{"title":"Modalités techniques de l’endartériectomie carotidienne","authors":"J.-F. Garbé","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.066","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.066","url":null,"abstract":"<div><p>La chirurgie des sténoses athéromateuses de l’origine de l’artère carotide interne a pour but de prévenir la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC). La chirurgie des artères carotides est recommandée pour les sténoses symptomatiques serrées et pour les sténoses asymptomatiques supérieures à 70 %. Cette chirurgie ne peut être envisagée que si le taux cumulé de mortalité-morbidité de l’équipe qui la pratique est inférieur à 5 % pour les sténoses symptomatiques et inférieur à 3 % pour les sténoses asymptomatiques. L’écho-Doppler est l’examen de première intention, à faire dans tous les cas. La TDM et l’IRM sont les examens de référence qui permettent de visualiser la sténose et fournissent de plus une exploration du parenchyme cérébral. Les détails techniques de la chirurgie seront expliqués lors de la présentation. Ces patients sont opérés sous anesthésie locale ou générale, une étude randomisée a montré l’équivalence de ces deux techniques. Le monitorage cérébral au cours de la chirurgie a pour but d’évaluer la tolérance du cerveau à l’ischémie pendant le clampage carotidien. De nombreuses méthodes existent dont aucune n’a fait la preuve de son intérêt. L’utilisation d’un shunt durant le clampage a fait l’objet de nombreux débats. Il y a cependant un certain consensus pour utiliser un shunt de principe en cas d’occlusion controlatérale ou en cas de chirurgie après un AVC récent. Deux techniques d’endartériectomie carotidienne (EC) sont réalisées, soit EC classique avec une artériotomie carotidienne fermée ou non par un patch prothétique, soit une EC par éversion qui évite l’utilisation d’un matériel prothétique. Les résultats de ces deux techniques sont équivalents. En cas d’EC classique, il est recommandé d’utiliser un patch de fermeture qui réduit l’incidence des resténoses et qui est susceptible de réduire le risque d’occlusion précoce surtout chez les femmes et sans doute également chez les hommes ayant des artères de petit calibre. En cas de sténose carotidienne étendue ou de lésions radiques, un pontage carotidien est une alternative technique intéressante. Le greffon peut être une prothèse ou une veine grande saphène avec des résultats équivalents. L’enjeu que représente la chirurgie carotidienne implique un taux de réussite maximal surtout chez les patients asymptomatiques. Le contrôle peropératoire permet de corriger immédiatement une malfaçon technique ; il peut être réalisé par artériographie ou par écho-Doppler. Même si le bon sens est en faveur de la réalisation de ces contrôles, aucune étude randomisée n’a montré qu’ils diminuaient le risque d’AVC postopératoire.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Pages 108-109"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.066","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561940","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
J.L. Bosson , M. Samama , P. Sie , G. Pernod , S. Thoret , P. Romegoux , P. Albaladejo
{"title":"Prise en charge et devenir à un mois des accidents hémorragiques chez les patients traités par anticoagulants oraux directs pour maladie thromboembolique veineuse. Le registre GIHP-NACO","authors":"J.L. Bosson , M. Samama , P. Sie , G. Pernod , S. Thoret , P. Romegoux , P. Albaladejo","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.096","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.096","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>Les anticoagulants oraux directs (AOD) peuvent être utilisés actuellement dans le traitement de la maladie thromboembolique veineuse (MTE) avec une efficacité et un risque hémorragique similaires aux AVK. En l’absence de traitement spécifique de réversion, la prise en charge de ces accidents et le devenir de ces patients sont très mal connus. C’est l’objectif du registre mis en place par le Groupe d’intérêt en hémostase périopératoire (GIHP).</p></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><p>Étude multicentrique (42 centres hospitaliers), prospective, descriptive des accidents hémorragiques sous AOD pour MTE, ayant justifié une hospitalisation avec suivi à 30<!--> <!-->jours. Soutien financier des laboratoires LFB, CSL Behring et Octapharma.