Marie Lenski , Sébastien Anthérieu , Delphine Allorge
{"title":"Développement et application d’une approche de métabolomique pour l’identification de biomarqueurs précoces de toxicité du tabac, de la cigarette électronique et du tabac chauffé","authors":"Marie Lenski , Sébastien Anthérieu , Delphine Allorge","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.006","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le tabagisme est un facteur de risque établi pour diverses pathologies, dont le cancer du poumon. La cigarette électronique et le tabac chauffé sont de nouveaux produits arrivés sur le marché depuis quelques années et utilisés parfois comme aide au sevrage tabagique. Pourtant l’innocuité de ces produits n’est pas établie actuellement, du fait d’un manque d’études toxicologiques approfondies. Ces travaux visent à explorer et à comparer le métabolome de cellules pulmonaires humaines exposées à des émissions de cigarette électronique, de tabac chauffé ou de cigarettes de tabac, afin de mettre en évidence leurs empreintes métaboliques spécifiques et de potentiels biomarqueurs précoces de toxicité.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les méthodes de chromatographie liquide et de spectrométrie de masse haute résolution ont été développées et optimisées à partir de standards de métabolites. L’utilisation d’outils de <em>machine learning</em> a permis de mettre en place une base de données de référence d’environ 114 000 métabolites, facilitant l’analyse des données de métabolomique non ciblée. Cette approche non ciblée a été utilisée pour analyser le métabolome de cellules épithéliales pulmonaires humaines immortalisées (BEAS-2B) cultivées à l’interface air-liquide et exposées à de l’air stérile (contrôle) ou aux émissions d’une cigarette de référence 3R4F (1 ou 2<!--> <!-->min), de tabac chauffé (30 ou 60<!--> <!-->min), ou de cigarette électronique (30 ou 60<!--> <!-->min) en utilisant la machine à fumer Vitrocell. Les durées d’exposition ont été choisies sur la base de doses sub-toxiques comparables (> 80 % de viabilité cellulaire) précédemment rapportées, afin d’évaluer un effet potentiel dépendant du temps.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse chimiométrique des données de métabolomique a permis de souligner que les émissions de 3R4F et de tabac chauffé ont affecté de manière significative le métabolome par rapport aux contrôles, alors qu’aucune différence n’a été observée après les expositions à la cigarette électronique. La signature métabolomique mise en évidence à la suite de l’exposition aux produits du tabac était constituée de composés exogènes, dont l’un est cancérogène, ainsi que de métabolites endogènes, marqueurs d’effets. L’analyse des voies métaboliques dérégulées signe des altérations de diverses voies métaboliques et notamment le stress oxydant, le métabolisme énergétique et le métabolisme des lipides.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette stratégie métabolomique offre de nouvelles perspectives pour une meilleure compréhension des variations du métabolisme cellulaire après une exposition à la cigarette ou au tabac chauffé, deux produits du tabac. Globalement, ces analyses in vitro suggèrent une toxicité moindre des aérosols de cigarette électronique par rapport à celle des émissions de la cigarette 3R4F et du tabac chauffé dans la lignée cellulaire BEAS-2B. Les métabolites dérégulés ","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages S10-S11"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529226","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Usefulness of microsampling devices in pharmacology and toxicology","authors":"Florian Hakim , Maude Marillier , Jenny Becam , Charline Bottinelli , Coralie Boudin , Estelle Flament , Laurie Gheddar , Alexandr Gish , Angéline Kernalleguen , Edouard Lecarpentier , Romain Pelletier , Jean-Joseph Sabiani , Anissa Zergui , Alice Ameline , Nicolas Fabresse","doi":"10.1016/j.toxac.2024.12.001","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2024.12.001","url":null,"abstract":"<div><div>Microsampling devices, such as dried blood spot (DBS) cards, offer significant advantages such as easy collection and low sample volume. However, their use poses challenges, including the effect of blood volume on analyses and the risk of contamination. The analytical validation of these methods requires a thorough evaluation of specific parameters, which can increase the number of required analyses compared to conventional methods. In the field of therapeutic drug monitoring, microsampling methods like DBS facilitate the collection of valuable information on drug interactions and patient metabolic capacities, thereby enhancing therapy efficacy and safety. Similarly, toxicological screening techniques benefit from the advantages of microsampling for faster