{"title":"Hysteria nostalgia in contemporary French cinema","authors":"Kate Erskine","doi":"10.1177/09571558261472710","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261472710","url":null,"abstract":"This article examines the renewed cultural fascination with hysteria through an analysis of two contemporary French films, Alice Winocour's <jats:italic toggle=\"yes\">Augustine</jats:italic> (2012) and Mélanie Laurent's <jats:italic toggle=\"yes\">Le Bal des folles</jats:italic> (2021), both set in the Salpêtrière, the nineteenth-century birthplace of medicalized hysteria and its visual blueprint. Drawing on Georges Didi-Huberman's theorization of spectacle as constrained agency, Leger Grindon's framework of spectacle in historical fiction film, and scholarship on postfeminist sensibility, the author argues that the shared historical setting illuminates tensions and shifts in mainstream feminism over the last 15 years. Winocour mobilizes postfeminist fantasies of sexual empowerment, positioning the doctor–patient power imbalance as a site of strategic feminine agency, while Laurent foregrounds institutional violence and the limits of individualized resistance, positioning collective solidarity as the only meaningful counter to patriarchal structures. The films reveal how nineteenth-century hysteria functions as a malleable cultural idiom for working through contemporary gender anxieties.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"9 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-08-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148809934","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"L’extension illimitée du marché et de la technique : Une dystopie libérale dans Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq","authors":"Mona El Khoury","doi":"10.1177/09571558261475959","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261475959","url":null,"abstract":"Publié en 2017, Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq met en scène un monde où les individus les plus fortunés possèdent des clones tenus en réserve comme réservoirs d’organes, tandis que des robots omniprésents acquièrent une sensibilité humaine grâce au travail aliénant des « cliqueurs ». À partir de la voix de Viviane, narratrice réfugiée dans la forêt et clone qui s’ignore, cet article propose de lire le roman comme une dystopie proprement libérale, née de la conjonction de deux mouvements : l’extension illimitée du marché et l’extension non encadrée de la technique. Contre l’opposition canonique entre la dystopie de Huxley (fabrication des corps) et celle d'Orwell (surveillance totale), on montre que le roman de Darrieussecq fait converger les deux régimes en une dystopie de la substitution généralisée, où le vivant lui-même devient archive. L'analyse se déploie en deux temps. Le premier, consacré à l’extension de la technique, examine le clic-work – cette humanisation des robots qui a pour envers la robotisation des humains – puis la mise en données du vivant, éclairée par le « dataïsme » théorisé par Harari. Le second, consacré à l’extension du marché, suit la marchandisation des corps que le clonage institue, jusqu’aux débats contemporains sur les techniques procréatives, où l’on convoque Sylviane Agacinski. En dialogue avec Bernard Stiegler et Michel Foucault, l’article soutient que le roman rend sensible un biopouvoir entendu comme emprise sur la vie, réduite à un stock disponible. La conclusion en propose le retournement : par l’écriture du cahier de Viviane, par la décélération et par la relation renouée aux animaux, le roman esquisse la reconquête d’un corps propre – et fait de la forêt, zone d’opacité soustraite au quadrillage technique, le lieu d’une réappropriation du vivant","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"380 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-08-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148768357","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La fabrique de la race par les industries culturelles françaises. Sortir de la colourblindness ?","authors":"Karim Hammou, Emily Q. Shuman","doi":"10.1177/09571558261455362","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261455362","url":null,"abstract":"Résumé L’introduction au numéro spécial « Race and the cultural industries in France » explore la façon dont la race, comprise comme un rapport social de pouvoir, structure le fonctionnement ordinaire des industries culturelles françaises comme les propriétés formelles de leurs productions. Elle invite en ce sens à dépasser l’ignorance du racisme qui caractérise la majeure partie des recherches sur l’organisation des industries culturelles françaises. Elle propose également de déplacer le regard académique sur les œuvres, souvent saisies dans une opposition terme à terme entre rhétorique républicaine d’aveuglement à la race, et dévoilement esthétique de la réalité de la race dans l’Hexagone. Ce texte plaide au contraire pour une analyse des logiques multiples et contestées de racialisations informant tant les politiques de production culturelle que les politiques de représentation des œuvres littéraires, musicales et audiovisuelles. Ce faisant, l’introduction offre un état des lieux interdisciplinaires des travaux consacrés aux processus de racialisation dans les industries culturelles hexagonales, qu’ils s’inspirent de la sociologie, de l’histoire, des <jats:italic toggle=\"yes\">cultural studies</jats:italic> , ou de l’esthétique.