{"title":"Évènements EBV induits chez les enfants greffés avec un mismatch D+/R−","authors":"Leïla Larbi, Elodie Merieau","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.026","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’EBV est un herpès virus, responsable en greffe rénale de manifestations assez variées (de la primo-infection au syndrome lymphoprolifératif). Il existe peu de littérature pédiatrique sur le sujet ; pourtant, la proportion de patients pédiatriques greffés rénaux avec un mismatch D+/R− représente 40 % des greffes.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Étudier la survenue d’évènements EBV induits (en particulier les syndromes lymphoprolifératifs) chez les enfants greffés avec un mismatch EBV en comparaison aux enfants greffés sans mismatch.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective sur deux centres de greffe pédiatrique. Nous avons exclu les mismatch D−/R+ et les D−/R−. Nous avons analysé les caractéristiques du receveur, les évènements immunologiques, et la survenue d’évènements EBV induits.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 102 patients: 63 dans le groupe « pas de mismatch » et 39 patients dans le groupe « mismatch ». On retrouve un risque significativement plus élevé (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) de présenter un évènement EBV induit et notamment un lymphome dans le groupe « mismatch » en comparaison au groupe « pas de mismatch ». En ajustant sur l’âge, le statut de donneur vivant, le fait d’avoir un mismatch EBV augmentait de 5 fois le risque de faire un évènement EBV induit (HR : 4,98, IC95 % [2,48–10,00], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La prophylaxie EBV ne semble pas protectrice (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0062).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude prouve de manière significative que les enfants greffés avec un mismatch EBV font 5 fois plus d’évènements EBV induits que les enfants greffés sans mismatch, et notamment plus de lymphomes.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Page 75"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553803","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Effet de setmélanotide sur le changement de corpulence des patients ayant une obésité associée au syndrome de Bardet-Biedl (BBS)","authors":"Uzoma Okorie , Gauri Malthankar , Elizabeth Forsythe , Jesús Argente","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.025","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.025","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’altération de la signalisation de la voie leptine-mélanocortines chez les patients atteints d’un BBS peut entraîner une hyperphagie et une obésité sévère.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Ce travail rapporte les trajectoires pondérales stratifiées par catégorie de corpulence des patients atteints d’un BBS après un an de traitement par setmélanotide.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les patients atteints d’un BBS<!--> <!-->≥<!--> <!-->2 ans issus de 2 études pivotales évaluant l’efficacité de setmélanotide ont été inclus. Les modifications de l’indice de masse corporelle (IMC) pour les patients adultes ≥<!--> <!-->18 ans et du pourcentage du 95<sup>e</sup> percentile de l’IMC (%IMC95) pour les patients pédiatriques<!--> <!--><<!--> <!-->18 ans entre l’initiation et 1 an ont été évaluées et stratifiées par catégories de corpulence.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 31 patients analysés, 67,7 % présentaient une obésité sévère à l’initiation. Après 1 an, 14 patients avaient une amélioration de ≥<!--> <!-->1 catégorie de corpulence (45,2 %). Vingt-huit patients (90,3 %) ont obtenu une amélioration significative de l’IMC ou du %IMC95 et 25/28 patients (89,3 %) ont déclaré une réduction de la faim.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients adultes et pédiatriques souffrant d’hyperphagie et d’obésité associées à un BBS, le setmélanotide a diminué l’IMC, amélioré la corpulence et réduit la faim. L’amélioration de la catégorie de corpulence a été associée à une amélioration de la qualité de vie et à une réduction de l’incidence des comorbidités, notamment en cas d’initiation précoce.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Page 75"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553804","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Perspectives génétiques et thérapeutiques sur le syndrome émail-rein","authors":"Marie-Thérèse Eid , Aurélie de Mul , Laure Muresan-Vintila , Laurence Derain Dubourg , Aurélia Bertholet-Thomas , Arnaud Molin , Béatrice Thivichon-Prince , Justine Bacchetta","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.022","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.022","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome émail-rein (ERS) est une maladie rare combinant des anomalies dentaires et rénales. Il est génétiquement hétérogène, avec des mutations de perte de fonction du gène <em>FAM20A</em>, et plus rarement de <em>WDR72</em>.