{"title":"Douleur en médecine vasculaire : mécanismes et traitements","authors":"J.-G. Béchier","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.016","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.016","url":null,"abstract":"<div><p>Cet exposé est le reflet d’une expérience de près de 30<!--> <!-->ans de prise en charge de la douleur dans un établissement très engagé dans le traitement des pathologies cardiaques et vasculaires.</p><p>La douleur d’origine vasculaire est complexe dans son expression et ses étiologies.</p><p>Elle concerne des patients le plus souvent chroniques au contexte de vie singulier dans un univers de soins particulier.</p><p>Au royaume de la technicité certaine et de l’urgence, il y a peu d’espace pour la plainte.</p><p>La douleur exprime une souffrance organique plurielle : celle du contenu (le sang), des contenants (les vaisseaux et le cœur) et des organes perfusés, dans un état de stress psychologique majeur peu exprimé souvent parce que peu entendu.</p><p>Traiter cette douleur impose de tenir compte de tous les facteurs étiologiques : excès de nociception (inflammations, nécroses, surinfections, interventions et soins infirmiers) et composante neuropathique ischémique.</p><p>Le traitement fait appel à des antalgiques, des antinévralgiques avec la notion de patients fragiles, polymédiqués. La tolérance et la connaissance des traitements représentent un enjeu majeur pour les patients comme pour les soignants.</p><p>Une place particulière est réservée à la stimulation médullaire.</p><p>Ces traitements doivent être totalement intégrés dans une séquence thérapeutique étiologique chirurgicale ou endovasculaire souvent agressive (revascularisation, amputation, curage de plaies…).</p><p>Tout au long du parcours du patient, soulager la douleur responsable de troubles du sommeil, de l’appétit induisant une asthénie sévère majorée par une souffrance psychique, évite une altération majeure de l’état général. Une politique de prévention de la douleur liée aux actes de soins et une réelle prise en charge psychologique sont indispensables.</p><p>Ce fonctionnement est optimisé par l’engagement d’une équipe pluriprofessionnelle.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 88"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.016","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561756","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Récidive thrombotique artérielle ou veineuse sous traitement anticoagulant, syndrome des anti-phospholipides : quand faut-il combiner ?","authors":"E. Messas","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.058","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.058","url":null,"abstract":"<div><p>La récidive thrombotique artérielle et veineuse sous traitement anticoagulant bien conduit est un phénomène relativement peu commun mais qui est en réalité retrouvé dans toutes les études incluant des anti-thrombotiques dans la fibrillation auriculaire (FA) et dans la maladie thromboembolique veineuse (MTEV). Ces cas sont de l’ordre de 1 à 3 % de récidive sous traitement anticoagulant bien conduit. Chez ces patients, on doit rechercher une mauvaise observance, une malabsorption, une hypersensibilité à la vitamine K, un catabolisme trop rapide des AVK (génétique : polymorphisme des cytochromes), des interactions médicamenteuses, un cancer et la recherche d’un syndrome des anti-phospholipides (SAPL). En cas de récidive établie, on devra envisager un changement de classe d’AVK, le <em>switch</em> vers une HBPM ou l’association AVK<!--> <!-->+<!--> <!-->aspirine plus particulièrement en cas de SAPL en prévention secondaire ou en cas de grossesse. Nous discuterons ainsi dans notre présentation des cas pertinents où l’association d’anti-thrombotiques peut être nécessaire au regard de la balance bénéfice/risque de ce traitement.