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Soixante-neuf patients MTE (36 EP et 33 TVP) ont été inclus entre juin 2013 et octobre 2015 sur 645 patients du registre. Il s’agit de 31 femmes et 38 hommes, avec un âge médian de 68<!--> <!-->ans (IQR : 59–78). Ces patients présentaient un risque hémorragique élevé avec un score HAS-bled<!--> <!-->≥<!--> <!-->3 pour 21 patients (30 %), compris entre 1 et 2 pour 34 patients (50 %) et nul pour 14 patients (20 %). L’AOD utilisé était pour 67 patients le rivaroxaban. Le délai entre la mise sous AOD et l’accident hémorragique était<!--> <!--><<!--> <!-->6<!--> <!-->mois dans 77 % des cas avec une médiane de 2<!--> <!-->mois (1–8). L’accident a été classé en majeur pour 40 patients (58 %) et non majeur requérant une hospitalisation pour 29 patients (42 %). Les principales localisations sont digestive (33 %), intracrânienne (16 %) et urogénitale (15 %). La prise en charge thérapeutique a utilisé une transfusion de culot globulaire (29 %), des procoagulants pour 32 patients (46 %) et un geste d’hémostase pour 17 patients (25 %). Une reprise des anticoagulants a été prévue pour 40 patients (61 %) essentiellement par héparinothérapie (63 %). Dans les 30<!--> <!-->jours suivants, il a été noté 3 récidives de MTE (4,3 %), 7 événements ischémiques artériels (12 %), 4 récidives d’accident hémorragique (6 %) et 1 décès (1,5 %).</p></div><div><h3>Discussion</h3><p>Nos résultats confirment la difficulté de prise en charge des patients avec un accident hémorragique sous AOD. On notera une hétérogénéité de modalités thérapeutiques et une balance récidive thrombotique/récidive hémorragique particulièrement difficile à gérer.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Des recommandations pour tenter d’harmoniser les pratiques malgré l’absence de données probantes et la réalisation d’essais cliniques sont indispensables rapidement pour améliorer la prise en charge des ces accidents hémorragiques sous AOD.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 121"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.096","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54562462","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Q. Didier , O. Espitia , M. Grall-Brannec , B. Planchon , M.A. Pistorius
{"title":"Facteurs de risque et types d’atteintes cardiovasculaires du sujet jeune exposé aux drogues. Étude rétrospective cas-contrôle sur 202 patients","authors":"Q. Didier , O. Espitia , M. Grall-Brannec , B. Planchon , M.A. Pistorius","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.103","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.103","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>La consommation de drogues est en constante augmentation dans la population française. Le risque cardiovasculaire des patients toxicomanes reste difficile à évaluer. L’objectif principal était de comparer chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire (MCV) exposés ou non aux drogues le nombre de facteurs de risque cardiovasculaires (FDRCV). Secondairement pour chaque groupe le type d’atteinte artérielle sera déterminé.</p></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><p>Nous avons réalisé une étude rétrospective cas-contrôle, comparant des patients exposés à une ou plusieurs drogues (groupe A) à une population témoin de fumeurs (groupe B) ayant présenté une MCV et âgés de moins de 45<!--> <!-->ans, au CHU de Nantes entre 2004 et 2014. Les patients exposés aux drogues seront appariés un pour deux pour l’âge de survenue de la MCV, le sexe et leur niveau de consommation de tabac.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Deux cent deux patients ont été inclus dans cette étude, 68 dans le groupe A et 134 dans le groupe B. Le nombre moyen de FDRCV était significativement inférieur pour le groupe A avec (1,37<!--> <!-->±<!--> <!-->0,7 versus 2,55<!--> <!-->±<!--> <!-->1, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). La prévalence des accidents ischémiques cérébraux (AIC) [22 (32,4 %) vs 25 (18,7 %), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014] et de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) [26 (38,1 %) vs 12 (9 %), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004] était significativement plus fréquente dans le groupe A. De plus, les AIC d’origine vasospastique étaient plus importants chez les patients du groupe A [2 (9,1 %) vs 0, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03]. L’alcool semble être associé à une augmentation de l’atteinte athéromateuse vasculaire périphérique [8 (42,1 %) vs 11 (8,2 %), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02], alors que le cannabis semble favoriser la survenue d’AIC [2 (28,6 %) vs 0, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03)] et les syndromes coronariens aigus (SCA) [1 (25 %) vs 0, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04] vasospastiques. Finalement, parmi les usagers de drogues il n’a pas été mis en évidence de différence significative entre les territoires artériels atteints.