Allongement de la durée moyenne de séjour en médecine interne universitaire entre 2018 et 2024 : rôle des trajectoires de soins et de la complexité des prises en charge
R. Bollart , F. Truffinet , L. Hassina , G. Peyrac , J. Chauffier , V. Bourdin , R. Burlacu , A. Lopes , A. Depond , A.B. Blanca , K. Champion , L.D.S. Noemie , C. Comarmond , S. Mouly , D. Sène
{"title":"Allongement de la durée moyenne de séjour en médecine interne universitaire entre 2018 et 2024 : rôle des trajectoires de soins et de la complexité des prises en charge","authors":"R. Bollart , F. Truffinet , L. Hassina , G. Peyrac , J. Chauffier , V. Bourdin , R. Burlacu , A. Lopes , A. Depond , A.B. Blanca , K. Champion , L.D.S. Noemie , C. Comarmond , S. Mouly , D. Sène","doi":"10.1016/j.revmed.2026.03.427","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La Durée Moyenne de Séjour (DMS) est l’un des indicateurs clé de l’efficience hospitalière. Dans un contexte de tension sur l’offre de soins, une augmentation de la DMS a été observée dans notre département de médecine interne (DMI). L’objectif de cette étude est d’analyser l’évolution de la DMS de 2018 à 2024 (hors 2020) et d’identifier les facteurs populationnels et organisationnels liés à cet allongement.</div></div><div>La Durée Moyenne de Séjour (DMS) est l’un des indicateurs clé de l’efficience hospitalière. Dans un contexte de tension sur l’offre de soins, une augmentation de la DMS a été observée dans notre département de médecine interne (DMI). L’objectif de cette étude est d’analyser l’évolution de la DMS de 2018 à 2024 (hors 2020) et d’identifier les facteurs populationnels et organisationnels liés à cet allongement.</div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective unicentrique des données PMSI du DMI d’un hôpital universitaire parisien (2018–2024 hors 2020, n<!--> <!-->=<!--> <!-->9383 séjours).</div><div>Les indicateurs analysés incluaient la DMS Service, la DMS Hôpital (la durée totale du séjour) et la DMS nationale théorique issue des groupes homogène de malades (GHM). Les variables étudiées étaient l’âge, le sexe, le score de Charlson, la sévérité (1 à 4) et le mode de sortie.</div><div>L’analyse statistique incluait des tests paramétriques et non paramétriques, ainsi que des tests de corrélations.</div></div><div>Étude rétrospective unicentrique des données PMSI du DMI d’un hôpital universitaire parisien (2018–2024 hors 2020, n<!--> <!-->=<!--> <!-->9383 séjours).</div><div>Les indicateurs analysés incluaient la DMS Service, la DMS Hôpital (la durée totale du séjour) et la DMS nationale théorique issue des groupes homogène de malades (GHM). 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Cette augmentation s’accompagnait d’une hausse significative des variances des DMS Hôpital (149 <em>vs.</em> 317 j<sup>2</sup> ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et DMS Service (67,7 <em>vs.</em> 140,3 j<sup>2</sup>, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), traduisant une hétérogénéité croissante des parcours. Pour les séjours prolongés (> 45 j, n<!--> <!-->=<!--> <!-->368), leur médiane reste stable mais leur moyenne augmentait de 11<!--> <!-->jours (61,7 <em>vs.</em> 72,9 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), avec une variance quadruplée (127 <em>vs.</em> 589 j<sup>2</sup> ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div><div>La DMS Hôpital était significativement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (14,0 <em>vs.</em> 12,9 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012). Toutefois, la répartition par sexe restait stable sur l’ensemble de la période étudiée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,51).</div><div>Un vieillissement de la population est constaté avec une augmentation de l’âge médian de 62 à 66 ans (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Néanmoins, la corrélation entre l’âge et la DMS demeurait faible (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,07), suggérant que l’allongement de la DMS ne peut être expliqué par la seule transition démographique.</div><div>Le score de Charlson, bien que statistiquement variable, restait cliniquement stable (médiane 1 [0–2]), indiquant que l’allongement de la DMS n’est pas lié à une élévation marquée de la charge comorbide.</div><div>Concernant la sévérité des séjours, la proportion globale des séjours lourds (sévérités 3 et 4) restait stable (∼60 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,15). mais une diminution significative des prises en charge simples (sévérité 1 passant de 15,6 <em>vs.</em> 9,7 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) au profit des séjours de sévérité maximale (sévérité 4 passant de 15,5 <em>vs.</em> 21,5 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), traduisait un alourdissement des prises en charge.</div><div>Enfin, l’analyse des modes de sortie révélait une augmentation de 66 % du délai médian de mutation (3 <em>vs.</em> 5 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), témoignant d’une complexification des parcours intra-hospitaliers. Parallèlement, les délais moyens de transfert vers les filières d’aval restaient globalement stables (13,9 <em>vs.</em> 16,4 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,051). L’analyse détaillée montrait toutefois un allongement significatif des délais avant transfert vers les structures médico-sociales (EHPAD/USLD), avec un doublement de la DMS Service (16,3 <em>vs.