{"title":"Qualités nutritionnelle, organoleptique et disposition à payer pour les alternatives à la viande : cas des analogues végétaux, de la « viande in vitro » et des insectes","authors":"Valentine Bourdrez, Sghaier Chriki","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.3.7265","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.3.7265","url":null,"abstract":" \u0000Développer les alternatives à la viande est présenté comme une solution pour renforcer la durabilité de l’alimentation tout en apportant des sources de nutriments indispensables (protéines, micronutriments…), notamment pour des régimes végétariens, végans voire flexitariens. Cela peut aussi permettre une diversification du marché de l’agroalimentaire par une plus grande offre de produits aux consommateurs. Mais d’un point de vue nutritionnel, la digestibilité de certains nutriments reste mal connue, et les process pour reproduire les mêmes qualités organoleptiques que la viande sont en cours de développement. Par ailleurs, d’un point de vue économique, le consentement à payer par le consommateur dépend de plusieurs facteurs. Cet article fait le point sur les travaux menés au niveau mondial, entre 1997 et 2021, portant sur trois alternatives, les analogues végétaux, la « viande in vitro » et les insectes. Les indicateurs suivants sont décrits : i) la qualité nutritionnelle (teneur en protéines et leur digestibilité, quantité de graisses et proportion d’acides insaturés, quantité et biodisponibilité du fer et de la vitamine B12), ii) les qualités organoleptiques, et iii) la disposition à payer. Pour les analogues végétaux, une amélioration de de la qualité nutritionnelle (notamment en fer héminique et vitamine B12) et sensorielle est nécessaire pour séduire une partie de la population fortement attachée à la viande, ainsi que les consommateurs atteints de néophobie alimentaire et/ou technologique. Pour la « viande in vitro », en plus de l’amélioration de sa qualité nutritionnelle, son prix est encore inaccessible au grand public. Enfin, l’incorporation des insectes en tant qu’ingrédients semble plus intéressante pour les consommateurs occidentaux, moins habitués à la consommation des insectes entiers.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-12-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"122866402","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"La Sélection à Parenté Minimum Génomique : principes et résultats pour les deux races caprines laitières principales françaises","authors":"Isabelle Palhiere, Vincent Gousseau, J. Colleau","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.3.7152","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.3.7152","url":null,"abstract":"La Sélection à Parenté Minimum (SPM) est une stratégie de sélection performante d’optimisation combinée du progrès génétique et de la variabilité génétique des reproducteurs, développée en France au début des années 2000. Elle utilise la méthode dite du « recuit simulé ». Son application dans les schémas de sélection caprins a démarré en 2006 pour la procréation des mâles d’Insémination Artificielle (IA) par l’Organisme de Sélection (OS) français des deux races principales françaises, Alpine et Saanen. En 2018, alors que la sélection génomique est mise en place par l’OS dans les deux races, une version « génomique » de la SPM a été développée, tenant compte des informations génomiques pour évaluer les relations de parenté entre reproducteurs, et des différences de fiabilité des valeurs génétiques des boucs d’IA selon s’ils sont testés ou non sur descendance. Son efficacité est présentée pour les accouplements entre « pères à boucs » et « mères à boucs », réellement réalisés en 2021 par l’OS. Les animaux issus des accouplements présentent un niveau génétique global élevé), une consanguinité modérée (3,0 à 3,6 %) et peu de défauts sur les valeurs génétiques de chacun des caractères élémentaires en sélection. Le pourcentage de « pères à boucs » non testés sur descendance, critère clé nouvellement optimisé dans la SPM, est de 35 %. Il est atteint à la fois à l’échelle de tous les accouplements, et à l’échelle des troupeaux. L’étude des mâles d’IA nés entre 2000 et 2020 permet de mesurer l’impact réel de la SPM sur le long terme et d’estimer les premiers effets de la version génomique. Le progrès génétique annuel sur l’index de synthèse correspondant à l’objectif de sélection est conséquent avec 0,17 écart-type génétique dans chacune des races. En parallèle, le taux d’augmentation de la consanguinité par génération est très modéré : 0,26 % en race Alpine et 0,21 % en race Saanen.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"2 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-12-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"126438474","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
T. Gidenne, Davi Savietto, L. Fortun-Lamothe, Yayu Huang