and more comprehensive analysis. DBS analysis for doping detection offers advantages such as rapid and minimally invasive sample collection, as well as analyte stability at room temperature. However, it is subject to constraints related to sample preparation and volume. Recent advances in DBS technology have improved the detection and quantification of a wide range of drugs and psychoactive substances in clinical and forensic toxicology, offering more effective and stable methods despite some limitations related to sample collection and analysis. Finally, the application of DBS technology to environmental analysis enables the measurement of chemical concentration or presence in the human body, providing valuable information for assessing environmental exposures and contributing to the prevention of environmental health risks, particularly concerning trace elements, organic chemicals, and environmental exposure biomarkers such as tobacco smoke.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages 20-38"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143527187","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Dent versus mèche de cheveux. Quelle matrice utiliser pour documenter une exposition répétée ? À propos d’un cas impliquant l’aripiprazole","authors":"Pascal Kintz , Alice Ameline , Laurie Gheddar , Jean-Sébastien Raul","doi":"10.1016/j.toxac.2024.05.002","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2024.05.002","url":null,"abstract":"<div><div>Ces dernières années, les progrès en termes de sensibilité des instruments analytiques ont été tels qu’il est désormais possible d’identifier des xénobiotiques à l’état de traces dans des matrices alternatives, comme la salive, la sueur ou les cheveux. Parfois, d’autres prélèvements recueillis sur une scène de crime, comme les dents, peuvent faire l’objet d’investigations analytiques car ils sont les seuls éléments à disposition des enquêteurs. Pour évaluer un intérêt toxicologique, les auteurs présentent une comparaison de concentrations entre les cheveux et une dent d’un sujet sous traitement au long cours par aripiprazole (5<!--> <!-->mg/j). La dent a été prélevée lors de l’extraction classique d’une dent de sagesse. Après avoir recueilli le consentement d’un sujet masculin de 19 ans, une mèche de cheveux blonds a été coupée. Après avoir enlevé le matériel organique autour de la dent, celle-ci a été pulvérisée au broyeur à boulet, puis 20<!--> <!-->mg ont été incubés dans un tampon à pH 8,4 pendant une nuit, avant d’être extrait par un mélange de solvants organiques. Après décontamination par le dichlorométhane et segmentation en 3<!--> <!-->×<!--> <!-->3<!--> <!-->cm, les cheveux ont été traités de la même façon. L’analyse a été réalisée par LC/MS-MS. L’aripiprazole est identifié par 2 transitions (m/z 450,2<!--> <!-->><!--> <!-->287,1 et 450,2<!--> <!-->><!--> <!-->98,0). L’aripiprazole dans la dent est à 1,4<!--> <!-->pg/mg et à 3,5 ; 3,9 et 2,6<!--> <!-->ng/mg dans les cheveux, soit une différence d’un facteur<!--> <!-->×<!--> <!-->1000. Bien qu’il puisse y avoir un intérêt d’identifier des xénobiotiques dans les dents, en particulier quand elles constituent l’unique prélèvement disponible, ce tissu n’est pas aussi intéressant que les cheveux pour mettre en évidence une exposition à long terme. La préparation (pulvérisation) est fastidieuse et les concentrations retrouvées sont généralement faibles selon la littérature scientifique. Enfin, la fenêtre de détection d’un xénobiotique dans une dent demeure inconnue.</div></div><div><div>In recent years, remarkable advances in sensitive analytical techniques have enabled the analysis of drugs in unconventional biological specimens such as oral fluid, sweat or hair. However, other matrices, including tooth, deserve attention as they can be the unique remain on a crime scene. The authors present here the comparison between tooth and hair specimens collected from a long-term subject under aripiprazole therapy (5<!--> <!-->mg per day). Tooth was collected during a standard consultation for removal of wisdom tooth. At the same time, after oral consent, a strand of hair (blonde in colour) was collected from a 19-year-old man. After careful elimination of organic material, the tooth was pulverized in a ball mill and 20<!--> <!