TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.10.032
Johan Thiery , Audrey Fresse , Eglantine Legros , Amélie Daveluy , Elisabeth Frauger , Emilie Jouanjus , Nathalie Fouilhé Sam-Laï , Pierre Gillet , Valérie Gibaja , Réseau français des centres d’addictovigilance
{"title":"Mésusage du fentanyl transmuqueux : données actualisées d’addictovigilance","authors":"Johan Thiery , Audrey Fresse , Eglantine Legros , Amélie Daveluy , Elisabeth Frauger , Emilie Jouanjus , Nathalie Fouilhé Sam-Laï , Pierre Gillet , Valérie Gibaja , Réseau français des centres d’addictovigilance","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.032","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.032","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En France, la première forme transmuqueuse de fentanyl (FTM) a été commercialisée en 2002. Ce fentanyl d’action rapide a une unique indication, le traitement des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes atteints d’un cancer, recevant déjà un traitement de fond opioïde pour les douleurs chroniques d’origine cancéreuse. Depuis 2009, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produis de santé a mis en place une surveillance du FTM au vu des risques identifiés comme l’utilisation hors AMM, le risque d’abus et/ou de dépendance, l’usage détourné ou le surdosage <span><span>[1]</span></span>. Nous présentons les données actualisées d’addictovigilance.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Analyse des données entre 2019 et 2022 concernant les spécialités de FTM commercialisées en France : (i) les cas de troubles de l’usage déclarés aux réseaux français de pharmacosurveillance, (ii) les données des enquêtes spécifiques d’addictovigilance qui s’intéressent notamment aux modalités de prescription des antalgiques opioïdes (ASOS), aux substances consommées par les patients suivis dans les structures d’addictologie (OPPIDUM), aux médicaments cités dans les ordonnances suspectes (OSIAP) et aux décès en lien avec la prise de substances (DRAMES et DTA).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la période, 139 cas ont été analysés : 50,4 % sont graves et 51 % rapportent un abus et une dépendance. Dans 2/3 des cas on note une prescription hors cancer, principalement pour des douleurs rhumatologiques, et dans 31 % des cas le traitement de fond est absent ou insuffisant. Des antécédents psychiatriques et/ou d’abus (concernant surtout des médicaments) sont mentionnés respectivement dans 17 % et 23 % des cas. L’enquête ASOS rapporte un taux de prescription hors AMM important, néanmoins en diminution depuis 2021 (81 % en 2019 vs 56 % en 2022). Le FTM est peu cité dans OPPIDUM mais le sujet y est dépendant dans 85 % des cas. Les ordonnances suspectes comportant du FTM sont peu fréquentes (1 à 5 par an) mais les ordonnances volées sont en augmentation. DRAMES et DTA rapportent plusieurs décès où le fentanyl est identifié dans les analyses toxicologiques dont 5, sur la période d’étude, où la forme transmuqueuse est précisée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La problématique d’une prescription hors AMM (hors cancer et/ou sans traitement de fond opioïde) persiste de manière importante parmi les cas relevant de l’addictovigilance et peut être à l’origine d’abus et/ou de dépendance et/ou de surdosage <span><span>[2]</span></span>. Il s’avère nécessaire de poursuivre l’information sur les risques du FTM et de rappeler l’intérêt de son bon usage aux professionnels de santé.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 753-754"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698121","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.10.012
Salim Mezaache , Liselotte Pochard , Michel Spadari , Aude Larcheveque , Nicolas Fabresse , Amélie Daveluy , Elisabeth Frauger , Joëlle Micallef
{"title":"Complications sanitaires aiguës observées chez des consommateurs de GHB/GBL en région PACA","authors":"Salim Mezaache , Liselotte Pochard , Michel Spadari , Aude Larcheveque , Nicolas Fabresse , Amélie Daveluy , Elisabeth Frauger , Joëlle Micallef","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.012","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.012","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La consommation de gamma-hydroxybutyrate (GHB) et de gamma-butyrolactone (GBL) peut entraîner des complications sanitaires, notamment des intoxications aiguës (G-hole) et des troubles de l’usage. Des signaux récents, nationaux et locaux, mettent en évidence une augmentation de ces complications en lien avec un élargissement de la population consommatrice de ces substances. Une analyse au niveau local a été réalisée afin de décrire les caractéristiques cliniques et biologiques de ces patients.