{"title":"Cuniculture au pâturage et sous certification Agriculture Biologique en France : fonctionnement des systèmes, performances et règlementation","authors":"T. Gidenne, Davi Savietto, L. Fortun-Lamothe, Yayu Huang","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.3.7257","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.3.7257","url":null,"abstract":"En France, l’élevage cunicole conventionnel est réalisé en système hors-sol (environ 700 éleveurs). La cuniculture alternative avec accès des lapins à l'extérieur, est essentiellement sous certification « Agriculture Biologique » (AB) reste marginale (environ 50 cuniculteurs) et ne produit pas suffisamment pour répondre à la demande des consommateurs. Nous faisons ici la synthèse des connaissances sur le fonctionnement et les performances des systèmes cunicoles AB ou au pâturage. Le lapin étant un animal herbivore, la cuniculture AB privilégie le pâturage, et bien maîtrisée elle peut rémunérer un demi SMIC avec 40 lapines reproductrices sur 4 ha (pâtures et cultures complémentaires). Pour les porteurs de projet, outre l'accès à la terre, la gestion de la prophylaxie et de l'alimentation sont deux contraintes fortes des systèmes cunicoles AB. Le nouveau règlement Européen, applicable depuis janvier 2022, préconise l'utilisation maximale du pâturage mais, de façon contradictoire, permet d'installer un troupeau de 40 lapines sur seulement 200 m² de pâturage et n'oblige pas à une rotation des parcs entre deux groupes d'animaux, ce qui élève le risque de parasitisme. Les récentes études ont quantifié l’ingestion d'herbe (30 à 80 g MS/jour/lapin) et la croissance du lapin au pâturage (15 à 25 g/jour). Le cycle productif d'un atelier cunicole AB est extensif avec une moyenne de 2,7 mise bas par lapine et par an (contre 6,7 en système hors sol). Une application smartphone d'assistance à la conduite d'élevage (GAELA) a été récemment développée pour construire un référentiel de performances permettant de soutenir le développement de la cuniculture AB ou au pâturage.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"90 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-12-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"127421787","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Éthique et réglementation en expérimentation animale en France : éléments de réflexion à partir des expérimentations sur les bovins","authors":"I. Veissier, V. Deiss","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.2.5584","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.2.5584","url":null,"abstract":"L'expérimentation animale est autorisée à condition qu'aucun autre moyen d'acquérir des connaissances importantes n’est possible et que la souffrance des animaux est limitée. Chaque chercheur se doit d’évaluer la pertinence de l’utilisation des animaux ainsi que les dommages que son expérimentation risque d’imposer aux animaux, et mettre ces dommages en regard de l’intérêt des résultats escomptés. Il existe désormais des grilles pour évaluer la douleur dans de nombreuses espèces, dont les animaux d’élevage, ainsi que des moyens de savoir si une situation peut être perçue comme contraignante par un animal. La règle des 3R (remplacer, réduire, raffiner) préconise de réduire au maximum les dommages causés aux animaux en recourant à des méthodes d’exploration ne nécessitant pas d’expérimentation sur animaux vivants dès qu’une telle alternative existe, en réduisant les effectifs animaux au minimum nécessaire pour obtenir des résultats exploitables et en améliorant les procédures. Il reste difficile d’évaluer l’équilibre entre dommages pour les animaux et bénéfices des résultats attendus. Nous proposons d’évaluer la pertinence d’une expérimentation à l’aide de cinq critères : i) l’existence d’une stratégie 3R, ii) l’application des 3R dans l’expérimentation prévue, iii) les préjudices imposés aux animaux, iv) l’importance des résultats attendus, v) la probabilité d’obtenir des résultats exploitables. Dans une dernière partie, nous rappelons la règlementation en vigueur : mise en place de comités d’éthique évaluant les projets d’expérimentation, agrément des établissements hébergeurs d’animaux, formation des personnels, mise en place de structures chargées du bien-être des animaux au sein des établissements. Nous fournissons quelques clés qui aideront les chercheurs à établir leurs demandes d’autorisation d’une expérimentation.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"214 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-08-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"115353888","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Récentes avancées sur les facteurs de variation des concentrations en vitamines du lait chez les ruminants","authors":"B. Graulet","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.2.7080","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.2.7080","url":null,"abstract":"Les vitamines sont des nutriments essentiels au bon fonctionnement des cellules des mammifères mais celles-ci ne sont généralement pas capables de les synthétiser, ou pas en quantité suffisante pour couvrir les besoins de l’organisme entier. Elles participent à la plupart des fonctions biologiques cellulaires et à tous les stades physiologiques des individus. Il est important que les besoins spécifiques soient couverts par des apports nutritionnels réguliers, les capacités de stockage corporel étant parfois très limitées. Les