-->mg were incubated under alkaline conditions (pH 8.4) followed by a mixture of organic solvents. After decontamination by dichloromethane, the hair was segmente","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages 82-87"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"141397760","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Fatal accidents at high altitude and cannabis use: A 10-year retrospective study in the French Alps","authors":"Coralie Boudin , Hélène Eysseric-Guerin , François Paysant , Françoise Stanke-Labesque , Virginie Scolan , Théo Willeman","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.025","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.025","url":null,"abstract":"<div><h3>Aim</h3><div>Mountains and high altitudes in general are environments with a high accident and fatality rate. In these areas, oxygen availability is reduced, air is thinner, temperatures are colder, and UV levels are increased. In France, the use of illicit drugs (other than cannabis) was 1.8% in 2014 and has risen to 3.9% in 2023. The most widely used drug is cannabis, with a prevalence of use of 10.8% in 2023 and stable over the last ten years according to OFDT. The aim of this study is therefore to assess the prevalence of narcotics and psychoactive drugs in fatal accidents in the French Alps.</div></div><div><h3>Method</h3><div>This retrospective study concerns 10 years of forensic autopsies with reference toxicological expertise, following fatal accidents occurring in the French Alps between 2014 and 2023. The data collected includes accidents involving downhill skiing (on- and off-piste), ski touring, snowboarding, paragliding, wingsuiting, aeroplanes, helicopters, gliders, hiking, snowshoeing, canyoning, kayaking, climbing, mountaineering, running, mountain biking, cycling and parties at altitude.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Between 2014 and 2023, a total of 121 people in the Alps died in accidents at altitude (99 men and 22 women, aged between 10 and 86, with an average age of 43). None of these cases involved narcotics other than cannabis or significant psychoactive drugs. Nine cases involved cannabis, 9 men aged between 17 and 49, with an average age of 28. One case occurred in 2015, 3 in 2016, 3 in 2022 and 2 in 2023. The influence of this narcotic was not considered for 3 of the 9 cases because only urine or bile samples were positive. The other 6 cases had blood THC concentrations ranging from 0.53 to 4.6<!--> <!-->ng/mL, THC-OH concentrations, when this metabolite was identified, ranging from 0.7 to 1.9<!--> <!-->ng/mL, and THC-COOH concentrations ranging from 3.1 to 24.2<!--> <!-->ng/mL. Of these 6 cases, 3 deaths were the result of accidents while downhill on-piste skiing, off-piste skiing and ski touring, 1 canyoning accident, 1 aircraft pilot accident and 1 accident during a party at altitude.</div><div>Finally, over 10 years, 5.0% of people who died in these accidents at high altitude were under the influence of a narcotic, and cannabis accounted for 100% of these cases. These results are to be compared with those obtained in the national DRAMES survey, which describes the prevalence of cannabis in indirect deaths as ranging from 50 to 78% between 2014 and 2022, with an average of 63% over 9 years (addictovigilance.fr). Another study carried out in 2016 among clients of two Mont Blanc refuges describes a prevalence of narcotics of 2.2 and 3.3% and more particularly cannabis of 4.6 and 2.6% <span><span>[1]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>This retrospective study over 10 years shows that cannabis is the only narcotic found in fatal accidents at high altitude, constituting an additional ris","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages S20-S21"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143528927","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Romain Pelletier , Maxime Alexandre , Pauline Guillot , Valentin Coirier , Isabelle Morel , Renaud Bouvet , Thomas Gicquel
{"title":"Death following ingestion of cocaine capsules after 48 hours in police custody","authors":"Romain Pelletier , Maxime Alexandre , Pauline Guillot , Valentin Coirier , Isabelle Morel , Renaud Bouvet , Thomas Gicquel","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.067","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.067","url":null,"abstract":"<div><h3>Aim</h3><div>Poisonings among body-packers are well-documented in toxicological and forensic literature. Deaths due to ingestion of narcotic substances are common; however, the toxicological kinetics in such cases are rarely described. A 29-year-old man was admitted to the ICU for status epilepticus (Day 0), followed by recurrent cardiac arrests. His family revealed a history of cocaine capsule ingestion three days prior (Day 3). An abdominal CT scan revealed foreign bodies in the stomach. Given the severe cocaine intoxication and multi-organ failure, emergency gastrotomy was performed to remove the cocaine-containing contents from the stomach. Despite this intervention, the patient continued to experience recurrent cardiac arrests, leading to refractory shock and death on Day 2. The aim of this study is to describe the evolution of cocaine and its metabolites concentrations following the ingestion of cocaine capsules in relation with medical care.