R. Cohen, J.F. Cohen, F. Madhi, F. Thollot, I. Hau, F. Vie le Sage, A. Werner, N. Gelbert, M. Caseris, V. Couloigner
{"title":"Antibiothérapie des infections oto-rhino-laryngologiques – Mise à jour 2026","authors":"R. Cohen, J.F. Cohen, F. Madhi, F. Thollot, I. Hau, F. Vie le Sage, A. Werner, N. Gelbert, M. Caseris, V. Couloigner","doi":"10.1016/j.jpp.2026.05.002","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2026.05.002","url":null,"abstract":"<div><div>Les infections oto-rhino-laryngologiques (ORL), ou infections respiratoires hautes, sont les plus fréquentes des infections de l’enfant et les premières causes de prescriptions d’antibiotiques. Dans l’immense majorité des cas, elles sont dues à des virus, et même lorsqu’elles sont d’origine bactérienne, elles guérissent le plus souvent spontanément. L’abstention de prescription d’antibiotique est donc de rigueur dans de très nombreuses situations d’infections des voies aériennes supérieures : rhinopharyngites, angines érythémateuses ou érythémato-pultacées non streptococciques, laryngites, otites congestives, otites séreuses. Le traitement antibiotique des angines repose essentiellement sur la positivité des tests de diagnostic rapide du streptocoque du groupe A (SGA). Concernant les otites, seules les otites moyennes aiguës purulentes (OMAP) chez des enfants de moins de 2 ans et les formes compliquées ou les plus symptomatiques chez des enfants plus grands doivent être traitées par antibiotiques. Le traitement de première intention est l’amoxicilline dans l’immense majorité des cas. Les infections ORL graves (mastoïdites, épiglottites, abcès rétro- et para-pharyngés, sinusites frontales, ethmoïdites) sont des urgences thérapeutiques en pédiatrie, justifiant fréquemment une hospitalisation et une antibiothérapie intraveineuse initiale.</div></div><div>Les infections oto-rhino-laryngologiques (ORL), ou infections respiratoires hautes, sont les plus fréquentes des infections de l’enfant et les premières causes de prescriptions d’antibiotiques. Dans l’immense majorité des cas, elles sont dues à des virus, et même lorsqu’elles sont d’origine bactérienne, elles guérissent le plus souvent spontanément. L’abstention de prescription d’antibiotique est donc de rigueur dans de très nombreuses situations d’infections des voies aériennes supérieures : rhinopharyngites, angines érythémateuses ou érythémato-pultacées non streptococciques, laryngites, otites congestives, otites séreuses. Le traitement antibiotique des angines repose essentiellement sur la positivité des tests de diagnostic rapide du streptocoque du groupe A (SGA). Concernant les otites, seules les otites moyennes aiguës purulentes (OMAP) chez des enfants de moins de 2 ans et les formes compliquées ou les plus symptomatiques chez des enfants plus grands doivent être traitées par antibiotiques. Le traitement de première intention est l’amoxicilline dans l’immense majorité des cas. Les infections ORL graves (mastoïdites, épiglottites, abcès rétro- et para-pharyngés, sinusites frontales, ethmoïdites) sont des urgences thérapeutiques en pédiatrie, justifiant fréquemment une hospitalisation et une antibiothérapie intraveineuse initiale.</div><div><div>Ear, nose and throat (ENT), or upper respiratory tract infections (URTI), are the most common infections in children and the leading causes of antibiotic prescriptions. In most cases, these infections are due to (or are triggered by) viruses, ","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 4","pages":"Pages 223-234"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148660578","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
R. Cohen, L. Dortet, M. Caseris, J. Raymond, M. Lorrot, J. Toubiana
{"title":"Infections à bacilles gram négatif multirésistants chez l’enfant : nouvelles options thérapeutiques et limites actuelles – Mise à jour 2026","authors":"R. Cohen, L. Dortet, M. Caseris, J. Raymond, M. Lorrot, J. Toubiana","doi":"10.1016/j.jpp.2026.06.004","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2026.06.004","url":null,"abstract":"<div><div>La résistance des bactéries Gram négatif aux antibiotiques, en particulier aux β-lactamines, est considérée comme un problème majeur de santé publique. Les principaux mécanismes de résistance aux β-lactamines chez les entérobactéries sont la production de β-lactamases à spectre étendu (BLSE) ou de carbapénémases, qui hydrolysent pratiquement toutes les β-lactamines. Cependant, une