Maxime Auroux , Thaïs Debionne , Sabine Mainbourg , Roland Chapurlat
{"title":"Efficacité du plasma riche en plaquettes intra-articulaire comparée au placebo dans l’arthrose du genou : revue systématique et méta-analyse","authors":"Maxime Auroux , Thaïs Debionne , Sabine Mainbourg , Roland Chapurlat","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.011","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité du plasma riche en plaquettes (PRP) injecté par voie intra-articulaire sur la douleur et la fonction dans l’arthrose du genou, en comparaison avec l’injection intra-articulaire de solution saline (placebo).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une recherche systématique des essais contrôlés randomisés (ECR) publiés comparant les injections intra-articulaires de PRP à des injections de solution saline a été effectuée jusqu’en août 2024 (numéro d’enregistrement PROSPERO : CRD42022311893). Les études sélectionnées devaient rapporter une évaluation de la douleur et de la fonction (échelle visuelle analogique [EVA] et/ou WOMAC), ainsi que la taille de l’échantillon, la date et le lieu de réalisation. Une méta-analyse a été conduite afin d’estimer l’efficacité du PRP sur la douleur et la fonction.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Onze ECR ont été identifiés, totalisant 1616 patients (849 ayant reçu du PRP, 767 un placebo), dans 7 pays différents. Cinquante-six pour cent des participants étaient des femmes, avec un âge moyen de 56,9 ans. L’analyse des scores EVA à 3 et 6 mois post-intervention était en faveur du PRP (différences moyennes respectives [DM] de −1,1 [IC95 % −1,8 ; −0,4] et −2,0 [IC95 % −2,8 ; −1,2]), bien que l’hétérogénéité ait été importante. Aucune efficacité n’a été observée à 12 mois. Concernant le score total WOMAC, une amélioration a été observée à 3 mois en faveur du PRP (DM −12,9 [IC95 % −20,5 ; −5,3]), sans bénéfice significatif à 6 et 12 mois.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le PRP présente une efficacité modeste dans le traitement de l’arthrose du genou, limitée aux 6 premiers mois après l’intervention. La pertinence clinique de son utilisation demeure donc à discuter.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>Our primary aim was to evaluate the efficacy on pain and function of intra-articular platelet-rich plasma (PRP) injection in knee osteoarthritis (KOA) compared with intra-articular saline solution injection.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>A search for randomized controlled studies (RCTs) using intra-articular platelet-rich plasma injection compared with intra-articular saline solution injection up to August 2024 (PROSPERO registration number: CRD42022311893) was undertaken in publication databases. Studies that reported pain and function evaluation with visual analogue scale (VAS) and/or WOMAC, size sample, study date and location were included. A meta-analysis was conducted to estimate the efficacy on pain and function of intra-articular platelet-rich plasma injection.</div></div><div><h3>Results</h3><div>We identified 11 RCTs including 1616 patients (849 on PRP, 767 on placebo) conducted in 7 countries, with 56% of patients being women. The mean age was 56.9years. VAS analysis at 3 and 6months after intervention was in favor of PRP use (respective mean difference [MD] −1.1 [95% CI: −1.8; −0.4] and −2.0 [95% CI: ","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 328-342"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147960865","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Stratégies thérapeutiques des rhumatismes inflammatoires en cas de cancer ou antécédent de cancer","authors":"Eden Sebbag, Jacques-Eric Gottenberg","doi":"10.1016/j.rhum.2025.12.023","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.12.023","url":null,"abstract":"<div><div>Les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC), incluant la polyarthrite rhumatoïde, les spondyloarthrites et le rhumatisme psoriasique, sont des maladies inflammatoires systémiques nécessitant des traitements immunomodulateurs au long cours. Historiquement, la crainte d’une survenue ou d’une récidive tumorale a conduit à une utilisation restrictive des biothérapies chez les patients ayant un antécédent de cancer, entraînant parfois un contrôle insuffisant de la maladie. Les données récentes issues de registres et de méta-analyses soutiennent désormais une approche plus différenciée. Elles ne mettent pas en évidence de surrisque de récidive avec les traitements anti-TNF chez les patients avec antécédent de cancer solide en rémission, ou le rituximab chez les patients avec antécédent d’hémopathie maligne en rémission. Cependant, une prudence reste recommandée avec les inhibiteurs de JAK et l’abatacept, en raison d’un excès de risque de cancer rapporté chez des patients sans antécédent de cancer. La stratégie thérapeutique doit être individualisée selon le type de cancer, le statut de rémission et les comorbidités, et nécessite une collaboration étroite entre rhumatologues et oncologues. En cas de cancer évolutif, la prise en charge reste personnalisée et repose sur une discussion multidisciplinaire. Les perspectives de recherche incluent le suivi prospectif des thérapies ciblées récentes et le développement d’outils de stratification personnalisée du risque oncologique.