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"101 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-06-16","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285717","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"1830, la république et la femme fatale : Mérimée, Carmen et La Vénus d’Ille","authors":"Lisa Zeller","doi":"10.1177/09571558261455361","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261455361","url":null,"abstract":"Résumé La critique s’est souvent intéressée à l’enracinement de l’histoire de <jats:italic toggle=\"yes\">Carmen</jats:italic> dans l’histoire politique de la monarchie de Juillet. J’approfondis l’association des bohémiens et du républicanisme en étudiant la fiction dans le contexte de l’imaginaire ambivalent du peuple et de la république démocratique, à la suite de la révolution de 1830. Le mythe bourgeois de la femme fatale se révèle ainsi être une « parole dépolitisée » (Barthes), dont l’enracinement historique et politique apparaît notamment lorsqu’on étudie l’évolution de l’association des ‘bohémiens’ à la révolution, d’ <jats:italic toggle=\"yes\">Hernani</jats:italic> (1830) à <jats:italic toggle=\"yes\">Carmen</jats:italic> (1845), en passant par <jats:italic toggle=\"yes\">Notre-Dame de Paris</jats:italic> (1831). Le héros populaire hugolien d’avant la révolution cède alors la place à une femme fatale diabolisée, qui doit elle-même fatalement mourir. La nouvelle de Mérimée peut alors être lue comme une recherche des raisons de l’issue de la révolution de Juillet, à savoir la ‘mort’ de la république, dans le contexte d’une réflexion sur le césarisme dans les années 1840. La hantise fantastique de <jats:italic toggle=\"yes\">La Vénus</jats:italic> <jats:italic toggle=\"yes\">d’Ille</jats:italic> (1837) comprise comme la hantise d’un imaginaire de la république refoulée confirme ensuite la thèse sur le mythe de la femme fatale comme parole dépolitisée.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"328 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-06-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285719","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"The photographs of Ma sœur aux yeux d’Asie : In memory of Odette Ragon","authors":"Benjamin Hiramatsu Ireland","doi":"10.1177/09571558261455360","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261455360","url":null,"abstract":"This article examines Michel Ragon's <jats:italic toggle=\"yes\">Ma sœur aux yeux d’Asie</jats:italic> (1982) to retrace the identity of his <jats:italic toggle=\"yes\">métisse</jats:italic> , Franco-Cambodian half-sister, Odette Ragon, who occupies a central yet precarious place in the narrative. Drawing on interviews, notably with the author's wife Françoise Ragon, this study shows how Ragon's autofiction constructs largely fabricated versions of his father, his father's experiences in colonial Indochina, and his half-sister, whose voice is ventriloquized by the author-narrator. While the novel appears to grant Odette narrative visibility, it ultimately fails to render her as a decolonial subject, reinscribing the Orientalist and patriarchal dynamics it ostensibly critiques. To address this limitation, this article assembles a photographic counter-archive by reproducing previously unpublished images of Odette. These photographs both intersect with and exceed the novel's narrativized representations, restoring a material continuity to her life while exposing the limits of its fictional framework. By juxtaposing Odette's visual trace with her mediated narrative, this article invites readers to reimagine her as a historical subject beyond the representational confines of autofiction.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"29 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-05-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285749","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les inégalités de représentation ethnoraciale dans les albums jeunesse : une entrée pour saisir la production de la race dans les industries culturelles françaises","authors":"Lila Belkacem, Amandine Chapuis, Fanny Gallot, Hugo Harari-Kermadec, Francine Nyambek-Mebenga, Gaël Pasquier","doi":"10.1177/09571558261443617","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261443617","url":null,"abstract":"Résumé Le secteur éditorial de la littérature jeunesse constitue un domaine majeur des industries culturelles à destination des enfants. Pourtant, en France, les travaux scientifiques se sont concentrés sur l’analyse littéraire ou didactique de ses productions, laissant souvent de côté les représentations sociales qu’il véhicule. En particulier, les recherches qui se sont penchées sur les représentations ethnoraciales dans les albums de littérature jeunesse sont peu nombreuses. Cet article entend combler ce manque en présentant les résultats d’une enquête quantitative qui s’appuie sur un corpus exhaustif d’albums jeunesse publiés en septembre 2021. En articulant les propriétés ethnoraciales des personnages à leur genre, à leur classe sociale et aux contextes géographiques au sein desquels ils apparaissent, il met en évidence des inégalités de représentation ethnoraciale. On observe une augmentation de la visibilité des personnages perçus comme non blancs dans les albums, mais leur cantonnement relatif dans des positions périphériques ne traduit pas toujours des représentations ethnoraciales plus égalitaires. L’étude explore enfin l’influence des politiques éditoriales, des traductions et des franchises en littérature jeunesse, révélant un contexte de sensibilité apparemment croissante à la question des inégalités de représentation ethnoraciale, mais où la norme de blanchité reste dominante.