T. Pascart , P. Richette , V. Bousson , S. Ottaviani , H.K. Ea , F. Lioté , A. Latourte , T. Bardin , J. Ora , A. Pacaud , M. Vandecandelaere , H. Luraschi , C. Jauffret , V. Laurent , M. Boissel , L. Norberciak , J. Legrand , G. Lefevre , V. Ducoulombier , J.F. Budzik
{"title":"Cinétique de résolution de tophus en scanner double-énergie et échographie au cours de 24 mois de treat-to-target : resultats de l’étude GOUT-DECTUS","authors":"T. Pascart , P. Richette , V. Bousson , S. Ottaviani , H.K. Ea , F. Lioté , A. Latourte , T. Bardin , J. Ora , A. Pacaud , M. Vandecandelaere , H. Luraschi , C. Jauffret , V. Laurent , M. Boissel , L. Norberciak , J. Legrand , G. Lefevre , V. Ducoulombier , J.F. Budzik","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.332","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.332","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’activité inflammatoire de la goutte et l’obtention d’une rémission sont liées au volume de cristaux d’urate monosodique (UMS), notamment organisés en tophus, dans les tissus. Le scanner double-énergie (DECT) et l’échographie sont les deux techniques permettant de mesurer la charge tissulaire en UMS. Le DECT mesure la composante cristalline du tophus, et l’échographie l’ensemble de la structure tophacée, couronne inflammatoire pseudo-granulomateuse comprise. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la cinétique du volume du tophus mesuré par DECT et par échographie (US) chez des patients atteints de goutte au cours des 24 premiers mois d’un traitement hypo-uricémiant (THU) en « <em>treat-to-target</em> » (T2T).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude pilote prospective, multicentrique et longitudinale de 24 mois portant sur des patients goutteux n’ayant jamais reçu de THU. Des visites cliniques, des scanners DECT et échographies des genoux et des pieds ont été effectués au début de l’étude, puis après 6, 12 et 24 mois. Le plus grand tophus identifié par échographie a été choisi comme tophus index, et le changement de son volume absolu et relatif a été mesuré à toutes les visites par US et DECT, leur concordance étant évaluée par le coefficient de corrélation de Spearman (ρ).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 55 patients âgés de 63,3 (12,2) ans, principalement des hommes (47/55 (85,4 %), uricémie initiale 87,3<!--> <!-->mg/dL [79,3 ; 95,2]) ont été inclus. À 24 mois, (16/28 (57,1 %) et 12/28 (42,9 %) des patients étaient traités par allopurinol (dose moyenne 344<!--> <!-->mg/jour) ou febuxostat (dose moyenne 77<!--> <!-->mg/jour), tous avaient une uricémie<!--> <!--><<!--> <!-->60<!--> <!-->mg/L aucun n’avait présenté de crise sur les 6 mois précédents. Le volume de l’index tophus mesuré par échographie est passé de 0,61 cm<sup>3</sup> [0,30 ; 1,20] au départ à 0,07 cm<sup>3</sup> [0 ; 0,5] au mois 24, et par DECT de 0,1 cm<sup>3</sup> [0 ; 0,63] au départ à 0 cm<sup>3</sup> [0 ; 0] au mois 24 (<span><span>Figure 1</span></span>). Le changement relatif de taille du tophus index en échographie (92 mesures) et en DECT (58 mesures) étaient respectivement de –56 % [–90 ; 0] et –96 % [–100 ; –34] à M6, –84 % [–100 ; –13] et –100 % [–100 ; –89] à M12, et –96 % [–100 ; –72] et –100 % [–100 ; –100] (<span><span>Figure 2</span></span>). La concordance entre l’échographie et le DECT dans l’évaluation de la variation absolue du volume du tophus était faible à tous les moments, ρ=0,12 [–0,34 ; 0 ;60] au mois 6 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->21), ρ=0,23 [–0,32 ; 0,76] au mois 12 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16), et ρ=0,33 [–0,22 ; 0,72] au mois 24 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19), respectivement. La concordance pour le changement de volume relatif du tophus était faible au mois 6 (ρ=0,39 [0,01 ; 0,74]) et moyenne au mois 12 (ρ=0,43 [–0,14 ; 0,82]) et 24 (ρ=0,42 [–0,01 ; 0,73","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A47-A48"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142720177","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Un dispositif connecté de stimulation électrique transcutanée (W-TENS) améliore la gestion de la douleur, l’activité physique et la consommation de médicaments chez des patients atteints d’arthrose douloureuse du genou","authors":"S. Perrot , A.P. Trouvin","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.319","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.319","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La gonarthrose affecte environ 1,6 millions de personnes en France, avec une prévalence de 6,6 % chez les femmes et 4,7 % chez les hommes âgés de 40 à 75<!--> <!