Colin De Cheveigné, Pierre Croutzet, Benjamin Ferreira, Alexa Gaston-nouvel
{"title":"腕骨假软骨的继发性移植手术。约54宗个案","authors":"Colin De Cheveigné, Pierre Croutzet, Benjamin Ferreira, Alexa Gaston-nouvel","doi":"10.1016/j.main.2015.10.024","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>La pseudarthroses du scaphoïde déjà opérée a mauvaise réputation. La dévascularisation, les dégâts osseux, l’enraidissement articulaire et le découragement font souvent renoncer à une nouvelle greffe. Cette série prospective de 54 greffes secondaires montre qu’on peut faire consolider 80 % des scaphoïdes déjà opérés.</p></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><p>Les 54 patients analysés sont extraits d’une série globale de 364 pseudarthroses opérées de 1991 à 2014. Vingt-neuf patients étaient opérés ailleurs, 25 étaient des échecs de greffes de l’opérateur. La série comporte 52 hommes, 2 femmes, âge moyen 30,4<!--> <!-->ans. Le délai moyen fracture-greffe secondaire était de 5,5<!--> <!-->ans. En préopératoire, la force était de 45 % de celle du côté opposé, les amplitudes de 66 %. La douleur estimée empiriquement à 4,5/10. La fracture initiale était 6 fois de type 1–2 de Schernberg, 31 de type 3, 12 de type 4–5. La pseudarthrose était au stade 1 d’Alnot 6 fois, 2, 30 fois, 3, 11 fois et 4, 7 fois. La DISI moyenne était de 18°. L’intervention, surtout par voie antérieure, a presque toujours comporté une greffe, iliaque 23 fois, spongieuse locale 2 fois, pédiculée 20 fois (radius 19, métacarpien 1) et fémorale libre 6 fois, fixée par vissage simple. Deux patients ont été greffés 2 fois. L’immobilisation a duré 3,6 mois.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Revus avec un recul moyen de 18,7 mois, 43 patients avaient consolidé, avec confirmation tomodensitométrique si nécessaire. Il n’y a eu ni infection ni algodystrophie. Le matériel a été retiré 12 fois. La douleur avait baissé à 1,5/10, les amplitudes restaient inchangées, la force remontait à 70 %. La DISI moyenne était de 9°. La consolidation a semblé mettre fin à l’évolution dégénérative à long terme.</p></div><div><h3>Discussion</h3><p>Comparé à la série globale d’où il est tiré, l’échantillon était composé de pseudarthroses plus évoluées que les patients non opérés. Les résultats, logiquement moins bons qu’après greffe sur pseudarthrose « vierge » restaient néanmoins très favorables avec un taux de consolidation de 80 %. Les patients consolidés avaient un peu moins de souplesse et de force mais le même bon effet antalgique. Les résultats étaient supérieurs à ceux d’un traitement palliatif.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Il ne faut pas renoncer à greffer un scaphoïde déjà opéré ailleurs, ni a reprendre ses propres échecs par une nouvelle greffe, vascularisée si nécessaire.</p></div>","PeriodicalId":50699,"journal":{"name":"Chirurgie De La Main","volume":"34 6","pages":"Page 340"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2015-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.main.2015.10.024","citationCount":"0","resultStr":"{\"title\":\"Greffes secondaires sur pseudarthroses du scaphoïde carpien opérés. À propos de 54 cas\",\"authors\":\"Colin De Cheveigné, Pierre Croutzet, Benjamin Ferreira, Alexa Gaston-nouvel\",\"doi\":\"10.1016/j.main.2015.10.024\",\"DOIUrl\":null,\"url\":null,\"abstract\":\"<div><h3>Introduction</h3><p>La pseudarthroses du scaphoïde déjà opérée a mauvaise réputation. 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Greffes secondaires sur pseudarthroses du scaphoïde carpien opérés. À propos de 54 cas
Introduction
La pseudarthroses du scaphoïde déjà opérée a mauvaise réputation. La dévascularisation, les dégâts osseux, l’enraidissement articulaire et le découragement font souvent renoncer à une nouvelle greffe. Cette série prospective de 54 greffes secondaires montre qu’on peut faire consolider 80 % des scaphoïdes déjà opérés.
Patients et méthodes
Les 54 patients analysés sont extraits d’une série globale de 364 pseudarthroses opérées de 1991 à 2014. Vingt-neuf patients étaient opérés ailleurs, 25 étaient des échecs de greffes de l’opérateur. La série comporte 52 hommes, 2 femmes, âge moyen 30,4 ans. Le délai moyen fracture-greffe secondaire était de 5,5 ans. En préopératoire, la force était de 45 % de celle du côté opposé, les amplitudes de 66 %. La douleur estimée empiriquement à 4,5/10. La fracture initiale était 6 fois de type 1–2 de Schernberg, 31 de type 3, 12 de type 4–5. La pseudarthrose était au stade 1 d’Alnot 6 fois, 2, 30 fois, 3, 11 fois et 4, 7 fois. La DISI moyenne était de 18°. L’intervention, surtout par voie antérieure, a presque toujours comporté une greffe, iliaque 23 fois, spongieuse locale 2 fois, pédiculée 20 fois (radius 19, métacarpien 1) et fémorale libre 6 fois, fixée par vissage simple. Deux patients ont été greffés 2 fois. L’immobilisation a duré 3,6 mois.
Résultats
Revus avec un recul moyen de 18,7 mois, 43 patients avaient consolidé, avec confirmation tomodensitométrique si nécessaire. Il n’y a eu ni infection ni algodystrophie. Le matériel a été retiré 12 fois. La douleur avait baissé à 1,5/10, les amplitudes restaient inchangées, la force remontait à 70 %. La DISI moyenne était de 9°. La consolidation a semblé mettre fin à l’évolution dégénérative à long terme.
Discussion
Comparé à la série globale d’où il est tiré, l’échantillon était composé de pseudarthroses plus évoluées que les patients non opérés. Les résultats, logiquement moins bons qu’après greffe sur pseudarthrose « vierge » restaient néanmoins très favorables avec un taux de consolidation de 80 %. Les patients consolidés avaient un peu moins de souplesse et de force mais le même bon effet antalgique. Les résultats étaient supérieurs à ceux d’un traitement palliatif.
Conclusion
Il ne faut pas renoncer à greffer un scaphoïde déjà opéré ailleurs, ni a reprendre ses propres échecs par une nouvelle greffe, vascularisée si nécessaire.