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"69 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-05-21","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285751","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"‘Servir avec désintéressement la cause du cinéma français’: Julien Duvivier’s film columns in Cinémonde (1946–1947)","authors":"Ben McCann","doi":"10.1177/09571558261445334","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261445334","url":null,"abstract":"In 1946, French film director Julien Duvivier was invited by the popular film magazine <jats:italic toggle=\"yes\">Cinémonde</jats:italic> to write a series of weekly columns and give his anonymous views on current filmmaking policy in France and the role of the popular film critic and rate new film releases. Writing under the pseudonym ‘Platon' between October 1946 and February 1947, Duvivier wrote fascinating interventions that reveal a great deal about his own aesthetic, formal and ideological preoccupations and his proposed direction of travel for France’s post-war film industry. This article will demonstrate how the director provides a snapshot of a domestic film culture grappling with new concerns. It will argue that he deftly articulates a set of positions that contribute to broader discussions around the direction of the post-war French film industry. And it will show how Duvivier proposes a particular view of cinematic realism that combines different aesthetic and ideological strands.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"57 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-05-20","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285752","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La figure maternelle chez Mahi Binebine : Entre absence, possessivité et quête d'idéal","authors":"Sidi Mohamed Bouhssine","doi":"10.1177/09571558261443616","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261443616","url":null,"abstract":"Résumé Cet article analyse la figure maternelle dans l'œuvre de Mahi Binebine, en explorant les thèmes de l'absence, de la possessivité et de l'idéalisation dans la relation mère-enfant. Une exégèse textuelle, combinée aux cadres théoriques de la psychologie de l'attachement et de la psychanalyse, permet de déconstruire la complexité de cette figure et d'élucider son influence sur la construction identitaire des personnages. Loin d'une approche réductrice, l'étude révèle comment Binebine explore avec nuance les tensions et les paradoxes de l'expérience maternelle, mettant en lumière les vulnérabilités et les aspirations qui modèlent la condition humaine. Cette analyse contribue à une compréhension plus riche des dynamiques familiales et des enjeux psychologiques complexes dans la littérature contemporaine.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"22 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-05-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148285753","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La race dans le rap français, un signifiant flottant ? Diam's et la construction d'une persona en clair-obscur","authors":"Keivan Djavadzadeh","doi":"10.1177/09571558261443619","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261443619","url":null,"abstract":"Résumé À travers l’examen de la persona de Diam's, cet article interroge la façon dont la race se pose en signifiant flottant dans le rap de la seconde moitié des années 2000 en France. Première rappeuse française à avoir rencontré le succès auprès du grand public, Diam's est l’objet d’une attention particulière de la part des médias, qui l’érigent en représentante de la jeunesse métissée des banlieues. La médiatisation de l’artiste emprunte à la figure de la «jeune fille de banlieue», construite à l’intersection du genre, de la race et de la classe. Dans le contexte français où parler ouvertement de race est un tabou et où la culture vient signifier la différence, l’association de la rappeuse à la banlieue et son ascendance chypriote par son père participent alors à une forme de trouble dans son identification raciale.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"35 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-04-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"148589123","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Maxime Cervulle, Anamik Saha, Karim Hammou, Emily Q. Shuman
{"title":"Encoding, decoding race. The politics of production and reception in cultural industries","authors":"Maxime Cervulle, Anamik Saha, Karim Hammou, Emily Q. Shuman","doi":"10.1177/09571558261420124","DOIUrl":"https://doi.org/10.1177/09571558261420124","url":null,"abstract":"In this joint interview, Anamik Saha and Maxime Cervulle discuss their respective acts of scholarship. Their research shares a common root in British Cultural Studies, particularly in the foundational work of Stuart Hall. Based on distinct case studies and research trajectories in two different academic contexts, each scholar has offered essential contributions to the study of how race configures the contemporary cultural industries. Their exchange particularly homes in on how to grasp the relationship between race and popular culture in the current conjuncture, and defends a view of research as a political intervention within a situated power dynamic.","PeriodicalId":12398,"journal":{"name":"French Cultural Studies","volume":"5 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.4,"publicationDate":"2026-04-13","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147682085","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"社会学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}