{"title":"Profil clinique et immunologique du syndrome de Guillain-Barré dans une population sud-tunisienne","authors":"Aymen Ellouze , Sabrina Mejdoub , Nouha Farhat , Sawsan Feki , Hatem Masmoudi , Mariem Dammak , Hend Hachicha","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.068","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.068","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une polyradiculonévrite aiguë d’origine auto-immune. L’identification de biomarqueurs à visée diagnostique et pronostique permettrait d’améliorer la prise en charge des patients.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Étudier le statut sérologique des anticorps anti-gangliosides, des anticorps antinucléaires (AAN),le taux sérique du complément (C3, C4), le ratio neutrophiles/lymphocytes (RNL) et les associations cliniques et pronostiques.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients hospitalisés en Neurologie pour un SGB ont été recrutés prospectivement sur une période de 2 ans. Des échantillons sériques ont été collectés à l’admission pour la recherche des anticorps anti-gangliosides, des AAN et le dosage de C3 et C4. Le RNL a été calculé à partir des données de la numération formule sanguine. Le score de Guillain-Barré disability score (GDS) a été évalué mensuellement poursuivre l’évolution neurologique sur une période de 6 mois.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 40 patients. La protéinorachie (élevée dans 65,8 %) était corrélée avec l’âge, la sévérité initiale et le pronostic à 6 mois. La positivité des IgG anti-gangliosides (17,5 %) était associée au phénotype moteur et à une protéinorachie plus basse. Les AAN étaient positifs chez52,5 % des patients. Le taux de C3 (élevé dans 60,5 %) était corrélé à la sévérité initiale et aupronostic à distance. Le RNL (médiane : 3,12) était corrélé à la sévérité initiale.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats montrent une faible séroprévalence des anticorps anti-gangliosides au cours duSGB dans notre population Sud-Tunisienne. Les AAN sont positifs chez plus de la moitié despatients, en l’absence d’un diagnostic de connectivite. L’élévation du taux de C3 et du RNLreflète un état inflammatoire influençant la sévérité initiale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’intérêt des anticorps anti-gangliosides en routine est limité. La recherche des AAN ne doit pas être systématique. Le C3 pourrait être proposé comme un marqueur pronostique à mieux étudier.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S34"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143641967","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Revue neurologiquePub Date : 2025-03-18DOI: 10.1016/j.neurol.2025.01.066
Sandra Vukusic , Kerstin Hellwig , Riley M. Bove , Celia Oreja-Guevara , Ruth Dobson , Anna Shah , Edith Graham
{"title":"Lymphocytes B (LB) chez les nourrissons de femmes allaitantes atteintes de sclérose en plaques (SEP) recevant Ocrelizumab (OCR) : résultats de l’étude SOPRANINO","authors":"Sandra Vukusic , Kerstin Hellwig , Riley M. Bove , Celia Oreja-Guevara , Ruth Dobson , Anna Shah , Edith Graham","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.066","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.066","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>SOPRANINO est la première étude prospective pharmacocinétique (PK)/pharmacodynamique (PD) chez les femmes recevant ocrelizumab (OCR) pendant l’allaitement.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluation du taux de LB chez les nourrissons de femmes allaitantes atteintes de SEP recevant ocrelizumab ; de la réponse humorale aux vaccins, la tolérance, la croissance, le développement du nourrisson.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Critères d’inclusion : femmes SEP allaitantes, prenant OCR 2 à 24 semaines après l’accouchement. Critères d’évaluation principaux : proportion de nourrissons présentant une lymphopénie B 30<!--> <!-->jours après OCR et dose quotidienne moyenne d’OCR chez le nourrisson à 60<!--> <!-->jours.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize femmes et leurs nourrissons ont été inclus. Le transfert d’OCR dans le lait maternel était négligeable. OCR était indétectable dans le sérum des nourrissons. Les lymphocytes B étaient toujours dans les valeurs normales. Onze nourrissons (84,6 %) ont présenté<!--> <!-->≥<!--> <!-->1 événement indésirable (EI), dont 10<!--> <!-->≥<!--> <!-->1 infection infantile.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La plupart des EI chez les nourrissons étaient d’intensité légère à modérée (grade 1 ou 2), et une bronchiolite sévère (grade 3) a été rapportée et s’est résolue. Aucun EI grave n’est survenu. Aucune rechute n’a été observée pendant la grossesse ou la période post-partum et les nourrissons ont présenté une croissance et un développement normaux.