, metallic io","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 105-112"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720835","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Rôle des CRIOAC : quand faire appel à un CRIOAC ? Stratégie thérapeutique, principes de l’antibiothérapie CRIOAC的作用:什么时候需要CRIOAC ?治疗策略,抗生素治疗的原则
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2025-12-11 DOI: 10.1016/j.rcot.2025.11.003
Henri Migaud , Julien Dartus , Philippe Alexandre Faure , Marie Darees , Marie Titecat , Sophie Putman , Caroline Loiez , Eric Senneville
{"title":"Rôle des CRIOAC : quand faire appel à un CRIOAC ? Stratégie thérapeutique, principes de l’antibiothérapie","authors":"Henri Migaud ,&nbsp;Julien Dartus ,&nbsp;Philippe Alexandre Faure ,&nbsp;Marie Darees ,&nbsp;Marie Titecat ,&nbsp;Sophie Putman ,&nbsp;Caroline Loiez ,&nbsp;Eric Senneville","doi":"10.1016/j.rcot.2025.11.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.11.003","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;div&gt;Les Centres de référence pour le traitement des Infections ostéoarticulaires complexes (CRIOAC), créés en 2008 par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), ont pour mission la prise en charge de patients présentant des infections ostéo-articulaires (IOAs) complexes et en complément des missions d’enseignement et de recherche. Le réseau français comprend 9 centres de référence et 21 centres associés. Leur rôle est d’assurer un recours expert pour les situations d’infections complexes nécessitant une concertation multidisciplinaire. En France, le nombre d’IOAs associées aux prothèses articulaires de hanche et de genou est estimé à plus de 6000 cas par an, rendant impossible une prise en charge systématique de tous les patients par les CRIOAC. Ceux-ci jouent donc un rôle d’encadrement, en aidant les équipes locales à orienter les patients, à appliquer les protocoles et à améliorer leur expertise, notamment via un diplôme inter-universitaire dédié aux IOAs. La prise en charge optimale repose sur une collaboration tripartite entre infectiologue, chirurgien et microbiologiste dès la suspicion diagnostique. Lorsque qu’au moins un des critères de complexité définis par les textes officiels est présent (terrain médical fragile (ASA&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;≥&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;3), échec thérapeutique antérieur, microorganisme résistant, chirurgie complexe), l’avis d’un CRIOAC doit être sollicité. Toute décision thérapeutique hors protocole, en particulier dans les situations limites (lavage tardif) ou les choix d’antibiothérapie suppressive, doit impérativement être validée par un CRIOAC. Les stratégies thérapeutiques sont fonction de la situation : lavage avec conservation des implants, remplacement en un ou deux temps, résection arthroplastique voire amputation. Le lavage précoce (moins de trois semaines après les premiers symptômes) offre des taux de succès supérieurs à 90 %, à condition que l’implant soit stable et que les tissus mous soient sains. Le changement en un temps permet une récupération plus rapide, tandis que le changement en deux temps est privilégié en cas de bactériémie ou en cas d’impossibilité technique d’effectuer un changement en 1 temps. L’antibiothérapie, indissociable de la stratégie chirurgicale, est biphasique: probabiliste initialement, puis ciblée après identification du(des) microorganisme(s). Les antibiotiques actifs sur le biofilm (rifampicine pour les staphylocoques, fluoroquinolones pour les bacilles Gram négatif) améliorent les chances de rémission prolongée. La durée du traitement actuellement recommandée est de 12 semaines en cas de conservation du matériel. En situation non optimale ou non opérable, une antibiothérapie prolongée (suppressive) peut être instaurée. Ainsi, la prise en charge des IOA complexes nécessite une approche personnalisée, multidisciplinaire et coordonnée, dans laquelle les CRIOAC jouent un rôle central.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Niveau de preuve&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;V ; avis d’expert.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Referral cen","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 173-180"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720375","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Les révisions des échecs de PUC par PTG PTG对PUC失败的修正
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2025-12-11 DOI: 10.1016/j.rcot.2025.11.004
Dominique Saragaglia
{"title":"Les révisions des échecs de PUC par PTG","authors":"Dominique Saragaglia","doi":"10.1016/j.rcot.2025.11.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.11.004","url":null,"abstract":"<div><div>Les révisions de Prothèses unicompartimentaires (PUC) par Prothèse Totale du Genou (PTG) sont de loin les indications les plus fréquentes avec, pour cause principale, le descellement aseptique. L’imagerie préopératoire (Rx conventionnelles<!--> <!-->±<!--> <!