Aurélie Jean, Adeline Merceron, Agathe Le Saux, Étienne Mercier, Philippe Benillouche
{"title":"Perception et adhésion des femmes à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein en France","authors":"Aurélie Jean, Adeline Merceron, Agathe Le Saux, Étienne Mercier, Philippe Benillouche","doi":"10.1016/j.femme.2026.08.001","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif de l’étude</h3><div>Cette étude avait pour objectif d’évaluer la perception des femmes sur l’intelligence artificielle utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du sein en France, en portant un regard sur la connaissance de ces outils par ces femmes et sur les freins à leur participation au dépistage organisé. En France, la participation au dépistage organisé est faible (44 % en 2024), freinée par l’appréhension (douleur, peur) et le scepticisme. L’intelligence artificielle offre un potentiel de diagnostic plus précis. L’objectif est d’évaluer la perception que les femmes françaises ont de l’intelligence artificielle et les freins au dépistage.</div></div><div>Cette étude avait pour objectif d’évaluer la perception des femmes sur l’intelligence artificielle utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du sein en France, en portant un regard sur la connaissance de ces outils par ces femmes et sur les freins à leur participation au dépistage organisé. En France, la participation au dépistage organisé est faible (44 % en 2024), freinée par l’appréhension (douleur, peur) et le scepticisme. L’intelligence artificielle offre un potentiel de diagnostic plus précis. L’objectif est d’évaluer la perception que les femmes françaises ont de l’intelligence artificielle et les freins au dépistage.</div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Une enquête en ligne a été menée en juin 2025 auprès de 2000 femmes (âgées de 40 à 75 ans) en France, sélectionnées par la méthode des quotas. Le questionnaire couvrait le comportement de dépistage, la connaissance de l’intelligence artificielle et les attentes.</div></div><div>Une enquête en ligne a été menée en juin 2025 auprès de 2000 femmes (âgées de 40 à 75 ans) en France, sélectionnées par la méthode des quotas. Le questionnaire couvrait le comportement de dépistage, la connaissance de l’intelligence artificielle et les attentes.</div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les freins au dépistage, le manque de sensibilisation (27 %), la douleur (21 %) et la crainte du résultat (15 %) ont été observés. La recommandation médicale est cruciale pour l’adhésion. Seulement 24 % des femmes interrogées connaissaient la possibilité d’utiliser des applications d’intelligence artificielle. Près de 80 % anticipaient des effets positifs sur la détection ou la précision, et 60 % voyaient l’intelligence artificielle comme un argument incitatif au dépistage. Soixante-dix-huit pour cent étaient favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse de leur mammographie. La principale crainte (43 %) concernait la confidentialité des données médicales.</div></div><div>Parmi les freins au dépistage, le manque de sensibilisation (27 %), la douleur (21 %) et la crainte du résultat (15 %) ont été observés. La recommandation médicale est cruciale pour l’adhésion. Seulement 24 % des femmes interrogées connaissaient la possibilité d’utiliser des applications d’intelligence artificielle. Près de 80 % anticipaient des effets positifs sur la détection ou la précision, et 60 % voyaient l’intelligence artificielle comme un argument incitatif au dépistage. Soixante-dix-huit pour cent étaient favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse de leur mammographie. La principale crainte (43 %) concernait la confidentialité des données médicales.</div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les obstacles au dépistage sont de l’ordre de la perception individuelle, et parfois psychologiques. L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle était fort chez les femmes, la percevant comme un gage de performance, ce qui en fait un catalyseur pour augmenter la participation.</div></div><div>Les obstacles au dépistage sont de l’ordre de la perception individuelle, et parfois psychologiques. L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle était fort chez les femmes, la percevant comme un gage de performance, ce qui en fait un catalyseur pour augmenter la participation.</div><div><h3>Purpose</h3><div>The objective of this study was to evaluate the perception of women regarding artificial intelligence used in the context of breast cancer screening in France, with a focus on women's knowledge of these tools and the barriers to their participation in organized screening. Participation in organized screening is low (44% in 2024), hindered by apprehension (pain, fear) and skepticism. Artificial intelligence offers the potential for more accurate diagnosis. The goal was to assess French women's perception of artificial intelligence and the barriers to screening.