{"title":"De la finitude en littérature","authors":"Yves Ouallet","doi":"10.58282/colloques.701","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.701","url":null,"abstract":"Mon ami, tu etais un citoyen de cette grande cite. Que t’importe de l’avoir ete cinq ans ? Ce qui est regle par les lois est equitable pour tous. Que trouves-tu d’exorbitant a etre renvoye de la cite, non par un tyran ou un juge inique, mais par la nature qui t’y a fait entrer ? C’est comme si le preteur qui l’a engage congediait de la scene un comedien.« Mais je n’ai pas joue les cinq actes ! Trois seulement ! – Fort bien ! Dans la vie, trois actes font une piece achevee. »Quant au terme, il est fixe par celui qui assume la responsabilite, naguere d’avoir assemble ton etre et maintenant de le dissoudre. Pour toi, tu es irresponsable dans l’un et l’autre cas. Pars donc de bonne grâce pour repondre a la bonne grâce de qui te libere.Marc Aurele, Pensees, Livre XII, 36 (derniere pensee).Ou maintenant ? Quand maintenant ? Qui maintenant ? Sans me le demander. Dire je. Sans le penser […] Cela a pu commencer ainsi.Commencer par le commencement est devenu impossible. On ne peut plus commencer par le commencement. Sans doute parce qu’il n’y a pas de commencement. Seuls les dieux commencaient. L’homme debute. Il bute sur le commencement. Et l’œuvre debutera desormais sur cette butee, arc-boutee sur la question de l’impossibilite du commencement. Mais en meme temps elle bute sur l’absence de but. « Ou maintenant ? » veut dire aussi « vers ou maintenant ? ». Non seulement : « Ou suis-je ? Ou suis-je dans ce debut ? » mais aussi : « Ou aller ? Vers quel but ? Vers quelle","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"29 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"128993399","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Commencer par la fin, finir sur « l’entre-deux » : stratégies, enjeux et aléas de la composition romanesque dans À la recherche du temps perdu","authors":"M. Lavault","doi":"10.58282/colloques.757","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.757","url":null,"abstract":"Le titre de ce colloque ne peut manquer de renvoyer les « proustiens » a leurs propres preoccupations et interets de recherche – en temoigne d’ailleurs le nombre d’interventions consacrees ici a Proust. Il s’agira ici moins de mettre en evidence les resonances qui peuvent exister entre les « seuils » de l’œuvre proustienne que de montrer le « jeu » – au sens d’ecart, de non-coincidence – qui se decouvre entre d’un cote, le debut et la fin, qui s’articulent l’un a l’autre selon une composition rigoureuse deja bien etudiee par la critique, et de l’autre, tout « l’entre-deux » du roman, devenu aujourd’hui que le « scenario d’ecriture » de la Recherche est bien connu un enjeu d’importance pour la recherche proustienne.Je commencerai donc par revenir sur les « rouages » de la composition bien huilee du roman proustien, moins pour en admirer les details, que pour en montrer par la suite les failles, de plus en plus nombreuses a mesure que se dilate le temps de l’ecriture, et surtout, pour pointer les contradictions qui apparaissent entre d’une part cette « philosophie de la composition » devoilee avec tapage aux seuils du roman (non seulement le debut et la fin de la Recherche, mais aussi, et plus encore, dans le peritexte) et d’autre part, le foisonnement d’episodes romanesques qui caracterise « l’entre-deux » du roman, et la lecon qui s’en degage, d’autant plus forte qu’elle n’est jamais « martelee » comme peut l’etre le discours esthetique du narrateur dans le Temps retrouve.La","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"104 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"115491381","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Le début et la fin : évolution d’une relation textuelle dans le roman contemporain ?","authors":"Élisa Bricco","doi":"10.58282/colloques.727","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.727","url":null,"abstract":"Depuis les annees 80, les lecteurs et les critiques ont constate dans un certain nombre de textes une tendance au depassement de l’impasse textualiste et un renouvellement, dans le roman notamment, qui, resume tres schematiquement1, a pris la forme d’un retour au recit, a la narration d’histoires, a la construction de personnages et d’intrigues, qui cotoient