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>30<!--> <!-->jours après OCR, les lymphocytes B des nourrissons étaient toujours dans les valeurs normales. Les résultats indiquent qu’OCR est compatible avec l’allaitement.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S33"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143642038","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les facteurs prédictifs du devenir fonctionnel dans la paralysie obstétricale du plexus brachial (POPB)","authors":"Soumaya Elarem , Haddada Ikram , Amina Karker , Nedra Elfeni , Aymen Hajsalah , Mouna Sghir , Wassia Kessomtini","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.095","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.095","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le devenir fonctionnel des enfants atteints de paralysie obstétricale du plexus brachial POPB reste la principale préoccupation de l’enfant, sa famille et des professionnels de santé.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire le devenir fonctionnel des enfants atteints de POPB et déterminer les facteurs qui y sont associés.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une cohorte descriptive rétrospective sur une période de 9 ans, incluant les enfants suivis pour POPB. Les données épidémiologiques, obstétricales, cliniques, para-cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies à différents temps du suivi. L’évaluation fonctionnelle au niveau de l’épaule s’est basée sur la classification de Mallet et l’évaluation globale sur la classification de Bahri.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons colligé 77 patients porteurs de 80 POPB. Une forme grave (score de Narakas à IV) a été retrouvée chez 12,5 % de notre population. Une bonne récupération fonctionnelle au niveau de l’épaule (score de Mallet<!--> <!-->≥<!--> <!-->III) a été notée chez 55 % des patients à l’âge de 2 ans et 67,9 % des POPB à l’âge de 4 ans. Globalement, le résultat fonctionnel était excellent (Bahri<!--> <!-->≥<!--> <!-->15) dans 50 % des cas à 2 ans et dans 62,5 % des cas à 4 ans. Le pronostic fonctionnel était significativement associé à la récupération du biceps à 3 mois (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004), au score de Narakas (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004) et l’observance de la rééducation fonctionnelle (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La paralysie obstétricale du plexus brachial demeure une affection obstétricale d’actualité malgré les progrès de l’obstétrique. La paralysie haute (C5-C6) est la plus observée. Le traitement conservateur occupe une place de choix pour assurer une bonne récupération.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La récupération fonctionnelle chez les enfants atteints de POPB est bonne. La prise en charge a été multidisciplinaire incluant rééducation fonctionnelle et chirurgie.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S48"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143642370","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Revue neurologiquePub Date : 2025-03-18DOI: 10.1016/j.neurol.2025.01.033
Anissa Azza Mousli , Rania Zouari , Amine Rachdi , Zakaria Saeid , Fatma Nabli , Dina Ben Mohamed , Samia Ben Sassi
{"title":"Dépression et anxiété dans la maladie de parkinson familiale : fréquence et facteurs pronostiques","authors":"Anissa Azza Mousli , Rania Zouari , Amine Rachdi , Zakaria Saeid , Fatma Nabli , Dina Ben Mohamed , Samia Ben Sassi","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.033","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.033","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dépression est un symptôme non moteur fréquent dans la maladie de Parkinson (MP), avec un impact important sur la qualité de vie. Cependant, sa fréquence dans les MP monogéniques demeure inconnue.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer la fréquence de la dépression et l’anxiété dans la MP familiale (MPF) et leurs facteurs pronostiques afin d’établir un profil psycho-affectif selon le profil génétique.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Dans cette étude prospective, nous avons inclus 158 patients avec MPF et ayant bénéficié d’une étude génétique (classés PARK8, PARK6, PARK2 et familles non liées [FNL]). La dépression et l’anxiété étaient évaluées par les items 1,3 et 1,4 de l’échelle MDS-UPDRS IA et par l’échelle de dépression gériatrique (GDS). Des corrélations avec les signes moteurs et non moteurs ont été recherchées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen de début de la MP était de 52,16<!