-->ans. Les traitements pharmacologiques, souvent mal tolérés, offrent une efficacité limitée, ce qui pousse à recommander des approches non pharmacologiques. Une étude randomisée a montré l’efficacité antalgique d’un dispositif W-TENS connecté par rapport aux antalgiques de palier 2 (Maheu et al.).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’objectif de cette enquête en ligne était d’évaluer en vie réelle l’impact de W-TENS connecté sur la gestion de la douleur, sur l’activité physique et la consommation médicamenteuse chez des patients souffrant de gonarthrose. L’impact sur le sommeil et l’humeur a également été exploré. L’enquête a été réalisée auprès de patients atteints de gonarthrose douloureuse utilisant le dispositif W-TENS connecté. Le questionnaire, disponible du 19 juillet au 26 août 2024, a été envoyé à chaque patient ayant au moins 15<!--> <!-->jours d’utilisation du dispositif et l’ayant utilisé pendant la période de l’enquête.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 67 patients ayant donné leur consentement pour l’analyse des données, 45 % souffraient d’arthrose du genou depuis plus de 5<!--> <!-->ans. Une part importante des patients a constaté des améliorations au niveau de : la douleur (87 % d’amélioration), l’activité physique (82 % d’amélioration) et la consommation de médicaments (80 % d’amélioration). Les patients utilisant le dispositif depuis plus de 3 mois ont rapporté une réduction plus importante de la douleur, avec une corrélation positive entre la rapidité de soulagement et le degré de réduction de la douleur. Les patients de<!--> <!--><<!--> <!-->75<!--> <!-->ans étaient plus susceptibles de reprendre une activité physique que les plus âgés (≥<!--> <!-->75<!--> <!-->ans). Enfin, 50 % des patients ont rapporté une amélioration des troubles du sommeil et 52 % une amélioration de l’humeur.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’enquête suggère que l’utilisation du dispositif W-TENS connecté améliore la gestion de la douleur chez les patients atteints de gonarthrose, tout en favorisant la reprise de l’activité physique et la réduction de la consommation de médicaments. Toutefois, une sous-représentation des non-répondants pourrait limiter ces conclusions, soulignant la nécessité d’études contrôlées supplémentaires. Les effets sur le sommeil et l’humeur, bien que positifs, restent plus modestes et nécessitent un suivi à long terme.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation du TENS connecté semble prometteuse pour soulager la douleur de la gonarthrose, avec des bénéfices sur l’activité physique et la consommation médicamenteuse. Des études cliniques randomisées sont nécessaires pour confirmer ces résultats.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Page A35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142720270","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"L’expérience française des bisphosphonates (BPs) dans l’ostéomyélite chronique multifocale récurrente (OCMR) chez l’enfant : une cohorte de 30 patients suivis sur une moyenne de 4 ans","authors":"S. Remtoula , U. Justin , M. Robert , P. Dusser","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.367","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.367","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’ostéomyélite chronique multifocale récurrente (OCMR) est une maladie inflammatoire rare, traitée en première intention par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). En cas de résistance aux AINS, les anti-TNF-α et bisphosphonates (BPs) sont utilisés, malgré l’absence d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour cette indication. Cette étude vise à évaluer la réponse clinicobiologique et radiologique aux BPs à 12<!--> <!-->±<!--> <!-->3 mois et lors de la dernière visite de suivi, et à identifier des facteurs prédictifs de réponse. L’évaluation de la tolérance des BPs constitue un objectif secondaire.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée chez des enfants (<<!--> <!-->16 ans) atteints d’OCMR et suivis au CHU Kremlin-Bicêtre entre 2010 et 2023. Les données clinicobiologiques, radiologiques et thérapeutiques ont été recueillies lors de l’introduction des BPs (T1), à 12<!--> <!-->±<!--> <!-->3 mois (T2), et à la dernière visite de suivi (T3). La rémission complète était définie par l’absence de douleur, de syndrome inflammatoire et de lésions IRM. Une analyse multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs prédictifs de réponse aux BPs (<span><span>Tableau 1</span></span> et <span><span>Tableau 2</span></span>).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Trente patients (âge moyen 10,9 ans ; ratio F/G<!--> <!-->=<!--> <!