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Les données ont été recueillies à partir des observations cliniques notifiées au CEIP-Addictovigilance PACA Corse (NotS) et survenues de mars 2021 à mars 2024. Tous les cas de complications aiguës avec consommation de GHB et/ou GBL volontaire ont été inclus (confirmée biologiquement ou alléguée par un patient ou un tiers). Les concentrations de GHB étaient non compatibles avec une production endogène si<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->mg/L dans le sang et/ou<!--> <!-->><!--> <!-->10<!--> <!-->mg/L dans l’urine <span><span>[1]</span></span>. Les données provenaient des comptes rendus hospitaliers ou d’échanges avec les professionnels.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 51 patients inclus, 45 étaient de sexe masculin avec un âge moyen de 32,4 ans (min–max : 18–54 ans). Seize cas sont survenus de mars 2021 à décembre 2022 contre 35 cas de janvier 2023 à mars 2024. Quarante-neuf patients ont été admis aux urgences ou hospitalisés, 26 ont été pris en charge en soins intensifs ou en réanimation, et un patient est décédé. Le tableau clinique était dominé par des signes neurologiques, notamment une diminution de l’état de conscience chez 34 patients, dont 23 étaient en état de coma. Un myosis était observé chez 15 patients et une mydriase chez 9 patients. Des troubles psychiatriques, tels que l’agitation ou la confusion, ont été constatés chez 26 patients, avec une alternance possible entre agitation et altération de la conscience. Des analyses toxicologiques ont été réalisées pour 39 patients, dont 26 présentaient des concentrations de GHB au-dessus du seuil de production endogène. Pour l’ensemble des patients, 3,4 substances ont été consommées en moyenne (min–max : 1–8). Les principales substances co-consommées étaient les cathinones (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->34), la cocaïne (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19) et les benzodiazépines (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->17). Lorsqu’ils étaient renseignés, les contextes de prise étaient variés avec des consommations festives, solitaires ou dans le cadre de chemsex.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette analyse met en évidence des complications, parfois graves, liée à la consommation de GHB/GBL. Ces patients représentent un défi diagnostique en raison de signes cliniques non spécifiques et d’une consommation difficile à objectiver biologiquement. Des actions de prévention ciblées sur les différents publics consommat","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Page 743"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698411","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.05.002
Elma Mati , Lisa Mioux , Grégoire Ollagnier , Aziza Waissi , Nacera Benzerdjeb , Karima Messaoudi , Blandine De La Gastine , Fayçal Aouni , Sabiha Ahmine , Armelle Leperre , Nathalie Bleyzac
{"title":"How could proton pump inhibitors de-prescription be managed in geriatric long-term care?","authors":"Elma Mati , Lisa Mioux , Grégoire Ollagnier , Aziza Waissi , Nacera Benzerdjeb , Karima Messaoudi , Blandine De La Gastine , Fayçal Aouni , Sabiha Ahmine , Armelle Leperre , Nathalie Bleyzac","doi":"10.1016/j.therap.2024.05.002","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.05.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Background</h3><div>Evaluate the misuse of proton pump inhibitors (PPIs) in geriatric long-term care (LTC) patients and improve caregiving by de-prescribing non-relevant PPIs in this population.</div></div><div><h3>Aim</h3><div>This study was conducted in the long-term care department of the geriatric hospital Pierre-Garraud in Lyon. All patients receiving PPI for more than 8 weeks were included. A reassessment form was filled to evaluate the treatment benefit/risk ratio during a collegial consultation between the patient's referring physicians and pharmacists. During these consultations, the following possible decisions were taken: continuation, dose adjustment or gradual discontinuation of treatment. Patients’ monitoring were performed one month and three months after discontinuation to detect any relapses and causes.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Among the 113 patients included, 97 patients had their treatment re-evaluated by collegial consultation. Forty-four (45.4%) patients were treated in accordance with recommendations. For 24 of them, the indication was symptomatic recurrent gastroesophageal reflux disease. The treatment of more than half of the re-evaluated patients (54.6%) was gradually stopped. After the 3-month follow-up post-discontinuation, excluding patients who died during this period, 80.9% of the discontinuations were well-tolerated and only nine were resumed (19.1%).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>This study allowed a re-evaluation of PPI treatments in a high-risk population and offered a decision support tool focused on the benefit/risk balance of PPIs; 55% of treatments were considered irrelevant and could be stopped with 80% of good tolerance.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 699-708"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"141141240","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.10.034