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous rapportons huit cas pédiatriques d’ERS : quatre avec mutations homozygotes de <em>FAM20A</em>, deux hétérozygotes de <em>FAM20A</em>, et deux avec mutations de <em>WDR72</em>. Les données biologiques et d’imagerie ont été analysées.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Tous les patients ont été adressés pour un dépistage rénal par l’équipe dentaire spécialisée à un âge médian de 7,5 ans (2 mois–19 ans). Aucun ne présentait de symptômes d’hématurie microscopique/macroscopique ni de coliques néphrétiques, malgré la présence de néphrocalcinose et/ou de néphrolithiase chez tous. Les patients hétérozygotes pour <em>FAM20A</em> étaient les seuls à présenter un phénotype rénal caractérisé par une néphrocalcinose bilatérale et une néphrolithiase, sans signes d’anomalies de l’émail, et avaient un exome négatif. Les paramètres biologiques étaient très similaires chez les patients homozygotes <em>FAM20A</em>, qui présentaient tous des néphrolithiases bilatérales multiples ; dans une famille, une néphrocalcinose était également présente. Ils présentaient principalement une fonction rénale préservée (DFGe 109 [93–111] mL/min/1,73 m<sup>2</sup>), avec une hypophosphatémie, une élévation du FGF-23 et un TmP/DFG bas. Les tests de charge en calcium ont confirmé l’absence d’hypercalciurie, avec une inhibition adéquate de la PTH. Les patients <em>WDR72</em> présentaient une acidose tubulaire distale avec néphrocalcinose (sans calculs). Tous ont été suivis en néphrologie pédiatrique avec hyperhydratation et supplémentation en vitamine D.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces cas soulignent la nécessité d’une collaboration interdisciplinaire entre néphrologues pédiatriques et spécialistes dentaires, afin d’assurer une évaluation rénale rapide des patients. De plus, l’identification de taux élevés de FGF23 dans les cas d’ERS liés à <em>FAM20A</em> avec néphrolithiase sévère et hypophosphatémie soulève la question de l’intérêt potentiel du burosumab comme traitement ciblé chez ces patients.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Pages 73-74"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553807","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Échanges plasmatiques sur voies veineuses périphériques en pédiatrie","authors":"Mélodie Mosca, Cécile Righi, Bruno Ranchin","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.021","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les échanges plasmatiques (EP) nécessitent habituellement un cathéter veineux central (VVC), exposant à des complications infectieuses et thromboemboliques. La voie veineuse périphérique (VVP) pourrait constituer une alternative en pédiatrie.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Étude rétrospective menée dans le service de néphrologie pédiatrique de Lyon entre décembre 2024 et août 2025, évaluant les EP par centrifugation (Spectra Optia®, Terumo). Les données cliniques, techniques et complications ont été recueillies. Les variables continues sont décrites en médiane [min–max].</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-huit procédures ont été réalisées chez 7 enfants (5 [2–14] séances/enfants), âgés de 13 [8–17] ans, pesant 54 [20–75] kg, pour myélite (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), myasthénie (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), névrite optique III–VI (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) et encéphalite post-virale (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). Vingt-huit séances (58 %) ont nécessité une VVC et 20 (42 %) une VVP. Cinq enfants ont débuté sur VVP, un sur VVC puis VVP et un sur VVC d’emblée. Deux ont été pris en charge exclusivement sur VVP, les 3 autres ont nécessité secondairement une VVC après 0, 2 et 4 séances. Au total, 24 VVP ont été posées sous échoguidage et 8 réutilisées d’une précédente séance, avec 1 [1–3] tentatives/pose. Les poids des 2 enfants traités exclusivement sur VVP étaient de 37 et 66<!--> <!-->kg vs. 53 [20–75] kg sur VVC. Les débits sanguins étaient de 60 [35–80] mL/min (VVC) vs. 50 [25–60] mL/min (VVP), permettant d’échanger 1,5 [1,3 ; 1,9] vs. 1,4 [1 ; 1,7] volume plasmatique respectivement. Les complications comprenaient : hypotensions (7 % VVC vs. 15 % VVP), un flutter auriculaire (VVC), hypothermies (29 % VVC) et saignements locaux (10 % VVP).