-->1,73 : 1) ont été inclus. La plupart (80 %) présentaient des douleurs inflammatoires touchant principalement les membres inférieurs (66,7 %) et le rachis (40 %), avec en moyenne 2,7 localisations. Neuf patients (30 %) présentaient des fractures vertébrales. À T2, 15 % des patients étaient en rémission complète, taux qui augmentait à 33,3 % à T3. Toutefois, une amélioration significative de l’intensité de la douleur a été observée à T2 et T3, avec une rémission clinique totale chez 46,7 % des patients à T2 et 66,7 % à T3. Les IRM n’ont pas montré de diminution notable des lésions. En analyse multivariée, le nombre de cures de BPs était lié à une réduction de la douleur et du syndrome inflammatoire, mais pas à une diminution des lésions IRM. Les effets secondaires comprenaient un syndrome pseudo-grippal et une hypocalcémie asymptomatique.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre cohorte, la plus large en France sur l’OCMR, confirme l’efficacité des BPs sur la douleur, comme démontré dans d’autres maladies telles que l’ostéogenèse imparfaite et la maladie de Paget. De plus, des études de cohortes rétrospectives sur l’OCMR ont également montré une efficacité sur la douleur <span><span>[1]</span></span>, mais avec des durées de suivi plus courtes, généralement entre (15–52) mois. Cependant, les résultats radiologiques restent variables <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. La comparaison entre études est compliquée par l’absence de critères d’activité standardisés et des schémas thérapeutique","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A74-A75"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719723","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
F. Robin , R. Ghossan , N. Mehsen , L. Triquet , G. Coiffier , M. Mina , M.E. Pickering , C. Barthe , J. Paccou , I. Roitg , J.P. Hauzeur , E. Chatelus , E. Koumakis , A. Aubrun , M. Branquet , J.L. Legrand , T. Schaeverbeke , A. Leloix , E. Massy , M. Masson , P. Guggenbuhl
{"title":"Caractéristiques cliniques et paracliniques de la cohorte française d’ostéopathie au méthotrexate METHOFRACT","authors":"F. Robin , R. Ghossan , N. Mehsen , L. Triquet , G. Coiffier , M. Mina , M.E. Pickering , C. Barthe , J. Paccou , I. Roitg , J.P. Hauzeur , E. Chatelus , E. Koumakis , A. Aubrun , M. Branquet , J.L. Legrand , T. Schaeverbeke , A. Leloix , E. Massy , M. Masson , P. Guggenbuhl","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.310","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.310","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’ostéopathie induite par le méthotrexate est une affection rare. Elle est souvent révélée par des douleurs des membres inférieurs liées à des fractures/fissures osseuses métaphysaires, principalement du tibia ou des os du pied. L’objectif principal de cette étude était d’identifier la population affectée et éventuellement d’identifier des facteurs de risque.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique incluant tous les patients identifiés comme présentant une présentation clinique et/ou paraclinique évocatrice d’ostéopathie liée au MTX. Étaient inclus, par ailleurs, des patients identifiés par la pharmacovigilance nationale, après analyse du dossier médical par l’investigateur principal (FR). Les données recueillies étaient cliniques (recherche des causes classiques et des facteurs de risque de la fragilité osseuse, modalités de traitement après le diagnostic, localisation des fractures), densitométrique (résultats de la densité minérale osseuse au moment du diagnostic et au cours du suivi si disponible), biologique (bilan biologique à la recherche d’une ostéopathie fragilisante) et d’imagerie (imagerie utilisée pour le diagnostic).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre 2012 et 2024, 64 patients ont été identifiés comme atteints d’ostéopathie au MTX sur la base principalement d’une description clinique et d’imagerie évocatrice (<span><span>Fig. 1</span></span>) auxquels s’ajoutent dix autres patients identifiés par la base de données française de pharmacovigilance. Il s’agissait principalement de femmes ménopausées (69/74, 94 %) atteintes de polyarthrite rhumatoïde séropositive (55/74, 74 %), avec des antécédents de fracture ostéoporotique sévère dans 22 % des cas et une ostéoporose densitométrique au moment du diagnostic chez 53 % des patients. Le rhumatisme au diagnostic était inactif ou peu actif (93 %). Seuls 31 patients (42 %) avaient une corticothérapie avec une dose moyenne de 6 (±3) mg/j. La modalité de prise (per os ou sous-cutanée) ou la dose de MTX ne semblait pas en lien avec le développement de ces fractures. Les fractures se situaient principalement dans les régions métaphysaires du tibia (85 %) ou sur les os du pied (55 %), avec des localisations multiples fréquentes (78 %). Le délai diagnostique