--> <!-->±<!--> <!-->13,62 ans avec un délai d’évolution de la MP moyen de 11,85<!--> <!-->±<!--> <!-->9,36 ans. Selon MDS-UPDRS I, 56,33 % (37 PARK8, 10 PARK6, 1 PARK2, 41 FNL) avaient une dépression et 67,09 % (42 PARK8, 12 PARK6, 4 PARK2, 48 FNL) avaient une anxiété, sans différence significative entre les groupes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,437 et 0,294). Le GDS moyen était de 14,93<!--> <!-->±<!--> <!-->6,77, corrélé au MDS-UPDRSII, fluctuations motrices, troubles cognitifs et du sommeil, et dysautonomies (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,019, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,000, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,008 et <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,000).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La dépression touche 31 % des MP à début précoce, 21 % des cas à début tardif et jusqu’à 44 % des MP monogénique. Elle est liée à des altérations neurochimiques avec dysfonctionnement des systèmes dopaminergiques, sérotoninergiques et noradrénergiques, mais aussi à une susceptibilité génétique commune à la dépression et à la MP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Caractériser les troubles psychiatriques dans la MPF selon le profil génétique permettrait d’élargir le phénotype clinique de certaines mutations pour y intégrer les troubles psycho-affectifs comme caractéristique clinique.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S15"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143642195","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Scolarisation chez les enfants à besoin spécifique dans un pays à revenu intermédiaire","authors":"Nedra Elfeni , Zeineb Mrizak , Marwa Ghanmi , Mtaoua Sahbi","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.055","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.055","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les enfants handicapés ou ayant besoin de soins de santé spécialisés ont droit à des services d’éducation publique appropriés et gratuits. Ces enfants doivent être pris en charge en fonction de leurs besoins.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Le but de notre étude est d’évaluer la prévalence de la fréquentation scolaire chez les enfants souffrant d’ handicap.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude quantitative descriptive réalisée auprès d’enfants à besoins spécifiques ayant participé à une caravane de santé organisée par une équipe de médecins physiques, qui s’est déroulée sur une journée dans un hôpital de périphérie, en étudiant les données démographiques, l’état clinique et l’état scolaire. Les données ont été recueillies à l’aide d’un formulaire préétabli.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinquante enfants ont été évalués, dont 52 % de filles. L’âge moyen était de 8,36<!--> <!-->±<!--> <!-->5,4 ans. Seulement 58,3 % des enfants étaient exclusivement nourris au sein. Les 2 pathologies les plus fréquentes étaient le retard mental et la trisomie 21 (20 %), suivies par la surdité congénitale (16 %) et l’infirmité motrice cérébrale (12 %). Seuls 5 enfants malentendants ont reçu un implant cochléaire. Quarante pour cent de ces enfants n’allaient pas à l’école. L’éloignement géographique étaient la principale raison de la non-scolarisation (80 %). Tous les patients n’avaient pas d’activités sociales.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans notre étude l’éloignement géographique étaient la principale obstacle à la non-scolarisation de ses enfants qui est conforme aux données de la littérature.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Malgré l’appel à l’égalité d’éducation, les enfants ayant des besoins spéciaux rencontrent des difficultés et font face à des obstacles persistants à l’éducation. Les obstacles à l’éducation de ces enfants sont de nature différente.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Pages S26-S27"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143642198","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Revue neurologiquePub Date : 2025-03-18DOI: 10.1016/j.neurol.2025.01.035
Jérémie Thezenas , Mégane Heuzé-De Raeve
