{"title":"Vot’ artic’ est formidab’: une étude multifactorielle de la chute des liquides post-obstruantes finales de mot en français","authors":"M. Avanzi","doi":"10.1017/s0959269523000029","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"\n Cet article présente une analyse multifactorielle du comportement des consonnes liquides post-obstruantes en position finale de mot en français. Plus précisément, nous nous intéressons au phénomène par lequel un ou final dans la transcription orthographique d’un mot n’est pas prononcé dans la parole continue, p. ex. comme dans les items « découvre » et « terrible », respectivement prononcés [dekuv] et [teʁʁb] au lieu de [dekuvʁʁ] et [teʁʁibl]. Au total, plus de 2500 items comportant un cluster obstruante+liquide en fin de mot ont été extraits d’un corpus de parole d’une durée de 13 heures, qui a été étiqueté à différents niveaux. Ce corpus comprend les productions de 120 locuteurs originaires de 3 pays francophones (Belgique, France et Suisse), enregistrés dans deux tâches différentes (lecture et conversation). Pour déterminer ce qui affecte la (non-)prononciation de ou dans ces contextes, une douzaine de prédicteurs de différentes natures sont testés dans un même modèle statistique. Les caractéristiques phonétiques telles que le lieu et le mode d’articulation, le contexte droit, le statut prosodique et le taux d’articulation; mais aussi les prédicteurs liés aux locuteurs (pays d’origine, sexe, âge, classe sociale) et au style de parole sont pris en compte. Des modèles mixtes linéaires généralisés révèlent que seulement la moitié d’entre eux ressortent comme jouant un rôle significatif sur la variable à l’étude. Les résultats sont discutés à la lumière dʼétudes antérieures portant sur les aspects sociolinguistiques des variantes de prononciation en français.","PeriodicalId":43930,"journal":{"name":"Journal of French Language Studies","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.6000,"publicationDate":"2023-03-16","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Journal of French Language Studies","FirstCategoryId":"98","ListUrlMain":"https://doi.org/10.1017/s0959269523000029","RegionNum":3,"RegionCategory":"文学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"0","JCRName":"LANGUAGE & LINGUISTICS","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Cet article présente une analyse multifactorielle du comportement des consonnes liquides post-obstruantes en position finale de mot en français. Plus précisément, nous nous intéressons au phénomène par lequel un ou final dans la transcription orthographique d’un mot n’est pas prononcé dans la parole continue, p. ex. comme dans les items « découvre » et « terrible », respectivement prononcés [dekuv] et [teʁʁb] au lieu de [dekuvʁʁ] et [teʁʁibl]. Au total, plus de 2500 items comportant un cluster obstruante+liquide en fin de mot ont été extraits d’un corpus de parole d’une durée de 13 heures, qui a été étiqueté à différents niveaux. Ce corpus comprend les productions de 120 locuteurs originaires de 3 pays francophones (Belgique, France et Suisse), enregistrés dans deux tâches différentes (lecture et conversation). Pour déterminer ce qui affecte la (non-)prononciation de ou dans ces contextes, une douzaine de prédicteurs de différentes natures sont testés dans un même modèle statistique. Les caractéristiques phonétiques telles que le lieu et le mode d’articulation, le contexte droit, le statut prosodique et le taux d’articulation; mais aussi les prédicteurs liés aux locuteurs (pays d’origine, sexe, âge, classe sociale) et au style de parole sont pris en compte. Des modèles mixtes linéaires généralisés révèlent que seulement la moitié d’entre eux ressortent comme jouant un rôle significatif sur la variable à l’étude. Les résultats sont discutés à la lumière dʼétudes antérieures portant sur les aspects sociolinguistiques des variantes de prononciation en français.
期刊介绍:
Journal of French Language Studies, sponsored by the Association for French Language Studies, encourages and promotes theoretical, descriptive and applied studies of all aspects of the French language. The journal brings together research from the English- and French-speaking traditions, publishing significant work on French phonology, morphology, syntax, lexis and semantics, sociolinguistics and variation studies. Most work is synchronic in orientation, but historical and comparative items are also included. Studies of the acquisition of the French language, where these take due account of current theory in linguistics and applied linguistics, are also published.