M. Araoud, M. Aloui, M. Jday, M.A. Nouioui, N. Brahmi, A. Hedhili
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L’objectif de cette étude a été d’établir les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, et biologiques, des patients intoxiqués par ce type de pesticides.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective qui a concerné 109 cas d’intoxications aiguës (IA) aux pesticides anticholinestérasiques, organophosphorés (OP) et carbamates (CB), accueillis au centre d’assistance médicale urgente de Tunis, étalée sur une période de cinq ans.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La prévalence des intoxications par les anticholinestérasiques a connu une augmentation par rapport à l’ensemble des IA par les pesticides durant la période de l’étude. La population étudiée a un âge moyen de 39<!--> <!-->±<!--> <!-->20 ans, avec des extrêmes allant de 1 à 98 ans. La tranche d’âge la plus touchée est celle des adultes âgés entre 20 et 39 ans. Le sexe-ratio (H/F) est de 0,88 avec une prédominance féminine (55 %). Il est à noter qu’une relation de dépendance significative entre la circonstance d’intoxication et les troubles psychiatriques a été retrouvée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,031), avec un <em>odds ratio</em> de 1,3 (IC<sub>95 %</sub> <!-->=<!--> <!-->[1,14–1,49]). Dans la majorité des cas l’ingestion a été volontaire (62 %), due à une administration orale d’un pesticide anticholinestérasique uniquement, ou associé à un autre produit (8 %). Les OP ont été les plus incriminés dans les IA (55 %), notamment le chlorpyriphos. Cependant, le méthomyl a été parmi les molécules les plus retrouvées dans les ingestions des carbamates. Les signes cliniques les plus fréquemment observés chez les patients ont été le myosis (75 %), la bradycardie (56 %), les diarrhées (49 %), l’hypersécrétion bronchique (22 %), et les fasciculations (17 %). Parmi les patients, 15 % ont développé un syndrome encéphalique avec coma et confusion. L’hyperleucocytose (63 %), l’hyperglycémie (56 %), l’hypokaliémie (39 %), et l’hyperlactatémie (14 %) ont été parmi les anomalies biologiques les plus fréquentes. Il est à signaler que l’activité de la butyrylcholinestérase (BchE) a été significativement dépendante de la circonstance d’exposition (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027). À l’admission, l’activité moyenne de la BchE carbamylée a été de 2660<!--> <!-->UI/L, avec des extrêmes allant de 44 à 9646<!--> <!-->UI/L, et une régénération généralement en 24<!--> <!-->h. Cependant, celle phosphorylée a été de 3137<!--> <!-->UI/L [46–12 559<!--> <!-->UI/L]. L’activité moyenne de l’acétylcholinestérase (AchE) a été égale à 4<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes [0–8<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes], dans les cas d’ingestions des OP. Le traitement a consisté en un lavage gastrique chez 36 % des cas, une ventilation assistée (30 %), et l’administration de l’atropine pour 72 % des patients. L’évolution a été fatale dans 6 % des cas, dont 71 % intoxiqués par des OP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’augmentation de la prévalence des intoxications par les anticholinestérasiques au regard de l’ensemble des IA associées aux pesticides ainsi que l’incrimination croissante de ces produits reflètent leur rôle graduel dans les IA principalement dans un but suicidaire. 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Parmi les patients, 15 % ont développé un syndrome encéphalique avec coma et confusion. L’hyperleucocytose (63 %), l’hyperglycémie (56 %), l’hypokaliémie (39 %), et l’hyperlactatémie (14 %) ont été parmi les anomalies biologiques les plus fréquentes. Il est à signaler que l’activité de la butyrylcholinestérase (BchE) a été significativement dépendante de la circonstance d’exposition (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027). À l’admission, l’activité moyenne de la BchE carbamylée a été de 2660<!--> <!-->UI/L, avec des extrêmes allant de 44 à 9646<!--> <!-->UI/L, et une régénération généralement en 24<!--> <!-->h. Cependant, celle phosphorylée a été de 3137<!--> <!-->UI/L [46–12 559<!--> <!-->UI/L]. L’activité moyenne de l’acétylcholinestérase (AchE) a été égale à 4<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes [0–8<!--> <!-->UI/mL d’érythrocytes], dans les cas d’ingestions des OP. 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摘要
