{"title":"Cancérologie en rhumatologie : de la métastase à la fragilité osseuse","authors":"Béatrice Bouvard","doi":"10.1016/j.rhum.2026.04.004","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2026.04.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 4","pages":"Pages 582-583"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148694121","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Effets osseux des traitements du cancer","authors":"Emmanuel Biver","doi":"10.1016/j.rhum.2025.11.005","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.11.005","url":null,"abstract":"<div><div>Les progrès majeurs en oncologie ont permis une amélioration significative de la survie et la rémission de nombreux cancers. Toutefois, ces avancées thérapeutiques s’accompagnent d’effets délétères sur le tissu osseux, regroupés sous le terme de « <em>cancer treatment-induced bone loss</em> » (CTIBL). La perte osseuse résulte d’une combinaison de facteurs de risque préexistants, de l’impact de la maladie oncologique et de l’effet direct ou indirect des thérapies sur le remodelage osseux. Les mécanismes impliquent notamment l’hypogonadisme induit, la toxicité cellulaire directe sur les ostéoblastes et ostéoclastes, les perturbations nutritionnelles et digestives ainsi que l’inflammation chronique. Les conséquences cliniques incluent une diminution précoce et rapide de la densité minérale osseuse (DMO), supérieure à celle observée dans la population générale, et une augmentation du risque de fractures ostéoporotiques, particulièrement documentée avec les hormonothérapies du cancer du sein et de la prostate, la corticothérapie et, potentiellement, l’immunothérapie. À l’inverse, certaines thérapies ciblées, comme les inhibiteurs du protéasome, pourraient exercer des effets protecteurs partiels sur l’os. La prévention repose sur une approche multidisciplinaire intégrant oncologie et rhumatologie : correction des carences nutritionnelles, supplémentation en calcium et vitamine D, promotion de l’activité physique, et recours aux traitements anti-résorptifs (bisphosphonates, dénosumab), dont l’efficacité sur la préservation de la DMO et la réduction du risque fracturaire est démontrée. La prise en compte précoce de la santé osseuse lors de l’instauration des traitements oncologiques constitue une étape clé pour réduire la morbidité fracturaire et améliorer la qualité de vie des patients.</div></div><div><div>Major advances in oncology have led to significant improvements in survival and remission rates across many cancers. These therapeutic advances, however, are associated with adverse effects on bone, collectively termed cancer treatment-induced bone loss (CTIBL). Bone loss associated with anticancer therapies results from a combination of preexisting risk factors, the impact of the malignancy itself, and the direct or indirect effects of treatments on bone remodeling. The underlying mechanisms include therapy-induced hypogonadism, direct cellular toxicity on osteoblasts and osteoclasts, nutritional and digestive disturbances, and chronic inflammation. Clinically, CTIBL manifests as an early and accelerated decline in bone mineral density (BMD), greater than that observed in the general population, and an increased risk of osteoporotic fractures, particularly documented with endocrine therapy for breast and prostate cancers, glucocorticoids, and potentially immunotherapy. Conversely, certain targeted therapies, such as proteasome inhibitors, may exert partial protective effects on bone. Prevention requires a multidisciplinary approach involvi","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 4","pages":"Pages 599-608"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148694389","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Association rare entre maladie de Sjögren, lupus systémique et syndrome de Lambert-Eaton","authors":"Margot Salaün, Sandrine Jousse-Joulin, Thierry Marhadour, Valérie Devauchelle-Pensec, Jean-Baptiste Noury, Baptiste Chevet","doi":"10.1016/j.rhum.2026.02.010","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2026.02.010","url":null,"abstract":"<div><div>Nous décrivons le cas d’une femme de 38 ans atteinte d’une association de plusieurs maladies auto-immunes rares : le lupus érythémateux systémique (LES) et de la maladie de Sjögren (MSj), qui a développé un syndrome de Lambert-Eaton, une maladie auto-immune rare de la jonction neuromusculaire. Le LES a été diagnostiqué sur la base de fièvre, d’alopécie, d’arthralgies, d’anticorps antinucléaires et d’anticorps antiphospholipides positifs. La MSj a été confirmée par des symptômes sicca (sécheresse) et la positivité des anticorps anti-SSA. Elle a été initialement traitée par hydroxychloroquine, méthotrexate et aspirine ; puis est passée au bélimumab en raison d’une aggravation des symptômes attribuée à l’hydroxychloroquine. Deux ans après le diagnostic, elle a présenté une faiblesse proximale progressive, une hyporéflexie et un dysfonctionnement autonome incluant une rétention urinaire. L’électroneuromyographie (ENMG) a révélé des amplitudes du potentiel d’action musculaire composé (PAMC) réduites avec une facilitation post-exercice et un décrément lors de la stimulation nerveuse répétitive à 3<!