</div></div><div><h3>Method</h3><div>Cocaine and its two main metabolites, benzoylecgonine (BZE) and ecgonine methyl ester (EME), were quantified in blood using high-resolution mass spectrometry (LC-HRMS) (Q-Exactive®, ThermoScientific).</div></div><div><h3>Results</h3><div>We present the plasma kinetics of cocaine and its metabolites during hospitalization (Day 0, Day 1 and Day 2), along with the measurement of post-mortem blood concentrations taken at autopsy. The plasma concentrations of cocaine, BZE, and EME were respectively: Day 0: 18,680 ng/mL, 11,400 ng/mL, and 15,720 ng/mL; Day 1 (during gastrotomy): 43,928 ng/mL, 62,456 ng/mL, and 81,452 ng/mL; Day 2: 396 ng/mL, 34,532 ng/mL, and 35,480 ng/mL. Post-mortem blood concentrations of cocaine, BZE, and EME were 125 ng/mL, 6,897 ng/mL, and 10,329 ng/mL, respectively.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>The death resulted from massive cocaine intoxication following ingestion. We observed extremely high concentrations of cocaine and its metabolites, peaking at the time of gastrotomy. Concentrations subsequently declined, but not enough to prevent from patient's death. Although a multidisciplinary approach has been required to manage high concentrations of drugs, resulting from ingestion of cocaine capsules, it was unfortunately not sufficient in this case to prevent from a fatal issue.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages S44-S45"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529148","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Richeval Camille , Gish Alexandr , Viard Marie Céline , Gaulier Jean-Michel
{"title":"Mitragygine, seul alcaloïde d’intérêt du kratom ? A propos d’un cas","authors":"Richeval Camille , Gish Alexandr , Viard Marie Céline , Gaulier Jean-Michel","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.051","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Dans la littérature, peu de publications rapportant des cas de consommation de kratom sont documentés de données analytiques dans des matrices biologiques variées (sang, urine, cheveux, ongles).</div><div>Dans cette situation, nous rapportons le cas d’une patiente, de 40 ans, admise aux urgences suite à l’apparition d’une crise d’angoisse, des palpitations, des sueurs, d’une sensation de chaud-froid, et des céphalées survenue après l’ingestion d’une tisane au kratom. À l’examen clinique, le bilan est normal : Glasgow 15, bilan hémodynamique stable. Elle tient un discours cohérent, sans céphalée, ni douleur thoracique, ni trouble fonctionnel digestif. Il lui est administré un comprimé de 25 mg d’Atarax®. Lors de l’entretien, la patiente, ayant des antécédents de dépendance à la codéine, déclare consommer régulièrement depuis 3 ans du kratom en tisane, et avoir augmenté la quantité journalière à 20 g depuis quelques mois. Des prélèvements sanguin et urinaire sont réalisés à son admission ; des cheveux et des ongles sont prélevés le lendemain. La patiente confie également un reliquat d’échantillon de kratom (poudre verte) consommé.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Ces échantillons sont analysés par CL-SMHR selon des méthodologies déjà publiées <span><span>[1]</span></span> intégrant l’usage de bibliothèques spectrales incluant des substances d’origine végétale <span><span>[2]</span></span>. Les cheveux sont analysés après une segmentation en 7 tronçons de 2 cm, sauf pour le dernier segment (12 cm). Les alcaloïdes et leurs métabolites identifiés sont recherchés in silico à l’aide du logiciel UNIFI™ combiné au réseau moléculaire, en renseignant les différentes voies métaboliques plausibles.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le criblage toxicologique réalisé dans les prélèvements biologiques met en évidence des principes actifs de médicaments : paracétamol, hydroxyzine, doxylamine et leurs métabolites, ainsi que de l’éphédrine et de la diphénhydramine dans les cheveux et ongles.</div><div>L’analyse de la poudre de kratom permet d’identifier plusieurs composés : la mitragynine à une teneur de 1,9 % ainsi que d’autres alcaloïdes, la spéciolliatine, et la spéciogynine, deux stéréo-isomères de la mitragynine et la paynanthéine, un analogue déhydrogéné de la mitragynine. La concentration sanguine de mitragynine est de 42 ng/mL, dans les cheveux à 2460 et 1790 pg/mg respectivement pour le segment proximal et distal et dans les ongles à 659 pg/mg.</div><div>Ces alcaloïdes sont également identifiés dans tous les échantillons biologiques. L’exploitation des données permet de caractériser in vivo dans l’urine, de nombreux métabolites hydroxylés et déméthylés de la mitragynine et de ses analogues, générés in silico.