在突尼斯,抗胆碱能杀虫剂中毒是一个真正的重大公共卫生问题。在全球范围内,每年因摄入剧毒农药而死亡的人数超过150英里[1]。本研究的目的是确定这类农药中毒患者的流行病学、临床和生物学特征。有关MéthodeIl这项回顾性研究具有了109例anticholinestérasiques (IA)的急性农药中毒、有机磷(OP)和氨基甲酸酯(CB),突尼斯欢迎紧急医疗援助的核心,擀至五ans.RésultatsLa anticholinestérasiques中毒的患病率相比,增加了整体的ai研究期间的农药。研究人口的平均年龄为39±20岁,极端年龄为1 - 98岁,受影响最严重的是20 - 39岁的成年人。值得注意的是,中毒情况与精神障碍之间存在显著的依赖关系(p = 0.031),比值比为1.3 (95% CI =[1.14 - 1.49])。在大多数病例中,摄入是自愿的(62%),仅通过口服抗胆碱酯酶抑制剂,或与其他产品联合使用(8%)。OP了最为IA(55%)中受到指控,特别是毒死。不过,甲被列为最氨基甲酸盐摄入量中发现的分子。最常见的临床症状的患者身上观察到被myosis(75%)、心动过缓(56%)、腹泻(49%),目前(22%)、支气管和fasciculations(17%)。15%患者当中,开发了一个encéphalique综合征与昏迷和混乱。L’hyperleucocytose(63%)、高血糖(56%)、l’hypokaliémie(39%)和l’hyperlactatémie(14%),当中最常见的生物异常了。值得注意的是,丁基胆碱酯酶(BchE)的活性显著依赖于暴露环境(p = 0.027)。接纳,日均业务量BchE carbamylée 2660 iu / L,已与极端的44至9646 iu / L,和再生阶段通常在24 h了。然而,像phosphorylée 3137 iu / L[46—12 559 iu / L)。平均乙酰胆碱酯酶活性(AchE)的红细胞已等于400 iu / mL的红细胞iu / mL][0—8,op .处理者摄入的情况是在洗胃当中36%的案例中,一个辅助通气(30%)、行政和阿托品对病人的72%。进化了致命的6%的情况,其中71%的电视迷OP.ConclusionL’augmentation anticholinestérasiques所流行的中毒所所有的ai相关的农药以及越来越多的刑事定罪,这些产品中的角色逐渐反映IA)主要为自杀。这些结果强调,需要监管更加严格,出售这些农药,加强警戒的流行病的预防和干预措施,包括加强精神卫生预防措施。
Intoxications aiguës aux pesticides anticholinestérasiques en Tunisie : analyse épidémiologique sur cinq ans
Objectif
En Tunisie, les intoxications par pesticides anticholinestérasiques représentent un véritable problème de santé publique majeur. À l’échelle mondiale, chaque année le nombre de décès dus à l’ingestion de pesticides extrêmement toxiques dépasse 150 milles [1]. L’objectif de cette étude a été d’établir les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, et biologiques, des patients intoxiqués par ce type de pesticides.
Méthode
Il s’agit d’une étude rétrospective qui a concerné 109 cas d’intoxications aiguës (IA) aux pesticides anticholinestérasiques, organophosphorés (OP) et carbamates (CB), accueillis au centre d’assistance médicale urgente de Tunis, étalée sur une période de cinq ans.
Résultats
La prévalence des intoxications par les anticholinestérasiques a connu une augmentation par rapport à l’ensemble des IA par les pesticides durant la période de l’étude. La population étudiée a un âge moyen de 39 ± 20 ans, avec des extrêmes allant de 1 à 98 ans. La tranche d’âge la plus touchée est celle des adultes âgés entre 20 et 39 ans. Le sexe-ratio (H/F) est de 0,88 avec une prédominance féminine (55 %). Il est à noter qu’une relation de dépendance significative entre la circonstance d’intoxication et les troubles psychiatriques a été retrouvée (p = 0,031), avec un odds ratio de 1,3 (IC95 % = [1,14–1,49]). Dans la majorité des cas l’ingestion a été volontaire (62 %), due à une administration orale d’un pesticide anticholinestérasique uniquement, ou associé à un autre produit (8 %). Les OP ont été les plus incriminés dans les IA (55 %), notamment le chlorpyriphos. Cependant, le méthomyl a été parmi les molécules les plus retrouvées dans les ingestions des carbamates. Les signes cliniques les plus fréquemment observés chez les patients ont été le myosis (75 %), la bradycardie (56 %), les diarrhées (49 %), l’hypersécrétion bronchique (22 %), et les fasciculations (17 %). Parmi les patients, 15 % ont développé un syndrome encéphalique avec coma et confusion. L’hyperleucocytose (63 %), l’hyperglycémie (56 %), l’hypokaliémie (39 %), et l’hyperlactatémie (14 %) ont été parmi les anomalies biologiques les plus fréquentes. Il est à signaler que l’activité de la butyrylcholinestérase (BchE) a été significativement dépendante de la circonstance d’exposition (p = 0,027). À l’admission, l’activité moyenne de la BchE carbamylée a été de 2660 UI/L, avec des extrêmes allant de 44 à 9646 UI/L, et une régénération généralement en 24 h. Cependant, celle phosphorylée a été de 3137 UI/L [46–12 559 UI/L]. L’activité moyenne de l’acétylcholinestérase (AchE) a été égale à 4 UI/mL d’érythrocytes [0–8 UI/mL d’érythrocytes], dans les cas d’ingestions des OP. Le traitement a consisté en un lavage gastrique chez 36 % des cas, une ventilation assistée (30 %), et l’administration de l’atropine pour 72 % des patients. L’évolution a été fatale dans 6 % des cas, dont 71 % intoxiqués par des OP.
Conclusion
L’augmentation de la prévalence des intoxications par les anticholinestérasiques au regard de l’ensemble des IA associées aux pesticides ainsi que l’incrimination croissante de ces produits reflètent leur rôle graduel dans les IA principalement dans un but suicidaire. Ces résultats soulignent la nécessité d’une régulation plus stricte de la vente de ces pesticides, d’une vigilance épidémiologique accrue, et d’interventions préventives notamment un renforcement des actions de prévention en santé mentale.