études épidémiologiques indiquent cependant que tel ne serait pas le cas. En plus des pathologies symptomatiques bien connues des carences en chacune des vitamines (comme la xérophtalmie résultant de la carence en vitamine A), il est de plus en plus mis en lumière des liens entre ces apports subcliniques et les risques de développement de maladies en particulier avec l’âge. Les produits animaux de ruminants, les produits laitiers en particulier, peuvent être des sources d’apport intéressantes compte tenu des quantités qu’ils contiennent, de la biodisponibilité de celles-ci, de leur consommation régulière, que ce soit au niveau quotidien ou annuel, de leur bonne accessibilité (coût, transport, stockage). Cependant, les éléments de caractérisation des teneurs en vitamines dans ces produits sont encore loin d’être complets. Certaines vitamines n’ont pour le moment pas été étudiées (D, K, B1, B3, B5, B8 et C), quelques facteurs de variation ont été décrits pour les autres. Les ruminants au pâturage semblent ainsi produire des laits plus riches en vitamines (A, E, B2, B9) qu’avec les autres modes d’alimentation, mais cela s’avère être au détriment de la vitamine B12 pour laquelle les produits laitiers ont un rôle pourvoyeur important dans la nutrition humaine. Une connaissance plus approfondie des relations qualitatives et quantitatives entre les conditions de production (espèces, races, nature de l’alimentation en particulier) permettrait à termes de proposer les moyens de produire des laits et des produits laitiers dont les apports en vitamines pourraient être optimisés.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-08-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"122957989","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
P. Nozière, Solveig Mendowski, Anne Ferlay, C. Peyronnet, F. Enjalbert, G. Chesneau, Antoine Germain, P. Chapoutot
{"title":"Améliorer l’utilisation des graines oléo-protéagineuses par l’extrusion : un enjeu technologique pour contribuer à l’autonomie protéique des élevages bovins laitiers","authors":"P. Nozière, Solveig Mendowski, Anne Ferlay, C. Peyronnet, F. Enjalbert, G. Chesneau, Antoine Germain, P. Chapoutot","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.2.7069","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.2.7069","url":null,"abstract":"Dans le but d’assurer une meilleure autonomie protéique pour alimenter les animaux d’élevage, différents leviers, dont le développement de filières de protéagineux à graines, sont envisageables. Le projet Proleval s’inscrivait dans cette perspective. Les effets de traitements technologiques sur la valorisation des graines oléo-protéagineuses par les vaches laitières ont été évalués dans le cadre de ce projet. Une synthèse de la littérature a permis de quantifier l’effet bénéfique quasi-systématique des traitements thermiques ou thermomécaniques des graines sur l’utilisation de l’azote : diminution de la dégradabilité ruminale, augmentation de la digestibilité intestinale, de la fourniture d’acides aminés indispensables, et de la sécrétion de protéines dans le lait. Les effets observés sont toutefois quantitativement variables en fonction des traitements. Les essais expérimentaux conduits dans le cadre du projet ont permis de préciser les effets de certaines modalités d’extrusion des graines de féverole et de lupin : la température d’extrusion et la maturation par des procédés innovants intégrant des sucres réducteurs ou un cocktail enzymatique. Les résultats obtenus par différentes approches (mesures de dégradabilité et de digestibilité in situ, mesures in vivo du bilan azoté chez les vaches laitières) montrent que la température d’extrusion doit être limitée pour éviter une surprotection des protéines et que les prétraitements de maturation testés ne sont pas systématiquement efficaces. Les rares résultats publiés sur la fraction lipidique du lait rapportent une diminution du taux butyreux avec les graines traitées par rapport à la même graine crue. Peu d’études présentent des profils en acides gras du lait, mais les données du projet Proleval indiquent que les graines extrudées favorisent la production d’acides gras trans au niveau du rumen et du lait. La maîtrise des conditions d’extrusion permettant d’aboutir de façon répétable à un produit aux caractéristiques nutritionnelles optimales, qui semble passer par la maîtrise du développement des composés de Maillard, reste un enjeu.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"45 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-08-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"132332406","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Emma Gourlez, Fabrice Béline, J. Dourmad, Alessandra Monteiro, Francine DE QUELEN
