{"title":"Chirurgie combinée de l’arthrose radio-carpienne et trapézo-métacarpienne","authors":"Salame Hammadich Al-Mohamed , Rémy Lavigne , Pierre-Emmanuel Chammas , Bertrand Coulet , Michel Chammas","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101855","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101855","url":null,"abstract":"<div><div>L’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé entraîne une hausse des formes symptomatiques d’arthrose radio-carpienne (ARC) et trapézo-métacarpienne (ATM). Une chirurgie combinée des deux localisations pourrait améliorer les résultats cliniques, réduire la convalescence et optimiser la balance médicoéconomique. Cette étude compare les résultats d’une prise en charge combinée ARC<!--> <!-->+<!--> <!-->ATM à ceux d’une chirurgie isolée ARC ou ATM chez les patients avec formes symptomatiques.</div><div>Étude rétrospective monocentrique portant sur 9 patients opérés par chirurgie combinée ATM et ARC entre décembre 2000 et 2023. La chirurgie de l’ATM était une arthroplastie totale trapézo-métacarpienne et celle de l’ARC une scaphoïdectomie et arthrodèse partielle du carpe 4 os (A4O). La chirurgie combinée associait, lors du même temps opératoire, ces deux techniques. Les patients opérés d’une chirurgie combinée ont été comparés à ceux ayant subi une PTM seule ou une A4O seule, appariés par caractéristiques démographiques (sexe et âge). Les comparaisons ont porté sur la force de pince pouce-index, la force de préhension palmo-digitale, la mobilité du pouce selon Kapandji et la stabilité radiographique des implants. La mobilité du poignet et la consolidation de l’A4O ont aussi été évaluées. Les taux de complications et de réinterventions ont également été analysés.</div><div>Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes chirurgie combinée et chirurgie seule pour l’ensemble des paramètres cliniques étudiés. À long terme, il n’y avait pas de descellement des implants et toutes les A4O avaient fusionné. Aucune complication mécanique ou réopération n’a été relevée. Quatre patients ont été perdus de vue.</div><div>Les points forts de cette étude sont l’homogénéité des échantillons de chirurgie isolée ou combinée, l’exhaustivité des mesures et leur concordance avec les résultats rapportés dans la littérature avec des procédures isolées. Les limites incluent la taille limitée de l’échantillon, les perdus de vue et le caractère monocentrique de notre étude.</div><div>La chirurgie combinée en un temps des arthroses radio-carpiennes et trapézo-métacarpiennes semble fiable cliniquement et radiographiquement comparée aux chirurgies isolées. Elle pourrait réduire la convalescence globale et améliorer la balance médicoéconomique chez les patients souffrant d’arthroses multiples de la main au stade chirurgical.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101855"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152120","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Étude comparative de la désaxation du carpe dans l’arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne : influence de la morphologie du lunatum selon Viegas sur la sévérité de la DISI et de la subluxation capito-lunaire","authors":"Cerise Gosselin , Charline Garçon , Pierre-Emmanuel Chammas , Cyril Lazerge , Bertrand Coulet , Michel Chammas","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101832","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101832","url":null,"abstract":"<div><div>Dans l’arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT), la verticalisation du scaphoïde occasionne le plus souvent une désaxation du carpe responsable d’une DISI (dorsal intercaleted segment instability) voire d’une subluxation postérieure du capitate par rapport au lunatum. Cette désaxation est susceptible de s’aggraver après traitement chirurgical par résection du pôle distal du scaphoïde. L’hypothèse de notre étude est que la morphologie du lunatum selon Viegas influe sur l’importance de la DISI dans l’arthrose STT non opérée.</div><div>Cette étude rétrospective a analysé les radiographies face et profil de 35 patients ayant une arthrose STT non opérée. Les principaux résultats radiographiques mesurés comprenaient la présence d’un DISI selon l’angle radio-lunaire, la morphologie du lunatum selon le type de Viegas 1 ou 2, la subluxation lunatum/capitatum, l’angle scapho-capitatum et la sévérité de l’arthrose STT selon.</div><div>L’analyse radiographique a révélé des différences statistiquement significatives concernant la présence de DISI, la subluxation lunatum/capitatum et l’angle scapho-capitatum entre les classifications Viegas 1 et Viegas 2. Ces résultats soutiennent l’hypothèse selon laquelle la désaxation du carpe est plus sévère chez les patients ayant un lunatum de morphologie de type Viegas 2.