--> <!-->Hz. Des titres élevés d’anticorps anti-canaux calciques voltage-dépendants (VGCC) ont confirmé le syndrome de Lambert-Eaton. L’imagerie par TEP a montré une lymphadénopathie diffuse en relation avec la maladie du tissu conjonctif, mais sans signe de malignité. Des glucocorticoïdes à haute dose, des immunoglobulines intraveineuses et l’amifampridine ont permis une amélioration rapide, avec une récupération complète de la force musculaire, des symptômes autonomes et la normalisation de l’ENMG. Le bélimumab a été poursuivi, maintenant la rémission de l’activité du LES. Ce cas illustre la rare coexistence du syndrome de Lambert-Eaton et du LES ou de la MSj. Cela souligne l’importance d’envisager des troubles de la jonction neuromusculaire lorsque de nouveaux symptômes neuromusculaires ou autonomes apparaissent chez les patients auto-immuns.</div></div><div><div>We describe a 38-year-old woman with systemic lupus erythematosus (SLE) and Sjögren's disease (SjD) association who developed Lambert-Eaton myasthenic syndrome (LEMS), a rare autoimmune neuromuscular junction disorder. SLE was diagnosed based on fever, alopecia, arthralgia, positive antinuclear antibodies, and antiphospholipid antibodies. SjD was confirmed by sicca symptoms and anti-SSA positivity. She was initially treated with hydroxychloroquine, methotrexate, and aspirin; later switched to belimumab due to a worsening of symptoms attributed to hydroxychloroquine. Two years after diagnosis, she presented progressive proximal weakness, hyporeflexia, and autonomic dysfunction including urinary retention. Electroneuromyography revealed reduced compound muscle action potential (CMAP) amplitudes with post-exercise facilitation and decrement on 3<!--> <!-->Hz repetitive nerve stimulation. High anti-voltage-gated calcium channel (VGCC) antibodies confirmed LEMS. PET imaging showed diffuse ly","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 4","pages":"Pages 561-565"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148694392","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"D’une meilleure compréhension de la maladie parodontale au ciblage de Porphyromonas gingivalis pour améliorer l’activité de la polyarthrite rhumatoïde","authors":"Elisa Dalix, Hubert Marotte","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.007","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.007","url":null,"abstract":"<div><div>La maladie parodontale (MP) et la polyarthrite rhumatoïde (PR) sont deux maladies inflammatoires affectant respectivement les dents et les articulations, avec une inflammation locale associée à une perte osseuse. Les infections bactériennes par des bactéries buccales sont impliquées dans l’inflammation parodontale, la plus connue étant <em>Porphyromonas gingivalis</em> (<em>Pg</em>). De nombreuses données récentes suggèrent une implication significative de cette bactérie <em>Pg</em>, non seulement dans la survenue de la MP, mais aussi dans celle de la PR. Cette revue a pour objectif de discuter du lien entre <em>Pg</em> et la MP, ainsi que son association avec la PR et les mécanismes impliqués, afin de déterminer si le ciblage de <em>Pg</em> pourrait améliorer la PR. De nombreuses études épidémiologiques ont déjà confirmé l’association entre <em>Pg</em> et la MP, ainsi qu’entre la MP et la PR, principalement en lien avec un terrain génétique commun ; l’épitope partagé. L’implication de <em>Pg</em> dans la pathogenèse de la PR est soutenue par l’expression de protéines gingivales citrullinées et donc l’induction d’anticorps anti-protéines citrullinées, qui constituent le biomarqueur le plus spécifique de la PR. La prévalence de <em>Pg</em> dans la PR reste controversée, mais les études devraient inclure des patients en phase préclinique et précoce de la PR. Enfin, des données récentes ont confirmé que cibler <em>Pg</em> serait une approche efficace pour améliorer la PR.</div></div><div><div>Periodontal disease (PD) and rheumatoid arthritis (RA) are both inflammatory diseases affecting, the tooth and joint respectively, with local inflammation associated with bone loss. Bacterial infections by oral bacteria are involved in periodontal inflammation, and the best known to be associated with PD is <em>Porphyromonas gingivalis</em> (<em>Pg</em>). A large body of recent data suggests a strong involvement of this specific bacteria, <em>Pg</em>, in PD outcomes, but also in RA. The aim of this review is to discuss the association between PD and <em>Pg</em>, RA and its mechanisms, and to determine whether targeting <em>Pg</em> bacteria could improve RA. Numerous epidemiological studies have already confirmed the association between PD and <em>Pg</em>, as well as between PD and RA, which is mainly associated with a common genetic background, the shared epitope. The involvement of <em>Pg</em> in pathogenesis of RA is supported by the induction of gingival citrullinated proteins and therefore of anti-citrullinated proteins antibodies, which constitute the most specific biomarker of RA. The prevalence of <em>Pg</em> in RA is still controversial, but studies should include patients with preclinical and early RA. Finally, recent data confirmed that targeting <em>Pg</em> may be effective in improving RA.