Thibault Poujade , Vincent Guillaume , Vincent Pineau , Bruno Sesboue , Mamadou Kone , Christophe Hulet
{"title":"Qu’attendre d’une prise en charge chirurgicale d’un syndrome de loge chronique au membre supérieur ?","authors":"Thibault Poujade , Vincent Guillaume , Vincent Pineau , Bruno Sesboue , Mamadou Kone , Christophe Hulet","doi":"10.1016/j.main.2015.10.083","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>Le syndrome de loge chronique (SLC) est une pathologie rare estimé à 0,9 cas pour 1000 personnes. Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique, portant sur les cinq dernières années, de patients opérés pour un syndrome de loge chronique d’un membre supérieur (MS) en Basse Normandie. Notre objectif principal était d’évaluer le délai de reprise du sport au même niveau chez les patients opérés d’un SLC au(x) MS.</p></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><p>Les critères d’inclusions étaient la confirmation du SLC par la positivité des mesures de pression intramusculaire et un recul minimal d’un an après la chirurgie. Les 11 patients sélectionnés soit 21 MS (atteintes bilatérales [90,9 %]) ont été revus en consultation. La majorité des patients pratiquait le motocross (82 %) à un niveau national ou international (66,3 %). La douleur était cotée à 8,1, le délai d’apparition était de 9,2<!--> <!-->minutes et celui de disparition de 18,4. Tous les patients ont subi une aponévrotomie à ciel ouvert, par voie percutanée ou sous contrôle endoscopique.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Tous les patients ont repris leur activité physique principale avec un délai de 5,7 semaines (1,5–15) et retrouvé leur niveau sportif initial en 7,9 semaines (1,5–19). En comparaison, la même étude réalisée au membre inférieur (MI) retrouve un délai de récupération du niveau antérieur significativement plus long (16 semaines) <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004. Il est retrouvé 27,3 % de complications postopératoire mineures (1 hématome, 1 hernie musculaire et 1 trouble de la sensibilité). Quatre patients se plaignaient de douleurs persistantes d’intensité moindre et permettant leur pratique physique. Trois patients ont présenté une récidive de SLC et ont été repris en charge chirurgicalement sans différence statistiquement significative en fonction de la technique chirurgicale employée. Le taux global de satisfaction est de 90,9 %. Le délai de pose du diagnostic et de prise en charge chirurgicale n’influe pas sur le résultat final.</p></div><div><h3>Discussion</h3><p>Nos données sont en accord avec la littérature avec une reprise de l’activité physique principale pour 100 % des patients dans un délai relativement court par rapport aux MI. Les taux de retour au sport et de satisfaction sont supérieurs à ceux retrouvés lors de traitements médicaux conservateurs.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Le traitement chirurgical apporte de très bons résultats dans le traitement des SLC tant sur le niveau récupéré que sur le délai de convalescence.</p></div>","PeriodicalId":50699,"journal":{"name":"Chirurgie De La Main","volume":"34 6","pages":"Page 361"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2015-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.main.2015.10.083","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Chirurgie De La Main","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1297320315002383","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Le syndrome de loge chronique (SLC) est une pathologie rare estimé à 0,9 cas pour 1000 personnes. Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique, portant sur les cinq dernières années, de patients opérés pour un syndrome de loge chronique d’un membre supérieur (MS) en Basse Normandie. Notre objectif principal était d’évaluer le délai de reprise du sport au même niveau chez les patients opérés d’un SLC au(x) MS.
Matériel et méthode
Les critères d’inclusions étaient la confirmation du SLC par la positivité des mesures de pression intramusculaire et un recul minimal d’un an après la chirurgie. Les 11 patients sélectionnés soit 21 MS (atteintes bilatérales [90,9 %]) ont été revus en consultation. La majorité des patients pratiquait le motocross (82 %) à un niveau national ou international (66,3 %). La douleur était cotée à 8,1, le délai d’apparition était de 9,2 minutes et celui de disparition de 18,4. Tous les patients ont subi une aponévrotomie à ciel ouvert, par voie percutanée ou sous contrôle endoscopique.
Résultats
Tous les patients ont repris leur activité physique principale avec un délai de 5,7 semaines (1,5–15) et retrouvé leur niveau sportif initial en 7,9 semaines (1,5–19). En comparaison, la même étude réalisée au membre inférieur (MI) retrouve un délai de récupération du niveau antérieur significativement plus long (16 semaines) p = 0,004. Il est retrouvé 27,3 % de complications postopératoire mineures (1 hématome, 1 hernie musculaire et 1 trouble de la sensibilité). Quatre patients se plaignaient de douleurs persistantes d’intensité moindre et permettant leur pratique physique. Trois patients ont présenté une récidive de SLC et ont été repris en charge chirurgicalement sans différence statistiquement significative en fonction de la technique chirurgicale employée. Le taux global de satisfaction est de 90,9 %. Le délai de pose du diagnostic et de prise en charge chirurgicale n’influe pas sur le résultat final.
Discussion
Nos données sont en accord avec la littérature avec une reprise de l’activité physique principale pour 100 % des patients dans un délai relativement court par rapport aux MI. Les taux de retour au sport et de satisfaction sont supérieurs à ceux retrouvés lors de traitements médicaux conservateurs.
Conclusion
Le traitement chirurgical apporte de très bons résultats dans le traitement des SLC tant sur le niveau récupéré que sur le délai de convalescence.