était souvent important, expliquant la survenue de fractures répétées et s’additionnant au cours du temps (64 %). Le diagnostic était réalisé par IRM de la localisation douloureuse (85 %), mais la scintigraphie osseuse était également utilisée (32 patients, 45 %). Le traitement comprenait classiquement l’arrêt du méthotrexate (89 %) avec l’ajout d’un traitement complémentaire (principalement par bisphosphonates [BP]) chez 42 patients (58 %). L’évolution des douleurs et des fractures a été bonne chez 83 % des patients. Sur les 25 patients évalués à distance (6 mois) traités par arrêt du MTX seul, 92 % présentait une bonne évolution clinique a","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A27-A28"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719911","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
F. Natalucci , T. Sokolova , A. Nzeusseu-Toukap , C. Galant , F. Aboubakar , J.F. Baurain , F. Cornelis , Y. Borbath , P. Durez , L. Méric de Bellefon
{"title":"Arthrite induite par les inhibiteurs de contrôle immunitaire : une analyse descriptive complète d’une cohorte de l’évaluation clinique à l’histologie","authors":"F. Natalucci , T. Sokolova , A. Nzeusseu-Toukap , C. Galant , F. Aboubakar , J.F. Baurain , F. Cornelis , Y. Borbath , P. Durez , L. Méric de Bellefon","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.360","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.360","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’utilisation croissante des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI) pour traiter les tumeurs malignes a attiré l’attention sur les effets indésirables liés à l’immunité (EII). L’arthrite induite par les ICI est l’effet indésirable rhumatismal le plus courant. Sa prévalence est généralement sous-estimée et sa pathogénie reste inconnue <span><span>[1]</span></span>. La biopsie synoviale sous échographie (BS_US) s’est avérée être une procédure sûre et fiable dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), élargissant la compréhension de la synovite dans la PR. À notre connaissance, aucune étude n’a analysé l’histologie de l’arthrite induite par les ICIs. Cette étude visait à décrire de manière exhaustive l’arthrite induite par les ICIs, de la présentation clinique à l’évaluation histologique, en comparant les résultats avec les caractéristiques cliniques et histologiques d’une cohorte de patients atteints de PR précoce (pPR).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Des patients oncologiques sous traitement par ICIs ont été recrutés. Les patients nous ont été adressés par leur oncologue suite à l’apparition de signes et/ou de symptômes évocateurs d’arthrite. Chaque patient a bénéficié d’une évaluation rhumatologique complète comprenant l’évaluation articulaire et la recherche d’autoanticorps (FR, anti-CCP, ANA). Une BS_US d’une petite articulation ou une mini-arthroscopie du genou a été réalisée. Les analyses histologiques (hyperplasie synoviale, nécrose fibrinoïde, hypervascularisation, infiltrat inflammatoire) et immunologiques (CD3, CD20, CD138 et CD68) semi-quantitatives sur une échelle 0 à 3 ont été effectués sur les échantillons synoviaux. L’échographie des 38 articulations (épaule, coude, genou, poignet, articulations MCP, IFP et MTP) a été réalisée de manière systématique. La synovite a été définie selon la définition des lignes directrices de l’OMERACT <span><span>[2]</span></span>. Comme contrôle, nous avons recruté des patients pPR non traités, appariés selon l’âge et le sexe.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Jusqu’à présent, treize patients ont été inclus [H/F (10/3), âge médian de 65 ans écart interquartile (EIQ) 14,5]. Les caractéristiques cliniques, sérologiques et démographiques sont présentées dans le <span><span>Tableau 1</span></span>, y compris pour la cohorte pPR de contrôle. Six patients (46,1 %) étaient positifs aux ANA ou au FR. Un patient souffrait de monoarthrite, cinq (38,4 %) d’oligoarthrite et les sept autres (53,8 %) de polyarthrite. L’évaluation échographique systématique avant la biopsie (<span><span>Fig. 1</span></span>) a montré la présence d’une synovite de tout grade dans 23,4 % des articulations analysées ; le genou était le plus souvent touché, suivi du poignet, du coude, des MCP2, MCP3 et des MTP 2-5. Le genou était de loin l’articulation la plus biopsiée (69,2 %). L’histologie de l’arthrite induite par les ICI a montré une synovite de haut grade : nous n’avons pa","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A70-A71"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142720265","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
W.F. Ng , C. Bouillot , N. Massey , M. Hughes , V. Barton , G. Castellano , A. Barat , G. Kenney , J. Marvel