</div><div>L’étude confirme que l’arthrose STT présente une DISI et une subluxation capito-lunaire dorsale plus prononcées chez les patients ayant une morphologie du lunatum de type Viegas 2 comparés aux patients Viegas 1. Ces résultats radiographiques peuvent guider le choix du traitement chirurgical de l’arthrose STT.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101832"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152511","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Repérage arthroscopique de l’articulation piso-triquétrale par le bubble sign ?","authors":"Valérie Matter-Parrat","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101830","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101830","url":null,"abstract":"<div><div>Les douleurs du bord ulnaire du poignet sont souvent difficiles à diagnostiquer malgré l’examen clinique et les examens complémentaires. L’arthroscopie diagnostique du poignet permet de compléter le bilan. La plupart des auteurs décrivant l’arthroscopie diagnostique pour douleurs ulnaires du poignet insistent sur les pathologies du TFCC et du ligament luno-triquétral et sur le conflit ulno-carpien. Les pathologies piso-triquétrales ont tendance à être sous-évaluées. Enfin, l’arthroscopie piso-triquétrale a été décrite comme difficile, nécessitant expérience et persévérance. Cet article a pour objectif de présenter un signe arthroscopique : le « bubble sign », permettant de repérer l’articulation piso-triquétrale.</div><div>Cette étude rétrospective portait sur 21 patients ayant bénéficié d’une arthroscopie du poignet et chez lesquels le « bubble sign » a été recherché. Le « bubble sign » est réalisable lors d’une arthroscopie avec irrigation et traction verticale. Le « bubble sign » est positif quand sont visualisées des bulles d’air et leur mouvement de va et vient lors de la pression itérative du pisiforme par le doigt de l’opérateur. Ces bulles d’air proviennent de l’articulation piso-triquétrale lorsqu’il existe une communication avec l’articulation radio-carpienne (type 3 et 4 d’Arya).</div><div>Le « bubble sign » a été retrouvé chez 19 patients. Le « bubble sign » n’a pas été retrouvé chez 2 patients : un patient ne présentait pas de communication articulaire entre l’articulation piso-triquétrale et l’articulation radio-carpienne sur l’arthro-scanner (vrai négatif) et un patient chez qui l’articulation n’a pas été retrouvée malgré la communication sur l’arthroscanner (faux négatif). Sept patients avaient une pathologie piso-triquétrale (chondromatose, kyste synovial, arthrose) qui a été traitée par arthroscopie dans le même temps opératoire (exérèse de kyste, synovectomie, exérèse de chondromes).</div><div>Le « bubble sign » a permis de repérer l’articulation piso-triquétrale pour le diagnostic et le traitement de ses pathologies. Toutefois, ce signe n’est présent que lors d’une arthroscopie avec irrigation et lorsqu’il existe une communication articulaire de type 3 ou 4 de la classification d’Arya. Arya et son équipe retrouvaient dans leur étude arthroscopique 54 % de types 3 et 4. Les études radiologiques retrouvaient quant à elles une communication dans 73 % à 88 % des cas.</div><div>Le « bubble sign » permettrait de faciliter le repérage de l’articulation piso-triquétrale lors d’une arthroscopie du poignet sous réserve de la présence d’une communication articulaire entre l’articulation piso-triquétrale et l’articulation radio-carpienne.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101830"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143151425","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Chabihi Zakaria , Naour Mustapha , Demnati Brahim , Fath El Khir Yassine , Boumediane El Mehdi , Benhima Mohamed Amine , Abkari Imad
{"title":"Management of floating elbow injuries secondary to side swipe injury","authors":"Chabihi Zakaria , Naour Mustapha , Demnati Brahim , Fath El Khir Yassine , Boumediane El Mehdi , Benhima Mohamed Amine , Abkari Imad","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101846","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101846","url":null,"abstract":"<div><div>Floating elbow injuries, defined as simultaneous fractures of the humerus and forearm, pose challenges due to their rarity and severity. Management involves complex evaluations and interventions, with controversies in optimal timing and techniques. Side swipe injuries, typical in low-income countries with high road accidents, contribute to this injury pattern.</div><div>A retrospective study (January 2020–December 2023) involving 15 patients with side swipe-induced floating elbow injuries was conducted. Data encompassed demographics, surgical approaches, techniques, post-operative care, and outcomes.