proportion substantielle de bacilles Gram négatif résistants aux carbapénèmes ne produit pas de carbapénémases mais combine la surproduction de β-lactamases à large spectre hydrolysant très faiblement les carbapénèmes (céphalosporinase et/ou BLSE) avec une diminution de la perméabilité de la membrane externe limitant l’entrée des carbapénèmes. La mise sur le marché de nouveaux agents antibactériens, dont les associations β-lactamines/nouveaux inhibiteurs de β-lactamases, a marqué un tournant dans le traitement des infections causées par les bacilles à Gram négatif multirésistants. Bien que ces nouvelles molécules soient globalement plus actives contre les souches résistantes aux antibiotiques dits « classiques », leur spectre d’activité ne couvre pas l’ensemble des mécanismes de résistance ni la totalité des espèces bactériennes pouvant être impliquées dans des infections polymicrobiennes. Par conséquent, la connaissance approfondie des mécanismes de résistance est devenue cruciale pour choisir la molécule qui sera la plus appropriée pour le traitement du patient. Leur prescription nécessite plus que jamais une collaboration étroite entre microbiologistes, infectiologues et médecins de soins intensifs. Globalement, l’utilisation de ces nouveaux composés ne modifie pas les schémas antibiotiques en termes de durée et d’indication de l’antibiothérapie combinée, qui restent très limités.</div></div><div>La résistance des bactéries Gram négatif aux antibiotiques, en particulier aux β-lactamines, est considérée comme un problème majeur de santé publique. Les principaux mécanismes de résistance aux β-lactamines chez les entérobactéries sont la production de β-lactamases à spectre étendu (BLSE) ou de carbapénémases, qui hydrolysent pratiquement toutes les β-lactamines. Cependant, une proportion substantielle de bacilles Gram négatif résistants aux carbapénèmes ne produit pas de carbapénémases mais combine la surproduction de β-lactamases à large spectre hydrolysant très faiblement les carbapénèmes (céphalosporinase et/ou BLSE) avec une diminution de la perméabilité de la membrane externe limitant l’entrée des carbapénèmes. La mise sur le marché de nouveaux agents antibactériens, dont les associations β-lactamines/nouveaux inhibiteurs de β-lactamases, a marqué un tournant dans le traitement des infections causées par les bacilles à Gram négatif multirésistants. Bien que ces nouvelles molécules soient globalement plus actives contre les souches résistantes aux antibiotiques dits « classiques », leur spectre d’activité ne couvre pas l’ensemble des mécanismes de résistanc","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 4","pages":"Pages 299-309"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148647385","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Infections cutanées bactériennes","authors":"H. Haas , C. Roux","doi":"10.1016/j.jpp.2025.12.007","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.12.007","url":null,"abstract":"<div><div>Les infections bactériennes de la peau sont fréquentes chez l’enfant et ne nécessitent habituellement pas d’antibiotiques par voie générale, notamment lorsqu’il s’agit de formes superficielles. Dans ces situations, un nettoyage rigoureux de la lésion avec de l’eau et du savon suivi d’un rinçage soigneux constitue l’essentiel du traitement. Avant de décider d’une prise en charge thérapeutique, une analyse clinique précise est indispensable pour déterminer la pertinence d’une antibiothérapie, juger de la nécessité d’un drainage (spontané ou chirurgical) et identifier d’éventuels symptômes liés à la libération de toxines, souvent indicateurs d’une forme sévère. Les bactéries le plus fréquemment responsables de ces infections chez l’enfant sont <em>Staphylococcus aureus</em> et <em>Streptococcus pyogenes</em>. Étant donné la faible prévalence de <em>S. aureus</em> résistant à la méticilline en France (<<!--> <!-->10 %), l’antibiotique recommandé en première intention est l’association amoxicilline-acide clavulanique. Si des signes évidents de toxicité sont présents, un autre antibiotique, tel que la clindamycine, peut être ajouté au traitement initial.