Christophe Jouhet , Sandrine Cescau
{"title":"Repérage en équipe de soins premiers des mésusages et des addictions aux opioïdes chez l’adulte douloureux non cancéreux : étude quantitative transversale descriptive menée auprès des professionnels de santé d’une CPTS","authors":"Christophe Jouhet , Sandrine Cescau","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.034","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Une épidémie de dépendance aux analgésiques opioïdes est observée à l’étranger. En France, 10 millions de Français ont consommé un opioïde en 2015. Les médecins généralistes assurent 85 % des prescriptions. Entre 2006 et 2017, les prescriptions d’opioïdes forts ont progressé de 150 %, les hospitalisations et les décès liés à ces substances ont augmenté respectivement de 167 % et 146 % entre 2000 et 2015. Différentes mesures d’accompagnement des prescripteurs ont été mises en place.</div><div>Comment les soignants de santé primaire organisent ils le repérage d’un mésusage des opioïdes ?</div><div>L’objectif principal était de décrire les stratégies d’évaluation du risque de mésusage et de dépendance aux opioïdes en équipe de soins premiers. Les objectifs secondaires étaient d’identifier les difficultés de repérage et les attitudes face au mésusage.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude quantitative descriptive transversale monocentrique menée auprès des professionnels de santé par questionnaire en ligne anonyme. Les critères d’inclusion étaient d’être un acteur de santé primaire, libéral ou salarié en activité sur le territoire de la CPTS. Les professionnels de santé de second recours étaient exclus. Le règlement général sur la protection des données a été respecté.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 402 professionnels contactés, 69 ont participé à l’étude. Au total, 51 % des participants cherchaient des antécédents de troubles psychiatriques, 39 % la polyaddiction. Parmi 78 % évoquaient les risques de mésusage. Parmi 18 % des participants utilisaient une échelle d’évaluation ; 62,7 % des participants dirigeaient les patients vers des spécialistes, 66,2 % vers le médecin traitant, et 46,2 % vers des structures d’addictologie. Cinquante-cinq pour cent des participants connaissaient les structures locales ; 66 % des participants éprouvées des difficultés, dont l’évocation de l’addiction (28,9 %), le manque de formation (7,9 %), le manque de temps (2,6 %) et les craintes de représailles (2,6 %). L’implication des professionnels différait selon la profession.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les forces de l’étude sont l’approche pluriprofessionnelle et le recueil anonyme des données, les limites sont liées à l’échantillon faible, au biais de recrutement, de mémorisation et de désirabilité sociale. L’établissement de protocole de soins interprofessionnel, la mise en œuvre du repérage précoce et intervention brève, le renforcement de l’exercice coordonné et du lien entre la ville et l’hôpital sont les pistes d’amélioration pour accompagner professionnels et patients.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 754-755"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698284","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Substances psychoactives identifiées dans les régions Est : données récentes du système d’identification national des toxiques et substances (SINTES)","authors":"Sabrina Cherki , Yohan Thiery , Yanis Schelpe , Valérie Gibaja","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.007","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.007","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le dispositif SINTES permet d’identifier la composition de produits circulant le plus souvent au marché noir mais aussi disponibles sur Internet. Il est crucial que les centres d’addictovigilance (CEIP-A) soient informés des produits fortement concentrés et/ou nouveaux pour mener à bien leur mission de veille sanitaire et d’alerte. Addictovigilance et SINTES interviennent donc en complémentarité dans la prévention des risques liés à la consommation de substances psychoactives (SPA). Nous présentons un état des lieux des données SINTES sur le territoire du CEIP-A des régions Est de 2021 à 2023.