M. Pyrrait , Q. Heraud , V. Bironneau , E.-M. Jutant , C.-C.-S. Rault , X. Drouot
{"title":"Effet de l’hypoxie intermittente sur l’endurance ventilatoire chez le volontaire sain","authors":"M. Pyrrait , Q. Heraud , V. Bironneau , E.-M. Jutant , C.-C.-S. Rault , X. Drouot","doi":"10.1016/j.rmr.2025.12.051","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome d’apnées obstructif du sommeil (SAHOS) entraîne une fragmentation du sommeil et une hypoxie intermittente nocturne. Le SAHOS entraîne une intolérance à l’effort, associant une fatigabilité musculaire et une diminution du VO<sub>2</sub> max qui nuisent à la qualité de vie des patients. La restriction de sommeil altère les capacités physiques et cognitives et réduit l’endurance inspiratoire par atteinte de la commande motrice cérébrale. L’hypoxie intermittente a des effets néfastes similaires sur les capacités cognitives, mais ses conséquences n’ont jamais été explorées sur les capacités respiratoires.</div><div>Hypothèse et objectifs L’hypoxie intermittente réduit l’endurance inspiratoire par diminution l’intensité de la commande corticale motrice. Notre objectif principal est de comparer l’endurance inspiratoire de volontaires sains après 6<!--> <!-->h continues de respiration en air ambiant et après 6<!--> <!-->h continues d’exposition à de l’hypoxie intermittente en chambre d’hypoxie.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude prospective, interventionnelle, comparative, en cross over, randomisée, en simple aveugle et monocentrique. Quatorze des 23 volontaires sains prévus ont été soumis à 6<!--> <!-->heures d’hypoxie intermittente (10 désaturations par heure) et 6<!--> <!-->heures de normoxie. Ils ont ensuite effectué un test d’endurance inspiratoire contre une valve seuil réglée à 30 % de leur pression inspiratoire maximale, combiné à la mesure des potentiels prémoteurs inspiratoires par électroencéphalogramme. La fonction ventriculaire droite a été évaluée par échographie cardiaque.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’endurance inspiratoire n’est pas significativement diminuée en hypoxie intermittente par rapport à la normoxie (65<!--> <!-->min [30 ; 113] <em>vs</em> 83<!--> <!-->min [37 ; 120] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,08). La commande corticale n’est pas significativement impactée (7,36<!--> <!-->μV [4,24 ; 8,87] <em>vs</em> 6,68<!--> <!-->μV [5,47 ; 8,28] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,09). En hypoxie intermittente, il y a une augmentation de la vitesse de la fuite tricuspide (2,6<!--> <!-->m/s [2,3 ; 2,7] <em>vs</em> 1,9<!--> <!-->m/s [1,8 ; 2,1] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009) et un raccourcissement du temps d’accélération pulmonaire par rapport à la normoxie (107<!--> <!-->ms [93 ; 120] <em>vs</em> 139<!--> <!-->ms [132 ; 158] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). Les volontaires les plus vasoréacitfs avec une augmentation significative de la vitesse de l’insuffisance tricuspide, étaient les moins endurants en hypoxie intermittente par rapport en normoxie (59<!--> <!-->min [33 ; 73] <em>vs</em> 86<!--> <!-->min [68 ; 114] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04) (<span><span>Figure 1</span></span>).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces résultats préliminaires montrent un effet limité de l’hypoxie intermittente légère sur l’endurance et la commande corticale inspiratoires. Cependant, les volontaires avec une augmentation significative de la vitesse de l’insuffisance tricuspide semblent avoir une moins bonne adaptation à l’hypoxie intermittente avec une chute de leurs endurances inspiratoires.</div></div>","PeriodicalId":21548,"journal":{"name":"Revue des maladies respiratoires","volume":"43 1","pages":"Page 28"},"PeriodicalIF":0.5000,"publicationDate":"2026-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Revue des maladies respiratoires","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S076184252500316X","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/5/8 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q4","JCRName":"RESPIRATORY SYSTEM","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Le syndrome d’apnées obstructif du sommeil (SAHOS) entraîne une fragmentation du sommeil et une hypoxie intermittente nocturne. Le SAHOS entraîne une intolérance à l’effort, associant une fatigabilité musculaire et une diminution du VO2 max qui nuisent à la qualité de vie des patients. La restriction de sommeil altère les capacités physiques et cognitives et réduit l’endurance inspiratoire par atteinte de la commande motrice cérébrale. L’hypoxie intermittente a des effets néfastes similaires sur les capacités cognitives, mais ses conséquences n’ont jamais été explorées sur les capacités respiratoires.
