Fragilité osseuse sous palopegtériparatide dans l’hypoparathyroïdie : existe-t-il un risque fracturaire à l’initiation du traitement ? À propos de 2 cas
Dr C. Ghander, Dr E. Koumakis, Dr A. Attia, Dr J.P. Bertocchio, Pr C. Buffet, Pr T. Cuny
{"title":"Fragilité osseuse sous palopegtériparatide dans l’hypoparathyroïdie : existe-t-il un risque fracturaire à l’initiation du traitement ? À propos de 2 cas","authors":"Dr C. Ghander, Dr E. Koumakis, Dr A. Attia, Dr J.P. Bertocchio, Pr C. Buffet, Pr T. Cuny","doi":"10.1016/j.ando.2026.102677","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.</div></div><div>L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.</div><div><h3>Objectif</h3><div>Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.</div></div><div>Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.</div><div><h3>Résultat</h3><div>Cas n<sup>o</sup> 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5<!--> <!-->DS à −2,5<!--> <!-->DS et au rachis de −1,6<!--> <!-->DS à −2,2<!--> <!-->DS en 6 mois. Cas n<sup>o</sup> 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4<!--> <!-->DS (L1–L4) avant traitement à −0,4<!--> <!-->DS et −0,6<!--> <!-->DS 6 mois après.</div></div><div>Cas n<sup>o</sup> 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5<!--> <!-->DS à −2,5<!--> <!-->DS et au rachis de −1,6<!--> <!-->DS à −2,2<!--> <!-->DS en 6 mois. Cas n<sup>o</sup> 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4<!--> <!-->DS (L1–L4) avant traitement à −0,4<!--> <!-->DS et −0,6<!--> <!-->DS 6 mois après.</div><div><h3>Discussion</h3><div>Il s’agit d’une première description de fracture sous PPT. Nous discuterons les hypothèses physiopathologiques et les publications concernant l’impact osseux du PPT sur un os adynamique avec fragilité osseuse non objectivée à l’ostéodensitométrie, et proposerons que, selon les situations (femme ménopausée, antécédent de fractures, activité physique), l’initiation du PPT s’accompagne de conseils de prévention du risque fracturaire et/ou d’avis rhumatologiques.</div></div><div>Il s’agit d’une première description de fracture sous PPT. Nous discuterons les hypothèses physiopathologiques et les publications concernant l’impact osseux du PPT sur un os adynamique avec fragilité osseuse non objectivée à l’ostéodensitométrie, et proposerons que, selon les situations (femme ménopausée, antécédent de fractures, activité physique), l’initiation du PPT s’accompagne de conseils de prévention du risque fracturaire et/ou d’avis rhumatologiques.</div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102677"},"PeriodicalIF":3.4000,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Annales d'endocrinologie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003426626001988","RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/9/30 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q3","JCRName":"ENDOCRINOLOGY & METABOLISM","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Contexte
L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.
L’hypoparathyroïdie chronique (hypoPTH) s’accompagne d’un os « adynamique » par absence de stimulation par la PTH. Le palopegtériparatide (PPT) est un nouveau traitement pour substituer la carence en PTH. Une augmentation significative des marqueurs du remodelage osseux sériques à 6 mois de l’initiation fut observée dans l’étude de phase 3.
Objectif
Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.
Nous rapportons deux patients avec fractures sous PPT.
Résultat
Cas no 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5 DS à −2,5 DS et au rachis de −1,6 DS à −2,2 DS en 6 mois. Cas no 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4 DS (L1–L4) avant traitement à −0,4 DS et −0,6 DS 6 mois après.
Cas no 1 : femme de 63 ans (ménopause 50 ans), atteinte d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 5 ans. Survenue de douleurs lombaires intenses trois mois après l’initiation du PPT, avec découverte d’une fracture spontanée de L4. Le T-score au col fémoral passait de −1,5 DS à −2,5 DS et au rachis de −1,6 DS à −2,2 DS en 6 mois. Cas no 2 : homme de 54 ans atteint d’hypoPTH post-chirurgicale depuis 20 ans. Amélioration des symptômes neuromusculaires sous traitement avec intensification de la course à pied. Survenus à 6 mois du traitement de gonalgies gauches avec découverte de fractures de contrainte métaphysaires tibiales et fémorales en IRM. Tscore passés de 0,3DS (col fémoral) et 0,4 DS (L1–L4) avant traitement à −0,4 DS et −0,6 DS 6 mois après.
Discussion
Il s’agit d’une première description de fracture sous PPT. Nous discuterons les hypothèses physiopathologiques et les publications concernant l’impact osseux du PPT sur un os adynamique avec fragilité osseuse non objectivée à l’ostéodensitométrie, et proposerons que, selon les situations (femme ménopausée, antécédent de fractures, activité physique), l’initiation du PPT s’accompagne de conseils de prévention du risque fracturaire et/ou d’avis rhumatologiques.
Il s’agit d’une première description de fracture sous PPT. Nous discuterons les hypothèses physiopathologiques et les publications concernant l’impact osseux du PPT sur un os adynamique avec fragilité osseuse non objectivée à l’ostéodensitométrie, et proposerons que, selon les situations (femme ménopausée, antécédent de fractures, activité physique), l’initiation du PPT s’accompagne de conseils de prévention du risque fracturaire et/ou d’avis rhumatologiques.
期刊介绍:
The Annales d''Endocrinologie, mouthpiece of the French Society of Endocrinology (SFE), publishes reviews, articles and case reports coming from clinical, therapeutic and fundamental research in endocrinology and metabolic diseases. Every year, it carries a position paper by a work-group of French-language endocrinologists, on an endocrine pathology chosen by the Society''s Scientific Committee. The journal is also the organ of the Society''s annual Congress, publishing a summary of the symposia, presentations and posters. "Les Must de l''Endocrinologie" is a special booklet brought out for the Congress, with summary articles that are always very well received. And finally, we publish the high-level instructional courses delivered during the Henri-Pierre Klotz International Endocrinology Days. The Annales is a window on the world, keeping alert clinicians up to date on what is going on in diagnosis and treatment in all the areas of our specialty.