</div></div><div><div>Chronic inflammatory rheumatic diseases, including rheumatoid arthritis, spondyloarthritis, and psoriatic arthritis, are systemic inflammatory disorders requiring long-term immunomodulatory treatment. Historically, concerns about cancer occurrence or recurrence have led to a restrictive use of biologic therapies in patients with a history of cancer, sometimes resulting in insufficient disease control. Recent data from registries and meta-analyses now support a more proactive approach. They do not show an increased risk of cancer recurrence with TNF inhibitors in patients with a history of solid cancer in remission or rituximab in patients with a history of hematologic malignancy in remission. However, caution is still recommended with JAK inhibitors and abatacept due to a reported excess risk of cancer in patients without a prior history of malignancy. Therapeutic strategies should be individualized according to cancer type, remission status, and comorbidities, and require close collaboration between rheumatologists and oncologists. In cases of active cancer, management remains personalized and relies on multidisciplinary discussion. Future research perspectives include prospective monitoring of newer targeted therapies and the development of tools for individualized oncologic risk stratification.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 426-432"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961191","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Premières recommandations françaises de la Haute Autorité de santé sur la fibromyalgie en 2025","authors":"Françoise Laroche","doi":"10.1016/j.rhum.2026.02.006","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2026.02.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 325-327"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961123","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Quel est le risque de lymphome chez les patients atteints de maladies auto-immunes ?","authors":"Gaetane Nocturne","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.001","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.001","url":null,"abstract":"<div><div>Il existe un risque augmenté de lymphome chez les patients atteints de maladies auto-immunes à expression rhumatologiques notamment au cours de la polyarthrite rhumatoïde (PR), de la maladie de Sjögren (Sjo) et du lupus érythémateux systémique (LES). Il s’agit de lymphome B : lymphome B diffus à grande cellule (DLBCL) pour la PR et le lupus, lymphome de bas grade de la zone marginale et DLBCL pour la Sjo. Les facteurs à l’origine de leur émergence sont multiples. Cette mise au point revient sur les facteurs de risque identifiés au cours de ces trois pathologies et sur la stratégie diagnostique à adopter en cas de suspicion de lymphome.</div></div><div><div>There is an increased risk of lymphoma in patients with autoimmune diseases with rheumatologic manifestations, particularly in rheumatoid arthritis (RA), Sjögren's disease (SjD), and systemic lupus erythematosus (SLE). These are B-cell lymphomas: diffuse large B-cell lymphoma (DLBCL) in RA and SLE, and marginal zone low-grade lymphoma as well as DLBCL in SjD. Multiple factors contribute to their development. This review summarizes the identified risk factors in these three conditions and outlines the diagnostic strategy to be adopted in cases of suspected lymphoma.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 433-438"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961132","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Chirurgie des parathyroïdes : pour qui, quand et comment ?","authors":"Hélène Corté","doi":"10.1016/j.rhum.2026.02.008","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2026.02.008","url":null,"abstract":"<div><div>L’hyperparathyroïdie primaire (HPT1) est la forme la plus fréquente des hyperparathyroïdies et se caractérise par une hypersécrétion inappropriée de parathormone, le plus souvent liée à un adénome unique. Elle entraîne une hypercalcémie chronique, une hyperrésorption osseuse et un risque accru de complications rénales et métaboliques. L’HPT1 constitue un enjeu majeur en raison de ses conséquences osseuses, notamment l’ostéoporose et les fractures de fragilité. Le diagnostic repose sur l’association d’une hypercalcémie et d’une élévation de la PTH, après exclusion des causes secondaires. La calcémie ionisée doit être privilégiée, et un bilan complet des paramètres phosphocalciques est recommandé. La chirurgie demeure le traitement de référence, avec un taux de guérison supérieur à 95 % dans les formes sporadiques. Les indications opératoires reposent sur l’existence d’atteintes osseuses, rénales, une hypercalcémie marquée, ou un âge inférieur à 50 ans. D’autres arguments, comme des symptômes neuropsychiatriques ou une hypercalcémie aiguë, peuvent renforcer la décision. Le choix de la technique chirurgicale dépend du bilan d’imagerie. En cas d’imagerie concordante, la parathyroïdectomie mini-invasive est privilégiée, permettant une chirurgie ciblée, souvent ambulatoire, avec un faible taux de complications. Lorsque l’imagerie est négative ou discordante, ou lorsqu’une atteinte multi-glandulaire est suspectée, l’exploration bilatérale des quatre glandes reste la référence. Les reprises chirurgicales, en cas de persistance ou récidive, doivent être confiées à des centres experts. Les hyperparathyroïdies secondaires (dialyse) et tertiaires (post-greffe rénale) constituent des entités distinctes, relevant de stratégies spécifiques, notamment la parathyroïdectomie subtotale dans les formes réfractaires. En 2025, la prise en charge de l’HPT1 repose donc sur une collaboration pluridisciplinaire. Pour les rhumatologues, le rôle central est le dépistage des atteintes osseuses et le suivi densitométrique après chirurgie, afin d’évaluer le bénéfice sur la solidité osseuse et la réduction du risque fracturaire.