{"title":"De l’onirisme à l’ironie : les prestiges de la nuit dans l’Euphormion de Jean Barclay (1605)","authors":"Nicolas Corréard","doi":"10.4000/EPISTEME.1429","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"Publiee en 1605 par l’auteur franco-ecossais Jean Barclay, la premiere partie de l’Euphormionis Lusinini Satyricon, roman satirique neo-latin, abonde en scenes nocturnes, durant lesquelles le personnage eponyme est confronte a une serie de phenomenes au statut ambigu (feux follets, apparitions, songes). Evenements surnaturels, ou naturels ? Le texte laisse place a l’interpretation, comme le montre la reception d’epoque, notamment les traductions francaises, qui tendent a reduire son ambiguite et son obscurite volontaires en privilegiant l’une ou l’autre explication. Barclay elabore en realite une fine parodie satirique des anecdotes demonologiques ou des recits de songes premonitoires, comme le montre son travail d’imitation des modeles classiques (Lucien, Apulee, Petrone), l’usage des sources contemporaines (notamment Pierre Le Loyer), ou la composition soigneuse des scenes. L’auteur joue le jeu du faire-croire, mais pour mieux faire douter, car la pedagogie de l’incredulite passe par l’experience de l’illusion narrative proposee par la fiction.","PeriodicalId":40360,"journal":{"name":"Etudes Episteme","volume":"1 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.1000,"publicationDate":"2016-12-21","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"2","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Etudes Episteme","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.4000/EPISTEME.1429","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"0","JCRName":"HUMANITIES, MULTIDISCIPLINARY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Publiee en 1605 par l’auteur franco-ecossais Jean Barclay, la premiere partie de l’Euphormionis Lusinini Satyricon, roman satirique neo-latin, abonde en scenes nocturnes, durant lesquelles le personnage eponyme est confronte a une serie de phenomenes au statut ambigu (feux follets, apparitions, songes). Evenements surnaturels, ou naturels ? Le texte laisse place a l’interpretation, comme le montre la reception d’epoque, notamment les traductions francaises, qui tendent a reduire son ambiguite et son obscurite volontaires en privilegiant l’une ou l’autre explication. Barclay elabore en realite une fine parodie satirique des anecdotes demonologiques ou des recits de songes premonitoires, comme le montre son travail d’imitation des modeles classiques (Lucien, Apulee, Petrone), l’usage des sources contemporaines (notamment Pierre Le Loyer), ou la composition soigneuse des scenes. L’auteur joue le jeu du faire-croire, mais pour mieux faire douter, car la pedagogie de l’incredulite passe par l’experience de l’illusion narrative proposee par la fiction.