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le kratom est issu de la préparation des feuilles de Mitragyna speciosa de la famille des Rubiaceae, plante arborescente d’Asie du Sud-Est. Traditionnellement, le kratom était","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Page S35"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529150","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Protoxyde d’azote : accidentologie, agressions et décès : fini la perception d’innocuité !","authors":"Joëlle Micallef , Cécile Moreau , Christophe Bartoli , Anne-Laure Pelissier , Islam-Amine Larabi , Jean-Michel Gaulier , Caroline Victorri-Vigneau","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.047","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.047","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le protoxyde d’azote (N<sub>2</sub>O) est aujourd’hui l’une des substances les plus consommées. Dès 2019, le réseau français des Centres d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance a alerté sur les conséquences néfastes de son usage, notamment les effets somatiques, principalement neurologiques, ainsi que les troubles de l’usage (addiction). Mais qu’en est-il des accidents et des décès associés à sa consommation ? Les données à ce sujet restent très limitées, car le N<sub>2</sub>O étant un gaz difficilement identifiable, il n’est pas recherché dans les analyses de routine. Cela complique son implication directe dans les cas de décès ou d’accidents. Pourtant, on observe une forte médiatisation des accidents de la route ou d’engins motorisés à deux roues en lien avec la consommation de N<sub>2</sub>O. Face à cette situation, il devient essentiel de disposer de données précises sur l’accidentologie et les agressions impliquant le N<sub>2</sub>O.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Nous avons, par le biais des Sociétés Savantes, réunissant l’ensemble des experts concernés (SFMLEM, CNBAE et SFTA) interrogé les experts analystes, toxicologues et médecins légistes sur les cas pour lesquels ils ont été sollicités de 2018 à 2023, où l’exposition au protoxyde d’azote est fortement suspectée.</div><div>Pour chaque situation pour laquelle le protoxyde d’azote était mentionné, que ce soit chez une victime ou chez un sujet impliqué dans un accident, ainsi que toute autre situation (agression, décès hors accidentologie …), les experts renseignaient une fiche de notification avec des données sur le consommateur (sexe, âge, consommation de N<sub>2</sub>O et d’autres substances stupéfiantes ou médicamenteuses habituelle et lors de la survenue), sur le type de complication (accidentologie en précisant si la personne consommatrice suspectée est possiblement à l’origine de l’accident ou victime de l’accident ou autres situations, agression, tentative de suicide …) ainsi que les éléments permettant d’impliquer le N<sub>2</sub>O.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 27 cas concernant des sujets jeunes pour lesquels l’exposition au N<sub>2</sub>O était suspectée ont été transmis, dont la moitié de décès, tous survenus à partir de 2020. La moitié des cas concerne l’accidentologie et l’autre moitié concerne d’autres situations dont les agressions sexuelles. Les éléments permettant d’impliquer le N<sub>2</sub>O sont dans la majorité des cas la présence de cartouches, bouteilles ou ballons retrouvés dans les véhicules, des consommations ou notion de consommations rapportées par les sujets ou l’entourage. Sur les 16 cas où le N<sub>2</sub>O a été recherché dans le sang périphérique ou central et/ou dans des fragments de poumons et/ou dans l’air recueilli au niveau pulmonaire en fonction des cas, il a été détecté dans 6 situations (dont 4 fois dans le sang périphérique).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Il existe des ","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages S32-S33"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143528825","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Study of the involvement of amlodipine in the mechanism of death in a sample of patients at the University Hospital of Dijon","authors":"Alice Matheux , Cassandra Amadieu , Agathe Pasquet , Irène Francois-Purssell , Mélanie Loiseau , Pascal Guerard","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.066","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.066","url":null,"abstract":"<div><h3>Aim</h3><div>Amlodipine is a calcium channel blocker, used in cardiac pathologies. At toxic doses, amlodipine is responsible for death by cardiogenic shock and vasoplegia. Its pharmacokinetic properties suggest that post-mortem redistribution is possible, precluding interpretation based on living data (generally, between 6.5 and 20.9<!--> <!-->μg/L). Our objective was to determine the toxic concentrations of amlodipine post-mortem.