{"title":"Étude en vie-réelle de la perception clinique et de la qualité de vie des patients atteints de la maladie de Sjögren : évaluation de la concordance de perception patient-médecin de la sévérité de la maladie","authors":"W.F. Ng , C. Bouillot , N. Massey , M. Hughes , V. Barton , G. Castellano , A. Barat , G. Kenney , J. Marvel","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.323","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.323","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le fardeau de la maladie de Sjögren (SjD) est important pour les patients, alors qu’aucun traitement n’est actuellement disponible. Le score d’activité systémique clinique de la maladie de SjD (ClinESSDAI) est une mesure standard de l’activité systémique de la maladie. Pour autant, la concordance de perception des patients et des médecins sur la sévérité de la maladie est mal connue. L’objectif de ce travail était d’évaluer le niveau de concordance entre la perception de la sévérité de la maladie par les patients et l’évaluation de la sévérité de la maladie réalisée par les médecins avec le score ClinESSDAI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’analyse a porté sur les données de l’Adelphi Real World Sjögren's Disease Specific Programme™, une étude transversale menée auprès de rhumatologues et de patients de juin à octobre 2018. Les médecins ont rapporté la sévérité de la maladie cliniquement évaluée (légère, modérée, sévère) et l’atteinte systémique pour calculer le score ClinESSDAI des patients. Les patients ont rapporté leur perception du niveau de sévérité de leur maladie (léger, modéré, sévère) ; l’évaluation de la sécheresse, la fatigue et la douleur (notées de 1 à 10, 10<!--> <!-->=<!--> <!-->douleur insupportable) ainsi que leur qualité de vie via les questionnaires EQ-5D-3L, FACIT-F (<em>Functional Assessment of Chronic Illness Therapy - Fatigue Scale</em>), et WPAI (<em>Work Productivity and Activity Impairment</em>). L’analyse Kappa (1<!--> <!-->=<!--> <!-->accord parfait, 0<!--> <!-->=<!--> <!-->accord de hasard,<!--> <!--><<!--> <!-->0<!--> <!-->=<!--> <!-->accord inférieur au hasard) a été utilisée pour évaluer le degré de concordance entre (1) la sévérité perçue de la maladie rapportée par le patient et le médecin ; (2) la sévérité perçue de la maladie rapportée par le patient et le score ClinESSDAI ; (3) la sévérité perçue de la maladie rapportée par le médecin et le score ClinESSDAI. Une analyse de variance (ANOVA) et des tests d’égalité de variance (F de Fisher) et d’indépendance (test du Chi<sup>2</sup>) ont été utilisés pour comparer les caractéristiques entre les groupes (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 indiquant une différence significative).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les rhumatologues (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->319) ont rapporté les données de 1879 patients. Les niveaux de concordance rapportés étaient pour la sévérité perçue par le patient et le médecin de 73,6 % (κ=0,51, concordance modérée) ; pour la sévérité déclarée par le patient et le score ClinESSDAI de 43,9 % (ê<!--> <!-->=<!--> <!-->0,11, concordance légère) ; et pour la sévérité perçue déclarée par le médecin et le score ClinESSDAI de 47,7 % (κ=0,16, concordance légère) (<span><span>Figure 1</span></span> ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) respectivement. Les caractéristiques des patients sont rapportées dans le <span><span>Tableau 1</span></span>. La région géographique impacte significativ","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A39-A40"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719769","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
C. Jessen , R. Borie , P. Le Guen , Q. Philippot , E. Ebstein , S. Ottaviani , M. Forien , B. Crestani , P. Dieudé , P.A. Juge
{"title":"Caractérisation des causes de décès chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde compliquée d’une PID","authors":"C. Jessen , R. Borie , P. Le Guen , Q. Philippot , E. Ebstein , S. Ottaviani , M. Forien , B. Crestani , P. Dieudé , P.A. Juge","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.351","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.351","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pneumopathie interstitielle diffuse (PID) compliquant la polyarthrite rhumatoïde (PR) est une manifestation extra-articulaire sévère. La mortalité dans la PR a été estimée entre 2 à 10 fois plus importante en cas de PID associée. Toutefois, les causes spécifiques de mortalité au cours de la PR-PID sont méconnues. Les patients atteints de PR-PID sont plus souvent fumeurs et ont une activité de la PR plus importante pouvant favoriser des causes de décès non-respiratoires telles que les maladies cardio-vasculaires. Notre objectif était de décrire les causes de décès au cours de la PR-PID.