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 4","pages":"Pages 509-519"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148694428","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Fin de la prescription hospitalière initiale des biothérapies sous-cutanées : que pensent les rhumatologues libéraux français ? Une enquête nationale","authors":"Catherine Beauvais , Véronique Gaud-Listat , Cécile Gaujoux-Viala , Sandra Desouches , Malory Rodère , Aline Frazier , Thao Pham , Eric Senbel","doi":"10.1016/j.rhum.2025.11.002","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.11.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>Connaître l’opinion des rhumatologues libéraux sur la prescription initiale en ville des biothérapies sous-cutanées (SC) autorisée depuis avril 2024, leurs pratiques, les freins, les facilitateurs et leurs besoins.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Enquête nationale réalisée en ligne sur les listes d’envoi du Conseil national professionnel de rhumatologie (CNPR) et de la Société française de rhumatologie (SFR) avec recueil de commentaires qualitatifs.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 214 rhumatologues ont répondu en octobre–novembre 2024, correspondant à 15 % des rhumatologues libéraux, d’âge 50,4 (±12,6) ans, 53 % étaient libéraux ou extrahospitaliers exclusifs, 42 % à exercice mixte. L’accord des rhumatologues avec l’initiation en ville était important à 9,0/10 (±1,8) alors que l’impact sur les pratiques était modéré (4,3/10 [±3,9]). Le nombre d’initiations en ville était faible (2,6<!--> <!-->±<!--> <!-->2,9/mois/rhumatologue) mais les rhumatologues envisageaient d’initier une biothérapie dans l’année chez 60 % de leurs patients le nécessitant. Les freins étaient la longueur des consultations et les rémunérations faibles. Les éléments facilitateurs étaient le recours à l’expertise hospitalière pour les cas complexes, le dialogue avec l’hôpital pour une réassurance et l’éducation des patients proche des lieux d’exercice. Les rhumatologues ont suggéré de nombreuses idées pour faciliter l’initiation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette enquête montre que l’initiation en ville est encore faible, mais va se développer dans les années à venir. L’adhésion des rhumatologues est importante malgré les contraintes. Les rhumatologues ont fait des suggestions pour une organisation des soins favorable en particulier en termes d’outils disponibles et d’éducation du patient. Le dialogue ville-hôpital et l’expertise hospitalières restent nécessaires.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>To identify the opinions of rheumatologists in private practice about the initial prescription of subcutaneous (SC) biologics, authorized since April 2024, as well as their practices, barriers, facilitators and needs.</div></div><div><h3>Method</h3><div>National survey online on the mailing lists of the Conseil National Professionnel de Rhumatologie (CNPR) and the Société Française de Rhumatologie (SFR), with qualitative comments.</div></div><div><h3>Results</h3><div>In all, 214 rheumatologists responded in October–November 2024, corresponding to 15% of rheumatologists in private practice, aged 50.4 (±12.6) years, 53% exclusively in private practice, 42 % in mixed practice. Rheumatologists’ agreement with initiation in private practice was high at 9.0/10 (±1.8) while the impact on practices was moderate (4.3/10 [±3.9]). The number of initiations was low (2.6<!--> <!-->±<!--> <!-->2.9/month/rheumatologist) but rheumatologists planned to initiate a biologic within the year for 60% of their patients requiring it. The barr","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 381-389"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147961182","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Syndrome ACNES : une cause sous-estimée de douleur pariétale","authors":"Olivier Fakih","doi":"10.1016/j.rhum.2025.09.013","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.09.013","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 449-452"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147960859","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pauline Brevet , Manuel Fréret , Eric Barat , Thierry Lequerré , Olivier Boyer , Olivier Vittecoq
{"title":"Et si le concept d’anticorps antiprotéines modifiées permettait de définir plus précisément la polyarthrite rhumatoïde séronégative ?","authors":"Pauline Brevet , Manuel Fréret , Eric Barat , Thierry Lequerré , Olivier Boyer , Olivier Vittecoq","doi":"10.1016/j.rhum.2025.12.005","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.12.005","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 3","pages":"Pages 315-320"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147960864","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}