-->scanner) est essentielle pour faire le diagnostic, pour présager de la perte de substance osseuse (PSO) qui sera évaluée précisément en peropératoire, et pour prévoir le matériel utile à la reprise. Les PSO siègent essentiellement au niveau tibial. Elles sont la plupart du temps cavitaires (contenues) au niveau fémoral et souvent segmentaires (non contenues) au niveau tibial. Dans ce dernier cas, on utilise très souvent des cales métalliques ou une allogreffe segmentaire pour combler la PSO, associées à une tige d’extension tibiale. Lors de la mise en place de l’implant fémoral, il est fondamental de prendre en considération la résection condylienne postérieure qui a été nécessaire pour implanter la PUC primitive, si on ne veut pas s’exposer à un trouble de rotation majeur soit en rotation interne (si ablation d’une PUC latérale), soit en rotation externe (si ablation d’une PUC médiale). La révision d’une PUC par PTG est en général plus difficile qu’une PTG primaire et se rapproche d’une révision de PTG. Les résultats de ces révisions sont en général moins bons qu’une PTG primaire, mais meilleurs qu’une révision de PTG.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Revisions of unicompartmental knee arthroplasties (UKAs) with total knee arthroplasties (TKAs) are by far the most common indications, mainly due to aseptic loosening. Preoperative imaging (conventional X-rays<!--> <!-->±<!--> <!-->CT scan) is essential for making the diagnosis, predicting bone loss (BL), which will be assessed precisely during surgery, and determining the material needed for revision. Bone loss mainly occurs in the tibia. It is usually cavitary (contained) in the femur and often segmental (uncontained) in the tibia. In the latter case, metal wedges or a segmental allograft are very often used to fill the BL, in combination with a tibial extension stem. When placing the femoral implant, it is essential to take into account the posterior condylar resection that was necessary to implant the primary UKA, in order to avoid major rotation problems, either internal rotation (if a lateral UKA is removed) or external rotation (if a medial UKA is removed). Revision of a UKA by TKA is generally more difficult than a primary one and is not far from a TKA revision. The results of these revisions are generally poorer than a primary TKA, but better than a TKA revision.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 121-128"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720378","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Sommaire 摘要
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-04-20 DOI: 10.1016/S1877-0517(26)00053-5
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S1877-0517(26)00053-5","DOIUrl":"10.1016/S1877-0517(26)00053-5","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Page iv"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720369","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Reprise de PTG : quelle morbi-mortalité est attendue ? PTG恢复:预期的发病率和死亡率是什么?
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-03-16 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.01.003
M. Ehlinger , H. Favreau , M. Tamir , F. Bonnomet , G. Pasquier
{"title":"Reprise de PTG : quelle morbi-mortalité est attendue ?","authors":"M. Ehlinger ,&nbsp;H. Favreau ,&nbsp;M. Tamir ,&nbsp;F. Bonnomet ,&nbsp;G. Pasquier","doi":"10.1016/j.rcot.2026.01.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.01.003","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Introduction&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Les reprises de prothèse totale de genou (rPTG) sont en nette augmentation, conséquence du vieillissement de la population et de la multiplication des PTG primaires. Il s’agit d’une chirurgie complexe, techniquement exigeante et associée à une morbi-mortalité nettement supérieure à celle des PTG de première intention, malgré une évaluation préopératoire rigoureuse.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Mortalité&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La mortalité précoce après rPTG est d’environ 0,36 % à 30&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;jours, soit près du double de celle observée après PTG primaire. À long terme, la mortalité atteint 40,6 % à 10 ans. Les principaux facteurs de risque à court terme sont l’âge avancé (&gt; 76 ans), un score ASA&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;≥&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;3, les comorbidités cardiaques, rénales ou pulmonaires, une indication infectieuse et l’anémie préopératoire. À long terme, l’infection constitue le facteur pronostique le plus défavorable, multipliant par six le risque de décès. Le score mFI-5 (diabète, hypertension, insuffisance cardiaque, BPCO, dépendance fonctionnelle) permet une estimation simple et validée du risque global, chaque point augmentant la mortalité de 85 %.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Peropératoire&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La morbidité peropératoire est majorée par les cicatrices, les adhérences et la rigidité des tissus. Les complications vasculaires surviennent dans environ 0,36 % des cas, soit deux fois plus qu’en PTG primaire. Les fractures peropératoires concernent près de 3 % des rPTG, touchant principalement le fémur et le tibia. Les lésions de l’appareil extenseur sont souvent liées à une traction excessive lors de l’exposition, tandis que les lésions ligamentaires, fréquemment d’origine technique, sont responsables d’instabilités persistantes dans près de 20 % des cas. Les données spécifiques sur les complications nerveuses en rPTG restent limitées.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Postopératoire&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;En postopératoire, le taux d’échec global est élevé, atteignant 22,8 % à deux ans. Les causes principales sont l’infection (38,5 %), le descellement aseptique (21 %) et l’instabilité (14 %). Les facteurs de risque d’échec incluent le sexe masculin, l’obésité et surtout une indication infectieuse initiale. La survie des rPTG est estimée à 86 % à 5 ans et 68 % à 10 ans, nettement inférieure à celle des PTG primaires. En cas d’infection, la survie chute à environ 50 % à 10 ans.