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 105"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.058","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561839","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Rôle de la rétention hydrique et du « fluid-shift » dans la physiopathologie des troubles respiratoires du sommeil","authors":"S. Redolfi","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.054","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.054","url":null,"abstract":"<div><p>Les apnées obstructives du sommeil (AOS) se caractérisent par des épisodes répétés de collapsus du pharynx au cours du sommeil. La perméabilité de cette portion des voies aériennes, qui ne possèdent pas de soutien rigide dans leurs parois, dépend strictement de l’activité des muscles dilatateurs du pharynx. La réduction de cette activité, satellite du sommeil, serait le déterminant principal de l’impossibilité de maintenir ouvert le pharynx pendant le sommeil, d’autant plus qu’elle survient sur un fond d’augmentation du volume des tissus mous qui entourent le pharynx. Cette augmentation peut être due à une infiltration de fluide. En effet, la prévalence des AOS est particulièrement élevée chez les patients souffrant d’affections caractérisées par une rétention hydrosodée, par rapport à la population générale. Contrairement aux AOS, les apnées centrales du sommeil (ACS) se caractérisent par des épisodes répétés d’interruption de la commande centrale aux muscles respiratoires. L’hyperventilation chronique est responsable d’une baisse de la pression artérielle en dioxyde de carbone favorisant son passage au-dessous du seuil apnéique au cours du sommeil et donc l’interruption de la commande centrale à l’origine de l’apnée centrale. Dans l’insuffisance cardiaque chronique (ICC), la congestion pulmonaire cause une hyperventilation et, en effet, les ACS, quoique rares en population générale, sont communes chez les patients souffrant d’ICC, où elles peuvent coexister avec les AOS en suggérant que la rétention des fluides contribue au développement des deux types d’apnées chez ces patients. La distribution du liquide corporel est influencée par la position du corps. En position assise ou en position debout statique, la pesanteur provoque une accumulation de fluide au niveau des jambes. Lors du passage en position couchée, l’excès de fluide accumulé dans les jambes est redistribué vers la partie supérieure du corps. Une partie de ces fluides peut atteindre la région cervicale, provoquer un œdème des parois du pharynx et une réduction de son calibre en favorisant les apnées obstructives. Chez les patients en ICC, les fluides peuvent également s’accumuler au niveau des poumons à l’origine d’une hyperventilation conduisant à l’apparition d’apnées centrales. Effectivement, une relation directe et forte entre quantité de fluide déplacé des jambes à la partie supérieure du corps pendant la nuit et l’index d’apnée-hypopnée par heure de sommeil (IAH) a été montrée dans différentes populations de patients.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Pages 103-104"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.054","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561812","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Qu’est-ce qu’une douleur neuropathique ?","authors":"C. Delorme","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.040","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.040","url":null,"abstract":"<div><p>La douleur neuropathique est définie par l’association internationale pour l’étude de la douleur (International Association for the Study of Pain, IASP) comme « une douleur associée à une lésion ou une maladie affectant le système nerveux somato-sensoriel ». Les douleurs neuropathiques sont souvent méconnues, sous-estimées et sous-traitées. Cependant, ces douleurs ne sont pas rares et touchent 7 à 8 % de la population générale. Ces douleurs neuropathiques ne sont pas l’apanage du neurologue et devraient être considérées comme une entité spécifique indépendante de l’étiologie en cause, dont le diagnostic repose avant tout sur un faisceau d’arguments anamnestiques et cliniques. Le contexte de survenue de la douleur peut être directement lié à une maladie du système nerveux (neuropathie) ou à une lésion nerveuse post-traumatique ou post-chirurgicale. Il existe généralement un intervalle libre entre la lésion et l’apparition de la douleur, de plusieurs semaines à plusieurs mois. La description de la douleur neuropathique est souvent caractéristique, avec une composante spontanée continue (brûlure, compression) et paroxystique (décharges électriques, coups de couteaux), associée à une composante provoquée par le frottement, la pression, le froid ou le chaud définie comme l’allodynie (douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse) ou l’hyperalgésie (réponse exagérée à un stimulus normalement douloureux). Des sensations désagréables parfois douloureuses peuvent être aussi décrites, comme un engourdissement, des fourmillements, des picotements ou des démangeaisons. L’examen clinique doit ensuite rechercher des signes neurologiques dans la zone douloureuse : des signes négatifs ou déficitaires (déficit sensitif thermo-algique, tactile, proprioceptif, déficit moteur, anomalie des réflexes…) ainsi que les signes positifs que sont l’allodynie ou l’hyperalgésie. Devant toute douleur chronique, il est nécessaire de faire la part entre la douleur nociceptive et la douleur neuropathique ; c’est bien la convergence des éléments de l’interrogatoire et de l’examen clinique qui permettra de reconnaître la douleur neuropathique et d’envisager alors des traitements adaptés et spécifiques.