</div></div><div>Les infections bactériennes de la peau sont fréquentes chez l’enfant et ne nécessitent habituellement pas d’antibiotiques par voie générale, notamment lorsqu’il s’agit de formes superficielles. Dans ces situations, un nettoyage rigoureux de la lésion avec de l’eau et du savon suivi d’un rinçage soigneux constitue l’essentiel du traitement. Avant de décider d’une prise en charge thérapeutique, une analyse clinique précise est indispensable pour déterminer la pertinence d’une antibiothérapie, juger de la nécessité d’un drainage (spontané ou chirurgical) et identifier d’éventuels symptômes liés à la libération de toxines, souvent indicateurs d’une forme sévère. Les bactéries le plus fréquemment responsables de ces infections chez l’enfant sont <em>Staphylococcus aureus</em> et <em>Streptococcus pyogenes</em>. Étant donné la faible prévalence de <em>S. aureus</em> résistant à la méticilline en France (<<!--> <!-->10 %), l’antibiotique recommandé en première intention est l’association amoxicilline-acide clavulanique. Si des signes évidents de toxicité sont présents, un autre antibiotique, tel que la clindamycine, peut être ajouté au traitement initial.</div>","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 75-82"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060329","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Indications et Techniques actuelles de l’amygdalectomie chez l’enfant","authors":"J. Boyer, L. Robard","doi":"10.1016/j.jpp.2025.10.006","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.10.006","url":null,"abstract":"<div><div>L’amygdalectomie dans la population pédiatrique représentait encore 46 000 interventions en 2019. Cette intervention est réalisée dans deux indications prédominantes, à savoir l’hypertrophie amygdalienne symptomatique et les infections amygdaliennes récidivantes. L’évolution récente des techniques chirurgicales, notamment les amygdalectomies intracapsulaires, associée à une prise en charge périopératoire adaptée ont permis une amélioration de la gestion des suites opératoires. Cela a aussi permis de faire évoluer les pratiques chirurgicales en fonction des indications. Les recommandations ont suivi cette évolution avec des avancées majeures sur les dix dernières années, que ce soit sur le plan anesthésique, chirurgical ou postopératoire. Le but de cette mise au point est de revenir sur les indications opératoires avec l’éclairage des nouvelles recommandations notamment concernant les troubles respiratoires obstructifs du sommeil de l’enfant. L’évolution des techniques sera abordée en rapport avec les enjeux de cette chirurgie. Un focus sera fait sur l’amygdalectomie intracapsulaire. Les suites postopératoires et le suivi à moyen et long terme seront également abordés (158 mots)</div></div><div>L’amygdalectomie dans la population pédiatrique représentait encore 46 000 interventions en 2019. Cette intervention est réalisée dans deux indications prédominantes, à savoir l’hypertrophie amygdalienne symptomatique et les infections amygdaliennes récidivantes. L’évolution récente des techniques chirurgicales, notamment les amygdalectomies intracapsulaires, associée à une prise en charge périopératoire adaptée ont permis une amélioration de la gestion des suites opératoires. Cela a aussi permis de faire évoluer les pratiques chirurgicales en fonction des indications. Les recommandations ont suivi cette évolution avec des avancées majeures sur les dix dernières années, que ce soit sur le plan anesthésique, chirurgical ou postopératoire. Le but de cette mise au point est de revenir sur les indications opératoires avec l’éclairage des nouvelles recommandations notamment concernant les troubles respiratoires obstructifs du sommeil de l’enfant. L’évolution des techniques sera abordée en rapport avec les enjeux de cette chirurgie. Un focus sera fait sur l’amygdalectomie intracapsulaire. Les suites postopératoires et le suivi à moyen et long terme seront également abordés (158 mots)</div><div><div>Tonsillectomy in the pediatric population still represented 46,000 procedures in 2019. This surgery is performed for two predominant indications, namely symptomatic tonsillar hypertrophy and recurrent tonsillar infections. Recent developments in surgical techniques, particularly intracapsular tonsillectomies, combined with appropriate perioperative care, have led to improvements in the management of postoperative recovery. This has also allowed for the evolution of surgical practices according to the indications. Recommendations have followed this evolution w","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 101-108"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060330","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La