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>À l’aide d’une requête électronique, nous avons identifié l’ensemble des patients atteints de PR-PID suivis dans les services de rhumatologie et de pneumologie d’un CHU et décédés entre avril 2009 et février 2024. Le diagnostic de PR était validé par relecture des dossiers (critères ACR/EULAR 2010) et celui de PID par discussion multidisciplinaire avec scanner thoracique. Nous avons ensuite recueilli les causes directes et indirectes du décès selon les recommandations de l’organisation mondiale de la santé ainsi que des données cliniques et biologiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 61 patients ont été inclus, 28 femmes (46 %), âge moyen au décès 72<!--> <!-->±<!--> <!-->10<!--> <!-->ans, 34 (56 %) fumeurs ou anciens fumeurs et 3 (7 %) ayant reçu une transplantation pulmonaire.</div><div>Les circonstances du décès étaient disponibles pour 43 patients (70 %). Le décès était directement lié à une cause respiratoire non-infectieuse chez 15 patients (35 %) dont 7 à une exacerbation de PID et 6 à une insuffisance respiratoire chronique, <span><span>Tableau 1</span></span>. Une infection pulmonaire entraînait directement le décès chez 17 patients (40 %) dont 6 COVID-19, 1 aspergillose pulmonaire invasive et 3 pneumocystoses. Pour les autres patients, le décès était directement lié à des causes cardiovasculaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6, 14 %), à un cancer (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2, 5 %) et à une cause iatrogène (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1, 2 %). La PID favorisait indirectement le décès chez 16 patients (37 %). Parmi les autres causes indirectes, on retrouvait 5 infections (12 %) dont 3 infections pulmonaires hors COVID-19, 12 pathologies cardiovasculaires (28 %), 1 cancer (2 %), 2 causes iatrogéniques (5 %) et 1 pathologie gastro-intestinale (2 %), <span><span>Tableau 1</span></span>. La transplantation pulmonaire était indirectement liée au décès chez l’ensemble des patients transplantés (1 hémoptysie, 1 choc septique et 1 perte d’autonomie après des complications post-transplantation). Au total, le décès était considéré comme directement ou indirectement lié à la PID chez 29 patients (67 %). Les causes cardio-vasculaires étaient directement ou indirectement liées au décès chez 18 patients (42 %).</div><div>Chez les patients sans transplantation pulmonai","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Page A63"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719792","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
E. Massy , A. Ndjock Nomo , N. Trehet-Mandel , N. Girard , S. Couraud , G. Devouassoux , M. Duruisseaux , M. Pérol , A. Stuani , M. Roche , P. Clézardin , E. Bonnelye , J.B. Pialat , N. Stacoffe , C. Confavreux
{"title":"Fractures vertébrales bénignes chez les patients présentant un cancer du poumon métastatique osseux traité par immunothérapie","authors":"E. Massy , A. Ndjock Nomo , N. Trehet-Mandel , N. Girard , S. Couraud , G. Devouassoux , M. Duruisseaux , M. Pérol , A. Stuani , M. Roche , P. Clézardin , E. Bonnelye , J.B. Pialat , N. Stacoffe , C. Confavreux","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.388","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.388","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les cancers pulmonaires non à petites cellules (CPNPC) sont fréquents et représentent la première cause de mortalité par cancer en France. L’immunothérapie par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI) est une nouvelle arme thérapeutique très efficace, disponible en routine pour les patients en plus des doublets de chimiothérapies et des thérapeutiques ciblées. En contrepartie, les ICI déclenchent fréquemment des effets immuno-induits. Récemment, Ye et al. ont rapporté en épidémiologie que les patients sous ICI présentaient un risque accru de fractures bénignes. Les résultats préliminaires, chez la souris, semblent concordants. Notre étude vise à évaluer l’effet osseux des ICI, chez les patients atteints de CPNPC métastatique osseux traités par ICI en monothérapie en première ligne.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mis en place, entre un CHU et 2 Centres de lutte contre le cancer une étude rétrospective des fractures vertébrales (FV) survenant chez les patients adultes atteints d’un CPNPC métastatique osseux traités en première ligne par ICI en monothérapie. Les scanners à <em>baseline</em> et à 6 mois ont permis de comptabiliser l’existence de fractures bénignes entre T4 et L5. Les vertèbres métastatiques ont été exclues.