desormais des recherches davantage liees a l’activite d’ecriture. Il s’agit d’une pratique exigeante vis-a-vis du lecteur, lequel a une place de plus en plus importante et active dans la construction du sens2 : ainsi que l’explique Dominique Viart dans son introduction a La Litterature francaise au present3, c’est une litterature « deconcertante » qui « ne cherche pas a repondre aux attentes du lectorat mais contribue a les deplacer »4 puisque « c’est une litterature qui se pense, explicitement ou non, comme activite critique, et destine a son lecteur les interrogations qui la travaillent »5. A partir de ces constats, et en m’appuyant sur une assertion de Jean-Jacques Lecercle qui, dans l’introduction d’un recueil d’etudes sur l’incipit, pretendait que « tout texte, en ce qu’il a un incipit, ne peut etre que boucle, car la fin du texte n’est pas autre chose que le retour au debut, le parcours accompli »6, et me penchant sur cette litterature « transitive » mettant en question « des stabilites installees »7, je me suis interrogee sur la possibilite que le retour au recit prevoie aussi la reappropriation des strategies narr","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"34 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"122603775","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Une équation à deux inconnus : l’encadrement d’Adolphe","authors":"M. Escola","doi":"10.15122/ISBN.978-2-8124-3918-6.P.0109","DOIUrl":"https://doi.org/10.15122/ISBN.978-2-8124-3918-6.P.0109","url":null,"abstract":"Sait-on bien par ou un recit commence et par ou il s’acheve — si meme il s’acheve ? On voudrait ici avancer une hypothese paradoxale quant a l’encadrement peritextuel des fictions narratives : l’encadrement vient certes apres coup afficher un plein en soulignant ses bords, en mobilisant le plus souvent une instance heterodiegetique, mais il ne peut eviter de fabriquer un manque ; il assigne au dire narratif ses limites aux deux sens du terme — il circonscrit ce qui a ete dit, mais aussi ce qui n’a pas pu l’etre dans l’espace du recit. L’encadrement serait ainsi le lieu d’une tension entre inachevement et continuation : aussi tragique soit-il, un denouement n’est jamais complet pour la double raison qu’aucune fabula ne peut l’etre et qu’un recit ne nous donne jamais qu’une version possible de l’histoire. Le recit acheve continue en effet d’exercer une poussee ; l’encadrement ne la jugule pas : il peut seulement indiquer dans quel sens elle s’exerce, en rassemblant en faisceau les lignes de fuite que le recit a laisse subsister. On peut donner de ce paradoxe une formulation plus radicale : la simple presence de l’encadrement suffit a afficher l’incompletude du recit a laquelle il doit precisement suppleer depuis un autre lieu — extrafictionnel parfois, extradiegetique presque toujours, sans prejuger des innombrables formules intermediaires ou ambigues auxquelles les prefaces des romans du XVIIIe siecle nous ont des longtemps rodes.On proposera ici d’affilier cette fonction de s","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"53 3 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"125701332","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Effets de pan. Phatique et plastique aux seuils du récit","authors":"Sylvie Triaire","doi":"10.58282/colloques.765","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.765","url":null,"abstract":"Penser conjointement le debut et la fin induit l’existence d’une unite, constituee et materialisee par ses seuils. Debut et fin engagent l’existence de la chose, son integrite. Cloture et completude supposent des bornes, qui font « tenir ensemble », soustrayant l’objet a l’infini, l’inacheve. L’art s’est longtemps defini comme travail de presentation de l’infini dans le fini, du divers dans l’unite, de l’universel dans le particulier, de l’eternel dans le transitoire. Pour cela il faut une forme qui, emportant une part de la totalite, l’encadre et la donne pour signifiante par rapport a l’ensemble d’ou elle a ete prelevee. Les variations d’un tel rapport de signification fondent la difference entre le pan et le detail, dans la theorie de Georges Didi-Huberman1 : le detail est ce qui, parce qu’il est dote de signification via le lien a l’œuvre qui le comprend, est percu comme fragment delimite par ma perception et par mon interpretation. Il peut arriver cependant