Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0403
Laurent Hablot
{"title":"Sur la terre comme au ciel. Le bouclier armorié entre le symbole et l’emblème","authors":"Laurent Hablot","doi":"10.3917/rma.292.0403","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0403","url":null,"abstract":"Le bouclier, qui accompagne systématiquement le guerrier médiéval, est chargé de valeurs à la fois symboliques et emblématiques. Les signes qu’il peut porter sont parfois des symboles, suggérant une idée abstraite, parfois des emblèmes, renvoyant vers une personne. Support habituel des enseignes héraldiques, le bouclier armorié est toutefois rarement porté au combat. Enfin, il peut également être chargé de valeurs spirituelles, de sens métaphoriques et constitue parfois une interface entre Dieu, les anges et l’homme qui l’arbore.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":" 8","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140690541","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0431
Christine Ferlampin-Acher
{"title":"L’écu et l’épée dans Artus de Bretagne","authors":"Christine Ferlampin-Acher","doi":"10.3917/rma.292.0431","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0431","url":null,"abstract":"Dans Artus de Bretagne , dont la première partie a été composée vers 1300, le héros porte un écu blanc ou échiqueté. L’article revient sur cette alternance ainsi que sur la paire constituée par l’écu et l’épée, deux éléments qui permettent de soutenir l’hypothèse d’une écriture en deux temps, la fin du roman étant une continuation allographe. Le motif du don des fées permet quant à lui d’éclairer la pratique intertextuelle à l’œuvre dans ce récit néo-arthurien. Malgré le caractère formulaire d’un certain nombre de mentions coordonnées, l’épée et l’écu ne constituent pas véritablement une paire : l’écu, dans la première partie du roman, vole la vedette à l’épée, pourtant distinguée par le nom de Clarence. Plus que l’épée, l’écu est associé à la lumière et à l’amour ; il trouve sa place dans les tableaux qui exaltent la cour et la chevalerie et en esthétisent les représentations, et contribue à construire Artus comme héros restaurateur de lumière ; de plus l’écu médiatise et met en image le corps à corps amoureux. Cependant le traitement de l’épée et de l’écu n’est pas uniforme tout au long du texte, la fin à partir du § 419 étant vraisemblablement une continuation allographe, qui a ajouté – maladroitement – l’échiqueté breton, et qui, plus épique que courtoise, rétablit la primauté de l’épée et rétrograde l’écu.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":"183 3","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140693390","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0479
Alexandra Ilina
{"title":"Les armoriaux arthuriens au xvi e siècle en France et Angleterre. Origine et développement des armoriaux arthuriens imprimés","authors":"Alexandra Ilina","doi":"10.3917/rma.292.0479","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0479","url":null,"abstract":"Cette étude porte sur les transformations subies par les armoriaux arthuriens à l’époque du livre imprimé et s’intéresse aux fonctions de ces paratextes au xvi e siècle. Les deux premiers armoriaux concernés sont ceux de François Regnault et de Benoît Rigaud, inspirés principalement par la liste publiée par le célèbre Antoine Vérard au début de son Guiron le Courtois de 1501. À la fin du xvi e siècle, la Devise est traduite et adaptée en anglais par Richard Robinson. L’ancien armorial français est intégré dans les spectacles arthuriens organisés dans le milieu urbain anglais, où les identités des chevaliers arthuriens deviennent des rôles assumés par les membres les plus riches de la bourgeoisie londonienne. À travers les trois exemples investigués, l’armorial arthurien se décline comme une source prestigieuse pour l’imaginaire néo-chevaleresque.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":" 15","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140690385","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0411
Cătălina Gîrbea
{"title":"L’usage métaphorique du bouclier. Autour du scutum fidei dans l’imaginaire médiéval","authors":"Cătălina Gîrbea","doi":"10.3917/rma.292.0411","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0411","url":null,"abstract":"Si les épîtres de saint Paul, et particulièrement l’Epître aux Ephésiens, ont consacré au Moyen Âge l’image de la foi comme un bouclier, l’idée est bien plus ancienne et elle plonge ses racines dans l’Ancien Testament, qui ménage au bouclier de Dieu une place de choix. Cet usage métaphorique d’un objet qui appartient normalement à l’équipement militaire s’installe au cœur de l’imaginaire médiéval, qu’il s’agisse de romans, de récits didactiques et allégoriques ou tout simplement de chroniques. Le bouclier de Dieu ou de la foi se retrouve également dans l’iconographie des manuscrits contenant des textes théologiques, décrivant des représentations allégoriques complexes qui mettent en scène des psychomachies.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":" 71","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140691942","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0447
Camelia Rizoiu