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 98"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.040","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561517","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Varicocèles et varices pelviennes : la place actuelle de l’embolisation","authors":"G. Goyault","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.031","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.031","url":null,"abstract":"<div><p>Pratiquée depuis plus de 20<!--> <!-->ans, l’embolisation des veines gonadiques et des varices pelviennes ne cesse de voir ses indications et applications croître. Les progrès des techniques d’embolisation, de par la miniaturisation des matériels utilisés et la variété croissante des agents d’embolisation, permet de repousser les limites de ces interventions en améliorant les résultats à long terme et la sécurité de la prise en charge. Une meilleure connaissance de la physiopathologie et les progrès des méthodes d’exploration permettent aujourd’hui une identification plus large des patients pouvant bénéficier de ces techniques. Chez la femme, l’embolisation des varices pelviennes et des veines ovariques permet la prise en charge thérapeutique du syndrome de congestion pelvienne et l’amélioration des résultats du traitement de la varicose, récidivante ou de novo, des membres inférieurs par l’occlusion des points de fuite pelviens. Chez l’homme, l’embolisation des varicocèles permet le soulagement des douleurs testiculaires et le traitement de l’hypo- ou infertilité avec d’excellents résultats. Réalisées en ambulatoire et grevées d’une faible morbidité, ces techniques bénéficient aujourd’hui d’une large diffusion, mais nécessitent une formation spécifique de l’opérateur aux techniques d’embolisation et un équipement d’imagerie adapté afin de limiter au maximum l’irradiation des patients, souvent jeunes et en bonne santé par ailleurs. Avec des taux d’amélioration clinique supérieurs à 90 % au prix d’une faible invasivité, l’embolisation des varicocèles et des varices pelviennes est devenue une technique incontournable et de premier recours.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Pages 94-95"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.031","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561415","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
A. Bisdorff-Bresson, A. Aymard, J.-P. Saint Maurice, S. Lenck, M.-A. Labeyrie, E. Houdart
{"title":"Prise en charge des malformations vasculaires superficielles par embolisation ou sclérose","authors":"A. Bisdorff-Bresson, A. Aymard, J.-P. Saint Maurice, S. Lenck, M.-A. Labeyrie, E. Houdart","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.028","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.028","url":null,"abstract":"<div><p>Avant de proposer un traitement des malformations vasculaires superficielles (à flux rapide ou lent), il est indispensable de savoir :</p><p>– de quel type de malformation il s’agit : d’une malformation à flux lent (=<!--> <!-->malformation lymphatique<!--> <!-->=<!--> <!-->ML ou veineuse<!--> <!-->=<!--> <!-->MV ?) ou à flux rapide (=<!--> <!-->malformation artério-veineuse<!--> <!-->=<!--> <!-->MAV ?)</p><p>– quelle est sa localisation : cutanée ? sous-cutanée ? ou profonde ?</p><p>– quelle est sa proximité avec les structures nobles : par exemple nerfs ? peau ?</p><p>Ceci permet d’orienter ensuite :</p><p>– la voie d’abord : ponction directe ou plutôt une voie endovasculaire ?</p><p>– le matériel d’embolisation à utiliser : agent résorbable ou non résorbable ?</p><p>Les patients présentant une malformation vasculaire superficielle sont souvent demandeur d’un geste pour améliorer l’esthétique, il faut donc choisir un matériel de sclérose ou d’embolisation qui permet à la fois d’améliorer la symptomatologie clinique et l’asymétrie donnée par la malformation et ayant le plus faible risque de complications en fonction de leur localisation.