{"title":"Poor Relief and “Cheap Labour”: Pauper Apprenticeship and Auctions in Early Nineteenth-Century Nova Scotia","authors":"Keith Grant","doi":"10.1353/his.2023.a899601","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"Abstract:As urban communities increasingly turned to state-funded, centralized institutions to assist poor residents, rural townships like Cornwallis, Nova Scotia, continued to focus most of their poor relief on the household. Well into the nineteenth century, these townships sought to relieve poverty by indenturing poor children as apprentices, annually boarding poor adults as servants, and auctioning the labour of children and adults to the lowest bidder at town meetings. These practices were in the interest of paternalistic benevolence and order. Yet, the witness of the people affected by that system of rural poor relief (and of contemporary critics) is that their bonds limited their choices, exploited them as “cheap labour,” and, in many cases, further marginalized communities that were already labouring under racist attitudes and the legacies of slavery. Poor relief was one form of “low law” that reinforced unequal social and labour relations.Abstract:Alors que les communautés urbaines se tournaient de plus en plus vers des institutions centralisées et financées par l’État pour venir en aide aux résidents pauvres, les cantons ruraux comme Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, continuaient de concentrer la majeure partie de leur assistance aux pauvres sur le ménage. Pendant une bonne partie du XIXe siècle, ces cantons ont tâché de soulager la pauvreté en engageant des enfants pauvres comme apprentis, en plaçant tous les ans des adultes défavorisés en pension en tant que domestiques et en vendant aux enchères le travail des enfants et des adultes au plus bas soumissionnaire lors des assemblées municipales. Ces pratiques relevaient d’un souci de bienveillance paternaliste et d’ordre. Pourtant, les témoignages des personnes touchées par ce système d’aide aux pauvres en milieu rural (et des critiques contemporains) indiquent que leurs obligations limitaient leurs choix, les exploitaient comme de la « main-d’œuvre bon marché » et, dans de nombreux cas, marginalisaient encore davantage les communautés qui étaient déjà en proie à des attitudes racistes et aux séquelles de l’esclavage. Le secours aux pauvres constituait ainsi une forme de « loi basse » qui consolidait des rapports sociaux et de travail inégaux.","PeriodicalId":56358,"journal":{"name":"HISTOIRE SOCIALE-SOCIAL HISTORY","volume":"56 1","pages":"43 - 63"},"PeriodicalIF":0.3000,"publicationDate":"2023-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"HISTOIRE SOCIALE-SOCIAL HISTORY","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.1353/his.2023.a899601","RegionNum":4,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q3","JCRName":"HISTORY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Abstract:As urban communities increasingly turned to state-funded, centralized institutions to assist poor residents, rural townships like Cornwallis, Nova Scotia, continued to focus most of their poor relief on the household. Well into the nineteenth century, these townships sought to relieve poverty by indenturing poor children as apprentices, annually boarding poor adults as servants, and auctioning the labour of children and adults to the lowest bidder at town meetings. These practices were in the interest of paternalistic benevolence and order. Yet, the witness of the people affected by that system of rural poor relief (and of contemporary critics) is that their bonds limited their choices, exploited them as “cheap labour,” and, in many cases, further marginalized communities that were already labouring under racist attitudes and the legacies of slavery. Poor relief was one form of “low law” that reinforced unequal social and labour relations.Abstract:Alors que les communautés urbaines se tournaient de plus en plus vers des institutions centralisées et financées par l’État pour venir en aide aux résidents pauvres, les cantons ruraux comme Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, continuaient de concentrer la majeure partie de leur assistance aux pauvres sur le ménage. Pendant une bonne partie du XIXe siècle, ces cantons ont tâché de soulager la pauvreté en engageant des enfants pauvres comme apprentis, en plaçant tous les ans des adultes défavorisés en pension en tant que domestiques et en vendant aux enchères le travail des enfants et des adultes au plus bas soumissionnaire lors des assemblées municipales. Ces pratiques relevaient d’un souci de bienveillance paternaliste et d’ordre. Pourtant, les témoignages des personnes touchées par ce système d’aide aux pauvres en milieu rural (et des critiques contemporains) indiquent que leurs obligations limitaient leurs choix, les exploitaient comme de la « main-d’œuvre bon marché » et, dans de nombreux cas, marginalisaient encore davantage les communautés qui étaient déjà en proie à des attitudes racistes et aux séquelles de l’esclavage. Le secours aux pauvres constituait ainsi une forme de « loi basse » qui consolidait des rapports sociaux et de travail inégaux.
期刊介绍:
Founded in 1968, Histiore sociale - Social History has become a leading publication in socio-historical research. Hs-SH publishes articles, research notes, book reviews and other materials that contribute to social history in Canada and elsewhere. The journal is interested in all types of social phenomena - cultural, political, economic or demographic - without methodological, temporal or geographic restrictions. The journal gives priority to studies that explicitly integrate different subfields of social history and are innovative in sources, method or interpretation.