</div></div><div>The objective of this study was to evaluate the perception of women regarding artificial intelligence used in the context of breast cancer screening in France, with a focus on women's knowledge of these tools and the barriers to their participation in organized screening. Participation in organized screening is low (44% in 2024), hindered by apprehension (pain, fear) and skepticism. Artificial intelligence offers the potential for more accurate diagnosis. The goal was to assess French women's perception of artificial intelligence and the barriers to screening.</div><div><h3>Material and method</h3><div>An online survey was conducted in June 2025 with 2000 women (aged 40 to 75 years old) in France, selected by quota sampling. The questionnaire covered screening behaviour, knowledge of artificial intelligence, and expectations.</div></div><div>An online survey was conducted in June 2025 with 2000 women (aged 40 to 75 years old) in France, selected by quota sampling. The questionnaire covered screening behaviour, knowledge of artificial intelligence, and expectations.</div><div><h3>Results</h3><div>Observed barriers to screening included the lack of awareness (27%), pain (21%), and fear of the result (15%). Medical recommendation is crucial for adherence. Only 24% of the women surveyed knew artificial intelligence applications. Nearly 80% anticipated positive effects on detection or accuracy, and 60% viewed artificial intelligence as an incentive argument for screening. Seventy-eight percent were in favour of using artificial intelligence for the analysis of their mammogram. The main fear (43%) was the confidentiality of medical data.</div></div><div>Observed barriers to screening included the lack of awareness (27%), pain (21%), and fear of the result (15%). Medical recommendation is crucial for adherence. Only 24% of the women surveyed knew artificial intelligence applications. Nearly 80% anticipated positive effects on detection or accuracy, and 60% viewed artificial intelligence as an incentive argument for screening. Seventy-eight percent were in favour of using artificial intelligence for the analysis of their mammogram. 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Abstract
Objectif de l’étude
Cette étude avait pour objectif d’évaluer la perception des femmes sur l’intelligence artificielle utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du sein en France, en portant un regard sur la connaissance de ces outils par ces femmes et sur les freins à leur participation au dépistage organisé. En France, la participation au dépistage organisé est faible (44 % en 2024), freinée par l’appréhension (douleur, peur) et le scepticisme. L’intelligence artificielle offre un potentiel de diagnostic plus précis. L’objectif est d’évaluer la perception que les femmes françaises ont de l’intelligence artificielle et les freins au dépistage.
Cette étude avait pour objectif d’évaluer la perception des femmes sur l’intelligence artificielle utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du sein en France, en portant un regard sur la connaissance de ces outils par ces femmes et sur les freins à leur participation au dépistage organisé. En France, la participation au dépistage organisé est faible (44 % en 2024), freinée par l’appréhension (douleur, peur) et le scepticisme. L’intelligence artificielle offre un potentiel de diagnostic plus précis. L’objectif est d’évaluer la perception que les femmes françaises ont de l’intelligence artificielle et les freins au dépistage.
Matériel et méthode
Une enquête en ligne a été menée en juin 2025 auprès de 2000 femmes (âgées de 40 à 75 ans) en France, sélectionnées par la méthode des quotas. Le questionnaire couvrait le comportement de dépistage, la connaissance de l’intelligence artificielle et les attentes.
Une enquête en ligne a été menée en juin 2025 auprès de 2000 femmes (âgées de 40 à 75 ans) en France, sélectionnées par la méthode des quotas. Le questionnaire couvrait le comportement de dépistage, la connaissance de l’intelligence artificielle et les attentes.
Résultats
Parmi les freins au dépistage, le manque de sensibilisation (27 %), la douleur (21 %) et la crainte du résultat (15 %) ont été observés. La recommandation médicale est cruciale pour l’adhésion. Seulement 24 % des femmes interrogées connaissaient la possibilité d’utiliser des applications d’intelligence artificielle. Près de 80 % anticipaient des effets positifs sur la détection ou la précision, et 60 % voyaient l’intelligence artificielle comme un argument incitatif au dépistage. Soixante-dix-huit pour cent étaient favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse de leur mammographie. La principale crainte (43 %) concernait la confidentialité des données médicales.