scoliose idiopathique en pratique courante, du dépistage à la consultation spécialisée","authors":"V. Cunin , D. Herrera Nativi , M. Baudoux","doi":"10.1016/j.jpp.2025.10.004","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.10.004","url":null,"abstract":"<div><div>La scoliose idiopathique survient, sans cause apparente, en période de croissance. Elle déforme progressivement la colonne vertébrale et le tronc dans les trois plans de l’espace. À la déviation latérale et sagittale, s’associe une rotation des vertèbres dans le plan horizontal, responsable de la gibbosité, signe clinique caractéristique de la scoliose qui permet d’en faire facilement le dépistage. La scoliose idiopathique touche 2 à 4 % de la population. L’origine génétique de la scoliose idiopathique se précise régulièrement et pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie. Rarement ou peu symptomatique chez l’enfant ou l’adolescent, elle peut conduire à l’âge adulte, vers une dégénérescence arthrosique responsable d’importantes douleurs. Le retentissement sur la qualité de vie des patients devenus adultes justifie une prise en charge précoce pendant la croissance et le classement des scolioses évolutives dans la liste des affections de longue durée du système de sécurité sociale français. Pour éviter l’aggravation d’une scoliose, un traitement par corset est proposé. Une déformation trop importante justifie le recours à l’arthrodèse vertébrale. L’enraidissement lié à cette opération est bien toléré si l’arthrodèse n’est pas trop étendue dans la région lombaire. Les progrès techniques permettent aujourd’hui de réaliser des montages de plus en plus courts et les risques neurologiques de cette chirurgie sont de mieux en mieux contrôlés. Pour diminuer les recours à la chirurgie, il est indispensable de débuter le traitement par corset le plus tôt possible. Seul un dépistage régulier tout au long de la croissance, à chaque visite médicale, peut permettre de débuter précocement le traitement par corset qui ne doit pas être retardé par une simple rééducation isolée. Les parents, pourraient, à l’aide de nouvelles approches technologiques, participer à ce dépistage et en augmenter l’exhaustivité.</div></div><div>La scoliose idiopathique survient, sans cause apparente, en période de croissance. Elle déforme progressivement la colonne vertébrale et le tronc dans les trois plans de l’espace. À la déviation latérale et sagittale, s’associe une rotation des vertèbres dans le plan horizontal, responsable de la gibbosité, signe clinique caractéristique de la scoliose qui permet d’en faire facilement le dépistage. La scoliose idiopathique touche 2 à 4 % de la population. L’origine génétique de la scoliose idiopathique se précise régulièrement et pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie. Rarement ou peu symptomatique chez l’enfant ou l’adolescent, elle peut conduire à l’âge adulte, vers une dégénérescence arthrosique responsable d’importantes douleurs. Le retentissement sur la qualité de vie des patients devenus adultes justifie une prise en charge précoce pendant la croissance et le classement des scolioses évolutives dans la liste des affections de longue durée du système de sécurité sociale fra","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 109-120"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060331","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Intérêt de l’IRM cérébrale dans le bilan génétique chez les enfants avec trouble du spectre autistique","authors":"S. Aitken Kiefer, M. Taveira, K. Deiva","doi":"10.1016/j.jpp.2025.10.005","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.10.005","url":null,"abstract":"<div><div>Le trouble du spectre autistique (TSA) est un trouble neurodéveloppemental nécessitant un bilan étiologique une fois le diagnostic posé. À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé de réaliser systématiquement une IRM cérébrale, cependant, la réalisation d’une IRM cérébrale reste débattue en pratique. Notre étude portait sur l’intérêt de réaliser une IRM cérébrale dans le bilan étiologique chez des enfants avec TSA et plus précisément de savoir s’il existait une association entre des anomalies à l’IRM cérébrale et des anomalies génétiques. Une telle association permettrait d’orienter la réalisation des examens génétiques grâce au résultat de l’IRM. Il s’agissait d’une étude observationnelle, de cohorte, rétrospective, monocentrique. Nous avons