</div><div>The mean patient age was 34.7 years, predominantly male (80%). The most frequent injuries were humeral shaft fractures (53.3%). Surgical timing averaged 8.3<!--> <!-->hours post-injury, employing varied techniques (e.g., nailing, plating) with a mean surgery duration of 2.5<!--> <!-->hours. At 18 months follow-up, outcomes revealed satisfactory pain scores (mean: 2.7), moderate range of motion (mean: 101.3 degrees), and acceptable functional scores (MEPS: 81.7, DASH: 18.3). Complications (nonunion, malunion, delayed union, hardware failure, ossification, stiffness) affected 53.3% of patients, with revision surgeries necessary for some cases. Patient satisfaction rated as satisfied or very satisfied by 73.3% of patients.</div><div>The research aligns with previous findings, showing a higher incidence in young to middle-aged males and a predominance of right-sided injuries. The most common fracture types (humeral shaft, Monteggia) and complications (nonunion, malunion, delayed union) are consistent with existing literature. Surgical approaches and techniques varied, but nailing for humerus and plating for forearm were most common, aligning with established practices. Post-operative complications were frequent, reflecting the severity of these injuries. Despite limitations like small sample size and short follow-up, the study supports the effectiveness of timely surgery and rehabilitation in achieving satisfactory outcomes, echoing previous research. Further studies with larger cohorts and longer follow-ups are needed to validate and expand upon these findings.</div><div>The research focused on 15 cases of floating elbow injuries from side swipe accidents, outlining the challenges and treatments. Despite complexities in managing these rare injuries, surgeries tailored to fracture types showed promise. Complications like nonunion and stiffness persisted, but timely surgery and rehabilitation led to satisfactory recoveries and high patient satisfaction. Larger, longer studies are needed to refine treatments for better outcomes.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101846"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143151431","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Prothèse trapézo-métacarpienne et arthrodèse métacarpophalangienne","authors":"Pascal Ledoux","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101817","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101817","url":null,"abstract":"<div><div>La combinaison d’une prothèse et d’une arthrodèse métacarpophalangienne du pouce a été formellement contre-indiquée par JY de la Caffinière. Il s’agit d’une notion qui fait référence, mais aucune étude théorique, expérimentale ou clinique n’a confirmé cette affirmation.</div><div>Nous avons utilisé un modèle mathématique en 2 dimensions précédemment développé pour calculer les contraintes au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne lors d’une prise pulpaire terminolatérale. Nous avons calculé les contraintes à longueur constante de la colonne du pouce et après un raccourcissement de 6 et de 8<!--> <!-->mm pour tenir compte de la résection osseuse nécessaire à la réalisation de l’arthrodèse. Nous avons également testé plusieurs niveaux de flexion entre le métacarpien et la première phalange dans la situation de l’arthrodèse.</div><div>Tous les autres paramètres étant égaux nous retrouvons une augmentation des contraintes trapézo-métacarpiennes de 110 % après arthrodèse métacarpophalangienne. Si l’on tient compte d’un raccourcissement de 6<!--> <!-->mm, l’augmentation des contraintes sera de 92 % et de 86 % en cas de résection osseuse de 8<!--> <!-->mm.</div><div>Pour une arthrodèse réalisée à 20° de flexion l’augmentation de contrainte n’est plus que de 19 % et à partir de 25° de flexion elle devient inférieure de 10 % à la situation physiologique, dans le cas d’un raccourcissement de 6<!--> <!-->mm.</div><div>Pour une résection osseuse de 8<!--> <!-->mm l’augmentation de contrainte sera de 13 % à 20° de flexion et il y aura une diminution de 15 % pour une arthrodèse à 25° de flexion.</div><div>Les indications combinées d’arthrodèse et de prothèse trapézo-métacarpienne sont rares. Les indications d’arthrodèse isolée sont plus fréquentes. Dans les deux cas il importe de ne pas surcharger l’articulation trapézo-métacarpienne. En l’absence de prothèse il faut éviter une surcharge qui augmenterait le risque d’arthrose trapézo-métacarpienne secondaire et dans le cas d’une prothèse l’excès de contrainte risque de provoquer un descellement trapézien. Le raccourcissement lié à la résection osseuse et une angulation adaptée permettent de ne pas augmenter les contraintes au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne.</div><div>L’influence déterminante de la flexion métacarpophalangienne est liée à un effet fléchissant exercé par le long fléchisseur du pouce sur la poulie A1 lorsque la flexion métacarpophalangienne augmente.</div><div>L’arthrodèse métacarpophalangienne du pouce n’est pas contre-indiquée en cas de prothèse trapézo-métacarpienne. L’angulation idéale de l’arthrodèse est de 20° ce qui permet d’obtenir un niveau de contrainte trapézo-métacarpiennes similaire à la situation physiologique.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101817"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143151840","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Résultats fonctionnels des prothèses trapézométacarpiennes en cas d’arthrose pan-trapézienne radiographique : étude rétrospective multicentrique chez 67 patients à 58 mois de recul","authors":"Hubert Caignol , Anaïs Delgove , Marie-Laure Abi-Chahla , Clotilde Strugarek , Alison Delesque , Hugo Pelet","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101853","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101853","url":null,"abstract":"<div><div>L’arthrose trapézométacarpienne est fréquemment associée à l’arthrose scaphotrapézotrapézoïdienne (STT). Les données sur les résultats à long terme des prothèses trapézométacarpiennes (PTM) chez les patients présentant une arthrose pan-trapézienne radiologique, mais symptomatique uniquement dans le compartiment trapézométacarpien, sont rares. L’objectif principal de cette étude rétrospective, multicentrique et multi-opérateur est d’évaluer l’efficacité des PTM sur le soulagement de la douleur chez les patients présentant une arthrose pan-trapézienne radiographique sans implication symptomatique de l’articulation STT.</div><div>Nous avons inclus de consécutivement tous les patients présentant une arthrose pantrapézienne sans implication symptomatique de l’articulation STT ayant été opéré d’une PTM seule dans 3 centres avec 3 opérateurs entre 2016 et 2023. Un total de 70 pouces chez 67 patients a ainsi été évalué par un opérateur unique et indépendant avec un suivi moyen de 58 mois. Le critère de jugement principal est la douleur quantifiée par le score EVA. Des scores fonctionnels comme le qDASH et le score de Kapandji ont également été recueillis. Une radiographie de contrôle a été réalisée pour étudier la progression radiologique de l’arthrose STT au dernier suivi.</div><div>Le score moyen de la douleur, quantifié par l’échelle visuelle analogique (EVA), est passé de 7,7 en préopératoire à 1,3 au du dernier suivi. Le score qDASH est passé de 58,0 en préopératoire à 10,1 au dernier suivi. Le score de Kapandji est passé de 7,7 en préopératoire à 9,4 au dernier suivi. Aucun patient n’a connu d’aggravation radiologique de leur arthrose STT. Il n’y a pas eu de réopération lors du dernier suivi.</div><div>Nos résultats retrouvent une diminution significative de la douleur à 58 mois de recul en moyenne. On retrouve également une amélioration significative du qDASH et du score de Kapandji. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus lors de la mise en place d’une PTM sans atteinte radiologique de la STT dans la littérature. La principale alternative thérapeutique en cas d’arthrose pantrapézienne est la trapézectomie. Cette dernière présente des résultats à long terme identiques à ceux des PTM mais des résultats à court terme moins favorables.</div><div>Ces résultats suggèrent que chez les patients présentant une arthrose pan-trapézienne radiographique sans implication symptomatique du STT, la mise en place d’une PTM ne décompense pas cliniquement l’arthrose STT. Ainsi, l’arthrose STT asymptomatique ne serait pas une contre-indication à la mise en place d’une PTM.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101853"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152122","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Agathe Couturaud , Isabelle Auquit-Auckbur , Marie Léger , Rachel Le Dréau , Luc Meuric
