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La déconstruction à l’épreuve de la zoosémiotique – Cadre et champ de la peinture de singe
Les difficultes qu’une pensee de la « deconstruction » rencontre lorsqu’il s’agit de dialoguer avec les sciences contemporaines, ainsi qu’avec leur epistemologie, sont incontestables. A moins qu’il ne faille parler d’une difficulte ou d’une censure de Jacques Derrida a cet egard. Vue de pres, cette impasse apparait paradoxale. Au moins des 1997, annee de la decade de Cerisy a l’origine du volume posthume L’animal que donc je suis, Derrida aura souligne avec vigueur l’importance d’une « question de l’animal », declarant de surcroit : « le logocentrisme – jadis defini comme “metaphysique de l’ecriture phonetique”, et cible perenne de ses objections – est d’abord une these sur l’animal, sur l’animal prive de logos, prive du pouvoir-avoir le logos »1. La remarque n’est pas nouvelle : elle s’esquisse deja, en 1974, dans une notation en marge de Glas2 ; et 1975 est l’annee du seminaire La Vie la mort, dont une partie encore inedite est dediee a La logique du vivant de Francois Jacob3. Mais, qui plus est, des sa formulation en 1967 le projet derridien d’une « grammatologie » n’est pas seulement en rapport avec la zoosemiotique : il est zoo- ou bio- semiotique de part en part. On peut lire dans De la grammatologie4 :La trace est en effet l’origine absolue du sens en general. Ce qui revient a dire qu’il n’y a pas d’origine absolue du sens en general. La trace est la differance qui ouvre l’apparaitre et la signification. Articulant le vivant sur le non-vivant en general. (p. 91)[…]Si l