{"title":"Rôle et impact environnemental du cuivre et du zinc en élevage porcin : de l’alimentation au retour au sol des effluents","authors":"Emma Gourlez, Fabrice Béline, J. Dourmad, Alessandra Monteiro, Francine DE QUELEN","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.2.7073","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.2.7073","url":null,"abstract":"Le zinc et le cuivre sont des éléments-traces métalliques (ÉTM) qui peuvent présenter à plus ou moins long terme un risque environnemental pour les sols agricoles sur lesquels sont valorisées les déjections porcines. Ces ÉTM sont essentiels pour la croissance et la santé des porcs en élevage, ils sont donc ajoutés dans l’aliment sous forme de supplémentation. Cependant, du fait de leur faible taux de rétention chez le porc, ils se retrouvent très majoritairement excrétés dans les déjections. De plus, ce sont des ressources minérales naturelles limitées. Il est alors essentiel de caractériser leurs flux le long du continuum aliments-déjections-traitements-sols afin de maîtriser au mieux leur utilisation. Un état des lieux des connaissances sur ces flux montre que l’alimentation est le principal levier pour limiter les rejets de ces ETM vers l’environnement. La réglementation européenne fixe actuellement des teneurs limites des aliments en zinc et en cuivre (e.g. pour un porc en engraissement, 120 et 25 mg.kg- 1 MS respectivement). Le traitement des déjections est un second levier pour optimiser la valorisation de ces effluents d’élevage et mieux gérer la redistribution de ces ÉTM sur les sols, en les concentrant dans certains produits plus facilement exportables vers des zones en déficit. Une meilleure connaissance de leur forme chimique tout au long de la filière est aussi nécessaire pour mieux maîtriser leur devenir et préciser les risques pour l’environnement. Des recherches restent nécessaires pour affiner les stratégies d’apport dans les aliments, tout en conservant les performances et la santé des animaux et en prenant en compte les différentes modalités de gestion des effluents dans le cadre d’une bioéconomie circulaire.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"57 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-08-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"126547601","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
N. Quiniou, G. Bee, Hanne Maribo, Galia Zamaratskaia, Peadar Lawlor
{"title":"Quelles stratégies alimentaires pour couvrir les besoins nutritionnels des porcs mâles entiers et/ou immuno-castrés et pour réduire les risques d’odeurs de verrat dans la viande ?","authors":"N. Quiniou, G. Bee, Hanne Maribo, Galia Zamaratskaia, Peadar Lawlor","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.2.7079","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.2.7079","url":null,"abstract":"Cet article fait le point sur les connaissances relatives aux besoins nutritionnels des porcs mâles non castrés chirurgicalement, dans la perspective de mieux valoriser leur potentiel de croissance pour une meilleure efficience alimentaire, tout en veillant à maintenir un faible risque d’odeurs de verrat et à préserver les qualités de la carcasse et de la viande. Les raisons pour lesquelles une alimentation à volonté des mâles entiers doit être privilégiée, plutôt qu’un rationnement alimentaire, avec des aliments plus concentrés en acides aminés, sont présentées, notamment pour optimiser leur potentiel de développement de la masse protéique. Elles s’appliquent également aux porcs mâles immuno-castrés, qui peuvent être nourris comme les mâles entiers jusqu’à la deuxième vaccination contre les odeurs de verrat. Au-delà, leurs besoins en acides aminés essentiels sont nettement inférieurs à ceux des mâles entiers et les apports peuvent être diminués. Le risque d’odeurs de verrat de la viande est un problème crucial pour l’aval qui doit être maîtrisé en amont dans la production de mâles entiers. À cette fin, les impacts de l’incorporation de divers ingrédients alimentaires susceptibles de réduire les teneurs en scatol sont discutés, tant pour ce qui concerne leur efficacité que les mécanismes mis en œuvre. Avec une très faible adiposité de carcasse, les mâles entiers présentent une teneur en lipides intramusculaires inférieure à celle des femelles et des mâles castrés chirurgicalement, ce qui pénalise la qualité organoleptique de la viande. Par ailleurs, les acides gras du tissu adipeux des mâles entiers peuvent être fortement insaturés, ce qui modifie l’aptitude technologique au séchage des produits. La prise en compte de ces critères dans les cahiers des charges peut orienter les recommandations alimentaires.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"59 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-08-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"123411465","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Extension spatio-temporelle du modèle chèvre INRA 2018 : 2. L'évolution de la dynamique des réserves, du poids vif et de la NEC sur un cycle productif","authors":"D. Sauvant, Laurence Puillet, B. Bluet","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.1.5492","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.1.5492","url":null,"abstract":"L'objectif de ce travail était de simuler les évolutions du Poids Vif (PV), de ses composantes (ex. les réserves corporelles) et de la Note d'État Corporel (NEC) des chèvres sur un cycle de production en s'appuyant sur les relations dynamiques du modèle nutritionnel caprin INRA 2018. Dans un premier temps, l'approche a considéré de façon distincte les phénomènes de changement