{"title":"REFORMEHPARK : recensement des connaissances et des besoins en formation des professionnels en EHPAD pour la maladie de Parkinson","authors":"Jérémie Thezenas , Mégane Heuzé-De Raeve","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.035","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.035","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Depuis plusieurs années, les EHPAD représentent le dernier lieu de vie des patients parkinsoniens. La difficulté est de connaitre l’expertise de cet environnement pour faire progresser qualitativement les accompagnements et éviter les difficultés des prises en soins.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Connaître la connaissance initiale des professionnels d’EHPAD. Cibler les faiblesses d’apprentissage des professionnels. Permettre de faire émerger une demande spontanée de formation et de sujets pour faire monter en compétences les professionnels.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude quantitative a été effectuée sur la base d’un questionnaire diffusé à l’échelle nationale. Au total, 430 questionnaires ont été remplis par des paramédicaux (92 % par des IDE ou AS). Ils ont été retournés et analysés afin de déterminer des réponses aux objectifs précités. Plusieurs entretiens ont été effectués auprès de différents professionnels (AS, IDE et IDEC) afin de préciser les conditions de travail et de formation de professionnels d’EHPAD.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>On observe dans les résultats, une résistance des idées reçues : l’akinésie et le tremblement (42 % tous les deux) sont estimés centraux dans le diagnostic. Si l’atteinte parkinsonienne est largement connue comme maladie neurodégénérative (92 %), certains symptomes (douleur 51 %, dépression 41 % et anxiété 47 %) ne sont pas considérés comme directement reliés aux syndromes parkinsoniens. Par ailleurs, les agonistes dopaminergiques sont peu connus des professionnels (Sifrol 25 % et Requip 21 %). Les entretiens qualitatifs mettent en avant la place centrale de l’AS dans la distribution des médicaments et la méconnaissance des règles de bonne observance en lien avec un manque de formation des IDE.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>En termes de besoins de formations, les demandes sont assez vastes mais des tendances se dégagent. 88 % souhaitent être formés sur différents aspects : l’accompagnement est en première position (82 %) suivi par la connaissance de la maladie (73 %). Puis on remarque une demande homogène sur les traitements, la mobilisation des patients et la fin de vie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les professionnels d’EHPAD connaissent certains aspects des syndromes parkinsoniens. Au vu des résultats, un travail doit être engagé en s’adaptant aux demandes spécifiques afin de favoriser l’expertise envers les patients parkinsoniens.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S16"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143641744","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Revue neurologiquePub Date : 2025-03-18DOI: 10.1016/j.neurol.2025.01.031
Manon Auffret , Marc Verin
{"title":"Prise en charge de la maladie de Parkinson en soins primaires : une session de formation d’une journée destinée aux médecins généralistes et aux pharmaciens d’officine","authors":"Manon Auffret , Marc Verin","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.031","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.031","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les médecins généralistes (MG) et pharmaciens d’officine sont des acteurs de soins essentiels pour les patients parkinsoniens, mais des lacunes dans les connaissances neurologiques peuvent nuire à la qualité des soins.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Améliorer (i) les connaissances des acteurs de soins primaires (MG et pharmaciens) sur la maladie de Parkinson (MP), depuis le diagnostic jusqu’aux soins de fin de vie et (ii) accroître leur confiance dans la dispensation de soins aux patients parkinsoniens.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>La journée de formation a été conçue pour couvrir l’ensemble du parcours de soins du patient (évaluation clinique/diagnostic, options thérapeutiques, prise en charge non médicamenteuse, soins palliatifs/de fin de vie), et la prise en soins primaires multidisciplinaire (MG, pharmaciens, IDE, HAD, dentistes, associations de patients). Des ateliers ont été organisés pour présenter des dispositifs (e.g. apomorphine) et discuter de cas pratiques. Les objectifs de l’étude ont été évalués par l’analyse d’une échelle de Likert en cinq points avant et après l’intervention.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 22 médecins généralistes et 9 pharmaciens ont participé au programme. L’évaluation pré/post a été complétée par 20 médecins généralistes et 5 pharmaciens. L’analyse de l’enquête avant et après l’intervention a révélé des augmentations significatives des niveaux de confort rapportés dans toutes les dimensions analysées, pour les MG comme pour les pharmaciens d’officine (<span><span>Tableau 1</span></span>, <span><span>Tableau 2</span></span>). La logistique et la communication ont été assurées par le service de formation continue de l’université.