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les EP pédiatriques sur VVP apparaissent faisables et sûrs, permettant d’éviter la mise en place de VVC chez certains enfants.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Page 73"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553808","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Dysfonction de greffon et néphropathie oxalique après transplantation rénale isolée sous lumasiran","authors":"Maitena Regnier, Bruno Ranchin, Anne-Laure Sellier-Leclerc, Mélodie Mosca, Marie-Noelle Meaux, Cécile Acquaviva-Bourdain, Manon Aurelle, Aurélia Bertholet-Thomas, Justine Bacchetta","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.027","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En 2020, l’autorisation européenne de l’ARN interférent (ARNi) lumasiran a transformé le pronostic de l’hyperoxalurie type 1 (HP1), permettant notamment de proposer des stratégies innovantes de transplantation, comme la transplantation rénale isolée sous ARNi plutôt que le recours systématique à la transplantation double foie-rein. Néanmoins, du fait de l’oxalose systémique et du relargage osseux prolongé post-transplantation, il a été proposé dès les premiers cas publiés d’adopter une approche thérapeutique pro-active et intensive.</div></div><div><h3>Cas clinique</h3><div>Nous rapportons le cas d’une patiente HP1 arrivée en France du Maghreb après 4 ans de dialyse conventionnelle. Dès son arrivée, elle débute une hémodialyse intensive (6 j/7) et du lumasiran (avec intensification secondaire hors AMM à 3<!--> <!-->mg/kg/mois selon les recommandations EMA, comme autorisé dans le protocole industriel en dialyse). Elle est transplantée après 18 mois de dialyse intensive, 16 mois de lumasiran et des concentrations plasmatiques d’oxalate (POx) à 52<!--> <!-->μmol/L, sans gastrostomie, mais avec une hyperhydratation d’emblée et une alcalinisation par citrate. À sa sortie, la créatininémie est à 90<!--> <!-->μmol/L, avec une POx à 26<!--> <!-->μmol/L et un rapport oxalate/créatinine (UOx/Creat) à 448<!--> <!-->mmol/mol (valeurs normales pour l’âge 15–80). L’évolution est marquée par une dégradation rénale progressive (créatininémie à 130<!--> <!-->μmol/L à M4) en contexte de mauvaise observance et d’hydratation insuffisante. Deux biopsies réalisées à M3 et M6 éliminent un rejet, mais confirment la récidive de l’oxalose, avec nombreux cristaux et lésions chroniques sévères (FIAT3). À M6, une hémodialyse 5 j/7 est reprise malgré un DFG de 28<!--> <!-->ml/min/1.73 m<sup>2</sup> pour épurer l’oxalate (POx 39<!--> <!-->μmol/L, UOx 1014<!--> <!-->μmol/L et UOx/créat 224<!--> <!-->mmol/mol). Le tolvaptan est introduit pour stimuler l’hydratation et limiter la cristallisation urinaire, et le belatacept est débuté à M6 pour baisser le tacrolimus. Après 6 mois d’intensification thérapeutique, le DFG est mesuré à 23<!--> <!-->ml/min/1,73 m<sup>2</sup>, avec un relargage osseux persistant : POx 28<!--> <!-->μmol/l, UOx 120<!--> <!-->μmol/L, UOx/créat 148<!--> <!-->μmol/mmol.</div></div><div><h3>Discussion et conclusion</h3><div>Ce cas illustre le risque de récidive d’oxalose après transplantation rénale isolée sous ARNi, notamment en cas de surcharge majeure d’oxalate préalable (par dialyse non optimale et/ou initiation tardive du lumasiran), aggravée par une mauvaise observance. Une reprise précoce de la dialyse dès la première biopsie, l’introduction anticipée du tolvaptan et la pose systématique pré-greffe d’une gastrostomie auraient peut-être pu améliorer le contrôle de l’oxalose. Néanmoins, ce cas ne remet pas en cause la stratégie de transplantation rénale isolée sous ARNi, dans des centres experts, chez des patients prévenus d","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Pages 75-76"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553747","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Van Phi Nguyen, Jean-Pierre Benamenyo, Isabelle Pharaon
{"title":"Prise en charge de l’insuffisance rénale chronique chez l’enfant dans un hôpital de soins médicaux et de réadaptation (SMR) : expérience de l’hôpital d’enfants de Margency","authors":"Van Phi Nguyen, Jean-Pierre Benamenyo, Isabelle Pharaon","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.035","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.035","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale chronique (IRC) en France sont suivis dans les services de Néphrologie pédiatrique. Dans certains cas, la prise en charge dans les SMR s’avère indispensable. L’objectif principal de cette étude est de décrire la population pédiatrique avec IRC prise en charge à l’hôpital d’enfants de Margency.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective, observationnelle et descriptive, monocentrique, incluant des patients hospitalisés entre janvier 2018 et mai 2024. Inclusion : enfants avec IRC hospitalisés<!