</em> 32,1 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045), ainsi qu’un allongement moyen de 4<!--> <!-->jours pour les transferts vers les services de soins médicaux et de réadaptation (SMR) (13,7 <em>vs.</em> 17,0 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,044).</div></div><div>Entre 2018 et 2024, la DMS Hôpital a augmenté de 31 % (12,1 <em>vs.</em> 15,9 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), une progression deux fois supérieure (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) à l’évolution de la DMS nationale théorique pour les mêmes GHM (+14 % ; 9,9 <em>vs.</em> 11,3 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La DMS Service progressait parallèlement de 27,7 % (8,3 à 10,6 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Ces progressions suivent une trajectoire linéaire ascendante et continue sur l’ensemble de la période (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Ces allongements des DMS Hôpital et Service ne sont donc pas expliqués par le type de maladie traitée. Cette augmentation s’accompagnait d’une hausse significative des variances des DMS Hôpital (149 <em>vs.</em> 317 j<sup>2</sup> ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et DMS Service (67,7 <em>vs.</em> 140,3 j<sup>2</sup>, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), traduisant une hétérogénéité croissante des parcours. Pour les séjours prolongés (> 45 j, n<!--> <!-->=<!--> <!-->368), leur médiane reste stable mais leur moyenne augmentait de 11<!--> <!-->jours (61,7 <em>vs.</em> 72,9 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), avec une variance quadruplée (127 <em>vs.</em> 589 j<sup>2</sup> ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div><div>La DMS Hôpital était significativement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (14,0 <em>vs.</em> 12,9 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012). Toutefois, la répartition par sexe restait stable sur l’ensemble de la période étudiée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,51).</div><div>Un vieillissement de la population est constaté avec une augmentation de l’âge médian de 62 à 66 ans (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Néanmoins, la corrélation entre l’âge et la DMS demeurait faible (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,07), suggérant que l’allongement de la DMS ne peut être expliqué par la seule transition démographique.</div><div>Le score de Charlson, bien que statistiquement variable, restait cliniquement stable (médiane 1 [0–2]), indiquant que l’allongement de la DMS n’est pas lié à une élévation marquée de la charge comorbide.</div><div>Concernant la sévérité des séjours, la proportion globale des séjours lourds (sévérités 3 et 4) restait stable (∼60 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,15). mais une diminution significative des prises en charge simples (sévérité 1 passant de 15,6 <em>vs.</em> 9,7 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) au profit des séjours de sévérité maximale (sévérité 4 passant de 15,5 <em>vs.</em> 21,5 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), traduisait un alourdissement des prises en charge.</div><div>Enfin, l’analyse des modes de sortie révélait une augmentation de 66 % du délai médian de mutation (3 <em>vs.</em> 5 j ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), témoignant d’une complexification des parcours intra-hospitaliers. Parallèlement, les délais moyens de transfert vers les filières d’aval restaient globalement stables (13,9 <em>vs.</em> 16,4 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,051). L’analyse détaillée montrait toutefois un allongement significatif des délais avant transfert vers les structures médico-sociales (EHPAD/USLD), avec un doublement de la DMS Service (16,3 <em>vs.</em> 32,1 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045), ainsi qu’un allongement moyen de 4<!--> <!-->jours pour les transferts vers les services de soins médicaux et de réadaptation (SMR) (13,7 <em>vs.</em> 17,0 j ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,044).</div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’allongement de la DMS en médecine interne observé sur la période étudiée semble principalement lié à la complexité croissante des parcours de soins, à la fragilité des patients âgés et aux tensions sur les filières d’aval. L’optimisation des flux hospitaliers apparaît comme un enjeu majeur pour préserver l’efficience des services de médecine interne.</div></div><div>L’allongement de la DMS en médecine interne observé sur la période étudiée semble principalement lié à la complexité croissante des parcours de soins, à la fragilité des patients âgés et aux tensions sur les filières d’aval. 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Abstract
Introduction
La Durée Moyenne de Séjour (DMS) est l’un des indicateurs clé de l’efficience hospitalière. Dans un contexte de tension sur l’offre de soins, une augmentation de la DMS a été observée dans notre département de médecine interne (DMI). L’objectif de cette étude est d’analyser l’évolution de la DMS de 2018 à 2024 (hors 2020) et d’identifier les facteurs populationnels et organisationnels liés à cet allongement.