inclus 113 patients. Notre étude a retrouvé 64 % d’IRM normales et 36 % d’IRM anormales. Les anomalies les plus fréquemment constatées étaient les dilatations des espaces de Virchow-Robin (14,2 %), les hypersignaux de la substance blanche (10,6 %) et les dilatations ou asymétries ventriculaires (8,8 %). Parmi les IRM anormales, la majorité correspondait à des atypies aspécifiques et n’avait pas d’impact sur la prise en charge du patient. Les examens génétiques analysés étaient la CGH array, la recherche d’X fragile et l’étude d’un panel de gènes impliqués dans l’autisme. Nous avons retrouvé 4 % d’anomalies génétiques confirmées et 10 % d’anomalies génétiques de signification indéterminée. Nous n’avons pas trouvé d’association significative entre les anomalies constatées à l’IRM cérébrale et les anomalies génétiques (test de Fischer, <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0,65). Notre étude n’a pas mis en évidence un intérêt à la réalisation d’une IRM cérébrale dans le but d’orienter le bilan génétique mais davantage d’études seraient nécessaires pour explorer cette hypothèse.</div></div><div>Le trouble du spectre autistique (TSA) est un trouble neurodéveloppemental nécessitant un bilan étiologique une fois le diagnostic posé. À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé de réaliser systématiquement une IRM cérébrale, cependant, la réalisation d’une IRM cérébrale reste débattue en pratique. Notre étude portait sur l’intérêt de réaliser une IRM cérébrale dans le bilan étiologique chez des enfants avec TSA et plus précisément de savoir s’il existait une association entre des anomalies à l’IRM cérébrale et des anomalies génétiques. Une telle association permettrait d’orienter la réalisation des examens génétiques grâce au résultat de l’IRM. Il s’agissait d’une étude observationnelle, de cohorte, rétrospective, monocentrique. Nous avons inclus 113 patients. Notre étude a retrouvé 64 % d’IRM normales et 36 % d’IRM anormales. Les anomalies les plus fréquemment constatées étaient les dilatations des espaces de Virchow-Robin (14,2 %), les hypersignaux de la substance blanche (10,6 %) et les dilatations ou asymétries ventriculaires (8,8 %). Parmi les IRM anormales, la majorité correspondait à des atypies aspécifiques e","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 121-133"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060332","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Insomnies du jeune enfant : spécificités cliniques et particularités de prescription de la mélatonine","authors":"S. Bioulac","doi":"10.1016/j.jpp.2025.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.08.006","url":null,"abstract":"<div><div>L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquemment retrouvé chez l’enfant. Son diagnostic nécessite une évaluation clinique standardisée. La principale cause d’insomnie chez l’enfant est d’origine comportementale, l’enfant présentant un conditionnement anormal à l’endormissement. D’autres situations sont fréquemment associées comme l’excès de stimulation, une mauvaise organisation des siestes, l’insuffisance de limite et le syndrome de prise alimentaire nocturne. La prise en charge associant psychoéducation et techniques comportementales constituent les traitements recommandés associant l’éducation parentale aux besoins de sommeil et comportements adaptés de sommeil, la mise en place des routines du coucher, l’extinction graduelle, le <em>bedtime-fading</em> et les renforcements positifs des comportements de sommeil. La prescription de mélatonine LP a une indication chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans avec trouble du spectre de l’autisme présentant une insomnie en association avec les mesures comportementales.</div></div><div>L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquemment retrouvé chez l’enfant. Son diagnostic nécessite une évaluation clinique standardisée. La principale cause d’insomnie chez l’enfant est d’origine comportementale, l’enfant présentant un conditionnement anormal à l’endormissement. D’autres situations sont fréquemment associées comme l’excès de stimulation, une mauvaise organisation des siestes, l’insuffisance de limite et le syndrome de prise alimentaire nocturne. La prise en charge associant psychoéducation et techniques comportementales constituent les traitements recommandés associant l’éducation parentale aux besoins de sommeil et comportements adaptés de sommeil, la mise en place des routines du coucher, l’extinction graduelle, le <em>bedtime-fading</em> et les renforcements positifs des comportements de sommeil. La prescription de mélatonine LP a une indication chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans avec trouble du spectre de l’autisme présentant une insomnie en association avec les mesures comportementales.