{"title":"La « diplomatie agricole » chinoise en Afrique : esquisse d’analyse d’une forme de « Land Grab » atypique","authors":"Hanse Gilbert Mbeng Dang","doi":"10.56377/jsas.v2n1.5267","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.5267","url":null,"abstract":"Le lien millénaire qui relie la Chine-Afrique jouit d’une position privilégiée dans la diplomatie chinoise depuis la proclamation de la République populaire de Chine en 1949. Le continent africain est considéré à la fois comme un terrain d’expérimentation, mais également comme un lieu privilégié pour mettre en scène le « rêve chinois » d’exportation d’un modèle socialiste de développement. De fait, la Chine tisse des relations avec les peuples africains grâce à une intense diplomatie publique. Rachats de vignobles, d’usines agroalimentaires ou encore construction de centres de démonstration agricole en Afrique, les investissements agricoles chinois se manifestent sous des formes variées. La Chine accaparerait des millions d’ha de terres en Afrique pour garantir ses besoins alimentaires. Apparu en 2008, le terme « accaparement des terres » ou « Land Grabbing » en anglais, désigne une acquisition controversée de terres agricoles de grande superficie par des entreprises transnationales et gouvernementales. Cette technique a été utilisée avec succès par les États-Unis au XIXe siècle pour constituer leur nation, puis par les nations européennes pour construire leurs fragiles empires coloniaux, puis par des magnats américains sur des millions d’ha en Amazonie pour des projets, tous tombés en faillite. Le land grab chinois en Afrique est un « contresens » politique et un non-sens économique, une fausse nouvelle utilisée pour dénigrer un pays. Accueilli à bras ouverts par certains agriculteurs qui y voient la promesse de nouveaux débouchés commerciaux ou vécu par d’autres comme un accaparement des ressources, l’intérêt de la Chine pour les secteurs agricoles et agroalimentaires particulièrement vivace depuis 2009, prouve bien leur caractère hautement stratégique. On parle depuis quelques années des achats de terres agricoles en Afrique par des acteurs chinois. De tels investissements sont souvent désignés par l’expression Land Grab qui suggère d’emblée une agression. Il s’agirait, ni plus ni moins, de partir à l’assaut des terres africaines. Comment définir ce Land Grab ? Quelle est la place du Land Grab chinois en Afrique ? Devant un pareil objectif, il parait opportun de s’interroger sur la nature du modèle de « Land Grab » chinois en Afrique. La collecte des données combine à la fois méthode qualitative et quantitative.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"60 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"129689112","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"China’s special economic zones and the industrialisation of Africa","authors":"","doi":"10.56377/jsas.v2n1.0120","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.0120","url":null,"abstract":"Africa’s interest in the Chinese experience of industrialisation has led to the development of SEZs on the continent. The past two decades have witnessed an evolution of Africa from relying on traditional industrial zones to implementing numerous modern international SEZs, and from having only seven China–Africa Economic and Trade Cooperation Zones to possessing modern African SEZs of various developers and operators. The African SEZs inspired by China are increasingly widespread. As a new strive for development, African industrialisation through SEZs is characterised by underlining export promotion and the preference for the labour-intensive manufacturing industry based on well-developed infrastructure and an active role of the state. China has been supporting African SEZs in the whole process from financing, construction, and management to industrial transfer and investments. Despite the significant opportunities that SEZs offer, African countries still face several limitations in implementing them successfully. African policy-makers and other actors involved in the SEZs can better adapt to the new approach of industrialisation by making relevant adjustments.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"7 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"127977946","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Enjeux et défis du XXème Congrès National du Parti Communiste Chinois","authors":"Léon-Marie Nkolo Ndjodo","doi":"10.56377/jsas.v2n1.3651","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.3651","url":null,"abstract":"Cet article fait le bilan de la décennie écoulée en Chine et présente les perspectives pour le milieu du siècle à la suite de la tenue du XXème Congrès National du Parti Communiste Chinois. Il met l’accent sur l’attachement du Président Xi Jinping aux orientations fondamentales du pays fixées par Chairman Mao Zedong : le socialisme à la chinoise, la démocratie à la chinoise et l’unité nationale. Cet article tente aussi de donner des indications relatives aux conditions dans lesquelles la marche de la Chine vers le progrès pourrait servir d’exemple pertinent pour d’autres pays du Sud en quête d’une voie originale pour réaliser leur développement et leur modernisation.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"134041864","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La coopération franco-camerounaise face au déploiement chinois en Afrique : du privilège au rejet (1986-2021)","authors":"Youssouf-Laplage Moumbagna","doi":"10.56377/jsas.v2n1.6880","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.6880","url":null,"abstract":"La Chine et le Cameroun ont célébré en 2021, les noces d’or de leur coopération. Les relations entre ces deux pays, vieilles de cinquante ans ont pris leur envol en 1986 avec l’instauration des commissions mixtes en charge de l’évaluation de leur coopération. La Chine s’impose au Cameroun par son dynamisme et sa vision des relations internationales moins contraignante. Elle suscite l’admiration d’une certaine opinion qui manifeste un sentiment de rejet à l’endroit de la France jadis partenaire privilégié du Cameroun avec qui les rapports avec le Cameroun remontent à la période coloniale. La Chine désormais au hit des puissances mondiales a réussi à déclasser la France et occupe désormais le rang de premier partenaire commercial du Cameroun. Cet article fait une analyse de l’évolution de la coopération entre le Cameroun et l’empire du Milieu vieille de 50 ans et ses influences sur les relations franco-camerounaises depuis 1986. Ce travail s’appuie sur diverses sources écrites ainsi que des documents d’archives. L’objectif est de susciter une prise en compte des aspirations camerounaises dans le cadre de la coopération sino-camerounaise conformément à la stratégie nationale de développement du Cameroun (SND30) qui fait une part belle à la coopération internationale.