{"title":"Perte de substance étendue de la pulpe : intérêt du lambeau de Joshi et Pho","authors":"Agathe Couturaud , Isabelle Auquit-Auckbur , Marie Léger , Rachel Le Dréau , Luc Meuric","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101813","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101813","url":null,"abstract":"<div><div>Les pertes de substance étendues de la pulpe des doigts sont des situations fréquentes en traumatologie. Leur couverture doit répondre à des objectifs de matelassage pulpaire, d’indolence, de sensibilité épicritique, avec le moins de séquelles possibles. Une des options chirurgicales est le lambeau décrit par Joshi puis modifié par Pho. Ce lambeau homodigital unipédiculé antérograde présente une palette dorso-latérale adjacente à la pulpe restante et à son pédicule.</div><div>L’objectif de notre étude était l’analyse des résultats fonctionnels et cicatriciels à moyen et long terme de ces lambeaux.</div><div>Étude observationnelle rétrospective monocentrique avec un recul minimum de 1 an, patients opérés entre 2010 et 2022. L’objectif principal était d’évaluer fonctionnellement les patients à terme par le score de DASH. Les objectifs secondaires étaient l’évaluation de la douleur, de la mobilité, de la sensibilité, de la cicatrisation (score POSAS) et des complications.</div><div>Quatorze patients ont été revus avec un suivi moyen de 6,5 ans. Le DASH moyen était de 22,16 sur 100 (5–45 ; ET 11,9). Les mobilités IPD étaient significativement moindres par rapport au côté controlatéral. Le Weber moyen était de 5,43<!--> <!-->mm (2–12 ; ET 2,87). Le score POSAS moyen était de 13,93/60 patient et 17,71/50 observateur.</div><div>Même si la peau est fine sur la partie dorso-latérale, celle-ci conserve, grâce au pédicule adjacent, une bonne sensibilité avec un résultat positif sur la fonction globale.</div><div>Le lambeau de Joshi et Pho constitue une solution fiable et aisée pour la couverture des pertes de substances de la pulpe avec de bons résultats fonctionnels et cicatriciels.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101813"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152357","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Efficacité à long terme de la ténoarthrolyse antérieure de l’interphalangienne proximale dans la prise en charge de la maladie de Dupuytren sévère","authors":"Dimitri Bakhach","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101825","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101825","url":null,"abstract":"<div><div>Dans la maladie de Dupuytren, quelle que soit la méthode utilisée, le traitement des rétractions interphalangiennes proximales (IPP) a des résultats inférieurs et un risque de récidive plus important par rapport à celui des rétractions métacarpophalangiennes. L’aponévrectomie chirurgicale des rétractions IPP sévères donne une amélioration entre 40 et 46 %. L’adjonction d’une ténoarthrolyse antérieure à l’aponévrectomie chirurgicale est controversée. Notre objectif était d’en évaluer les résultats cliniques à long terme.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101825"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152506","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Technique arthroscopique d’interposition pour l’arthrose de l’articulation radio-ulnaire distale : résultats préliminaires","authors":"Xavier Morel , Juan Matias Sala , Lorenzo Merlini","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101828","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101828","url":null,"abstract":"<div><div>L’articulation radio-ulnaire distale (ARUD) est essentielle dans la prono-suppination de l’avant-bras et les activités quotidiennes impliquant le coude en flexion. L’arthrose primitive ou secondaire de l’ARUD entraîne douleur, perte de force et limitation fonctionnelle. La résection ou la fusion de l’extrémité distale de l’ulna entraînent souvent des complications. Nous présentons une technique arthroscopique utilisant un treillis mixte de polypropylène et de collagène pour traiter l’arthrose de l’ARUD.</div><div>Étude rétrospective analysant 15 patients consécutifs atteints d’arthrose de l’ARUD opérés du 01/01/2021 au/12/2022. Critères d’inclusion : âge<!--> <!-->><!--> <!-->18 ans, pas d’antécédents de chirurgie de l’ARUD, douleur limitante, tests de Nakamura et du tournevis positifs, lésions Atzei 5 confirmées par radiographie, IRM et arthroscopie. Suivi postopératoire minimum de 6 mois. Les lésions associées du TFCC ont été évaluées et traitées arthroscopiquement.</div><div>La durée moyenne de suivi était de 16 mois. LescArcs de mobilité moyens étaient de : 69° en pronation, 69° en supination, 75° d’extension, 70° de flexion. La force de serrage moyenne était de 90 % comparée à la main controlatérale. Le Score Quick-DASH moyen est passé de 49 en préopératoire à 10 en postopératoire. Selon le Mayo Wrist score, la répartition du nombre de patient en fonction du résultat était de : 33 % excellent, 47 % bon, 20 % satisfaisant. Aucun cas de conflit radio-ulnaire ni de paresthésie ulnaire n’a été observé.</div><div>Cette technique présente des limites : une courbe d’apprentissage élevée, des coûts élevés liés aux matériaux de fixation et aux mailles utilisés. La membrane revêtue de collagène évitait une fibrose cicatricielle trop rapide, source d’adhérence au cours des 3 premières semaines.