--> <!-->≥<!--> <!-->une semaine. Données cliniques, sociales, éducatives et thérapeutiques recueillies à partir des dossiers médicaux.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt patients inclus, âge moyen 6,8 ans au diagnostic, sex-ratio 1. Lieu de première prise en charge: 13 à l’étranger. CHU d’origine : 16 patients de Robert-Debré (dont 3 de Réunion, 2 de Reims, 1 de Lille), 2 de Necker, 2 de Trousseau. Les étiologies principales étaient : anomalies congénitales du rein et des voies urinaires (35 %), néphropathies glomérulaires (25 %), maladies héréditaires (25 %). Les précarités sociales concernaient 85 % des familles. Seize enfants étaient hospitalisés pour préparation à la greffe rénale, quatre pour séjours de répit ou suivi post-greffe. Dix-sept ont eu une dialyse (hémodialyse 15, dialyse péritonéale 2). Les complications : hypertension artérielle dans 16 cas avec régression en post-greffe dans 80 %, anémie (100 %), retard statural dans 11 cas traités par hormone de croissance, troubles de l’oralité chez 5 patients nécessitant une nutrition entérale et accompagnement pluridisciplinaire. Cinq patients non compliants avec nette amélioration après accompagnement. Douze patients ont été greffés, dont 83 % de donneurs décédés. Treize enfants ont été rescolarisés dans l’école intramuros. Au moment de l’étude, 18 patients étaient déjà sortis. Durée moyenne de séjour 16,1 mois. Issue d’hébergement trouvé dans 8 cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge de l’IRC en SMR permet une approche globale associant les soins spécialisés, accompagnement éducatif et soutien social. Elle optimise la préparation à la transplantation, améliore la compliance thérapeutique et favorise la continuité scolaire, contribuant ainsi à la qualité de vie et au pronostic des enfants atteints d’IRC. Cette étude illustre aussi une bonne coordination entre les centres de référence de néphrologie pédiatrique et l’hôpital d’enfants de Margency.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Pages 78-79"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553752","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Comparaison du risque de péritonite infectieuse entre la dialyse péritonéale automatisée adaptée et non adaptée à l’âge pédiatrique : une étude rétrospective et monocentrique dans le centre de dialyse pédiatrique du CHU de Lille","authors":"Emilie Masson, Annie Lahoche","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.031","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2026.01.031","url":null,"abstract":"<div><div>La dialyse péritonéale est la méthode privilégiée de dialyse chez l’enfant. Pour répondre aux besoins de certains patients, des équipes emploient la méthode de dialyse péritonéale automatisée (DPA) adaptée, avec de meilleures performances d’ultrafiltration et d’épuration que la méthode non adaptée. La péritonite infectieuse (PI) est la complication la plus fréquente de la dialyse péritonéale mais aucune étude n’a recherché s’il existait une différence de risque de PI entre la DPA adaptée et non adaptée. Nous avons voulu comparer la fréquence de PI chez les patients pédiatriques entre la méthode DPA adaptée et non adaptée dans notre centre de dialyse pédiatrique de Lille. Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, analytique et monocentrique menée sur les patients pédiatriques bénéficiant d’une DPA, suivis dans le service de dialyse pédiatrique de Lille de 1996 à 2024. Nous avons regardé la fréquence de PI exprimée en épisodes/patient-année selon la méthode de DPA utilisée. Nous avons dénombré 125 périodes de DPA (87 en méthode non adaptée et 38 épisodes en méthode adaptée); et 126 épisodes de PI (88 dans le groupe DPA non adaptée et 38 dans le groupe DPA adaptée). Il n’y avait pas de différence significative de fréquence de PI. Notre étude n’a pas montré de différence significative de fréquence de PI entre la DPA adaptée et non adaptée dans notre centre de dialyse pédiatrique. Devant des capacités d’épuration et d’ultrafiltration plus performantes de la méthode de DPA adaptée sans sur-risque infectieux, il est intéressant de recourir à cette méthode en cas d’épuration insuffisante avec la méthode non adaptée.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Page 77"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147553762","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Le diabète dans la peau","authors":"Dorine Canu, Christine Leauté-Labreze","doi":"10.1016/j.perped.2025.10.001","DOIUrl":"10.1016/j.perped.2025.10.001","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"8 4","pages":"Pages 277-278"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145705797","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}