</p><p>Comment faut-il traiter alors une malformation à flux lent : MV/ML :</p><p>– localisation ML micro-macrokystique/MV :</p><p> <!-->– cervicofacial : préférentiellement par une sclérose percutanée,</p><p> <!-->– membres : sclérose<!--> <!-->±<!--> <!-->chirurgie ;</p><p>– produits sclérosants liquides : ML et MV :</p><p> <!-->– mousses Polidecanol<sup>®</sup>/Sotradecol<sup>®</sup>,</p><p> <!-->– ETOH 98 %,</p><p> <!-->– Bléomycine<sup>®</sup>,</p><p> <!-->– Gel sclérosant : Sclérogel<sup>®</sup>,</p><p> <!-->– A part OK 432 : ML ;</p><p>– produits non liquides : glue (Histoacryl<sup>®</sup>/glubran<sup>®</sup>) ou Onyx<sup>®</sup> : uniquement si les malformations sont localisées en profondeur ;</p><p>– laser endovasculaire pour ML (vésicules) et MV superficielle dont la taille<!--> <!--><<!--> <!-->2<!--> <!-->cm ;</p><p>– pas d’embolisation aux particules.</p><p>En ce qui concerne les MAV, il s’agit d’une discussion au cas par cas. Le but étant d’atteindre le nidus de la malformation soit par ponction directe, s’il est accessible, soit par navigation endovasculaire et d’éviter toute néoangiogenèse en faisant un traitement partiel voir inadapté.</p><p>Les produits à utiliser sont idéalement l’éthanol car il donne les meilleurs résultats à long terme mais peut être responsable de complications locales ou générales. Il faut donc avoir l’habitude de l’utiliser. Les autres produits, tels que ONYX ou NBCA colle peuvent être utilisés dans des localisations profondes et/ou quand l’hémodynamique le permet.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Pages 93-94"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.028","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561382","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
S. Haulon, R. Spear, A. Hertault, R. Clough, T. Martin-Gonzalez, R. Azzaoui, J. Sobocinski
{"title":"Traitement endovasculaire des anévrismes de la crosse aortique","authors":"S. Haulon, R. Spear, A. Hertault, R. Clough, T. Martin-Gonzalez, R. Azzaoui, J. Sobocinski","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.021","DOIUrl":"10.1016/j.jmv.2015.12.021","url":null,"abstract":"<div><p>La chirurgie ouverte est la technique de référence pour le traitement des anévrismes de la crosse de l’aorte. Le taux de mortalité après cette chirurgie est compris entre 2 et 16,5 % et le taux d’accident neurologique entre 2 et 18 %. La technique hybride a été proposée comme alternative chez les patients à haut risque afin de s’affranchir du clampage aortique complet et de l’arrêt circulatoire ; toutefois le taux cumulé de morbi-mortalité après chirurgie hybride reste élevé. Une nouvelle génération d’endoprothèses (EDP) aortique a été développée afin de pouvoir réaliser un traitement exclusivement endovasculaire des lésions de la crosse aortique grâce à l’expérience acquise dans le traitement des lésions complexes de l’aorte thoraco-abdominale. La procédure est aussi associée à un risque neurologique en raison de la nécessité d’une navigation endovasculaire dans la crosse et les troncs supra aortiques (TSA). Il s’agit d’une procédure complexe en raison de l’angulation de la crosse aortique et de l’origine des TSA, de la proximité de la racine aortique (valve aortique et artères coronaires) et des contraintes hémodynamiques (pulsatilité aortique et débit artériel). L’exclusion endovasculaire des anévrismes complexes de l’aorte a débuté à la fin des années 1990 suite au développement d’EDP sur-mesure comprenant des fenêtres pour perfuser les artères rénales et viscérales. Les résultats encourageants du traitement des anévrismes de l’aorte juxta-rénale ont motivé le développement d’EDP plus complexes munies de branches et/ou de fenêtres pour traiter les anévrismes de l’aorte thoraco-abdominale (AATA), et plus récemment pour traiter les anévrismes de la crosse aortique. Lorsque l’anatomie est favorable, ces endoprothèses permettent la perfusion antérograde (« physiologique ») des branches de l’aorte dont l’origine se situe dans le segment aortique traité. Cette technique est en cours de développement, l’expérience clinique est limitée. Nous détaillerons les étapes de la procédure, ses complications spécifiques, et les résultats de la littérature. Tout comme la chirurgie conventionnelle, le traitement endovasculaire de ces anévrismes complexes nécessite une expertise pluridisciplinaire à chaque étape de la prise en charge : sélection des patients, planification de l’endoprothèse, procédure (salle hybride) et réanimation chirurgicale.