que ce qui a ete longtemps pris pour detail soit un jour vu autrement : de plus pres, pour lui-meme et en lui-meme ; c’est la marque d’un changement de regime perceptif, de l’ordre de ce retrecissement du cadre dont est victime (et beneficiaire) Bergotte face a la Vue de Delft chez Proust. Le tableau se retrecit a la dimension de ce petit pan de mur, perfection coloree, precieuse matiere – devenue œuvre, commencant et finissant aux bornes de ce mur. Mais justement, depuis la vision bergotteenne de ce mur, la question","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"99 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"115578122","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Par où commencer et comment finir : Un début dans la vie 1","authors":"P. Laforgue","doi":"10.58282/colloques.755","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.755","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"29 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"126481424","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"De l’enfant au cimetière : un parcours balzacien dans Le Médecin de campagne","authors":"A. Lefebvre","doi":"10.58282/colloques.718","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.718","url":null,"abstract":"En septembre 1833, quand les lecteurs decouvrirent Le Medecin de campagne, ils furent tres deconcertes et recurent fort mal ce texte apparemment decousu, trop moderne de conception, et qui avait un air de deja vu a cause du long recit enchâsse place au centre du roman, « Le Napoleon du peuple », qui avait paru separement le 19 juin 1833 dans l’Europe litteraire1. L’ereintement unanime du roman prouve qu’il n’a pas ete compris par un public deja habitue a un tout autre Balzac, un Balzac qui, notamment, apres un debut tres long et detaille, developpe une intrigue nette et termine rapidement, par une fin couperet : on songe par exemple a Louis Lambert, paru en septembre 1832, ou au Colonel Chabert, de 1832, ou a La Peau de chagrin, de 1831… Or, entre le debut et la fin du Medecin de campagne, on observe une symetrie exceptionnelle, dont il est interessant de rechercher le sens pour tenter de mieux cerner leur importance dans un roman qui ne repose pas essentiellement sur l’intrigue ou l’etude de mœurs, mais dont les enjeux se situent ailleurs, dans la thematique et la symbolique, et dont les cles sont a rechercher bien plutot dans la philosophie moniste balzacienne de la Volonte et de la Specialite, quelque peu nourrie d’esoterisme, que dans un projet purement litteraire d’histoire des mœurs.Nous essaierons donc de montrer, a travers Le Medecin de campagne, que les choix d’ecriture concernant le debut et la fin dependent surtout du projet philosophique de Balzac, en etablissant","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"12 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"116981907","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"En boucle. Une fin pour un (re)commencement : le malaise circulaire de Paludes d’André Gide, de La Chute d’Albert Camus, de La Confrontation de Louis Guilloux","authors":"A. Diet","doi":"10.58282/colloques.725","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.725","url":null,"abstract":"Parce que le passe est toujours present, ne lâche pas, creuse en chacun un sillon sensible d’immobilite et d’incapacite, parce que le present est toujours passe, non vecu car mal vecu, une inquietude advient, une fievre, un malaise. L’esprit alors tourne en rond, en boucle, incapable d’echapper a lui-meme, dans un etat proche — l’un est lie a l’autre — de l’insomnie decrite ici par Cioran : « Le phenomene capital, le desastre par excellence est la veille ininterrompue, ce neant sans treve. […] L’insomnie est une lucidite vertigineuse qui convertirait le paradis en un lieu de torture. Tout est preferable a cet eveil permanent, a cette absence criminelle de l’oubli »1. Certains livres semblent decouler de cet etat, en venir et le perpetuer, le transmettre presque. Par ce passe toujours present, ils hantent, de ce present toujours passe, ils disent le manque ressenti. Ces livres inquiets s’installent en nous, revivent et reviennent a tout moment, traces d’une conscience un peu distanciee, parfois moqueuse, parfois douloureuse. Ils sont souvent brefs, rapides, nerveux, par la frappants. Ils se relisent. Souvent. Ou s’ils ne