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ce programme d’une journée a été bien accueilli par les MG et pharmaciens, améliorant significativement leur confiance dans leur capacité à dispenser des soins aux patients atteints de MP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Des sessions de formation médicale continue spécifiquement conçues pour les acteurs de soins primaires pourraient contribuer à plus grande échelle à l’amélioration des soins et de la qualité de vie des patients atteints de MP.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Pages S13-S14"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143641825","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Une présentation rare de la neuromyélite optique : quand une maladie auto-immune imite une tumeur de la moelle épinière","authors":"Hatem Daoud, Maatoug Ahmed, Kammoun Talel, Raddaoui Walid, Imen Dammak, Zaher Boudawara Mohamed","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.077","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La neuromyélite optique (NMO) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central. Elle se caractérise par une inflammation sévère et une démyélinisation, entraînant des symptômes neurologiques graves qui peuvent mimer une tumeur médullaire.</div></div><div><h3>Observation</h3><div>Une femme de 44 ans se présente avec une douleur dorsale progressive depuis 2 mois, accompagnée d’une lourdeur bilatérale des membres inférieurs et de paresthésies. Au cours des 10 derniers jours, elle a développé une incontinence urinaire et fécale. Elle signale des troubles de la marche, principalement à gauche, nécessitant une assistance unilatérale. L’examen clinique révèle une monoparésie spastique du membre inférieur gauche, une atrophie musculaire et une hypoesthésie du membre inférieur droit. Les réflexes ostéotendineux sont vifs bilatéralement, avec un signe de Babinski positif à gauche, et un niveau sensitif est noté à T4. La présentation clinique suggère une compression médullaire. Une IRM médullaire révèle une lésion intramédullaire étendue de C6 à T5, iso-intense en pondération T1, hyperintense en T2, associée à un œdème médullaire et un rehaussement modéré hétérogène après injection de gadolinium. Cette lésion contient deux cavités kystiques syringomyéliques polaires. Étant donné la présentation clinique, le diagnostic de tumeur médullaire a été envisagé ; toutefois, les résultats radiologiques n’étaient pas typiques, conduisant à envisager une cause inflammatoire ou immunologique. Les tests biologiques et immunologiques ont révélé des anticorps anti-NMO positifs, confirmant le diagnostic de neuromyélite optique (NMO).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La NMO présente des défis diagnostiques importants en raison de la similitude de certaines lésions avec celles des tumeurs médullaires. Les lésions longitudinalement étendues peuvent provoquer des effets de masse, créant une confusion diagnostique. Les techniques d’imagerie telles que l’IRM sont essentielles pour différencier les lésions inflammatoires des tumeurs, mais des tests biologiques, comme la détection des anticorps anti-NMO, sont cruciaux pour un diagnostic précis.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La NMO peut occasionnellement imiter les tumeurs médullaires en raison des effets de masse des lésions longitudinales étendues. Cela peut entraîner des diagnostics tardifs, des procédures invasives inutiles et des résultats potentiellement aggravés.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S39"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143641943","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Profils patients et traitement de première ligne dans la maladie de Parkinson (MP), étude basée sur les données de l’Échantillon au 1/200e du Système national des données de santé (ESND)","authors":"Bertrand Degos , David Devos , Caroline Giordana , Agnès Sommet , Olivier Rascol , Alexandre Lafourcade , Tiphaine Rouaud","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.034","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les parcours de soins des patients avec MP en France sont relativement peu connus hors centres experts et essais thérapeutiques. Quelle est la réalité de leur prise en charge ?</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques des patients parkinsoniens ainsi que les choix de traitement antiparkinsonien de première ligne dans la MP à partir des données de l’ESND.