{"title":"Diagnostic de l’hyperaldostéronisme primaire","authors":"M.C. Zennaro","doi":"10.1016/j.ando.2026.102607","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé en cas d’adénome surrénalien. Le traitement médical privilégie les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, notamment la spironolactone. Une surveillance de la rénine et un ajustement du traitement sont recommandés si l’hypertension persiste. Dans l’ensemble, ces procédures devraient permettre d’augmenter l’identification des cas d’HAP et d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de réduire les événements cardiovasculaires indésirables associés par la mise en place d’un traitement spécifique.</div></div><div>L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé en cas d’adénome surrénalien. Le traitement médical privilégie les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, notamment la spironolactone. Une surveillance de la rénine et un ajustement du traitement sont recommandés si l’hypertension persiste. Dans l’ensemble, ces procédures devraient permettre d’augmenter l’identification des cas d’HAP et d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de réduire les événements cardiovasculaires indésirables associés par la mise en place d’un traitement spécifique.</div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"87 5","pages":"Article 102607"},"PeriodicalIF":3.4000,"publicationDate":"2026-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Annales d'endocrinologie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003426626001289","RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/9/30 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q3","JCRName":"ENDOCRINOLOGY & METABOLISM","Score":null,"Total":0}
引用次数: 0
Abstract
L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé en cas d’adénome surrénalien. Le traitement médical privilégie les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, notamment la spironolactone. Une surveillance de la rénine et un ajustement du traitement sont recommandés si l’hypertension persiste. Dans l’ensemble, ces procédures devraient permettre d’augmenter l’identification des cas d’HAP et d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de réduire les événements cardiovasculaires indésirables associés par la mise en place d’un traitement spécifique.
L’hyperaldostéronisme primaire (HAP) est la forme la plus fréquente d’hypertension artérielle secondaire, avec une prévalence qui peut atteindre 20 % chez les patients résistants au traitement. Il est associé à un risque accru de complications cardiovasculaires en raison des effets délétères de l’excès d’aldostérone. En raison de la difficulté de son diagnostic, l’HAP passe souvent inaperçu et, par conséquent, son traitement est mis en place tardivement ou pas du tout. Des nouvelles recommandations pour le diagnostic de l’HAP ont pour objectif de proposer une approche pratique et clinique pour identifier et prendre en charge l’HAP. Parmi les changements majeurs, ces recommandations suggèrent de dépister l’HAP chez tous les sujets hypertendus, en mesurant l’aldostérone et la rénine, et en déterminant le rapport aldostérone/rénine, suivi par une prise en charge clinique et thérapeutique adaptée. Un test de suppression de l’aldostérone est réalisé seulement chez certains patients qui sont candidats pour une chirurgie et une imagerie et un cathétérisme veineux surrénalien sont recommandés pour identifier les formes latéralisées et orienter le traitement. Un test de suppression à la dexaméthasone est recommandé en cas d’adénome surrénalien. Le traitement médical privilégie les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, notamment la spironolactone. Une surveillance de la rénine et un ajustement du traitement sont recommandés si l’hypertension persiste. Dans l’ensemble, ces procédures devraient permettre d’augmenter l’identification des cas d’HAP et d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de réduire les événements cardiovasculaires indésirables associés par la mise en place d’un traitement spécifique.
期刊介绍:
The Annales d''Endocrinologie, mouthpiece of the French Society of Endocrinology (SFE), publishes reviews, articles and case reports coming from clinical, therapeutic and fundamental research in endocrinology and metabolic diseases. Every year, it carries a position paper by a work-group of French-language endocrinologists, on an endocrine pathology chosen by the Society''s Scientific Committee. The journal is also the organ of the Society''s annual Congress, publishing a summary of the symposia, presentations and posters. "Les Must de l''Endocrinologie" is a special booklet brought out for the Congress, with summary articles that are always very well received. And finally, we publish the high-level instructional courses delivered during the Henri-Pierre Klotz International Endocrinology Days. The Annales is a window on the world, keeping alert clinicians up to date on what is going on in diagnosis and treatment in all the areas of our specialty.