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude réalisée est une étude observationnelle, rétrospective des coordinations SINTES Grand-Est, Alsace et Bourgogne Franche-Comté sur la période 2021 à 2023 pour dresser un état des lieux des substances identifiées. Ce portrait a été construit en trois axes : (i) les caractéristiques des collectes de produits ; (ii) les caractéristiques sociodémographiques des usagers contribuant au dispositif ; (iii) la typologie des substances identifiées dans les analyses. Cette analyse se complète d’une mise en perspective par rapport aux données nationales disponibles <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la période d’étude, 236 collectes SINTES ont été réalisées dans les régions Est. Les collectes de produits à analyser sont motivées dans la grande majorité des cas par des effets inhabituels et/ou indésirables ressentis par les consommateurs. Ces motifs principaux sont identiques à ceux retrouvés au niveau national <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Par rapport à l’ensemble des collectes réalisées en France, la proportion des collectes pour un supposé produit nouveau est moins importante en régions Est en 2021 et 2022 (respectivement 8 et 7 % vs 22 et 25 % au niveau national). La proportion de produits retrouvés conformes aux produits supposés est de 69 % sur la période (vs 68 % au niveau national). Les substances retrouvées sont majoritairement des molécules anciennement connues (cocaïne, héroïne et THC en tête). Cependant, une augmentation du nombre de collectes de nouveaux produits de synthèse (NPS) a été constatée, notamment des cannabinoïdes synthétiques et hémi-synthétiques, ainsi que des phytocannabinoïdes. Ces résultats sont comparables aux tendances observées sur la France entière.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’analyse des données SINTES, pour les régions Est, a montré ces 3 dernières années que, même si les SPA historiques sont majoritairement retrouvées (en tête la cocaïne), une augmentation de l’identification de NPS est significativement observée. Les cannabinoïdes de synthèse ou hémi-synthétiques sont particulièrement collectés. Le dispositif SINTES permettra de suivre l’impact des récentes mesures réglementaires adoptées <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Page 740"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698105","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"« Cannabidiol non pharmaceutique » disponible à l’officine en France : qu’en est-il ?","authors":"Anousone Xiong , Anne Batisse , Leila Chaouachi , Pauline Thiebot","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.042","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.042","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le cannabidiol (ou CBD) est un phytocannabinoïde issu de la plante de Cannabis sativa L., compris dans la composition de médicaments (cannabidiol pharmaceutique) ou du cannabis médical ; mais aussi dans de nombreux produits en vente libre (cannabidiol non pharmaceutique). Face à la demande croissante des patients-consommateurs et devant la diversité des formes disponibles, le marché du CBD s’est également implanté en officine. Une étude visant à évaluer la qualité des produits « cannabidiol non pharmaceutique » disponibles en officine a été menée afin d’apprécier la pertinence de leur présence dans le circuit officinal.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude a analysé 23 produits obtenus en officine, par UHPLC-HRMS pour une recherche ciblée de CBD, de tétrahydrocannabinol (Δ9-THC) et d’autres cannabinoïdes (phytocannabinoïdes, néocannabinoïdes d’hémisynthèse, cannabinoïdes de synthèse). 5 critères de validité ont été retenus : présence d’un étiquetage de la composition, conformité de teneur en cannabinoïdes (CBD, Δ9-THC<!--> <!-->≤<!--> <!-->0,3 %), cohérence de la catégorie de CBD (spectre complet, spectre large, isolat), présence de Δ9-THC, et allégations, notamment thérapeutiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Seuls 16 produits sur 23 présentent bien un étiquetage de la composition (70 %). Parmi eux, un taux de CBD est bien conforme à l’étiquetage dans 63 % des cas. La concentration en CBD peut être inférieure à celle indiquée (31 %) ou supérieure (6 %). Concernant la catégorie de CBD (précisée dans 87 % des produits) : 95 % d’entre eux sont conformes (nombreux phytocannabinoïdes (CBN, CBC, CBG…) pour les « CBD ‘a large spectre » ou à l’état de traces pour les « isolats ») ; un cas de non-conformité de catégorie est retrouvé avec du CBD d’hémisynthèse pour lequel du Δ9-THC est quantifié. Bien que 22 % des produits contiennent du Δ9-THC, tous respectent la norme : Δ9-THC<!--> <!-->≤<!--> <!