de poids vif liés à la lactation, la gestation et la croissance. En effet, la nature des informations disponibles a priori et les démarches calculatoires n'étaient pas les mêmes pour ces trois états physiologiques. Pour les situations considérées, un modèle original d'évolution des contenus digestifs au cours d'un cycle productif a été développé pour aboutir à des évolutions du PV et du PV vide (PVV), défini comme le poids maternel hors contenus digestifs et utérus gravide. Pour la lactation, la démarche a consisté à utiliser les équations de la dynamique des réserves énergétiques pour déterminer les bilans énergétiques cumulés puis les cinétiques de PVV, en intégrant l’effet du potentiel de production laitière. Pour la gestation, l’approche a consisté à utiliser les cinétiques de PV puis de PVV, pour distinguer la cinétique pondérale de l'utérus gravide, fonction de la prolificité, et la cinétique pondérale de l'organisme maternel seul. Pour ce dernier, une approche originale a permis d’estimer l'anabolisme maternel en début de gestation et le catabolisme en seconde partie de gestation en intégrant l’effet de la prolificité. Les cinétiques de PV et PVV au cours des trois états physiologiques ont été combinées pour prédire la cinétique globale sur un cycle productif. Il a ainsi été possible de proposer une méthode d'estimation des cinétiques de PV à partir de la donnée du « poids vif format » (PVF correspondant au PV minimal atteint pendant un cycle productif). Enfin, la prédiction des cinétiques des NEC a été possible grâce aux relations disponibles entre la NEC sternale et la teneur en lipides corporels, ainsi qu’entre les NEC sternales et lombaires. Les évolutions de la NEC ont été calculées en séparant les phases de lactation, croissance et gestation, en particulier pour s'appuyer sur l'évolution de l'organisme maternel indépendamment de celle de l'utérus gravide. Ce modèle a été intégré dans le module « chèvres laitières » du logiciel de rationnement INRAtion®V5 – Rumin’Al afin de pouvoir tracer les dynamiques d'évolution du PV et de la NEC correspondant au potentiel des animaux afin de les comparer aux valeurs réelles.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"46 7","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-05-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"131893347","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
V. Chatellier, F. Cadudal, P. Chotteau, Boris Duflot, Pascale Heydemann
{"title":"Les filières animales françaises face à la pandémie de Covid-19","authors":"V. Chatellier, F. Cadudal, P. Chotteau, Boris Duflot, Pascale Heydemann","doi":"10.20870/productions-animales.2022.35.1.5510","DOIUrl":"https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.1.5510","url":null,"abstract":"Cet article propose une analyse de la situation économique de plusieurs filières animales (lait de vache, viande bovine, viande porcine, viande de volailles et secteur équin) en France, deux années après le début de la pandémie de Covid-19. En partant des dernières données statistiques disponibles sur la période 2020 à 2021 et tout en tenant compte des trajectoires historiques, il cherche à mettre en évidence en quoi cette crise a eu des implications sur la production, les prix, la consommation, les échanges extérieurs et, dans le cas du secteur équin, les différentes activités (paris hippiques, centres équestres…). La production de biens agricoles a été globalement peu impactée par la crise sanitaire car les agriculteurs ont continué à produire, en dépit parfois de certaines difficultés, telles que le manque de main d’œuvre, les pertes temporaires de débouchés, etc. Face à une modification importante de la structure de la demande (augmentation des produits achetés par les ménages au détriment de ceux privilégiés dans la restauration hors domicile), aux mesures soudaines imposées par l’État et aux difficultés parfois rencontrées pour maintenir les effectifs de salariés, les acteurs de la transformation ont été capables de s’adapter rapidement pour permettre de fournir aux consommateurs les biens demandés. Les flux d’échanges ont, eux aussi, été perturbés en 2020, avant de repartir à la hausse en 2021, selon des tendances finalement assez conformes à celles précédant la crise. Sous l’influence, d’une part, de la hausse du prix de l’énergie (avant même la guerre en Ukraine qui a débuté le 24 février 2022) et, d’autre part, de la fluctuation des importations de la Chine sur les marchés mondiaux de produits animaux, les prix à la production ont augmenté fin 2021 et début 2022, mais cette hausse est contrebalancée par une forte augmentation des coûts de production. Dans le secteur équin, les pertes de chiffre d’affaires ont été temporairement importantes en raison de l’interaction de ce secteur avec le public. Après le choc de 2020, et moyennant une adaptation des acteurs de la filière, les activités reprennent progressivement.","PeriodicalId":192589,"journal":{"name":"INRAE Productions Animales","volume":"58 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2022-05-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"117318161","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}