</div></div><div><div>Primary hyperparathyroidism (PHPT) is a rare but increasingly diagnosed condition, often identified in asymptomatic patients. Despite its benign presentation, long-term complications affecting bone and renal systems justify careful evaluation and timely management. Surgery remains the treatment of choice for PHPT, with cure rates exceeding 95% when performed in experienced centers. Indications for surgery include skeletal involvement, nephrolithiasis, impaired renal function, marked hypercalcemia, and younger age. Preoperative imaging, combining cervical ultrasound and functional nuclear imaging—particularly 18F-choline PET/CT—plays a key role in surgical planning. Minimally invasive focused parathyroidectomy is safe and effective when imaging is concordant, while bilateral cervical exploration remains essential in cases o","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 351-355"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961188","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les traitements des rhumatismes inflammatoires chroniques augmentent-ils le risque de cancer ?","authors":"Jérôme Avouac","doi":"10.1016/j.rhum.2025.09.025","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.09.025","url":null,"abstract":"<div><div>Les traitements des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) ont transformé le pronostic fonctionnel et vital des patients, mais la modulation immunitaire qu’ils induisent suscite des préoccupations quant au risque de cancer. La polyarthrite rhumatoïde (PR) est associée à un excès de risque de certains cancers, en particulier les lymphomes et les cancers pulmonaires. Ce surrisque semble davantage lié à l’inflammation chronique et à des facteurs de risque environnementaux comme le tabac qu’aux traitements eux-mêmes. Néanmoins, certaines classes thérapeutiques, en particulier les inhibiteurs de JAK, ont été associées à des signaux de vigilance. Cette revue examine en détail les données actuelles sur le risque oncologique associé aux traitements conventionnels, aux biothérapies (incluant les traitements anti-TNF, anti-IL-6R, abatacept, rituximab) et aux traitements synthétiques ciblés, en s’appuyant sur les études observationnelles, essais randomisés et méta-analyses récentes, en tenant compte des facteurs de confusion et des biais méthodologiques.</div></div><div><div>Treatments for chronic inflammatory rheumatic diseases have dramatically improved both functional and vital prognosis, but the immunomodulation they induce raises concerns about potential cancer risks. Rheumatoid arthritis (RA) is associated with an increased risk of certain cancers, particularly lymphomas and lung cancer. This excess risk appears to be more related to chronic inflammation or environmental risk factors like smoking than to the treatments themselves. Nevertheless, some therapeutic classes — especially Janus kinase inhibitors (JAK inhibitors) — have been associated with safety signals. This review provides a detailed analysis of current data on the oncologic risk associated with conventional synthetic disease-modifying antirheumatic drugs (DMARDs), biologic DMARDs (including anti-TNF, anti-IL-6R, abatacept, and rituximab), and targeted synthetic DMARDs, based on observational studies, randomized clinical trials, and recent meta-analyses, while taking into account potential confounders and methodological biases.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 417-425"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961190","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Johanna Sigaux , Jean Roudier , Lilia Nacef , Caroline Béal
{"title":"Pourquoi la polyarthrite rhumatoïde touche-t-elle préférentiellement les femmes ?","authors":"Johanna Sigaux , Jean Roudier , Lilia Nacef , Caroline Béal","doi":"10.1016/j.rhum.2025.02.001","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.02.001","url":null,"abstract":"<div><div>La polyarthrite rhumatoïde (PR) affecte préférentiellement les femmes avec un sex-ratio de 4/1 avant 50 ans et de 2/1 après 60 ans. Ce texte explore les hypothèses expliquant ce surrisque féminin, en intégrant des variables biologiques et sociologiques. Sur le plan biologique, le chromosome X joue un rôle central. Des mécanismes comme l’inactivation asymétrique et l’échappement à l’inactivation favorisent l’expression bi-allélique de gènes impliqués dans l’auto-immunité. Les hormones sexuelles modulent également le risque de PR : la testostérone semble protectrice, tandis que les fluctuations des œstrogènes au cours de la vie d’une femme biologique augmentent ce risque. La PR étant une maladie avec une composante environnementale forte, le genre, en lien avec le rôle social de l’individu, pourrait également intervenir dans la répartition inégale de la maladie entre hommes et femmes. Le tabagisme et la silice sont des expositions majoritairement masculines et ont un impact sur l’apparition de la PR plus fort chez les hommes. Néanmoins, certaines expositions ayant lieu dans la sphère domestique et touchant principalement les femmes sont probablement sous-estimées rendant difficile l’évaluation du poids de l’environnement dans la PR chez les femmes. Ainsi, le sexe biologique semble prédisposer les femmes biologiques à l’auto-immunité et l’impact des facteurs environnementaux (principalement modifiables) semble être plus marqué chez les hommes. Intégrer le sexe et le genre dans les études sur la PR est donc essentiel pour mieux comprendre sa physiopathologie.