-->0,3 %. L’analyse toxicologique n’a pas mis en évidence de cannabinoïdes de synthèse ou d’hémisynthèse. Concernant les allégations : aucune allégation thérapeutique n’est revendiquée. Diverses allégations de santé ont été recensées, ainsi qu’une allégation « Sans THC » pour 26 % des produits, qui s’est avérée erronée pour 16 % d’entre eux. En considérant la totalité des critères, seuls 3 échantillons sur 10 sont valides.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les produits CBD vendus en officine peuvent présenter des lacunes en termes d’étiquetage, de conformité de composition et de teneur, et de critères d’utilisation des allégations. L’officine se doit d’être un lieu de confiance, garant de la qualité : en cela, il est impératif que des dispositifs de contrôle qualité soient exigés pour protéger les patients-consommateurs.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 759-760"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698227","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Prévention du mésusage et du risque des surdoses d’opioïdes et diffusion de naloxone : résultat d’un état des lieux réalisé auprès des pharmaciens d’officine","authors":"Armelle Chan Soc Foh , Salim Mezaache , Franck Turlure , Nathalie Fredon , Laurent Peillard , Stéphane Pichon , Joëlle Micallef , Elisabeth Frauger","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.006","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les opioïdes sont des médicaments essentiels dans la prise en charge de la douleur et des addictions. Cependant, leur consommation s’accompagne de risques (mésusage, trouble de l’usage et surdoses). Le pharmacien d’officine peut jouer de multiples rôles, notamment la promotion du bon usage des médicaments, le repérage du mésusage, et la diffusion de naloxone, antidote de la surdose d’opioïdes. L’objectif était de faire un état des lieux des pratiques, des difficultés, des besoins concernant le repérage, la prise en charge des patients utilisateurs d’opioïdes et la prévention des surdoses d’opioïdes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Le programme POP « Prévention et réduction des risques des surdoses liées aux opioïdes en région PACA » vise à améliorer la prise en charge des patients à risque de surdose et faciliter la diffusion de naloxone. Il est porté par le CEIP-addictovigilance PACA-Corse et financé par l’ARS. Un questionnaire en ligne a été envoyé par l’ordre des pharmaciens en février et mars 2024.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 107 pharmaciens répartis sur toute la région, ont participé. Lors de la dispensation d’opioïdes, les pharmaciens abordent avec les patients : les modalités de prise et la posologie (95 %), les effets indésirables (91 %), les interactions médicamenteuses (53 %) et les modalités d’arrêt et de gestion du sevrage (31 %). La majorité d’entre eux (74 %) a indiqué avoir été confrontée à des patients présentant un trouble de l’usage d’un médicament opioïde au cours des 3 derniers mois. L’échelle de repérage du mésusage des opioïdes <em>Prescription Opioid Misuse Index</em> (POMI) est peu connue (92 %) et peu utilisée. De plus, seuls 37 % des pharmaciens déclaraient avoir connaissance de la disponibilité de naloxone prête à l’emploi et 87 % ne se sentent pas à l’aise avec les conseils associés à sa dispensation. Les actions mises en place en cas de mésusage et trouble de l’usage repéré chez un patient peuvent être un refus de dispensation (76 %), un contact avec le médecin prescripteur (76 %), une dispensation adaptée ou fractionnée (60 %) ou une orientation vers un spécialiste (28 %). Concernant les besoins, 95 % étaient intéressés par une formation sur le sujet, 44 % par des outils pratiques d’aide à la prise en charge, et 41 % par des documents à destination des patients.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats révèlent une connaissance limitée des outils de repérage du mésusage des opioïdes, ainsi que de la naloxone chez les pharmaciens interrogés. À partir des besoins exprimés, des actions d’aller vers vont être mises en place avec des formations et la diffusion d’outils pratiques.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 739-740"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698224","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.10.047
Theo Willeman , Justine Grunwald , Marc Manceau , Fréderic Lapierre , Lila Krebs-Drouot , Coralie Boudin , Virginie Scolan , Hélène Eysseric-Guerin , Françoise Stanke-Labesque , Bruno Revol
