Syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial – étude prospective sur une cohorte de 59 patients, facteur influençant les résultats de la kinésithérapie et du traitement chirurgical
{"title":"Syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial – étude prospective sur une cohorte de 59 patients, facteur influençant les résultats de la kinésithérapie et du traitement chirurgical","authors":"Cécile Pougès , Xavier Demondion , Christian Fontaine , Guillaume Wavreille","doi":"10.1016/j.main.2015.10.013","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>La prise en charge du syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) repose sur le traitement rééducatif en première intention et sur le traitement chirurgical. Le but de cette étude était d’analyser les facteurs prédictifs de réponse à ces deux thérapeutiques et d’en rapporter les résultats.</p></div><div><h3>Matériel</h3><p>Nous avons réalisé une étude prospective, les patients inclus présentaient un SDCTB confirmé sur différents examens paracliniques.</p></div><div><h3>Méthode</h3><p>L’évaluation reposait sur un auto-questionnaire, un score DASH et un bilan clinique, initialement puis après 6 mois de kinésithérapie et à 6 mois postopératoires. Une kinésithérapie selon le protocole de Prost était proposée. La chirurgie était réalisée en cas d’échec de la rééducation. Nos critères de jugements principaux étaient la variation du score DASH et la satisfaction.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Nous avons inclus 74 SDCTB chez 59 patients. Dans 69 cas un traitement rééducatif a été fait. Le score DASH est passé de 51,57 (±<!--> <!-->19,46) à 47,62 (±<!--> <!-->22,14) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Nous avons constaté une amélioration jugée suffisante dans 18 cas (26 %). Les facteurs péjoratifs significatifs sur les résultats de la kinésithérapie étaient un score DASH initial élevé (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003), un nombre élevé de manœuvres initialement positives (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,034), une EVA douleur initialement élevée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), un arrêt de travail lors de la consultation initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007), une profession impliquant des mouvements répétés en abduction (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004), un antécédent traumatique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004). Sur les 47 cas opérés, nous avons constaté 70,2 % de bons et très bons résultats, 19,15 % de résultats moyens. L’amélioration de tous les symptômes était significative, le score DASH moyen est passé de 56,78 (±<!--> <!-->20,69) à 34,7 (±<!--> <!-->24,08) (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le facteur prédictif d’une meilleure satisfaction était la présence d’une côte cervicale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007). Les facteurs associés à un meilleur score DASH postopératoire étaient l’âge jeune (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0046), une EVA douleur initialement basse (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), et une absence d’arrêt de travail lors de la consultation initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0002).</p></div><div><h3>Discussion</h3><p>Nous avons démontré que plus le patient était symptomatique initialement, moins la kinésithérapie était bénéfique. Le traitement chirurgical reste le traitement de choix des formes compliquées ou résistantes au traitement conservateur.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>La kinésithérapie a été efficace dans 26 % des cas et doit être proposée en première intention. Nous avons obtenu 70 % de bons résultats postopératoires chez les patients en échec de kinésithérapie.</p></div>","PeriodicalId":50699,"journal":{"name":"Chirurgie De La Main","volume":"34 6","pages":"Page 336"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2015-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.main.2015.10.013","citationCount":"1","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Chirurgie De La Main","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1297320315001687","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
La prise en charge du syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) repose sur le traitement rééducatif en première intention et sur le traitement chirurgical. Le but de cette étude était d’analyser les facteurs prédictifs de réponse à ces deux thérapeutiques et d’en rapporter les résultats.
Matériel
Nous avons réalisé une étude prospective, les patients inclus présentaient un SDCTB confirmé sur différents examens paracliniques.
Méthode
L’évaluation reposait sur un auto-questionnaire, un score DASH et un bilan clinique, initialement puis après 6 mois de kinésithérapie et à 6 mois postopératoires. Une kinésithérapie selon le protocole de Prost était proposée. La chirurgie était réalisée en cas d’échec de la rééducation. Nos critères de jugements principaux étaient la variation du score DASH et la satisfaction.
Résultats
Nous avons inclus 74 SDCTB chez 59 patients. Dans 69 cas un traitement rééducatif a été fait. Le score DASH est passé de 51,57 (± 19,46) à 47,62 (± 22,14) (p = 0,01). Nous avons constaté une amélioration jugée suffisante dans 18 cas (26 %). Les facteurs péjoratifs significatifs sur les résultats de la kinésithérapie étaient un score DASH initial élevé (p = 0,003), un nombre élevé de manœuvres initialement positives (p = 0,034), une EVA douleur initialement élevée (p = 0,04), un arrêt de travail lors de la consultation initiale (p = 0,007), une profession impliquant des mouvements répétés en abduction (p = 0,004), un antécédent traumatique (p = 0,004). Sur les 47 cas opérés, nous avons constaté 70,2 % de bons et très bons résultats, 19,15 % de résultats moyens. L’amélioration de tous les symptômes était significative, le score DASH moyen est passé de 56,78 (± 20,69) à 34,7 (± 24,08) (p < 0,001). Le facteur prédictif d’une meilleure satisfaction était la présence d’une côte cervicale (p = 0,007). Les facteurs associés à un meilleur score DASH postopératoire étaient l’âge jeune (p = 0,0046), une EVA douleur initialement basse (p < 0,0001), et une absence d’arrêt de travail lors de la consultation initiale (p = 0,0002).
Discussion
Nous avons démontré que plus le patient était symptomatique initialement, moins la kinésithérapie était bénéfique. Le traitement chirurgical reste le traitement de choix des formes compliquées ou résistantes au traitement conservateur.
Conclusion
La kinésithérapie a été efficace dans 26 % des cas et doit être proposée en première intention. Nous avons obtenu 70 % de bons résultats postopératoires chez les patients en échec de kinésithérapie.