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’exposition aux drogues semble favoriser une atteinte vasculaire plus rapide, diffuse et vasospastique par rapport aux patients non exposés. En regard de ces données, l’exposition aux drogues devrait être considérée comme un facteur de risque cardiovasculaire indépendant.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 124"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.103","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54562586","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les stratégies d’imagerie. Méthodes de mesure de la sténose carotidienne par écho-Doppler, IRM et angioscanner. Quelle est la méthode la plus fiable ?","authors":"M.-A. Sevestre-Pietri","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.061","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.061","url":null,"abstract":"<div><p>Mesurer le pourcentage de sténose des artères carotides est un élément clé pour poser l’indication d’un traitement chirurgical. Les essais qui ont validé cette chirurgie ont utilisé des techniques d’imagerie qui ne sont plus au premier plan actuellement (artériographie) et qui ont utilisé des méthodes de mesure différentes. Tout cela a induit une certaine confusion dans la pratique et un effort de standardisation a été nécessaire. Les résultats des travaux et des recommandations internationales sont présentés. La stratégie de prise en charge comprend bien sûr l’analyse du degré de sténose mais également aussi une analyse de l’organe cible (le parenchyme cérébral) dont l’état est indissociable de la conduite à tenir ; cela conditionne donc forcément le « couple » des examens complémentaires utilisés. Si l’on s’en tient uniquement au degré de sténose brut, c’est l’analyse de la sténose en pourcentage de réduction de surface qui est la plus réelle, mais pas forcément la plus pertinente pour se rapprocher des résultats des essais et individualiser au mieux les patients pouvant bénéficier d’un traitement chirurgical. La résolution des ultrasons pour explorer la carotide est excellente du fait de son caractère superficiel, facilement accessible pour laquelle une imagerie orthogonale à la paroi de l’artère est de bonne qualité. L’angioscanner donne une analyse de la paroi très sensible et les calcifications qui gênent souvent l’interprétation peuvent être supprimées de l’image. L’IRM offre de plus une analyse des flux qui peut être intéressante. Au total, différents algorithmes sont proposés pour identifier la méthode ou les méthodes à privilégier selon les cas.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 106"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.061","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561876","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Contrôle précoce des jonctions après ablation thermique","authors":"O. Pichot","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.038","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.038","url":null,"abstract":"<div><p>La HAS rappelle dans son document de 2008 qu’un examen échographique de contrôle est conseillé dans les dix jours après l’ablation thermique de la veine grande saphène pour vérifier l’efficacité de la procédure et l’absence de phénomène thrombotique. Ces objectifs et ce délai méritent d’être réévalués. Actuellement, avec l’optimisation des techniques et la standardisation des protocoles thérapeutiques, l’efficacité des traitements par laser endoveineux et radiofréquence n’est plus à démontrer et la non-oblitération immédiate du tronc saphène traité est observée dans moins de 1 % des cas. De nouvelles stratégies, consistant en une prise en charge thérapeutique en deux temps : ablation du tronc saphène puis traitement secondaire des tributaires par phlébectomies ou sclérothérapie, réclament un délai supérieur à un mois pour juger de l’opportunité d’un traitement complémentaire. Après ablation thermique, thromboses veineuses profondes et embolies pulmonaires sont observées avec une fréquence inférieure