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Prévention&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La prévention repose sur une préparation globale du patient, incluant l’optimisation des comorbidités, la correction de l’anémie et le contrôle des foyers infectieux. L’analyse préopératoire du genou et une information claire du patient sur les risques et les bénéfices attendus sont essentielles. L’infection demeure le déterminant majeur du pronostic, soulignant l’importance d’une anticipation chirurgicale et médicale rigoureuse.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Niveau de preuve&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;V ; avis d’expert.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Introduction&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Revision total knee arthroplasty (rT","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 245-251"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720836","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Stratégie en deux temps et spacers dans les révisions de PTG infectées 受感染的TTP修订中的两步和间隔策略
Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique Pub Date : 2026-04-01 Epub Date: 2026-04-03 DOI: 10.1016/j.rcot.2026.03.005
Cécile Batailler , Sébastien Parratte , Sébastien Lustig
{"title":"Stratégie en deux temps et spacers dans les révisions de PTG infectées","authors":"Cécile Batailler ,&nbsp;Sébastien Parratte ,&nbsp;Sébastien Lustig","doi":"10.1016/j.rcot.2026.03.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.03.005","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;div&gt;En cas d’infection chronique de prothèses totales du genou (PTG), un changement en deux temps avec pose d’un &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; temporaire peut être nécessaire. Dans cet article, nous discuterons du changement de PTG en deux temps, en particulier de ses indications, de la stratégie chirurgicale, puis des indications et principes des &lt;em&gt;spacers&lt;/em&gt;, de leur technique chirurgicale et des résultats lors de l’utilisation d’un &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; dynamique ou statique. Les indications pour un changement en un ou deux temps sont discutables et dépendent des équipes chirurgicales et infectiologiques. Les critères en faveur d’un changement de PTG en deux temps sont les suivants : patients avec manifestations systémiques de l’infection (sepsis sévère), infection évidente mais sans germe identifié, germe identifié mais résistance aux antibiotiques importante, difficile à traiter, lésions tissulaires étendues (fistules à distance de la voie d’abord), nécessité de reconstructions osseuses massives, couverture cutanée impossible en un temps, avec nécessité de lambeau. Le premier temps chirurgical consiste à explanter la prothèse, réaliser des prélèvements bactériologiques et anatomopathologiques puis à mettre un &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; articulaire temporaire. La réimplantation sera réalisée après 6 à 12 semaines. Le &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; a un rôle mécanique de stabilisation de l’articulation et de conservation de l’espace articulaire, ainsi qu’un rôle antimicrobien. Il délivre de fortes doses d’antibiotiques directement dans le genou. Il peut être statique ou dynamique selon l’état du genou. Le &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; statique est indiqué en cas de pertes osseuses majeures, d’insuffisance des ligaments collatéraux ou de l’appareil extenseur, et de risque de souffrance cutanée. Bien que le &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; statique permet une plus grande sécurité, il est associé à une moins bonne fonction du genou. Les &lt;em&gt;spacers&lt;/em&gt; dynamiques sont associés à un plus grand nombre de complications que les &lt;em&gt;spacers&lt;/em&gt; statiques, en particulier en cas d’utilisation incorrecte. Le changement de PTG en deux temps, avec l’utilisation d’un &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; en ciment pendant la phase intermédiaire, est actuellement considéré comme le traitement de référence des infections chroniques de PTG. Une stratégie bien définie doit être respectée lors des changement en deux temps pour garantir : 1) l’éradication de l’infection et 2) la conservation d’une fonction satisfaisante du genou. Afin de minimiser le risque de complications des &lt;em&gt;spacers&lt;/em&gt; pendant la phase intermédiaire, la technique chirurgicale et les indications de chaque type de &lt;em&gt;spacer&lt;/em&gt; doivent être bien connues et comprises.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Niveau de preuve&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;V ; avis d’expert.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;In cases of chronic infection of total knee arthroplasty (TKA), a two-stage revision with temporary spacer may be necessary. In this article, we will discuss two-stage TKA revision, in particular its indications, surgical str","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 2","pages":"Pages 206-216"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147720354","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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