Renaud Duche , Adil Trabelsi , Jean Claude Ferrandez (Kinésithérapeute)
{"title":"Apport de la lymphoscintigraphie pour une chirurgie sous garrot","authors":"Renaud Duche , Adil Trabelsi , Jean Claude Ferrandez (Kinésithérapeute)","doi":"10.1016/j.main.2015.10.082","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><p>Nous présentons le cas d’une patiente de 65<!--> <!-->ans demandeuse d’une chirurgie d’aponévrectomie palmo-digitale dans un contexte de maladie de Dupuytren.</p><p>COTATION TUBIANA- 1PD 2PD 2PD 2PD 0.</p><p>Nous notons comme antécédent principal l’existence d’une néoplasie mammaire homo-latérale opérée avec curage axillaire, suivie de chimiothérapie et radiothérapie.</p><p>Elle présente un lymphœdème modéré du membre supérieur et comme beaucoup de patientes identiques, les médecins oncologues ont martelé que ce membre supérieur ne devait subir aucune agression, prise de sang, prise de tension artérielle… S’il est admis qu’un garrot peut être utilisé sur un membre atteint de lymphœdème pour une très courte durée (tel que décrit par Assmus en 2004 et Trabelsi en 2014), la littérature n’apporte aucun élément pour une plus grande durée.</p><p>Il ne nous paraissait pas possible d’opérer un dupuytren palmo-digital sur 4 doigts sans utiliser de garrot et la demande de cette patiente, suivie depuis plusieurs années pour d’autres pathologies, était forte devant la gêne fonctionnelle. Nous avons donc demandé la réalisation préopératoire d’une lymphoscintigraphie en service de médecine nucléaire. Cet examen a permis de montrer qu’il existait un passage lymphatique résiduel correct et suffisant au niveau du membre supérieur et du creux axillaire. L’intervention a donc été réalisée, en accord plein et complet avec la patiente, en utilisant le garrot pneumatique à une pression de 260<!--> <!-->mmHg pour une TA à 150/90 en moyenne. L’intervention a duré 2<!--> <!-->h<!--> <!-->15 avec 1<!--> <!-->h<!--> <!-->30 de temps de garrot. Les suites opératoires ont été des plus simples sans aucun problème de lymphœdème sur le membre supérieur. Aucun drainage lymphatique n’a été effectué.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Cet examen, peu connu, peut être d’une grande utilité en prévision d’une chirurgie de la main où l’emploi du garrot semble indispensable. Cela permet de rassurer le patient sur sa fonction lymphatique et de conforter le chirurgien sur l’utilisation possible du garrot.</p></div>","PeriodicalId":50699,"journal":{"name":"Chirurgie De La Main","volume":"34 6","pages":"Pages 360-361"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2015-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.main.2015.10.082","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Chirurgie De La Main","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1297320315002371","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Nous présentons le cas d’une patiente de 65 ans demandeuse d’une chirurgie d’aponévrectomie palmo-digitale dans un contexte de maladie de Dupuytren.
COTATION TUBIANA- 1PD 2PD 2PD 2PD 0.
Nous notons comme antécédent principal l’existence d’une néoplasie mammaire homo-latérale opérée avec curage axillaire, suivie de chimiothérapie et radiothérapie.
Elle présente un lymphœdème modéré du membre supérieur et comme beaucoup de patientes identiques, les médecins oncologues ont martelé que ce membre supérieur ne devait subir aucune agression, prise de sang, prise de tension artérielle… S’il est admis qu’un garrot peut être utilisé sur un membre atteint de lymphœdème pour une très courte durée (tel que décrit par Assmus en 2004 et Trabelsi en 2014), la littérature n’apporte aucun élément pour une plus grande durée.
Il ne nous paraissait pas possible d’opérer un dupuytren palmo-digital sur 4 doigts sans utiliser de garrot et la demande de cette patiente, suivie depuis plusieurs années pour d’autres pathologies, était forte devant la gêne fonctionnelle. Nous avons donc demandé la réalisation préopératoire d’une lymphoscintigraphie en service de médecine nucléaire. Cet examen a permis de montrer qu’il existait un passage lymphatique résiduel correct et suffisant au niveau du membre supérieur et du creux axillaire. L’intervention a donc été réalisée, en accord plein et complet avec la patiente, en utilisant le garrot pneumatique à une pression de 260 mmHg pour une TA à 150/90 en moyenne. L’intervention a duré 2 h 15 avec 1 h 30 de temps de garrot. Les suites opératoires ont été des plus simples sans aucun problème de lymphœdème sur le membre supérieur. Aucun drainage lymphatique n’a été effectué.
Conclusion
Cet examen, peu connu, peut être d’une grande utilité en prévision d’une chirurgie de la main où l’emploi du garrot semble indispensable. Cela permet de rassurer le patient sur sa fonction lymphatique et de conforter le chirurgien sur l’utilisation possible du garrot.