Production de biomasse et immobilisation de carbone et d’azote sur des sols marginaux : cas de taillis à très courte rotation conduits sans fertilisation
{"title":"Production de biomasse et immobilisation de carbone et d’azote sur des sols marginaux : cas de taillis à très courte rotation conduits sans fertilisation","authors":"Pascal Thiébeau, I. Bertrand","doi":"10.25518/1780-4507.18278","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"Description du sujet. Cet article présente les productions de biomasses aériennes et souterraines de jeunes taillis à très courte rotation, non fertilisés, plantés sur des sols marginaux. Objectifs. Deux sols contrastés ont permis de suivre la croissance de saule, peuplier et robinier pour estimer leur production de biomasse exportable, l’immobilisation de carbone et d’azote dans les racines, et quantifier les restitutions au sol par la sénescence foliaire. Une comparaison de deux densités de robinier (2 500 vs 5 000 pieds·ha-1) est également réalisée. Méthode. Les dispositifs sont instrumentés afin de quantifier le carbone (C) et l’azote (N) impliqués dans i) la sénescence foliaire retournant au sol, ii) les exportations et immobilisations de deux récoltes. Résultats. Le C total immobilisé en seconde récolte varie de 7,8 à 16,1 t·ha-1 et l’azote de 125 à 393 kg·ha-1. La sénescence foliaire restitue au sol 15 à 22 % du C total fixé, tandis que 17 à 31 % est immobilisé dans les racines. L’azote restitué au sol par la sénescence a varié de 48 à 79 kg·ha-1, soit respectivement 38 à 20 % du total, et celui retrouvé dans les racines a varié de 22 à 48 % du total. Nous n’avons pas constaté d’effet de la densité de plantation sur les différents compartiments des robiniers. Conclusions. Saule et robinier ont su mieux s’adapter que le peuplier aux conditions difficiles rencontrées. La fixation d’azote symbiotique du robinier pourrait être mieux exploitée pour accroitre la production de biomasse d’autres espèces, en cultures mixtes par exemple.","PeriodicalId":87455,"journal":{"name":"Skull base surgery","volume":"1 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2019-11-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Skull base surgery","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.25518/1780-4507.18278","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Description du sujet. Cet article présente les productions de biomasses aériennes et souterraines de jeunes taillis à très courte rotation, non fertilisés, plantés sur des sols marginaux. Objectifs. Deux sols contrastés ont permis de suivre la croissance de saule, peuplier et robinier pour estimer leur production de biomasse exportable, l’immobilisation de carbone et d’azote dans les racines, et quantifier les restitutions au sol par la sénescence foliaire. Une comparaison de deux densités de robinier (2 500 vs 5 000 pieds·ha-1) est également réalisée. Méthode. Les dispositifs sont instrumentés afin de quantifier le carbone (C) et l’azote (N) impliqués dans i) la sénescence foliaire retournant au sol, ii) les exportations et immobilisations de deux récoltes. Résultats. Le C total immobilisé en seconde récolte varie de 7,8 à 16,1 t·ha-1 et l’azote de 125 à 393 kg·ha-1. La sénescence foliaire restitue au sol 15 à 22 % du C total fixé, tandis que 17 à 31 % est immobilisé dans les racines. L’azote restitué au sol par la sénescence a varié de 48 à 79 kg·ha-1, soit respectivement 38 à 20 % du total, et celui retrouvé dans les racines a varié de 22 à 48 % du total. Nous n’avons pas constaté d’effet de la densité de plantation sur les différents compartiments des robiniers. Conclusions. Saule et robinier ont su mieux s’adapter que le peuplier aux conditions difficiles rencontrées. La fixation d’azote symbiotique du robinier pourrait être mieux exploitée pour accroitre la production de biomasse d’autres espèces, en cultures mixtes par exemple.