</div></div><div><h3>Method</h3><div>Plasma samples were analyzed using a Q-Exactive Focus high-resolution mass spectrometer coupled to the Transcend LX2 UHPLC system (Thermo Scientific™). The various compounds in the liquid sample were extracted using in-line extraction due to two different TurboFlow™ columns, assembled in series. The first is a Cyclone™ and the second is a Phenyl™ (50<!--> <!-->mm<!--> <!-->×<!--> <!-->0.5<!--> <!-->mm) (Thermo Scientific™). After extraction, the compounds were separated by an analytical column, here, a phenylhyexyl™ column (100<!--> <!-->mm<!--> <!-->×<!--> <!-->2.1<!--> <!-->mm, 2.6<!--> <!-->μm) (Thermo Scientific™). The composition of mobile phase A was water with 0.1% formic acid and 2<!--> <!-->mM ammonium formate. For phase B, acetonitrile:methanol:water (49.5: 49.5: 1 v/v) with 0.1% formic acid and 2<!--> <!-->mM ammonium formate was used. Phase C was a mixture of acetone:acetonitrile:isopropanol (20: 40: 40 v/v). All solvents were of LCMS quality. The flow rate of the mixture of mobile phases A and B was set at 2<!--> <!-->mL/min for the TurboFlow™ columns and 0.5<!--> <!-->mL/min for the analytical column. The temperature of the analytical column was set at 40<!--> <!-->°C. Once the sample had been extracted and separated, it was transferred to the mass spectrometry system. The sample is ionized by an H-ESI probe, switching positive and negative. Amlodipine ionizes positively. The ions are analyzed by Full Scan MS and a ddMS<sup>2</sup> analysis is applied to fragment the ions and obtain confirmation. The calibration curve ranged from 0.05 to 0.25<!--> <!-->μg/L. With the autopsy findings, we classified the data into three groups, independent of the toxicological findings: unrelated death (group 1), possibly related death (group 2), and Amlodipine-related death (group 3). All samples were post-mortem femoral whole blood.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Of the 31 cases, 1 case was classified in group 3 (Amlodipine concentration 275<!--> <!-->μg/L); 13 in group 2 (median concentration 83.0<!--> <!-->μg/L [42; 127.5]); and 17 cases in group 1 (median concentration 49<!--> <!-->μg/L [35.75; 85.25]).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Our results show that in group 1 (death not related to Amlodipine), the median concentration of 49<!--> <!-->μg/L is 2.33 times higher than the therapeutic concentration observed in living patients.</div><div>According to our results, post-mortem concentrations below 85.25 (3rd quartile) μg/L, can be considered non-toxic. The use ","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Page S44"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529147","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Trois cas d’intoxications au Delta-8-THC par ingestion de gommes","authors":"Bertrand Brunet , Pauline Thiebot , Jeremy Lelong , Magali Labadie , Nadège Castaing , Karine Titier , Valentin Bossard , Laurence Labat , Sandrine Lefeuvre","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.040","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.040","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Nous rapportons plusieurs cas d’intoxications chez quatre amis après consommation de gommes contenant un cannabinoïde semi-synthétique, dont le sachet acheté sur internet porte la mention SPACE GUMMIES THCP+. Lors d’une soirée, les 3 hommes (25, 26 et 27 ans) consomment 6 à 7 gommes avec un peu d’alcool et la jeune femme (21 ans) seulement une gomme. Les premiers symptômes apparaissent chez les garçons environ 1h30 après la prise et sont majoritairement neurologiques (somnolence, mydriase, tremblements, hyperréflexie), cardiaques (tachycardie 110 à 130 battements/minute), gastrointestinaux (vomissements) et psychiatriques (angoisses). La jeune femme ne présente qu’une sensation de malaise spontanément résolutive et ne sera pas hospitalisée. Les hommes sont pris en charge par le SMUR et hospitalisés aux urgences environ 3 heures après la prise. Le traitement consiste essentiellement en une hydratation par voie IV et une surveillance. Les 3 patients rentrent à domicile le lendemain matin.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Des prélèvements de plasma ont été reçus et analysés au laboratoire de toxicologie du CHU de Poitiers pour les 3 hommes et, a posteriori, le sachet de gommes a été envoyé au Centre antipoison territorial. Les screening toxicologiques ont été effectués par UPLC-TOF/MS (Waters® G2-XS), et le dosage des cannabinoïdes (THC et métabolites, CBD et métabolites, HHC et THCP) a été effectué par GC-MS/MS (Thermo® TSQ 9610). La confirmation des cannabinoïdes a été effectuée au laboratoire de toxicologie de Lariboisière par UPLC-HR/MS (Thermo® QExactive Focus). L’analyse des gommes a été effectuée par GC-MS au laboratoire de pharmacologie et toxicologie du CHU de Bordeaux.