à 0,1 %. La constatation échographique d’une extension thrombotique au niveau de la jonction saphéno-fémorale ou poplitée (EHIT ou PASTE) est plus fréquente, mais dans ce cas, seule l’extension d’un thrombus à la veine fémorale (ou poplitée) justifie l’instauration d’un traitement anticoagulant curatif. La nécessité d’un traitement anticoagulant préventif systématique après ablation thermique n’est pas démontrée. Elle est recommandée en cas de risque thrombotique élevé (antécédents thromboemboliques, thrombophilie, obésité, immobilité) dont l’évaluation précise peut reposer sur l’utilisation de scores de risque. Dans ces circonstances, et aussi en cas de traitement de veines de gros calibre ou de la réalisation de phlébectomies associées qui augmentent le risque de EHIT, un dépistage écho-Doppler semble justifié. Le suivi à court terme des patients traités par ablation thermique reste indispensable. Il repose sur l’examen clinique et écho-Doppler dont, en l’absence de recommandation précise, le délai et les objectifs doivent être adaptés au contexte du patient.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 97"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.038","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561481","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Artériopathie oblitérante des membres inférieurs","authors":"F. Becker","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.034","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.034","url":null,"abstract":"<div><p>Cinquantenaire du Collège français de pathologie vasculaire oblige, les organisateurs de cette séance nous invitent à nous pencher sur ce qui se faisait en 1966, 1966 une éternité ! La classification dite de Leriche et Fontaine était un encadré dans un journal de langue allemande de 1954, elle était basée sur des présentations cliniques sans équivoque à l’époque. L’exploration fonctionnelle vasculaire était quasi inconnue. Carter n’avait pas encore publié ses travaux sur la mesure de pression à la cheville (1968) ; le 1<sup>er</sup> Doppler avait tout juste 2<!--> <!-->ans et ne sera commercialisé qu’en 1969. L’artériographie se limitait à l’artériographie par ponction directe, tout l’art était dans le timing. L’artériographie numérisée, l’angio-CT, l’ARM n’étaient même pas encore en gestation. Le traitement de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) se limitait à l’endartériectomie et au pontage, la toute première angioplastie avait deux ans (Dotter 1964). La notion de polyvasculaire, les bilans « de diffusion » cardiaque et vasculaire systématiques étaient inconnus, même si les ténors de la cardiologie professaient qu’il est inutile de s’occuper des artères vu que les patients meurent du cœur. La révolution informatique était encore loin (Apple II 1977, IBM PC 1981), la réalisation de dossiers informatiques n’avait pas encore conduit au raisonnement binaire. Les largesses de la SS n’avaient pas encore conduit à la débauche d’examens et à la mort de la clinique, la T2A n’existait pas. Depuis, tout a radicalement changé. La facilité d’accès aux soins a rendu la classification de Leriche et Fontaine caduque. L’imagerie non invasive et l’angioplastie ont pris une position dominante majeure aux dépens de l’analyse clinique, de l’évaluation fonctionnelle et du traitement médical (même si, hors ischémie critique, le traitement médical et l’entraînement à la marche font aussi bien sinon mieux que l’angioplastie dans des essais randomisés). On a fait des consensus et des recommandations pour la pratique, mais en matière d’AOMI elles ne sont pas ou peu appliquées quand elles ne sont pas détournées (comme en matière d’ischémie critique). Entre autres risques à ces pratiques, cette évolution non contrôlée conduit à une accentuation du raisonnement binaire et si l’équation est « toute douleur à la marche sur un membre avec AOMI » ou « tout trouble trophique sur un membre avec AOMI »<!--> <!-->=<!--> <!-->imagerie puis angioplastie… et on discute éventuellement après… alors il n’y aura pas de nouvelle séance sur le métier de médecin vasculaire car ce métier aura disparu.