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"128654082","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Retracer une camaraderie sino-africaine dans China Poems (1975) de Dennis Brutus","authors":"Beaton Galafa","doi":"10.56377/jsas.v2n1.9408","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.9408","url":null,"abstract":"Cette étude aborde la représentation des relations sino-africaines dans un rare recueil de poésie africain anglophone, China Poems (Poèmes de Chine) de Dennis Brutus (1975). Dans ce recueil, Brutus présente une convergence de l’Afrique et de la Chine où l’on voit se forger une véritable camaraderie ancrée dans un soutien inconditionnel à travers une lutte commune contre la marginalisation. Cet article revisite donc ce recueil et lance un discours sur la pertinence de l’imaginaire de Brutus sur l’amitié Chine-Afrique des années 1970 dans la sphère culturelle et littéraire sino-africaine contemporaine. Cet imaginaire se manifeste à travers la propagation d’une solidarité géopolitique sino-africaine, l’adoration des Chinois comme source d’inspiration pour l’Afrique et l’appréciation de la forme artistique chinoise à travers son imitation de la forme de vers Jueju. L’article se termine en situant China Poems dans les relations sino-africaines contemporaines et en mesurant son importance dans la production de nouvelles figures artistiques et littéraires. Dans cette analyse, l’étude s’appuie sur la théorie littéraire marxiste, sur une compréhension contextuelle d’écriture de Brutus et sur une revue de la littérature comme méthodologie.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"17 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"130301821","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Coopération culturelle et tourisme à l’aune de « la Ceinture et la Route » entre la Chine-Afrique : enjeux et défis des dynamiques transitionnelles","authors":"Hanse Gilbert Mbeng Dang, Fernando Ligue Engamba","doi":"10.56377/jsas.v2n1.8193","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.8193","url":null,"abstract":"Avec le lancement de l’initiative « la Ceinture et la Route » par le président Xi Jinping en 2013, le domaine du tourisme est devenu prisé pour le développement des pays africains. Concevoir l’initiative de « la Ceinture et la Route » entre la Chine-Afrique comme un outil de coopération culturelle nécessite en premier lieu de s’entendre sur les opportunités et de clarifier les défis d’un tel projet. Comment promouvoir la coopération culturelle et le tourisme le long de « la Ceinture et Route » entre la Chine-Afrique francophone ? Cette réflexion adossée sur une analyse empirique se propose de traiter le panorama des relations entre le projet de la Chine et le tourisme en Afrique. La méthodologie employée pour la réalisation de ce travail adossée sur la théorie du fonctionnalisme s'inspire de 1'utilisation des données de la discipline historique. La compilation, la confrontation des différents matériaux collectés et leur analyse critique est réalisée sur la base de l’observation expérimental, d’une documentation faite d’ouvrages, de revues scientifiques et d’articles de presses. Les résultats obtenus ont permis d'apprendre que cette collaboration peut être synthétisée en trois temps : tout d’abord, le contexte de la coopération sino-africaine, ensuite les enjeux pour le développement du tourisme et, finalement, les conditions nécessaires pour intégrer favorablement le projet face aux défis dans les pays hôtes. Compte tenu de la complexité des activités touristiques, cette initiative ne peut être garantie que par la mise sur pied d’une nouvelle politique culturelle basée sur une démarche participative et inclusive des pays africains. Il faut l’inscrire dans un projet territorial cohérent et soutenu par les communautés afin de dégager de réels enrichissements.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"39 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"122045670","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Formation en Chine et employabilité des diplômés camerounais de retour au pays","authors":"Mathias Guiaké, Jean Gonondo, Emmanuel Béché","doi":"10.56377/jsas.v2n1.2135","DOIUrl":"https://doi.org/10.56377/jsas.v2n1.2135","url":null,"abstract":"La présente contribution s’intéresse à l’employabilité des diplômés Camerounais après leurs études en Chine. Elle cherche à déterminer la plus-value de la formation en Chine sur l’insertion professionnelle de retour au Cameroun. Elle se base principalement sur la méthode qualitative, employant ainsi l’entretien approfondi semi-structuré comme technique. Au total, 37 Camerounais ayant obtenu une Licence, un Master ou un PhD en Chine et de retour au Cameroun ont été interviewés. Les résultats montrent que la majorité des répondants ont obtenu un emploi au Cameroun soit depuis la Chine soit immédiatement à leur arrivée au Cameroun. Certains de ces répondants ont obtenu un emploi dans l’intervalle de un à six mois de temps de recherche ; très peu d’entre eux ont mis entre 7 et 9 mois avant d’obtenir leur emploi. Ils exercent pour la plupart dans l’enseignement du chinois et l’interprétariat/traduction. Des recommandations ont été formulées à l’endroit des étudiants camerounais en Chine et du gouvernement camerounais.","PeriodicalId":310317,"journal":{"name":"JOURNAL OF SINO-AFRICAN STUDIES","volume":"29 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-04-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"126358344","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}