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse des échantillons de plasma des trois hommes a montré l’absence d’alcool, la présence de THC (3,2 ; 3,6 et 4,3 ng/mL), de 11-OH-THC (2,7 ; 2,8 et 2,9 ng/mL) et l’absence de THCP, de HHC et de CBD. La confirmation menée au laboratoire de l’hôpital Lariboisière a validé l’absence de THCP mais a détecté la présence de Delta-8-THC (et ses métabolites) à des concentrations de 36 ; 46 et 59 ng/mL. L’analyse des gommes a montré la présence de Delta-9 et Delta-8 THC, CBD et HHC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les concentrations en Delta-9 THC et 11-OH-THC retrouvées sont élevées et peuvent expliquer une partie des symptômes chez des hommes déclarant ne pas consommer de cannabis habituellement. Toutefois la présence concomitante de Delta-8 THC en concentrations très élevées chez les 3 hommes permet de mieux comprendre l’intensité des symptômes observés.</div><div>Le Delta-8 THC est un principe actif isomère du Delta-9 THC qui est naturellement présent en très faibles quantités dans la plante de cannabis. Plus généralement, le Delta-8 THC est considéré comme un cannabinoïde semi-synthétique issu de la cyclisation du CBD. En France, le Delta-8 THC est une substance classée comme stupéfiant comme tou","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Pages S28-S29"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529022","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Mitra™ device for forensic toxicology: A proof of concept study exploring the myth or the reality","authors":"Romain Magny , Jessica Adell , Laurène Dufayet , Bertrand Ludes , Laurence Labat , Pascal Houzé","doi":"10.1016/j.toxac.2025.01.024","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.01.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Aim</h3><div>Develop an optimized analytical workflow to identify and quantify molecules from 20<!--> <!-->μL samples collected using Mitra™ during forensic autopsies.</div><div>The use of Volumetric Absorptive Microsampling (VAMS) systems has been previously assessed for both qualitative and quantitative purposes in pharmacology, clinical toxicology, and forensic toxicology. However, the feasibility of a broad, non-targeted toxicological screening including a quantification step has not been reported. Furthermore, the use of such a system by forensic pathologists during autopsies on various matrices has not been described. This study aims to investigate the feasibility of this approach through five real autopsies conducted at the Paris Institute of Forensic Medicine.</div></div><div><h3>Method</h3><div>The workflow's feasibility was assessed using a blood sample spiked with 100 molecules, collected both with Mitra™ and by conventional methods. After drying for 2<!--> <!-->hours at room temperature, the Mitra™ samples were stored at −20<!--> <!-->°C, alongside other samples. All Mitra™ samples were desorbed using 300<!--> <!-->μL of water. Extraction was performed following previously described procedures for both conventional <span><span>[1]</span></span> and Mitra™-collected samples <span><span>[2]</span></span>. The testing volume for each matrix was 100<!--> <!-->μL for conventional samples and about 7<!--> <!-->μL for Mitra™ samples (one-third of the total sample volume). Molecule identification was performed using an LC-HR/MS Orbitrap™ system (Orbitrap™ Exploris 120 ThermoFisher, France) with two complementary chromatographic methods: Accurore™ Pheny Hexyl (RP) and XBridge™ BEH Amide (HILIC). The RP screening used a combined targeted and non-targeted acquisition mode. For quantification, a standard-addition approach was used for molecules identified using 20<!--> <!-->μL solutions. For the five autopsy cases, various matrices (cardiac and peripheral blood, urine, vitreous humor, bile) were collected using Mitra™ along with conventional sampling, with four replicates taken for each. All samples were extracted and analyzed according to the same procedure. Additionally, sample stability on Mitra™ was assessed at 24<!--> <!-->hours, 1 month, 2 months, and 3 months post-autopsy.</div></div><div><h3>Results</h3><div>In the blood sample spiked with 100 compounds, toxicological screening using the different analytical approach allowed the identification of 85 molecules using conventional samples and 75 molecules using Mitra™ devices, respectively. Quantification by standard-addition was validated for 10 molecules in blood samples, with biases between −15% and +8% relative to target values. For the five autopsie cases, results obtained from conventional and Mitra™ samples allowed the identification of the same molecules across all matrices. For example, in one real case, the qualitative screening has identified both common psychoactive subs","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 1","pages":"Page S20"},"PeriodicalIF":1.8,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143529116","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}