Parmi les freins au dépistage, le manque de sensibilisation (27 %), la douleur (21 %) et la crainte du résultat (15 %) ont été observés. La recommandation médicale est cruciale pour l’adhésion. Seulement 24 % des femmes interrogées connaissaient la possibilité d’utiliser des applications d’intelligence artificielle. Près de 80 % anticipaient des effets positifs sur la détection ou la précision, et 60 % voyaient l’intelligence artificielle comme un argument incitatif au dépistage. Soixante-dix-huit pour cent étaient favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse de leur mammographie. La principale crainte (43 %) concernait la confidentialité des données médicales.
Conclusion
Les obstacles au dépistage sont de l’ordre de la perception individuelle, et parfois psychologiques. L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle était fort chez les femmes, la percevant comme un gage de performance, ce qui en fait un catalyseur pour augmenter la participation.
Les obstacles au dépistage sont de l’ordre de la perception individuelle, et parfois psychologiques. L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle était fort chez les femmes, la percevant comme un gage de performance, ce qui en fait un catalyseur pour augmenter la participation.
Purpose
The objective of this study was to evaluate the perception of women regarding artificial intelligence used in the context of breast cancer screening in France, with a focus on women's knowledge of these tools and the barriers to their participation in organized screening. Participation in organized screening is low (44% in 2024), hindered by apprehension (pain, fear) and skepticism. Artificial intelligence offers the potential for more accurate diagnosis. The goal was to assess French women's perception of artificial intelligence and the barriers to screening.
The objective of this study was to evaluate the perception of women regarding artificial intelligence used in the context of breast cancer screening in France, with a focus on women's knowledge of these tools and the barriers to their participation in organized screening. Participation in organized screening is low (44% in 2024), hindered by apprehension (pain, fear) and skepticism. Artificial intelligence offers the potential for more accurate diagnosis. The goal was to assess French women's perception of artificial intelligence and the barriers to screening.
Material and method
An online survey was conducted in June 2025 with 2000 women (aged 40 to 75 years old) in France, selected by quota sampling. The questionnaire covered screening behaviour, knowledge of artificial intelligence, and expectations.
An online survey was conducted in June 2025 with 2000 women (aged 40 to 75 years old) in France, selected by quota sampling. The questionnaire covered screening behaviour, knowledge of artificial intelligence, and expectations.
Results
Observed barriers to screening included the lack of awareness (27%), pain (21%), and fear of the result (15%). Medical recommendation is crucial for adherence. Only 24% of the women surveyed knew artificial intelligence applications. Nearly 80% anticipated positive effects on detection or accuracy, and 60% viewed artificial intelligence as an incentive argument for screening. Seventy-eight percent were in favour of using artificial intelligence for the analysis of their mammogram. The main fear (43%) was the confidentiality of medical data.
Observed barriers to screening included the lack of awareness (27%), pain (21%), and fear of the result (15%). Medical recommendation is crucial for adherence. Only 24% of the women surveyed knew artificial intelligence applications. Nearly 80% anticipated positive effects on detection or accuracy, and 60% viewed artificial intelligence as an incentive argument for screening. Seventy-eight percent were in favour of using artificial intelligence for the analysis of their mammogram. The main fear (43%) was the confidentiality of medical data.
Conclusion
Obstacles to screening were a matter of individual perception and sometimes psychological. The enthusiasm for artificial intelligence is strong among women, perceiving it as a guarantee of performance, which makes it a catalyst for increasing participation.
Obstacles to screening were a matter of individual perception and sometimes psychological. The enthusiasm for artificial intelligence is strong among women, perceiving it as a guarantee of performance, which makes it a catalyst for increasing participation.
期刊介绍:
La revue Le Sein change de titre et devient Imagerie de la Femme Imagerie de la Femme propose de nombreuses rubriques pratiques : Mises au point, Cas cliniques commentés, Passerelles cliniques, Corrélations anatomo-radiologiques, Quel est votre diagnostic, Analyse bibliographique commentée, Actualités techniques, Agenda. Une approche pluridisciplinaire. La revue se consacre aux différents aspects de imagerie de la femme, que ce soit pour la partie radiologique traditionnellement la plus développée, la sénologie, ou la gynécologie, obstétrique et les autres explorations de la ménopause, telle que ostéodensitométrie.