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 96"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.034","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561437","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Implications thérapeutiques","authors":"S. Redolfi","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.055","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jmv.2015.12.055","url":null,"abstract":"<div><p>Le traitement de référence des apnées obstructives du sommeil (AOS) est la pression positive continue (PPC), mais celui-ci est non curatif et pose le problème récurrent de l’observance. Une meilleure compréhension de la physiopathologie, et en particulier de l’identification de nouveaux mécanismes pathogéniques pourrait faciliter l’émergence de nouvelles approches thérapeutiques conçues pour soigner la/les cause/es spécifique/es des apnées pour un patient donné. Dans ce contexte, l’intérêt pour le « fluid shift », facteur pathogénique potentiellement réversible, se justifie. Ainsi, il a été montré que, dans différentes affections caractérisées par une rétention hydrosodée, la prévention du déplacement rostral nocturne de fluide attenue les AOS, en confirmant donc le rôle causative de ce phénomène dans les AOS. Par exemple, deux semaines de traitement diurétique avec métolazone et spironolactone, chez des patients avec HTA non contrôlée et AOS, réduisaient soit le déplacement rostral nocturne de fluide, soit la sévérité des AOS, et une relation significative a été mise en évidence entre les deux réductions : plus le traitement diurétique était efficace à réduire le déplacement nocturne de fluide, plus importante était la diminution du nombre des AOS. Dans une autre étude, il a été montré que la compression veineuse au moyen de bas portés pendant la journée par des patients avec AOS s’oppose à l’accumulation de fluide dans les jambes pendant la journée et à son déplacement pendant la nuit des jambes au cou, permettant une réduction de la sévérité des AOS. Plus récemment, il a été montré que la marche en contrebalançant l’accumulation de fluide dans les jambes en journée grâce à l’activation de la pompe musculo-veineuse est capable de réduire le « fluid shift » et la sévérité des AOS. En conclusion, le « fluid shift » est un des différents mécanismes pathogéniques des AOS et les interventions capables de l’atténuer peuvent être considérées comme des traitements étiologiques des AOS.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 104"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.055","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"138378583","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
S. Beuil, J. Bert, M. Gouillou, P. Quéhé, S. Gestin, A. Delluc, K. Lacut, E. L. Moigne, D. Mottier, C. Raffaelli, L. Bressollette
{"title":"Étude par élastométrie en mode acoustic radiation force impulse (ARFI) des thromboses veineuses profondes proximales","authors":"S. Beuil, J. Bert, M. Gouillou, P. Quéhé, S. Gestin, A. Delluc, K. Lacut, E. L. Moigne, D. Mottier, C. Raffaelli, L. Bressollette","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.125","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jmv.2015.12.125","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 1","pages":"134"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.125","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54562896","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
J. Guillaumat, N. Brebion, O. Espitia, M. Artifoni, M. Pistorius, J. Connault
{"title":"Évaluation des pratiques professionnelles pour la prescription d’iloprost intraveineuse au centre hospitalier de Nantes et comparaison à 10 ans","authors":"J. Guillaumat, N. Brebion, O. Espitia, M. Artifoni, M. Pistorius, J. Connault","doi":"10.1016/J.JMV.2015.12.130","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/J.JMV.2015.12.130","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 1","pages":"136"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/J.JMV.2015.12.130","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54562952","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
F. Hamrour, A. Hatri, F. Kessal, A. Fellak, B. Noureddine, A. Mammeri, S. Taharboucht, R. Guermaz, S. Zekri, M. Brouri
{"title":"Le pseudoxanthome élastique, maladie du tissu élastique rare : à propos d’un cas","authors":"F. Hamrour, A. Hatri, F. Kessal, A. Fellak, B. Noureddine, A. Mammeri, S. Taharboucht, R. Guermaz, S. Zekri, M. Brouri","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.134","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jmv.2015.12.134","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 1","pages":"137-138"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.134","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54563006","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}