La Durée Moyenne de Séjour (DMS) est l’un des indicateurs clé de l’efficience hospitalière. Dans un contexte de tension sur l’offre de soins, une augmentation de la DMS a été observée dans notre département de médecine interne (DMI). L’objectif de cette étude est d’analyser l’évolution de la DMS de 2018 à 2024 (hors 2020) et d’identifier les facteurs populationnels et organisationnels liés à cet allongement.
Patients et méthodes
Étude rétrospective unicentrique des données PMSI du DMI d’un hôpital universitaire parisien (2018–2024 hors 2020, n = 9383 séjours).
Les indicateurs analysés incluaient la DMS Service, la DMS Hôpital (la durée totale du séjour) et la DMS nationale théorique issue des groupes homogène de malades (GHM). Les variables étudiées étaient l’âge, le sexe, le score de Charlson, la sévérité (1 à 4) et le mode de sortie.
L’analyse statistique incluait des tests paramétriques et non paramétriques, ainsi que des tests de corrélations.
Étude rétrospective unicentrique des données PMSI du DMI d’un hôpital universitaire parisien (2018–2024 hors 2020, n = 9383 séjours).
Les indicateurs analysés incluaient la DMS Service, la DMS Hôpital (la durée totale du séjour) et la DMS nationale théorique issue des groupes homogène de malades (GHM). Les variables étudiées étaient l’âge, le sexe, le score de Charlson, la sévérité (1 à 4) et le mode de sortie.
L’analyse statistique incluait des tests paramétriques et non paramétriques, ainsi que des tests de corrélations.
Résultats
Entre 2018 et 2024, la DMS Hôpital a augmenté de 31 % (12,1 vs. 15,9 j ; p < 0,001), une progression deux fois supérieure (p < 0,001) à l’évolution de la DMS nationale théorique pour les mêmes GHM (+14 % ; 9,9 vs. 11,3 j ; p < 0,001). La DMS Service progressait parallèlement de 27,7 % (8,3 à 10,6 j ; p < 0,001). Ces progressions suivent une trajectoire linéaire ascendante et continue sur l’ensemble de la période (p < 0,001). Ces allongements des DMS Hôpital et Service ne sont donc pas expliqués par le type de maladie traitée. Cette augmentation s’accompagnait d’une hausse significative des variances des DMS Hôpital (149 vs. 317 j2 ; p < 0,001) et DMS Service (67,7 vs. 140,3 j2, p < 0,001), traduisant une hétérogénéité croissante des parcours. Pour les séjours prolongés (> 45 j, n = 368), leur médiane reste stable mais leur moyenne augmentait de 11 jours (61,7 vs. 72,9 j ; p < 0,001), avec une variance quadruplée (127 vs. 589 j2 ; p < 0,001).
La DMS Hôpital était significativement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (14,0 vs. 12,9 j ; p = 0,012). Toutefois, la répartition par sexe restait stable sur l’ensemble de la période étudiée (p = 0,51).
Un vieillissement de la population est constaté avec une augmentation de l’âge médian de 62 à 66 ans (p < 0,001). Néanmoins, la corrélation entre l’âge et la DMS demeurait faible (p = 0,07), suggérant que l’allongement de la DMS ne peut être expliqué par la seule transition démographique.
Le score de Charlson, bien que statistiquement variable, restait cliniquement stable (médiane 1 [0–2]), indiquant que l’allongement de la DMS n’est pas lié à une élévation marquée de la charge comorbide.
Concernant la sévérité des séjours, la proportion globale des séjours lourds (sévérités 3 et 4) restait stable (∼60 %, p = 0,15). mais une diminution significative des prises en charge simples (sévérité 1 passant de 15,6 vs. 9,7 % ; p < 0,01) au profit des séjours de sévérité maximale (sévérité 4 passant de 15,5 vs. 21,5 % ; p < 0,001), traduisait un alourdissement des prises en charge.
Enfin, l’analyse des modes de sortie révélait une augmentation de 66 % du délai médian de mutation (3 vs. 5 j ; p < 0,001), témoignant d’une complexification des parcours intra-hospitaliers. Parallèlement, les délais moyens de transfert vers les filières d’aval restaient globalement stables (13,9 vs. 16,4 j ; p = 0,051). L’analyse détaillée montrait toutefois un allongement significatif des délais avant transfert vers les structures médico-sociales (EHPAD/USLD), avec un doublement de la DMS Service (16,3 vs. 32,1 j ; p = 0,045), ainsi qu’un allongement moyen de 4 jours pour les transferts vers les services de soins médicaux et de réadaptation (SMR) (13,7 vs. 17,0 j ; p = 0,044).