</div><div>L’indication typique inclut les patients jeunes et actifs souffrant d’arthrose de l’ARUD avec des lésions associées du TFCC nécessitant une réparation simultanée.</div><div>Les techniques concurrentes (Darrach, Sauve-Kapandji), laissent souvent une instabilité dynamique et des conflits radio-ulnaires. Notre technique de parapente offre une alternative moins invasive qui préserve les structures des tissus mous et minimise les complications postopératoires. Elle est plus accessible et reproductible que l’arthroplastie de la tête de l’ulna.</div><div>Cette technique arthroscopique d’interposition permet de traiter efficacement l’arthrose de l’ARUD avec des résultats fonctionnels prometteurs, comparable aux techniques ouvertes, avec moins de complications. Elle peut être une alternative aux techniques de sauvetage articulaire actuellement utilisées. Elle préserve les structures des tissus mous, permet l’ancrage du TFCC dans le même acte, une bonne mobilité et évite le conflit radio-ulnaire proximal.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101828"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152510","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Examen clinique versus électromyographie dans les lésions traumatiques du plexus brachial chez l’adulte — Analyse de la précision diagnostique","authors":"Crina-Victoria Onciu , Ion-Andrei Popescu , Corina David-Itu , Frederic Teboul","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101836","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2024.101836","url":null,"abstract":"<div><div>Traumatic brachial plexus injury is one of the most devastating injuries of the upper arm, with great functional, psychological and socioeconomical impact. Evaluation includes a detailed physical examination, imagistic and electrodiagnostic studies. The purpose of this study was to determine the efficacy of preoperatory EMG examination versus physical testing of patients with traumatic brachial plexus injury when comparing with intraoperative findings.</div><div>The medical records of 36 patients with traumatic brachial plexus injury from 2020 until 2023 were reviewed. Initially the patients underwent a detailed clinical examination. Then, they were subjected to routine EMG. All of them underwent surgical exploration and the intraoperative findings were correlated. A statistical analysis was performed and <em>P</em>-values<!--> <!--><<!--> <!-->0.05 were considered statistically significant.</div><div>When used alone, clinical examination and routine EMG could not locate the site of the lesion in 3 of 36 and 20 of 36 patients, respectively. The surgical explorations have confirmed 44.44% of EMG results while the physical tests were accurate in 91.66% of cases. Moreover, the predictive rate of EMG alone is low (<em>R</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->10.61%), while the clinical tests alone are very useful if well performed (<em>R</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->84.16%). When used together, the predictive rate doesn’t modify significantly but remains at a high level (<em>R</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->84.28%).</div><div>Although there is a consensus that one should not rely only on one type of preoperative evaluation alone but to a combination of clinical examination, electrodiagnostic studies and imaging investigations, problems in diagnosis continue to arise. Previous studies indicate that physical examination is a very accurate tool for assessing the localisation of brachial plexus lesions and suggest that when electrodiagnostic studies and MRI are used in conjunction with it, the diagnostic accuracy is clearly improved. Our study shows that when used together, EMG and physical examination together don’t improve diagnostic accuracy. We have proven that muscle testing, if it is performed by a trained and experienced hand surgeon, can correctly identify the site of the lesion in most of cases and has the highest predictive value. Otherwise, when using EMG alone, the predictability drops to a surprising percentage.</div><div>Physical examination is probably the most accurate tool for assessing brachial plexus lesions. When used together, EMG and physical examination together don’t significantly improve diagnostic accuracy. The EMG becomes less reliable in cases of extended upper plexus and total plexus; therefore, the gold standard in detecting the site of the lesions remains surgical exploration with intraoperative neurostimulation.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101836"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143152515","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}