S. Aminou, C. Mahraoui, N. El Hafidi, S. Benchekroun
{"title":"Suspicion d’hypersensibilité aux PCI chez l’enfant : quand le test de provocation confirme la tolérance","authors":"S. Aminou, C. Mahraoui, N. El Hafidi, S. Benchekroun","doi":"10.1016/j.reval.2026.104710","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les produits de contraste iodés (PCI) sont largement utilisés en imagerie médicale, mais les réactions d’hypersensibilité immédiate restent une préoccupation, particulièrement chez l’enfant, où les données demeurent limitées. Les tests cutanés présentent une sensibilité restreinte ; dans ce contexte, le test de provocation injectable, réalisé sous surveillance stricte, constitue l’outil diagnostique de référence pour confirmer ou exclure une hypersensibilité suspectée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Illustrer l’importance du test de provocation injectable pour infirmer un diagnostic d’hypersensibilité, sécuriser la prise en charge future et éviter des restrictions inutiles.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Fille de 5 ans, sans antécédents atopiques, suivie pour hypoglycémie, ayant présenté une réaction cutanée immédiate légère après TDM abdominale avec Iopromide, traitée par adrénaline et antihistaminique. L’évaluation allergologique comprenait des prick-tests (pur et dilution 1/10) et IDR (dilutions 1/1000, 1/100 et 1/10) à l’iopromide et au gadotérique. Devant l’absence d’alternatives, un test de provocation IV gradué a été réalisé : trois injections lentes (1<!--> <!-->mL, 5<!--> <!-->mL, 14<!--> <!-->mL) à 30 minutes d’intervalle.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Tests cutanés au gadolinium et prick-test à l’iopromide négatifs ; IDR à 1/10 suggérait un effet irritatif ou une dégranulation non spécifique. Une IRM prémédiquée a été réalisée sans incident. Un test de provocation IV hospitalier (dose cumulée 20<!--> <!-->mL) n’a déclenché aucune réaction, confirmant la faible valeur prédictive des tests cutanés et l’importance du test de provocation pour éviter un étiquetage allergique erroné.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les réactions sévères aux produits de contraste iodés intraveineux sont rares et difficilement prévisibles, et la prémédication ne prévient pas les formes graves. L’utilisation de PCI non ioniques faiblement osmolarisés est à privilégier, sans réaction croisée démontrée avec les agents gadolinés. Ce cas souligne l’intérêt du test de provocation injectable dans l’évaluation d’une suspicion d’hypersensibilité pédiatrique aux PCI.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"66 ","pages":"Article 104710"},"PeriodicalIF":0.3000,"publicationDate":"2026-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Revue Francaise d Allergologie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1877032026000515","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/4/3 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Prérequis/contexte
Les produits de contraste iodés (PCI) sont largement utilisés en imagerie médicale, mais les réactions d’hypersensibilité immédiate restent une préoccupation, particulièrement chez l’enfant, où les données demeurent limitées. Les tests cutanés présentent une sensibilité restreinte ; dans ce contexte, le test de provocation injectable, réalisé sous surveillance stricte, constitue l’outil diagnostique de référence pour confirmer ou exclure une hypersensibilité suspectée.
Objectifs
Illustrer l’importance du test de provocation injectable pour infirmer un diagnostic d’hypersensibilité, sécuriser la prise en charge future et éviter des restrictions inutiles.
Méthodes
Fille de 5 ans, sans antécédents atopiques, suivie pour hypoglycémie, ayant présenté une réaction cutanée immédiate légère après TDM abdominale avec Iopromide, traitée par adrénaline et antihistaminique. L’évaluation allergologique comprenait des prick-tests (pur et dilution 1/10) et IDR (dilutions 1/1000, 1/100 et 1/10) à l’iopromide et au gadotérique. Devant l’absence d’alternatives, un test de provocation IV gradué a été réalisé : trois injections lentes (1 mL, 5 mL, 14 mL) à 30 minutes d’intervalle.
Résultats/discussions
Tests cutanés au gadolinium et prick-test à l’iopromide négatifs ; IDR à 1/10 suggérait un effet irritatif ou une dégranulation non spécifique. Une IRM prémédiquée a été réalisée sans incident. Un test de provocation IV hospitalier (dose cumulée 20 mL) n’a déclenché aucune réaction, confirmant la faible valeur prédictive des tests cutanés et l’importance du test de provocation pour éviter un étiquetage allergique erroné.
Conclusion
Les réactions sévères aux produits de contraste iodés intraveineux sont rares et difficilement prévisibles, et la prémédication ne prévient pas les formes graves. L’utilisation de PCI non ioniques faiblement osmolarisés est à privilégier, sans réaction croisée démontrée avec les agents gadolinés. Ce cas souligne l’intérêt du test de provocation injectable dans l’évaluation d’une suspicion d’hypersensibilité pédiatrique aux PCI.
期刊介绍:
La Revue Française d''Allergologie : un véritable forum pour faire connaître des travaux originaux et permettre la diffusion de l''information auprès de toutes les spécialités concernées par les pathologies allergiques. La Revue Française d''Allergologie (8 numéros par an) est au carrefour de nombreuses spécialités - dermatologie, pédiatrie, ORL, pneumologie, ophtalmologie, médecine interne - qui, toutes, ont à traiter des maladies allergiques. Les symptômes des allergies fondés sur des mécanismes communs sont le plus souvent associés et se succèdent chez un même patient. En forte progression depuis 20 ans, les maladies allergiques sont dans l''attente de perfectionnements et d''avancées thérapeutiques qui permettront aux nombreux patients qui en sont atteints de mieux vivre avec leurs allergies. La Revue Française d''Allergologie se veut donc un véritable forum de discussions et d''échanges entre tous les spécialistes confrontés aux pathologies