{"title":"L’objet « smartphone » comme outil de toxico-épidémiologie : preuve de concept en milieu festif","authors":"Theo Willeman , Justine Grunwald , Marc Manceau , Fréderic Lapierre , Lila Krebs-Drouot , Coralie Boudin , Virginie Scolan , Hélène Eysseric-Guerin , Françoise Stanke-Labesque , Bruno Revol","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.047","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.047","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les smartphones sont des objets du quotidien sur lesquels s’accumulent les traces papillaires latentes (TPL), des dépôts de sueur laissés par les empreintes digitales. L’objectif de ce travail était d’évaluer les performances diagnostiques des smartphones comme nouvelle matrice pour la recherche de substances psychoactives en milieu festif, donc d’illustrer leur intérêt en termes de veille sanitaire et de réduction des risques (RDR).</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude a été menée lors de 2 événements musicaux distincts (une soirée techno et une soirée trance psychédélique) dans une salle de musique électronique grenobloise. Des usagers de stupéfiants majeurs et volontaires ont indiqué leurs consommations à l’aide d’un questionnaire anonyme. Le recueil des TPL avait lieu avec un écouvillon sec sur toutes les faces de leur smartphone. L’extrait était analysé par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 61 écouvillons ont été collectés au cours de chaque soirée. Les 3 principales substances identifiées quel que soit l’événement musical étaient la MDMA, la cocaïne et le THC. La MDMA était la substance la plus détectée lors de la soirée techno, alors qu’il s’agissait de la cocaïne lors de la soirée trance. Sur l’ensemble des 2 soirées, 13 smartphones montraient la présence de nouveaux produits de synthèse (NPS) : MMC, CMC, 2F-DCK, DCK, 2-CB, 5-MAPB, ou méthylone, parfois à l’insu des usagers. En effet, aucun participant n’avait déclarée l’utilisation de dérivés synthétiques de la kétamine (2F-DCK et DCK). De même, plusieurs usagers pensaient avoir acheté et consommé de la MDMA, alors qu’il s’agissait de NPS entactogènes. Onze fois sur 13, les NPS étaient retrouvés en soirée techno. Alors que la plupart des participants (57 %) n’avait consommé qu’une seule substance lors de la soirée techno, la polyconsommation était majoritaire en soirée trance (61 %). Comme attendu, la détection de substances hallucinogènes ou dissociatives (kétamine, LSD, DMT ou mescaline) était plus fréquente en soirée trance psychédélique. D’autres substances ont été identifiées comme le lévamisole, la phénacétine ou la lidocaïne (utilisés comme adultérants de la cocaïne), l’amphétamine et la méthamphétamine, le CBD ou l’héroïne. Parmi les situations à risque rencontrées figurent la polyconsommation notamment en soirée trance, l’association cocaïne et kétamine (appelée « Calvin Klein »), mais aussi l’association de plusieurs sérotoninergiques (MDMA, LSD et antidépresseurs).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude constitue une preuve de concept en faveur de l’analyse des smartphones comme outil complémentaire de veille sur les habitudes de consommation, mais aussi de prévention, en adaptant les approches de RDR aux situations à risque identifiées. La méthode est bien acceptée par les usagers, l’échantillonnage non invasif, peu coûteux","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Page 762"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699131","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Use of the French National Health Data System (SNDS) in pharmacoepidemiology: A systematic review in its maturation phase","authors":"Olivier Maillard , René Bun , Moussa Laanani , Amandine Verga-Gérard , Taylor Leroy , Nathalie Gault , Candice Estellat , Pernelle Noize , Florentia Kaguelidou , Agnès Sommet , Maryse Lapeyre-Mestre , Annie Fourrier-Réglat , Alain Weill , Catherine Quantin , Florence Tubach","doi":"10.1016/j.therap.2024.05.003","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.05.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Aim of the study</h3><div>The French National Health Data System (SNDS) comprises healthcare data that cover 99% of the population (over 67 million individuals) in France. The aim of this study was to present an overview of published pharmacoepidemiological studies using the SNDS in its maturation phase.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We conducted a systematic literature review of original research articles in the Pubmed and EMBASE databases from January 2012 until August 2018.</div></div><div><h3>Results</h3><div>A total of 316 full-text articles were included, with an annual increase over the study period. Only 16 records were excluded after screening because they did not involve the SNDS but other French healthcare databases. The study design was clearly reported in only 66% of studies of which 57% were retrospective cohorts and 22% cross-sectional studies. The reported study objectives were drug utilization (65%), safety (22%) and effectiveness (9%). Almost all ATC groups were studied but the most frequent ones concerned the nervous system in 149 studies (49%), cardiovascular system drugs in 104 studies (34%) and anti-infectives for systemic use in 50 studies (16%).