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre octobre 2016 et décembre 2020, 58 patients ont été identifiés et inclus, correspondants à 812 vertèbres situées entre T4 et L5. Soixante-dix vertèbres non analysables ou métastatiques ont été exclues. Les patients étaient majoritairement des hommes (75 %) de 65,8<!--> <!-->±<!--> <!-->3,4 ans avec un IMC de 24,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,2<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>. Parmi eux, 83 % étaient fumeurs et 88 % avaient un bon score de Performans Status (≤<!--> <!-->1). Aucun patient n’avait été traité auparavant par anti-résorbeur osseux. 8,6 % avaient reçu une corticothérapie au long cours (><!--> <!-->3 mois) avant l’instauration de l’ICI. La prévalence des FV à <em>baseline</em> était de 21 % (12/58). Après 6 mois de traitement, 4 patients ont présenté une première FV, et 2, une nouvelle fracture, soit 10,3 % de FV incidentes à six mois portant à 16 (28 %) le nombre total de patients fracturés après 6 mois de traitement par ICI. Le nombre total de FV à 6 mois est de 24. Les fractures se localisaient principalement à la charnière thoracolombaire (38 % des cas). Les patients fracturés étaient significativement plus âgés (73,4 ans vs 64,2 ans, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Aucune différence significative n’a été observée pour le sexe, l’IMC, le tabagisme, la corticothérapie initiale ou un traitement osseux antérieur. De plus, au cours du suivi, 24 % des patients ont reçu un traitement antirésorbeur osseux après le début de l’ICI (13 denosumab et 1 bisphosphonate). Parmi les traités, 2 ont développé une FV incidente, contre 4 chez les non traités. Une différence numérique mais non significative a été observée dans l’","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Pages A93-A94"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719697","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
P. Quartier , V.R. Athimalaipet , C. Guly , G. Simonini , S. Keller , S. Priyanka , T. Holzkämper
{"title":"Efficacité et sécurité du baricitinib pour le traitement de l’uvéite associée à l’arthrite juvénile idiopathique ou de l’uvéite chronique antérieure à anticorps antinucléaires positifs chez l’enfant","authors":"P. Quartier , V.R. Athimalaipet , C. Guly , G. Simonini , S. Keller , S. Priyanka , T. Holzkämper","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.362","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.362","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les traitements actuels de l’uvéite associée à l’arthrite juvénile idiopathique (U-AJI) et de l’uvéite à anticorps antinucléaires (ANA) positifs incluent les collyres corticoïdes, le méthotrexate (MTX) ou les antirhumatismaux biologiques modificateurs de la maladie (bDMARDs). Cependant, la rémission durable est un objectif difficile à atteindre. Le baricitinib, qui inhibe la signalisation JAK-STAT, pourrait cibler plusieurs voies cytokiniques associées à l’U-AJI et à l’uvéite à ANA positifs.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’efficacité et la sécurité du baricitinib chez des patients pédiatriques atteints d’U-AJI active ou d’uvéite à ANA positifs ayant une réponse inadéquate au MTX ou aux bDMARDs et recevant une dose stable de corticoïdes sous forme de collyre.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Cet essai de phase 3 en ouvert, contrôlé par un bras actif, a été mené dans 23 centres auprès d’enfants âgés de 2 à<!--> <!--><<!--> <!-->18 ans. Les patients ont reçu une dose quotidienne de baricitinib par voie orale (2 à<!--> <!--><<!--> <!-->9 ans : 2<!--> <!-->mg, 9 à<!--> <!--><<!--> <!-->18 ans : 4<!--> <!-->mg). Un groupe de référence a reçu de l’adalimumab (20 ou 40<!--> <!-->mg selon le poids) administré par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines. Le critère d’efficacité principal était la proportion de patients répondant au traitement à la semaine 24, défini selon les critères du SUN (<em>Standardization of Uveitis Nomenclature</em>) comme une diminution en 2 étapes du niveau d’inflammation (cellules de la chambre antérieure) ou une diminution atteignant zéro jusqu’à la semaine 24 dans l’œil le plus sévèrement atteint à l’inclusion. Une analyse bayésienne a été effectuée pour le critère principal, selon des critères de réussite prédéfinis (probabilité postérieure que le taux de réponse au traitement dépasse 57 % est d’au moins 80 %). Les évaluations de sécurité du baricitinib chez les patients pédiatriques atteints d’U-AJI ou d’uvéite à ANA positifs incluaient les événements indésirables apparus sous traitement (EIAT).