{"title":"« Struggle for joy ! ». Les sciences biologiques dans l’oeuvre de Jean de Tinan","authors":"Nolwenn Pamart","doi":"10.1515/9783110665833-011","DOIUrl":"https://doi.org/10.1515/9783110665833-011","url":null,"abstract":"Après avoir passé un baccalauréat scientifique et intégré l’école d’agriculture de Montpellier, l’écrivain Jean de Tinan (1874–1898), abandonne rapidement ses études pour se consacrer à la littérature. Il demeure néanmoins un « stendhalien épris de sciences exactes ». Le vocabulaire et les concepts de la méthode expérimentale ont structuré sa pensée, si bien qu’il inaugure, au cours de l’hiver 1896–1897, la chronique des « Sciences biologiques » au Mercure de France, expliquant la nécessité pour le littérateur de s’informer des dernières découvertes dans le domaine. Par son parcours, Tinan offre un exemple intéressant de l’influence des sciences biologiques sur les processus créatifs d’un jeune écrivain de la deuxième génération symboliste. Nous nous proposons donc d’étudier comment son parcours scientifique s’articule avec ses ambitions littéraires. La résolution du dilemme entre science et littérature se trouverait-elle dans le rôle de passeur qu’il endosse dans la chronique de vulgarisation scientifique qu’il publie au Mercure de France ?","PeriodicalId":307391,"journal":{"name":"Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle","volume":"570 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-11-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"122541213","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Des singes et des hommes : hybridations flaubertiennes","authors":"Florence Vatan","doi":"10.1515/9783110665833-017","DOIUrl":"https://doi.org/10.1515/9783110665833-017","url":null,"abstract":"Flaubert a souvent affirmé son affinité avec les animaux : « Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile comme de l’homme, et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’univers », écrit-il à Louise Colet en 1846. Son œuvre met en scène un riche bestiaire emprunté à l’univers familier, aux contrées exotiques ou à la symbolique religieuse. Pardelà leur présence dans le corps du récit, certains animaux ont une valeur paradigmatique singulière, en liaison étroite avec le projet esthétique flaubertien. Ainsi, l’univers des bovins est indissociable de la dénonciation de la bêtise et des mœurs de province. La figure du perroquet ne vient pas seulement illuminer le quotidien de Félicité : elle rayonne sur l’ensemble de l’œuvre comme emblème du psittacisme social et des idées reçues. L’une des figures animales particulièrement marquante est celle du singe. De la présence monstrueuse de l’homme-singe Djalioh dans Quidquid volueris (1837) à la remarque de Bouvard sur le fait que « l’Homme descen[d] du singe » en passant par les cynocéphales de Salammbô et de La Tentation de saint Antoine et par les récits de rêve simiesques dans la correspondance, les textes de Flaubert comportent de nombreuses allusions aux primates. Les singes, comme les perroquets – ces « singes ailés » selon un folio d’Un cœur simple –, sont placés en tant qu’« imitateurs de l’homme » sous le signe du redoublement mimétique. Le singe mobilise tout particulièrement l’attention de Flaubert et de ses contemporains en raison de sa proximité troublante avec l’être humain dont il est tour à tour un double spéculaire, un miroir déformant ou une figure","PeriodicalId":307391,"journal":{"name":"Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle","volume":"174 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-11-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"116088350","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Frontmatter","authors":"","doi":"10.1515/9783110665833-fm","DOIUrl":"https://doi.org/10.1515/9783110665833-fm","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":307391,"journal":{"name":"Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle","volume":"163 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-11-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"125958566","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Les Mémoires du baron Georges Cuvier (1833) de Mistress Lee : mémoires scientifiques, pacte biographique, ou réécriture des savoirs ?","authors":"M. Orr","doi":"10.1515/9783110665833-013","DOIUrl":"https://doi.org/10.1515/9783110665833-013","url":null,"abstract":"En 1833 paraissent simultanément à Paris, à Londres et à New York les Mémoires du baron Georges Cuvier publiés par Mistress Lee en français et en anglais. La bonne réception de cet ouvrage des deux côtés de l’Atlantique et de la Manche est liée à la réputation à la fois étendue et problématique de ce grand homme scientifique après sa mort en 1832, aussi bien qu’à l’autorité réputée de sa mémorialiste maintenant oubliée, Sarah Bowdich/Mistress R. Lee (1791–1856). Quoique l’importance de Cuvier dans l’histoire et le développement des sciences au Muséum national d’histoire naturelle parisien soit éclipsée en 1870 par ses successeurs à la chaire d’anatomie comparée, les mérites de ces Mémoires (version française) étaient toujours reconnus en cette période d’échec national. Cet ouvrage témoigne de la disparition parmi tant d’autres de leur traducteur en français, l’entomologiste renommé Théodore Lacordaire (1801–1870). Le fait que Charles Morren le biographe de Lacordaire lui attribue également leur rédaction, en raison de son autorité scientifique, tient à son rôle ambigu dans la production du texte d’après","PeriodicalId":307391,"journal":{"name":"Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle","volume":"17 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-11-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"127387090","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}