J.M. Preston, J. Iversen, A. Hufnagel, L. Hjort, J. Taylor, C. Sanchez, V. George, A.N. Hansen, L. Ängquist, S. Hermann, J.M. Craig, S. Torekov, C. Lindh, K.S. Hougaard, M.A. Nóbrega, S.J. Simpson, R. Barrès
{"title":"Effet d’une alimentation ultra-transformée sur la santé métabolique et reproductive","authors":"J.M. Preston, J. Iversen, A. Hufnagel, L. Hjort, J. Taylor, C. Sanchez, V. George, A.N. Hansen, L. Ängquist, S. Hermann, J.M. Craig, S. Torekov, C. Lindh, K.S. Hougaard, M.A. Nóbrega, S.J. Simpson, R. Barrès","doi":"10.1016/j.ando.2026.103073","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>Les données épidémiologiques ainsi qu’issues d’interventions nutritionnelles indiquent que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation de l’apport calorique et un risque accru de développer des maladies cardiométaboliques, neurodégénératives et certains cancers. La contribution relative de l’excès calorique et de la nature ultra-transformée des aliments dans la détérioration de la santé n’est pas établie. Nous avons réalisé une étude clinique (NCT05368194) randomisée en crossover afin de tester si les aliments ultra-transformés altèrent la condition reproductive et métabolique, et si cet effet est aggravé par un excès d’apport calorique. La comparaison des réponses au régime non transformé par rapport au régime ultra-transformé indique que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation du poids corporel et du rapport LDL:HDL, indépendamment de la charge calorique. La consommation d’aliments ultra-transformés change les niveaux circulants de plusieurs hormones impliquées dans le métabolisme énergétique et la spermatogenèse, notamment une diminution du facteur de croissance/différenciation 15 (GDF15) et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Nous avons observé une tendance à la diminution de la motilité totale des spermatozoïdes et une accumulation de polluants entre les régimes discordants, notamment une baisse du lithium plasmatique et une tendance à une augmentation des niveaux sériques du phtalate cxMINP. Cette étude apporte des évidences directes que la consommation d’aliments ultra-transformés est néfaste pour les fonctions cardiométaboliques et reproductives, indépendamment d’un apport calorique excessif.</div></div><div>Les données épidémiologiques ainsi qu’issues d’interventions nutritionnelles indiquent que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation de l’apport calorique et un risque accru de développer des maladies cardiométaboliques, neurodégénératives et certains cancers. La contribution relative de l’excès calorique et de la nature ultra-transformée des aliments dans la détérioration de la santé n’est pas établie. Nous avons réalisé une étude clinique (NCT05368194) randomisée en crossover afin de tester si les aliments ultra-transformés altèrent la condition reproductive et métabolique, et si cet effet est aggravé par un excès d’apport calorique. La comparaison des réponses au régime non transformé par rapport au régime ultra-transformé indique que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation du poids corporel et du rapport LDL:HDL, indépendamment de la charge calorique. La consommation d’aliments ultra-transformés change les niveaux circulants de plusieurs hormones impliquées dans le métabolisme énergétique et la spermatogenèse, notamment une diminution du facteur de croissance/différenciation 15 (GDF15) et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Nous avons observé une tendance à la diminution de la motilité totale des spermatozoïdes et une accumulation de polluants entre les régimes discordants, notamment une baisse du lithium plasmatique et une tendance à une augmentation des niveaux sériques du phtalate cxMINP. Cette étude apporte des évidences directes que la consommation d’aliments ultra-transformés est néfaste pour les fonctions cardiométaboliques et reproductives, indépendamment d’un apport calorique excessif.</div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 103073"},"PeriodicalIF":3.4000,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Annales d'endocrinologie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003426626005949","RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/9/30 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q3","JCRName":"ENDOCRINOLOGY & METABOLISM","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Les données épidémiologiques ainsi qu’issues d’interventions nutritionnelles indiquent que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation de l’apport calorique et un risque accru de développer des maladies cardiométaboliques, neurodégénératives et certains cancers. La contribution relative de l’excès calorique et de la nature ultra-transformée des aliments dans la détérioration de la santé n’est pas établie. Nous avons réalisé une étude clinique (NCT05368194) randomisée en crossover afin de tester si les aliments ultra-transformés altèrent la condition reproductive et métabolique, et si cet effet est aggravé par un excès d’apport calorique. La comparaison des réponses au régime non transformé par rapport au régime ultra-transformé indique que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation du poids corporel et du rapport LDL:HDL, indépendamment de la charge calorique. La consommation d’aliments ultra-transformés change les niveaux circulants de plusieurs hormones impliquées dans le métabolisme énergétique et la spermatogenèse, notamment une diminution du facteur de croissance/différenciation 15 (GDF15) et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Nous avons observé une tendance à la diminution de la motilité totale des spermatozoïdes et une accumulation de polluants entre les régimes discordants, notamment une baisse du lithium plasmatique et une tendance à une augmentation des niveaux sériques du phtalate cxMINP. Cette étude apporte des évidences directes que la consommation d’aliments ultra-transformés est néfaste pour les fonctions cardiométaboliques et reproductives, indépendamment d’un apport calorique excessif.
Les données épidémiologiques ainsi qu’issues d’interventions nutritionnelles indiquent que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation de l’apport calorique et un risque accru de développer des maladies cardiométaboliques, neurodégénératives et certains cancers. La contribution relative de l’excès calorique et de la nature ultra-transformée des aliments dans la détérioration de la santé n’est pas établie. Nous avons réalisé une étude clinique (NCT05368194) randomisée en crossover afin de tester si les aliments ultra-transformés altèrent la condition reproductive et métabolique, et si cet effet est aggravé par un excès d’apport calorique. La comparaison des réponses au régime non transformé par rapport au régime ultra-transformé indique que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à une augmentation du poids corporel et du rapport LDL:HDL, indépendamment de la charge calorique. La consommation d’aliments ultra-transformés change les niveaux circulants de plusieurs hormones impliquées dans le métabolisme énergétique et la spermatogenèse, notamment une diminution du facteur de croissance/différenciation 15 (GDF15) et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Nous avons observé une tendance à la diminution de la motilité totale des spermatozoïdes et une accumulation de polluants entre les régimes discordants, notamment une baisse du lithium plasmatique et une tendance à une augmentation des niveaux sériques du phtalate cxMINP. Cette étude apporte des évidences directes que la consommation d’aliments ultra-transformés est néfaste pour les fonctions cardiométaboliques et reproductives, indépendamment d’un apport calorique excessif.
期刊介绍:
The Annales d''Endocrinologie, mouthpiece of the French Society of Endocrinology (SFE), publishes reviews, articles and case reports coming from clinical, therapeutic and fundamental research in endocrinology and metabolic diseases. Every year, it carries a position paper by a work-group of French-language endocrinologists, on an endocrine pathology chosen by the Society''s Scientific Committee. The journal is also the organ of the Society''s annual Congress, publishing a summary of the symposia, presentations and posters. "Les Must de l''Endocrinologie" is a special booklet brought out for the Congress, with summary articles that are always very well received. And finally, we publish the high-level instructional courses delivered during the Henri-Pierre Klotz International Endocrinology Days. The Annales is a window on the world, keeping alert clinicians up to date on what is going on in diagnosis and treatment in all the areas of our specialty.