se relisent pas, ils sont immediatement relus, immediatement reinvestis, d’eux-memes, en nous, des la derniere page tournee, d’eux-memes s’imposant dans un mouvement retrospectif, qui les reconsidere, dont la fin fait sentir autrement le debut, dont l’origine prolonge l’angoisse de la fin. Ce mouvement de la fin au debut, du debut a la fin ne cessera plus, nou","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"66 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"129785530","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Le modèle de Scott et trois romans historiques français : le début et les fins","authors":"Silvia Lorusso","doi":"10.58282/colloques.743","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.743","url":null,"abstract":"Walter Scott raconte dans le Post-scriptum a Waverley et surtout dans sa Preface generale de 1829 au cycle des Waverley Novels que le debut de Waverley, son premier roman, a ete ecrit presque dix ans avant la composition du roman lui-meme. Cette premiere partie n’avait rien d’historique et bien qu’il laisse entendre le contraire, il est probable qu’en 1805, il n’avait pas encore le projet d’ecrire un roman historique. Cette premiere partie est liee a la nouvelle redaction en particulier grâce aux premieres phrases du roman : « Il y a soixante ans qu’Edouard Waverley, le heros de cet ouvrage, quitta sa famille pour joindre le regiment de dragons dans lequel il venait d’obtenir une commission d’officier. Ce fut un jour de tristesse au château de Waverley-Honour, que celui ou le jeune militaire prit conge de sir Everard, l’oncle affectionne dont il etait l’heritier »1. Il y a donc un jeune homme qui quitte la maison de son pere pour aller dans des regions lointaines et sauvages. L’intrigue romanesque est situee dans cet espace autre. Une fois que les Highlands ont ete pacifiees (non par lui, mais malgre lui), il peut revenir a la maison de famille, le château de Waverley. Mais la vie dans cette maison se situe au dela du roman, parce qu’elle n’est pas romanesque. Le modele de Waverley, qui pose deux espaces, change avec Ivanhoe. Le debut d’Ivanhoe consiste en une description tres precise du lieu geographique qui sera l’unique theâtre de la narration et donne des informations sur","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"3 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"114535656","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Pour commencer et pour finir, parlons d’autre chose (Le Monde et le Pantalon de Beckett)","authors":"Jonathan Degenève","doi":"10.58282/colloques.768","DOIUrl":"https://doi.org/10.58282/colloques.768","url":null,"abstract":"« Ainsi le debut et la fin d’une œuvre, du point de vue de l’unite de la forme, sont le commencement et la fin d’une activite : c’est moi qui commence et c’est moi qui finis » Bakhtine1« Pour commencer, parlons d’autre chose […] ». « Pour finir, parlons d’autre chose […] »2. Ces deux phrases, ou plutot ces deux attaques de phrases, nous les trouvons aux extremites d’un essai sur la peinture de Beckett qui s’intitule Le Monde et le pantalon. Il s’agit d’un texte commande par la revue Cahiers d’art a l’occasion d’expositions des freres hollandais Abraham et Gerardus van Velde aux galeries Mai et Maeght (a Paris). Un essai qui fut probablement redige dans « les premiers mois de 1945 » comme le suggere James Knowlson3. Evidemment, c’est cette « autre chose » inaugurale et terminale qui retient notre attention. D’une part, et ce sera notre premiere partie, parce qu’elle est drole. Si l’on comprend assez aisement que l’on puisse parler d’autre chose pour finir, il est deja un peu plus complique de commencer d’emblee par autre chose, c’est-a-dire alors que l’on a encore rien dit. Mais l’on verra que ce propos deplace que tient Beckett ou, comme il le dit lui-meme que ce « transbordement » (28) qu’il recherche, est en realite bien plus commode a saisir au commencement qu’a la fin. C’est la ou la drolerie, et ou l’effet de symetrie, cachent un decalage qui a en fait toujours deja commence (des le titre, voire meme avant le titre). Et un decalage qui se rejoue au final dans les memes t","PeriodicalId":373244,"journal":{"name":"Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2007-10-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"114615097","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}