Entre 2018 et 2024, la DMS Hôpital a augmenté de 31 % (12,1 vs. 15,9 j ; p < 0,001), une progression deux fois supérieure (p < 0,001) à l’évolution de la DMS nationale théorique pour les mêmes GHM (+14 % ; 9,9 vs. 11,3 j ; p < 0,001). La DMS Service progressait parallèlement de 27,7 % (8,3 à 10,6 j ; p < 0,001). Ces progressions suivent une trajectoire linéaire ascendante et continue sur l’ensemble de la période (p < 0,001). Ces allongements des DMS Hôpital et Service ne sont donc pas expliqués par le type de maladie traitée. Cette augmentation s’accompagnait d’une hausse significative des variances des DMS Hôpital (149 vs. 317 j2 ; p < 0,001) et DMS Service (67,7 vs. 140,3 j2, p < 0,001), traduisant une hétérogénéité croissante des parcours. Pour les séjours prolongés (> 45 j, n = 368), leur médiane reste stable mais leur moyenne augmentait de 11 jours (61,7 vs. 72,9 j ; p < 0,001), avec une variance quadruplée (127 vs. 589 j2 ; p < 0,001).
La DMS Hôpital était significativement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (14,0 vs. 12,9 j ; p = 0,012). Toutefois, la répartition par sexe restait stable sur l’ensemble de la période étudiée (p = 0,51).
Un vieillissement de la population est constaté avec une augmentation de l’âge médian de 62 à 66 ans (p < 0,001). Néanmoins, la corrélation entre l’âge et la DMS demeurait faible (p = 0,07), suggérant que l’allongement de la DMS ne peut être expliqué par la seule transition démographique.
Le score de Charlson, bien que statistiquement variable, restait cliniquement stable (médiane 1 [0–2]), indiquant que l’allongement de la DMS n’est pas lié à une élévation marquée de la charge comorbide.
Concernant la sévérité des séjours, la proportion globale des séjours lourds (sévérités 3 et 4) restait stable (∼60 %, p = 0,15). mais une diminution significative des prises en charge simples (sévérité 1 passant de 15,6 vs. 9,7 % ; p < 0,01) au profit des séjours de sévérité maximale (sévérité 4 passant de 15,5 vs. 21,5 % ; p < 0,001), traduisait un alourdissement des prises en charge.
Enfin, l’analyse des modes de sortie révélait une augmentation de 66 % du délai médian de mutation (3 vs. 5 j ; p < 0,001), témoignant d’une complexification des parcours intra-hospitaliers. Parallèlement, les délais moyens de transfert vers les filières d’aval restaient globalement stables (13,9 vs. 16,4 j ; p = 0,051). L’analyse détaillée montrait toutefois un allongement significatif des délais avant transfert vers les structures médico-sociales (EHPAD/USLD), avec un doublement de la DMS Service (16,3 vs. 32,1 j ; p = 0,045), ainsi qu’un allongement moyen de 4 jours pour les transferts vers les services de soins médicaux et de réadaptation (SMR) (13,7 vs. 17,0 j ; p = 0,044).
Conclusion
L’allongement de la DMS en médecine interne observé sur la période étudiée semble principalement lié à la complexité croissante des parcours de soins, à la fragilité des patients âgés et aux tensions sur les filières d’aval. L’optimisation des flux hospitaliers apparaît comme un enjeu majeur pour préserver l’efficience des services de médecine interne.
L’allongement de la DMS en médecine interne observé sur la période étudiée semble principalement lié à la complexité croissante des parcours de soins, à la fragilité des patients âgés et aux tensions sur les filières d’aval. L’optimisation des flux hospitaliers apparaît comme un enjeu majeur pour préserver l’efficience des services de médecine interne.
期刊介绍:
Official journal of the SNFMI, La revue de medecine interne is indexed in the most prestigious databases. It is the most efficient French language journal available for internal medicine specialists who want to expand their knowledge and skills beyond their own discipline. It is also the main French language international medium for French research works. The journal publishes each month editorials, original articles, review articles, short communications, etc. These articles address the fundamental and innumerable facets of internal medicine, spanning all medical specialties. Manuscripts may be submitted in French or in English.
La revue de medecine interne also includes additional issues publishing the proceedings of the two annual French meetings of internal medicine (June and December), as well as thematic issues.