Hypothèse et objectifs L’hypoxie intermittente réduit l’endurance inspiratoire par diminution l’intensité de la commande corticale motrice. Notre objectif principal est de comparer l’endurance inspiratoire de volontaires sains après 6 h continues de respiration en air ambiant et après 6 h continues d’exposition à de l’hypoxie intermittente en chambre d’hypoxie.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude prospective, interventionnelle, comparative, en cross over, randomisée, en simple aveugle et monocentrique. Quatorze des 23 volontaires sains prévus ont été soumis à 6 heures d’hypoxie intermittente (10 désaturations par heure) et 6 heures de normoxie. Ils ont ensuite effectué un test d’endurance inspiratoire contre une valve seuil réglée à 30 % de leur pression inspiratoire maximale, combiné à la mesure des potentiels prémoteurs inspiratoires par électroencéphalogramme. La fonction ventriculaire droite a été évaluée par échographie cardiaque.
Résultats
L’endurance inspiratoire n’est pas significativement diminuée en hypoxie intermittente par rapport à la normoxie (65 min [30 ; 113] vs 83 min [37 ; 120] ; p = 0,08). La commande corticale n’est pas significativement impactée (7,36 μV [4,24 ; 8,87] vs 6,68 μV [5,47 ; 8,28] ; p = 0,09). En hypoxie intermittente, il y a une augmentation de la vitesse de la fuite tricuspide (2,6 m/s [2,3 ; 2,7] vs 1,9 m/s [1,8 ; 2,1] ; p = 0,009) et un raccourcissement du temps d’accélération pulmonaire par rapport à la normoxie (107 ms [93 ; 120] vs 139 ms [132 ; 158] ; p = 0,002). Les volontaires les plus vasoréacitfs avec une augmentation significative de la vitesse de l’insuffisance tricuspide, étaient les moins endurants en hypoxie intermittente par rapport en normoxie (59 min [33 ; 73] vs 86 min [68 ; 114] ; p = 0,04) (Figure 1).
Conclusion
Ces résultats préliminaires montrent un effet limité de l’hypoxie intermittente légère sur l’endurance et la commande corticale inspiratoires. Cependant, les volontaires avec une augmentation significative de la vitesse de l’insuffisance tricuspide semblent avoir une moins bonne adaptation à l’hypoxie intermittente avec une chute de leurs endurances inspiratoires.
阻塞性睡眠呼吸暂停综合征(SAHOS)会导致睡眠碎片化和间歇性夜间缺氧。SAHOS会导致运动不耐受,导致肌肉疲劳和VO2峰值下降,从而损害患者的生活质量。睡眠限制会影响身体和认知能力,并通过影响大脑运动控制降低呼吸耐力。间歇性缺氧对认知能力也有类似的负面影响,但其对呼吸能力的影响从未被探索过。间歇性缺氧通过降低运动皮质控制的强度来降低吸气耐力。吸气耐久性试验,我们的主要目标是比较健康志愿者连续6小时后连续6小时后呼吸的空气与间歇性缺氧暴露在室内缺氧。这是一项前瞻性的、介入的、比较的、交叉的、随机的、单盲的、单中心的研究。23名健康志愿者中有14人接受了6小时间歇性缺氧(每小时10次失血)和6小时正常缺氧。然后,他们在最大吸气压力的30%的阈值阀上进行了吸气耐力测试,并结合脑电图测量了吸气前驱电位。通过心脏超声评估右心室功能。结果与正常缺氧相比,间歇性缺氧时吸气耐力没有显著降低(65分钟[30;113]vs 83分钟[37;120];p = 0.08)。皮质控制没有显著影响(7.36 μV [4,24; 8.87] vs 6.68 μV [5,47; 8.28]; p = 0.09)。间歇性缺氧,年增长速度有泄漏tricuspide (2.6 m / s [2,3]; 2.7 vs 1.9 m / s [210]; p = 0.009 1.8%)和缩短时间加速肺相比normoxie 107 (ms [120] 93; 139 ms vs [132] 158; p = 0.002)。与正常缺氧相比,对间歇性缺氧的耐受性较差(59分钟[33;73]vs 86分钟[68;114];p = 0.04)(图1)。这些初步结果表明,轻度间歇性缺氧对呼吸耐力和皮质控制的影响有限。然而,三足功能不全率显著增加的志愿者似乎对间歇性缺氧的适应能力较差,呼吸耐力下降。
期刊介绍:
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