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 24 patients ayant reçu le baricitinib, 14 étaient des filles ; l’âge moyen était de 11,6 ans. Cinq patients (toutes des filles) ont reçu de l’adalimumab ; l’âge moyen était de 6,6 ans. Le critère principal n’a pas été atteint. Dans le groupe du baricitinib, 33 % des patients ont obtenu une réponse à la semaine 24, soit une probabilité postérieure de 1,03 % d’un taux de réponse<!--> <!-->><!--> <!-->57 %. Les données de sécurité étaient cohérentes avec le profil de sécurité établi dans le cadre d’autres indications du baricitinib chez des patients pédiatriques et adultes. Dans le groupe du baricitinib, 83,3 % des patients ont présenté au moins 1 EIAT, dont 41,7 % d’intensité légère, 29,2 % d’intensité modérée et 12,5 % d’intensité sévère.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le critère principal de l’étude n’a","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Page A72"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142719719","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
P. Mertz , A. Iannuzzo , S. Delafontaine , R. Tacine , G. Boursier , V. Hentgen , S. Georgin-Lavialle , T. Henry , I. Meyts , J. Delon
{"title":"La caractérisation fonctionnelle des variants C- et N-terminaux de CDC42 révèle différents mécanismes pathogéniques menant à l’auto-inflammation","authors":"P. Mertz , A. Iannuzzo , S. Delafontaine , R. Tacine , G. Boursier , V. Hentgen , S. Georgin-Lavialle , T. Henry , I. Meyts , J. Delon","doi":"10.1016/j.rhum.2024.10.401","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2024.10.401","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les actinopathies auto-inflammatoires sont des maladies monogéniques responsables d’une perturbation de l’homéostasie du cytosquelette d’actine, en particulier dans les cellules immunitaires, aboutissant à des manifestations inflammatoires. CDC42, une GTPase clé de la famille Rho, est une des protéines primordiales à la régulation correcte de la dynamique de l’actine, et joue également un rôle régulateur de l’inflammasome pyrine. Alors que les variants C-terminaux de CDC42 (R186C, C188Y, *192C*24) provoquent des symptômes auto-inflammatoires sévères avec notamment polyarthrite, atteinte cutanée, hépato-splénomégalie et risque important de syndrome d’activation macrophagique, le variant N-terminal Y64C est associé à un retard neurodéveloppemental et à des symptômes inflammatoires modérés (syndrome de Takenouchi-Kosaki). À ce jour, la plupart des défauts fonctionnels ont été rapportés uniquement pour le variant R186C de CDC42. Nous avons cherché à étudier et caractériser les différentes altérations des voies de signalisation partagées par ces variants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une analyse par imagerie du cytosquelette d’actine et de la translocation nucléaire de NF-κB, couplée à une cytométrie en flux dans des cellules de patients ou la lignée cellulaire THP-1 exprimant ces différents variants de CDC42. Des cellules U937 transfectées ont également été utilisées pour évaluer la pyroptose dépendante de l’inflammasome pyrine. Enfin, nous avons réalisé un test de migration cellulaire sur des fibroblastes dermiques primaires dérivés des patients Y64C, R186C et C188Y.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le variant N-terminal Y64C de CDC42 se localise normalement dans la cellule et ne montre aucun défaut dans la formation des filaments d’actine ou l’activation de NF-κB. Les trois variants C-terminaux présentent des localisations subcellulaires aberrantes et des altérations fonctionnelles partagées, notamment une polymérisation réduite des filaments d’actine ainsi qu’une translocation nucléaire et phosphorylation accrues de NF-κB. Cependant, nous démontrons qu’il n’y a pas de relation causale entre ces deux événements dans la mesure où la réduction artificielle du contenu cellulaire en filaments d’actine à l’aide de médicaments pharmacologiques spécifiques n’est pas suffisante pour hyperactiver NF-κB. Il existe également une altération de la capacité de migration des fibroblastes dermiques primaires R186C et C188Y, moins prononcée que pour le variant Y64<!--> <!-->C. Enfin, les variants golgiens R186<!--> <!-->C et *192C*24 montrent également un excès de pyroptose pyrine-dépendante, alors que les variants Y64C et C188Y non.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude met en lumière une hétérogénéité fonctionnelle entre les différents variants de CDC42, responsables de conséquences distinctes sur le cytosquelette d’actine et les voies inflammatoires. Ces résultats soulign","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"91 ","pages":"Page A105"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142720188","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}