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude de cohorte rétrospective de patients de plus de 20 ans avec une ALD/hospitalisation pour MP ou au moins 3 délivrances d’antiparkinsoniens sur un an, identifiés dans l’ESND. Une description des profils démographiques et cliniques des patients et de la première ligne de traitements antiparkinsoniens stratifiée sur l’âge des patients lors de l’initiation des traitements antiparkinsoniens a été réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 11 095 patients MP analysés, 50,1 % étaient des hommes. Les traitements de première intention chez les patients<!--> <!-->≥<!--> <!-->70 ans (63,3 %) comportaient : lévodopa<!--> <!-->+<!--> <!-->inhibiteur décarboxylase (64,9 %), piribédil (9,8 %), pramipexole (9,1 %), avec une durée moyenne de 2,8 ans, et un seul traitement pour 69,9 %. Pour les patients<!--> <!--><<!--> <!-->70 ans, ils comportaient : pramipexole (31,0 %), lévodopa<!--> <!-->+<!--> <!-->inhibiteur décarboxylase (18,8 %), ropinirole (17,9 %), durée moyenne de la ligne de 3 ans, une seule ligne pour 53,6 %.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude souligne des différences de stratégies thérapeutiques selon l’âge des patients à l’initiation des traitements : prédominance de la lévodopa<!--> <!-->+<!--> <!-->inhibiteur décarboxylase chez les plus de 70 ans et agonistes dopaminergiques chez les plus jeunes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces résultats montrent une diversité des approches avec les centres experts.</div><div>L’âge de 70 ans reste un paramètre critique dans le choix de première ligne entre Levodopa et agoniste dopaminergique.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S15"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143641968","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Impact de l’épilepsie sur les pratiques de conduite automobile : effet du genre","authors":"Lucile Guillermier , Cécile Sabourdy , Emeline Four , Laurence Paire-Ficout , Maud Ranchet","doi":"10.1016/j.neurol.2025.01.015","DOIUrl":"10.1016/j.neurol.2025.01.015","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’épilepsie entraîne des déficits cognitifs, notamment attentionnels, qui peuvent affecter la conduite. Par ailleurs, ces effets peuvent être modulés par le facteur genre, lequel influence les comportements au volant.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Examiner l’impact de l’épilepsie et du genre sur les pratiques de conduite auto-déclarées, en analysant les difficultés, comportements d’évitement, et stratégies d’adaptation mises en place.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude exploratoire a utilisé un questionnaire en ligne pour examiner l’impact de l’épilepsie et du genre sur les pratiques de conduite chez les conducteurs épileptiques comparés aux conducteurs non épileptiques. Diffusé entre avril et octobre 2024, le questionnaire anonyme comportait 37 questions pour les participants épileptiques et 25 pour les non-épileptiques. Il collectait des données sociodémographiques, explorait les pratiques de conduite, difficultés rencontrées, situations évitées et stratégies d’adaptation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 641 répondants (93 épileptiques, 64,5 % de femmes ; 548 non-épileptiques, 69,9 % de femmes), les personnes épileptiques déclaraient plus d’évitements et de stratégies que les non-épileptiques (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les femmes rapportaient davantage de difficultés, d’évitements (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et de stratégies (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) que les hommes. L’interaction entre l’épilepsie et le genre concernant les évitements était significatif (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), montrant que les femmes épileptiques évitaient davantage les situations de conduite.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les résultats montrent que l’épilepsie est associée à davantage de comportements d’évitement et stratégies d’adaptation. Les femmes, quel que soit leur statut (épileptiques ou non-épileptiques), rapportent plus de situations les mettant en difficulté. Par ailleurs, les femmes épileptiques sont plus enclines à éviter ces situations, ce qui pourrait indiquer une anxiété et une perception des risques plus marqués chez elles.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude met en évidence l’impact de l’épilepsie et du genre sur les comportements de conduite déclarés. Ce sujet reste peu étudié et souligne l’importance de considérer le genre dans cette problématique.</div></div>","PeriodicalId":21321,"journal":{"name":"Revue neurologique","volume":"181 ","pages":"Page S5"},"PeriodicalIF":2.8,"publicationDate":"2025-03-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143642017","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}