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>The SNDS is of growing interest for studies on drug use and safety, which could be conducted more in specific populations, including children, pregnant women and the elderly, as these populations are often not included in clinical trials.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 659-669"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"141137468","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
TherapiePub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.therap.2024.10.004
Charlotte Thomas , Thibaut Dondaine , Clément Caron , Anne Batisse , Amélie Daveluy , Bruno Revol , Axel Bastien , Nathalie Cherot , Sylvie Deheul , Sophie Gautier , Olivier Cottencin , Sophie Moreau-Crépeaux , Régis Bordet , Louise Carton
{"title":"Usage de benzodiazépines et de médicaments opioïdes chez les étudiants français, quelles données en 2023 ? Une étude transversale multicentrique","authors":"Charlotte Thomas , Thibaut Dondaine , Clément Caron , Anne Batisse , Amélie Daveluy , Bruno Revol , Axel Bastien , Nathalie Cherot , Sylvie Deheul , Sophie Gautier , Olivier Cottencin , Sophie Moreau-Crépeaux , Régis Bordet , Louise Carton","doi":"10.1016/j.therap.2024.10.004","DOIUrl":"10.1016/j.therap.2024.10.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les étudiants sont à risque de mésusage de substances psychoactives (SPA), dont certains traitements tels que les benzodiazépines et les médicaments opioïdes <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. En 2021, l’étude PETRA1, conduite chez les étudiants lillois, avait retrouvé des facteurs associés à l’usage de ces médicaments : sexe féminin, âge plus élevé, suivi psychiatrique/psychologique, redoublement, symptomatologie de trouble déficit de l’attention – hyperactivité (TDAH) et polyconsommation <span><span>[3]</span></span>. Afin de suivre l’évolution et améliorer la compréhension de leur usage à partir de données nationales, nous avons reconduit l’enquête en 2023 en l’élargissant à d’autres universités françaises.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Les données sont issues de l’étude PETRA2, au cours de laquelle des questionnaires ont été envoyés par mail entre avril et juin 2023 à tous les étudiants de plus de 18 ans, inscrits aux universités de Lille, Paris-Cergy, Bordeaux et Grenoble. Les questions portaient sur les données sociodémographiques, académiques, l’usage d’autres SPA, la présence d’un suivi psychiatrique/psychologique ou addictologique et d’une symptomatologie en faveur d’un TDAH définie par un score supérieur ou égal à 4 à l’<em>Adult ADHD Self Report Scale</em> (ASRS) et un score supérieur ou égal à 46 à la <em>Wender-Utah Rating Scale</em> (WURS).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 7293 étudiants participants, 1172 (16,1 %) rapportaient un usage de médicaments opioïdes, 657 (9 %) un usage de benzodiazépines, et 579 (7,9 %) un usage combiné des deux substances depuis leur première rentrée universitaire ; 32 % des usagers de benzodiazépines et 12 % des usagers de traitements opioïdes rapportaient avoir déjà ressenti un sentiment de dépendance. La majorité avaient débuté leur usage au lycée ou lors de leur première année d’étude. Après ajustement, il n’y avait pas de différence significative d’usage en fonction de la ville ou des filières concernées. Les facteurs associés à l’usage de benzodiazépines et/ou de médicaments opioïdes étaient : un âge plus élevé, le sexe féminin, le redoublement, la présence de symptômes en faveur d’un TDAH, un usage de cannabis et de médicaments à base d’amphétamines (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). L’usage de benzodiazépines était également associé à celui de nouveaux produits de synthèse, et celui d’opioïdes à l’usage de GHB/GBL (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les données de 2023 confirment un usage prévalent de benzodiazépines et/ou de médicaments opioïdes en population étudiante, avec un sentiment de dépendance pour un étudiant sur trois et un début d’usage précoce. Les facteurs associés demeurent constants, soulignant l’importance d’une prévention ciblée dans les campus, pour garantir le bon usage du médicament et éviter la banalisation.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"79 6","pages":"Pages 738-739"},"PeriodicalIF":2.2,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698222","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}