</div><div><div>Insomnia is the most common sleep disorder in children. Diagnosis requires a standardized clinical evaluation. The main cause of insomnia in children is behavioral, with abnormal sleep conditioning. Other situations are frequently associated with insomnia, such as excessive stimulation, poorly organized naps, insufficient limits and nocturnal feeding syndrome. Psycho-education and behavioral techniques are the recommended treatments, combining parental education on sleep needs and adapted sleep behaviors, implementation of bedtime routines, gradual extinction, bedtime-fading and positive reinforcement of sleep behaviors. The prescription of melatonin LP is indicated for children and adolescents under 18 with autism spectrum disorders presenting insomnia, in association with behavioral measures.</div></div><div>Insomnia is the most common sleep d","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 83-90"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060334","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"L’EMDR, un outil utile face aux traumatismes des jeunes en France","authors":"","doi":"10.1016/j.jpp.2025.10.001","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.10.001","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 141-142"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060254","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
H. Savadogo , A.B.I. Ouattara , I. Guira , A.S. Ouermi , S.D. Saba , K. Nagalo , S.O. Ouédraogo-Yugbaré , F. Kouéta
{"title":"Devenir des nouveau-nés prématurés pris en charge au centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya au Burkina Faso, différence avec les pays développés","authors":"H. Savadogo , A.B.I. Ouattara , I. Guira , A.S. Ouermi , S.D. Saba , K. Nagalo , S.O. Ouédraogo-Yugbaré , F. Kouéta","doi":"10.1016/j.jpp.2025.09.002","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.09.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prématurité peut avoir des répercussions à court et à long terme sur le devenir du prématuré aboutissant souvent à des handicaps. L’objectif de notre étude était d’évaluer le devenir à court et à moyen terme des nouveau-nés prématurés en milieu tropical.</div></div><div>La prématurité peut avoir des répercussions à court et à long terme sur le devenir du prématuré aboutissant souvent à des handicaps. L’objectif de notre étude était d’évaluer le devenir à court et à moyen terme des nouveau-nés prématurés en milieu tropical.</div><div><h3>Patients et méthode</h3><div>Il s’est agi d’une étude rétrospective et prospective incluant les nouveau-nés prématurés hospitalisés du 1<sup>er</sup> janvier 2021 au 31 décembre 2021 au centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya.</div></div><div>Il s’est agi d’une étude rétrospective et prospective incluant les nouveau-nés prématurés hospitalisés du 1<sup>er</sup> janvier 2021 au 31 décembre 2021 au centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya.</div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 315 nouveau-nés prématurés en ce qui concerne le devenir à court terme. Ils représentaient 30,3 % de l’ensemble des nouveau-nés hospitalisés dans le service durant la période d’étude. Il s’agissait de nouveau-nés de sexe masculin dans 51,1 % des cas. Le poids moyen à la naissance était de 1438,9<!--> <!-->g<!--> <!-->±<!--> <!-->416<!--> <!-->g avec des extrêmes de 500 et 2900<!--> <!-->g. Le taux de mortalité globale était de 36,8 %. Trois ans plus tard, 42 anciens prématurés ont été revus. Sur le plan du développement staturopondérale le taux de dénutrition aiguë était de 2,4 %, la malnutrition chronique 54,7 %, et l’insuffisance pondérale 23,8 %. Sur le plan psychomoteur, le langage était incorrect chez huit prématurés soit 19,1 % des cas, quatre anciens prématurés soit 9,1 % présentaient des troubles auditifs. Deux anciens prématurés soit 4,8 % avaient un déficit moteur à type de tétraparésie.