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 90"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.021","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54561312","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Traitement de l’artérite jambière : les frontières de la chirurgie vasculaire sont repoussées","authors":"E. Ducasse, C. Caradu, D. Midy","doi":"10.1016/j.jmv.2015.12.025","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jmv.2015.12.025","url":null,"abstract":"<div><p>Deux tiers des patients en ischémie critique chronique (ICC) présentent une artérite jambière et nécessitent la restauration d’un flux direct dans le pied. L’objectif thérapeutique est la cicatrisation et le sauvetage de membre. Selon les recommandations actuelles, les pontages sont réservés aux patients à risque chirurgical modéré et avec une artère receveuse ainsi qu’une veine autologue de bonne qualité. Ainsi, la plupart des patients sont inéligibles. Les procédures endovasculaires et le développement de matériel dédié ont permis de diminuer la morbi-mortalité et de repousser les limites de la chirurgie, même dans les cas les plus difficiles. La voie antérograde avec un introducteur long permet un guidage optimal et un bon support. L’approche endoluminale, avec un guide 0,0018′′ ou 0,0014′′ et un cathéter de support est la plus utilisée. Une approche rétrograde est possible, notamment en cas d’occlusion proximale, dissection ou perforation. En dernier recours, la navigation trans-collatérale, la « loop technique », ou la ponction rétrograde trans-pédieuse repoussent encore les frontières en recréant les réseaux de vascularisation physiologiques. L’application locale de paclitaxel via les ballons actifs entraîne une réduction significative des resténoses. L’utilisation des stents est limitée aux cas de dissection ou de sténoses calcifiées. Il s’agit essentiellement de stents sertis sur ballon et les stents actifs donnent alors des taux inférieurs de resténose. Cependant, les stents en nitinol commencent à se développer. Les stents actifs bio-résorbables pourraient venir bousculer ces indications devant des résultats préliminaires encourageants. L’athérectomie directionnelle au laser représente une alternative intéressante pour l’amélioration des taux de succès technique. Les nouveaux « scoring balloons » semblent eux aussi prometteurs, en éventuelle association avec les ballons actifs. Des études sont en cours afin de déterminer la place de chacun dans l’arsenal thérapeutique. Ces avancées techniques dans la revascularisation endovasculaire distale du membre inférieur ont révolutionné le sauvetage de membre et supportent l’intérêt d’une prise en charge endovasculaire première dans le traitement de l’ICC. La rapidité d’évolution et de développement des matériels et techniques endovasculaires permettent d’étendre l’offre de soin à des atteintes artérielles toujours plus complexes, distales et diffuses, étendant chaque jour les frontières de la chirurgie.</p></div>","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 2","pages":"Page 92"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jmv.2015.12.025","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"138377665","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
M. Chauveau, G. Thiney, F. Cros, S. Bassez, A. Ouchène
{"title":"La pression « textile » indiquée sur les boîtes des bas de compression médicale correspond-elle à la pression « réelle » que reçoit le patient ?","authors":"M. Chauveau, G. Thiney, F. Cros, S. Bassez, A. Ouchène","doi":"10.1016/J.JMV.2015.12.127","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/J.JMV.2015.12.127","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 1","pages":"134-135"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/J.JMV.2015.12.127","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54562926","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les malformations vasculaires : à propos de 38 cas","authors":"A. Bozza, F. Sztajnbok, V. Bozza","doi":"10.1016/J.JMV.2015.12.152","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/J.JMV.2015.12.152","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":50262,"journal":{"name":"Journal Des Maladies Vasculaires","volume":"41 1","pages":"144-145"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/J.JMV.2015.12.152","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"54563379","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}