Cyrille B. Confavreux, Hélène Follet, Jean-Baptiste Pialat, David Mitton
{"title":"Évaluation du risque fracturaire de l’os tumoral","authors":"Cyrille B. Confavreux, Hélène Follet, Jean-Baptiste Pialat, David Mitton","doi":"10.1016/j.rhum.2025.09.011","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>D’importants progrès thérapeutiques ont été réalisés dans la prise en charge des patients atteints de cancer, avec une amélioration notable de la survie, y compris chez les patients porteurs de métastases osseuses de stade IV. Dans ce contexte, la santé locomotrice devient un enjeu central pour préserver l’autonomie et la qualité de vie des patients. L’évaluation du risque fracturaire des métastases osseuses constitue l’élément pivot de la stratégie décisionnelle, guidant les prescriptions d’agents anti-résorptifs, les recommandations d’activité physique et les interventions locales telles que la radiothérapie, la chirurgie ou la radiologie interventionnelle. Une étape incontournable, du fait du caractère souvent asymptomatique et diffus des métastases osseuses, est la cartographie systématique des localisations osseuses, notamment au sein des os porteurs. Pour chaque localisation identifiée, l’évaluation du risque fracturaire repose actuellement sur des approches qualitatives par imagerie, appuyées par des scores comme ceux de Mirels ou SINS. Ces outils présentent néanmoins des limites importantes, justifiant le développement de nouvelles méthodes d’évaluation du risque fracturaire dans les métastases osseuses et le myélome. La simulation numérique à partir d’images quantitatives scanographiques qCT constitue l’un des outils émergents permettant d’estimer, de façon personnalisée, la résistance osseuse tumorale et de mieux évaluer le risque de fracture pathologique au niveau fémoral et vertébral. Les générations futures de simulations numériques, enrichies par l’intelligence artificielle, intégreront des conditions de charge multiples liées au mouvement afin de refléter au mieux les contraintes de la vie réelle. Cette approche vise à guider la réhabilitation et l’activité physique des patients dans une logique de médecine personnalisée.</div></div><div><div>There has been significant therapeutic progress in the management of cancer patients, with marked improvements in survival rates, including for those with stage IV bone metastases. Against this backdrop, locomotor health is becoming a central issue in preserving patients’ autonomy and quality of life. A key element of the decision-making strategy is assessing the risk of fracture in patients with bone metastases, as this guides prescriptions for anti-resorptive agents, recommendations for physical activity, and local interventions such as radiotherapy, surgery, and interventional radiology. Due to the often asymptomatic and diffuse nature of bone metastases, the systematic mapping of bone locations, particularly within load-bearing bones, is essential. Currently, fracture risk assessment for each identified location is based on qualitative imaging approaches supported by scores such as Mirels or SINS. However, these tools have significant limitations, which justify the development of new methods for assessing fracture risk in bone metastases and myeloma. One of the emerging tools for personalised estimation of tumour bone strength and better assessment of pathological fracture risk at the femoral and vertebral levels is numerical simulation based on quantitative computed tomography (qCT) scans. Future generations of numerical simulations, enriched by artificial intelligence, will incorporate multiple loading conditions linked to movement, providing a more accurate reflection of real-life constraints. This approach aims to guide patients’ rehabilitation and physical activity within a personalized medicine framework.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 4","pages":"Pages 592-598"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2026-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1169833025002200","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2025/9/17 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q4","JCRName":"Medicine","Score":null,"Total":0}
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Abstract
D’importants progrès thérapeutiques ont été réalisés dans la prise en charge des patients atteints de cancer, avec une amélioration notable de la survie, y compris chez les patients porteurs de métastases osseuses de stade IV. Dans ce contexte, la santé locomotrice devient un enjeu central pour préserver l’autonomie et la qualité de vie des patients. L’évaluation du risque fracturaire des métastases osseuses constitue l’élément pivot de la stratégie décisionnelle, guidant les prescriptions d’agents anti-résorptifs, les recommandations d’activité physique et les interventions locales telles que la radiothérapie, la chirurgie ou la radiologie interventionnelle. Une étape incontournable, du fait du caractère souvent asymptomatique et diffus des métastases osseuses, est la cartographie systématique des localisations osseuses, notamment au sein des os porteurs. Pour chaque localisation identifiée, l’évaluation du risque fracturaire repose actuellement sur des approches qualitatives par imagerie, appuyées par des scores comme ceux de Mirels ou SINS. Ces outils présentent néanmoins des limites importantes, justifiant le développement de nouvelles méthodes d’évaluation du risque fracturaire dans les métastases osseuses et le myélome. La simulation numérique à partir d’images quantitatives scanographiques qCT constitue l’un des outils émergents permettant d’estimer, de façon personnalisée, la résistance osseuse tumorale et de mieux évaluer le risque de fracture pathologique au niveau fémoral et vertébral. Les générations futures de simulations numériques, enrichies par l’intelligence artificielle, intégreront des conditions de charge multiples liées au mouvement afin de refléter au mieux les contraintes de la vie réelle. Cette approche vise à guider la réhabilitation et l’activité physique des patients dans une logique de médecine personnalisée.
There has been significant therapeutic progress in the management of cancer patients, with marked improvements in survival rates, including for those with stage IV bone metastases. Against this backdrop, locomotor health is becoming a central issue in preserving patients’ autonomy and quality of life. A key element of the decision-making strategy is assessing the risk of fracture in patients with bone metastases, as this guides prescriptions for anti-resorptive agents, recommendations for physical activity, and local interventions such as radiotherapy, surgery, and interventional radiology. Due to the often asymptomatic and diffuse nature of bone metastases, the systematic mapping of bone locations, particularly within load-bearing bones, is essential. Currently, fracture risk assessment for each identified location is based on qualitative imaging approaches supported by scores such as Mirels or SINS. However, these tools have significant limitations, which justify the development of new methods for assessing fracture risk in bone metastases and myeloma. One of the emerging tools for personalised estimation of tumour bone strength and better assessment of pathological fracture risk at the femoral and vertebral levels is numerical simulation based on quantitative computed tomography (qCT) scans. Future generations of numerical simulations, enriched by artificial intelligence, will incorporate multiple loading conditions linked to movement, providing a more accurate reflection of real-life constraints. This approach aims to guide patients’ rehabilitation and physical activity within a personalized medicine framework.
期刊介绍:
Revue de la Société française de rhumatologie, la Revue du rhumatisme publie des articles originaux, des éditoriaux, des revues generales, des faits cliniques, des notes techniques, des lettres à la rédaction, concernant les maladies des articulations, des os et du rachis. En outre, quatre fois par an, des monographies traitent de sujets importants dans la spécialité, sous forme de mises au point de qualité