</div></div><div>Nous avons inclus 315 nouveau-nés prématurés en ce qui concerne le devenir à court terme. Ils représentaient 30,3 % de l’ensemble des nouveau-nés hospitalisés dans le service durant la période d’étude. Il s’agissait de nouveau-nés de sexe masculin dans 51,1 % des cas. Le poids moyen à la naissance était de 1438,9<!--> <!-->g<!--> <!-->±<!--> <!-->416<!--> <!-->g avec des extrêmes de 500 et 2900<!--> <!-->g. Le taux de mortalité globale était de 36,8 %. Trois ans plus tard, 42 anciens prématurés ont été revus. Sur le plan du développement staturopondérale le taux de dénutrition aiguë était de 2,4 %, la malnutrition chronique 54,7 %, et l’insuffisance pondérale 23,8 %. Sur le plan psychomoteur, le langage était incorrect chez huit prématurés soit 19,1 % des cas, quatre anciens prématurés soit 9,1 % présentaient des troubles auditifs. Deux anciens prématurés soit 4,8 % avaient un déficit moteur à type de tétraparésie.</div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prémat","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 134-140"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060333","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Prévention de l’APLV IgE médiée en 2025","authors":"D. Sabouraud-Leclerc , C. Braun","doi":"10.1016/j.jpp.2025.09.004","DOIUrl":"10.1016/j.jpp.2025.09.004","url":null,"abstract":"<div><div>La prévention des allergies aux protéines du lait de vache (APLV), IgE-médiées, sévères et persistantes, à risque anaphylactique élevé et potentiellement létales, est un enjeu primordial pour tout pédiatre, tant leur prise en charge est difficile et le retentissement majeur sur la qualité de vie de ces enfants et leurs familles. Des mesures de prévention de l’APLV doivent donc être mises en place, dans un premier temps pour éviter l’apparition de l’APLV, et dans un second temps, une fois l’APLV apparue, pour éviter l’aggravation de la maladie. Si l’allaitement maternel ne protège pas de l’APLV, il est à encourager pour ses bénéfices autres. En revanche, il convient d’éviter formellement les compléments de lait de vache temporaires chez un nourrisson en allaitement maternel exclusif, dès la maternité. En cas d’exposition accidentelle, certains pédiatres allergologues recommandent de poursuivre une exposition minimale au lait de vache, en parallèle de l’allaitement maternel. L’introduction précoce et continue d’une faible quantité de lait de vache, systématiquement en complément de l’allaitement maternel, surtout en cas d’atopie familiale, est également suggérée, faisant l’objet de débats. Au diagnostic d’APLV, la mise en route d’une immunothérapie orale (ITO) sous forme d’une échelle de lait ou avec du lait cru doit être discutée conjointement entre le patient, son entourage et l’allergologue afin d’entraver la progression de la maladie. Des données complémentaires sont attendues pour établir des recommandations de pratique robustes et consensuelles.</div></div><div>La prévention des allergies aux protéines du lait de vache (APLV), IgE-médiées, sévères et persistantes, à risque anaphylactique élevé et potentiellement létales, est un enjeu primordial pour tout pédiatre, tant leur prise en charge est difficile et le retentissement majeur sur la qualité de vie de ces enfants et leurs familles. Des mesures de prévention de l’APLV doivent donc être mises en place, dans un premier temps pour éviter l’apparition de l’APLV, et dans un second temps, une fois l’APLV apparue, pour éviter l’aggravation de la maladie. Si l’allaitement maternel ne protège pas de l’APLV, il est à encourager pour ses bénéfices autres. En revanche, il convient d’éviter formellement les compléments de lait de vache temporaires chez un nourrisson en allaitement maternel exclusif, dès la maternité. En cas d’exposition accidentelle, certains pédiatres allergologues recommandent de poursuivre une exposition minimale au lait de vache, en parallèle de l’allaitement maternel. L’introduction précoce et continue d’une faible quantité de lait de vache, systématiquement en complément de l’allaitement maternel, surtout en cas d’atopie familiale, est également suggérée, faisant l’objet de débats. Au diagnostic d’APLV, la mise en route d’une immunothérapie orale (ITO) sous forme d’une échelle de lait ou avec du lait cru doit être discutée conjointement entre le patient, son entourage e","PeriodicalId":39683,"journal":{"name":"Journal de Pediatrie et de Puericulture","volume":"39 2","pages":"Pages 91-100"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148060328","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}