</div></div><div><div>Rheumatoid arthritis (RA) preferentially affects women with a sex ratio of 4:1 before 50 years and 2:1 after 60 years. This text explores hypotheses explaining this increased risk in women, integrating biological and sociological variables. The X chromosome plays a central role. Mechanisms such as asymmetric inactivation and escape from inactivation promote the bi-allelic expression of genes involved in autoimmunity. Sex hormones also modulate the risk: testosterone appears protective, while fluctuations in estrogen levels throughout a woman's life increase the risk. RA is a disease with a strong environmental component, and gender identity, associated with social behaviors, may also play a part in the unequal distribution of the disease between men and women. Smoking and silica exposure are predominantly male-related and have a stronger impact on the development of RA in men. However, some exposures in the domestic sphere, mainly affecting women, are likely underestimating the environmental weight in RA among women. Thus, biological sex seems to predispose women to autoimmunity, while the impact of environmental factors (mainly modifiable) appears more pronounced in men. Integrating sex and gender into RA studies is therefore essential to better understand its pathophysiology.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 356-364"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961130","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Rachitisme et ostéomalacie de l’adulte : données actuelles","authors":"Julia Herrou","doi":"10.1016/j.rhum.2025.02.002","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.02.002","url":null,"abstract":"<div><div>Les rachitismes se caractérisent par un trouble de la minéralisation osseuse dû à un défaut de formation des cristaux d’hydroxyapatite. Ce défaut de formation est lié : soit à un défaut dans la voie de la vitamine D, soit un défaut dans le métabolisme du phosphate, soit un défaut de la phosphatase alcaline. Les causes de rachitisme sont nombreuses et l’enquête étiologique est difficile. Elles peuvent être d’origine génétique ou acquise. Dans les rachitismes vitamine D dépendant, le rachitisme carentiel est de loin le rachitisme le plus fréquent et le traitement repose sur une supplémentation en calcium et vitamine D. Dans les rachitismes hypophosphatémiques, l’hypophosphatémie liée à l’X est le rachitisme hypophosphatémique d’origine génétique le plus fréquent. Un nouveau traitement est disponible depuis quelques années, un anticorps anti-FGF23, le burosumab dont les résultats des études ont montré une efficacité chez les enfants et les adultes. L’hypophopshatasie est liée à un défaut de la phosphatase alcaline à l’origine de manifestations cliniques très variables. Un traitement, l’asphotase alpha est également disponible dans cette maladie rare. La prise en charge des maladies osseuses rares s’est améliorée ces dernières années avec le développement de nouvelles thérapies. D’autres molécules sont en cours de développement. Ces patients doivent être pris en charge dans des centres dédiés à la prise en charge des maladies osseuses rares.</div></div><div><div>Rickets are characterized by a disorder of bone mineralization due to a defect in the formation of hydroxyapatite crystals. Causes are due to: either a defect in the vitamin D pathway, or a defect in phosphate metabolism, or a defect in alkaline phosphatase activity. There are many causes of rickets and etiological investigation is difficult. They may be genetic or acquired. In vitamin D-dependent rickets, deficiency rickets is by far the most common, and treatment is based on calcium and vitamin D supplementation. In hypophosphatemic rickets, X-linked hypophosphatemia is the most common causes of genetic hypophosphatemic rickets. In recent years, a new treatment has become available: burosumab, an anti-FGF23 antibody, which has been shown to be effective in both children and adults. Hypophopshatasia is due to a defect in alkaline phosphatase, with highly variable clinical manifestations. A treatment by asphotase alpha is also available for this rare disease. Management of rare bone diseases has improved in recent years with the development of new therapies. Other molecules are currently under development. These patients must be cared for in centers dedicated to the management of rare bone diseases.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 373-380"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961181","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Toutes les calcifications de l’épaule ne sont pas liées à une atteinte microcristalline ; certaines peuvent être associées à une fracture","authors":"Victoire Roblot , Jules Descamps , Alan Gauffenic","doi":"10.1016/j.rhum.2025.03.007","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.03.007","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 395-396"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961184","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}