{"title":"L’écu de Godefroy de Bouillon dans le Cycle de la Croisade . Du lion au dragon, opposition ou association ?","authors":"Camelia Rizoiu","doi":"10.3917/rma.292.0447","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0447","url":null,"abstract":"Godefroy de Bouillon est l’une des personnalités importantes qui se sont imposées lors de la Première croisade. Le Cycle de la Croisade le met en avant, lui offrant un ancêtre merveilleux et un lignage illustre. Le but de cet article est d’étudier, par le texte et par l’image, le personnage de Godefroy à travers un élément héraldique majeur : l’écu. Cette pièce défensive, pourvue d’un langage propre, suit le chef de guerre depuis l’enfance jusqu’à la mort, et se transforme à chaque étape en fonction de la situation de celui qui le porte. Du lion et de l’aigle de l’enfance, du dragon de la croisade, des quatre dragons de la royauté orientale à la simplicité des derniers textes, chaque emblème présente Godefroy de Bouillon comme un chef de guerre plein de bravoure et de noblesse.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":"180 2","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140693505","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0465
Andreea Apostu
{"title":"L’écu : prouesse, lâcheté et parodie de l’absence. Autour du manuscrit Bodley 264","authors":"Andreea Apostu","doi":"10.3917/rma.292.0465","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0465","url":null,"abstract":"La richesse des marginalia qui accompagnent le texte du Roman d’Alexandre dans le ms. Bodley 264 démontre « la possible réversibilité du centre et des marges », pour reprendre les mots d’I. Fabry-Tehranchi. Cet article analyse le traitement de l’écu et des armoiries dont il est le porteur dans ces drôleries qui entrent en concurrence avec l’iconographie centrale du manuscrit, mettant en scène l’épanouissement du monde seigneurial au xiv e siècle. On rencontre, d’une part, une profusion de blasons imaginaires connotés positivement ou négativement, mais aussi un registre parodique qui utilise soit l’écu sans dispositif héraldique soit l’écu anthropomorphe, dont les significations s’apparentent à celles rencontrées dans le topos du combat entre le chevalier et le limaçon, récurrent à l’époque. Miroir de l’identité seigneuriale, le blason est exempt, dans le Bodley 264, de la dérision qui, même si les représentations liminaires magnifient et concordent avec l’iconographie centrale, continue, par moments, à les accompagner.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":" 38","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140691240","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2024-04-17DOI: 10.3917/rma.292.0493
Sandra Otte
{"title":"Truchements et autres médiateurs dans les récits de voyage de Guillebert de Lannoy et de Bertrandon de la Broquière","authors":"Sandra Otte","doi":"10.3917/rma.292.0493","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.292.0493","url":null,"abstract":"Le pèlerin ou le voyageur peut difficilement arriver à destination et parcourir la région qu’il souhaite visiter sans l’intervention de quelques passeurs ou médiateurs. Les voyages en Terre sainte au Moyen Âge en sont des exemples éloquents. Le contact avec l’altérité se fait par ailleurs rarement sans médiation linguistique, la communication avec l’Autre étant un des problèmes majeurs auxquels est confronté l’ homo viator . Truchements , latiniers et drogmans interviennent alors pour permettre la rencontre entre l’Ici et l’Ailleurs. Ces médiateurs forment un groupe à part entière dont l’identité mérite d’être questionnée. Dans cet article, nous proposons donc d’analyser la figure du médiateur à travers l’étude de deux récits de voyage du xv e siècle : les Voyages et ambassades de Guillebert de Lannoy et le Voyage d’Outremer de Bertrandon de la Broquière, deux œuvres qui mettent en lumière des phénomènes de médiation divers. Nous observons notamment qui sont les agents de la médiation dans les deux récits envisagés et quelle place leur accordent les auteurs : leur donnent-ils une identité propre ou mentionnent-ils uniquement leur fonction ? Nous montrons également comment Guillebert de Lannoy et Bertrandon de la Broquière, eux-mêmes ambassadeurs et/ou espions, peuvent incarner le rôle du médiateur et être des intermédiaires entre différentes cultures et entre le « je » et l’Autre.","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":" 9","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-04-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140692948","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le Moyen AgePub Date : 2020-03-04DOI: 10.3917/rma.251.0213zc
Ursula Vones-Liebenstein
{"title":"The Cult of St Thomas Becket in the Plantagenet World, c. 1170– c. 1220 , éd. Paul Webster , Marie-Pierre Gelin, Woodbridge, Boydell, 2016 ; 1 vol., xviii –252 p. ISBN : 9781783271610. Prix : GBP 60","authors":"Ursula Vones-Liebenstein","doi":"10.3917/rma.251.0213zc","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/rma.251.0213zc","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":514126,"journal":{"name":"Le Moyen Age","volume":"174 3","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2020-03-04","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"141224813","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}